13/12/2018

DES BONS P’TITS GARS

Il vient de se passer une chose horrible, inhumaine, dravidienne, colossale, calamiteuse, ex(h)orbitante en France, à Mantes-la-Jolie. J’ai de la peine à vous la narrer mais je fais un effort. Voici :

Des lycéens vaquaient à des activités ludiques de leur âge, incendies de poubelles et de voitures, bris de glaces, saccages de leur établissement (là je dois imaginer un peu car les journaux informatifs sont discrets sur cette phase de l’évènement) et voilà que les forces de l’ordre s’en mêlent et vous ne devinerez jamais ce qu’ils ont imaginé dans leur sadisme. Ils ont forcé ces poulbots à se mettre à genoux, les mains derrière la tête dans une position contraire à la loi sur les enfants.

Alors ça n’a pas manqué, des protestations horrifiées sont apparues de partout, des parents d’abord qui n’ont pas manqué de protester contre ce procédé humiliant, des professeurs, d’une avocate même, éprise de vraie justice, et enfin de la presse qui n’avait pas de mots assez durs pour fustiger la police et ses mesures abjectes qui vouaient ces jeunes à un traumatisme pour la vie.

Et si on voyait la chose différemment ? La police française est en sous-effectifs et en sous-équipement. Elle est aussi en sur-activité. Elle a fort à faire à maîtriser les casseurs et pilleurs des villes, elle y parvient d’ailleurs à peine, alors elle peut être excédée par l’activité de ces bambins de dix-sept ans qui devraient être en classe et apprendre l’orthographe et le calcul mental, branches actuellement négligées et non à jouer aux révoltés en peau de lapin. La police, quand elle reçoit un pavé sur la joue gauche n’a pas vocation à tendre la joue droite comme le demandait un rabbin connu au raisonnement un peu faiblard. Il faut lui savoir gré justement de s’être retenue, dans l’épisode que je relate, aucun coup n’a été donné, tout s’est passé sans brutalité et les petits jeunes gens se remettront de leur courte honte.

Parlons un peu des réactions. Les parents d’abord, qui ont élevé un enfant-roi qui est devenu un adolescent-roi à qui tout est permis, y compris de lancer des pavés brutaux. L’avocate ensuite, flairant l’occasion de faire une plaidoirie enflammée. Enfin la presse lèche-escarpins (de vair) des pygmées politiques en place. Outre la sonorité malsaine de ces réactions, cela sent abominablement le fric. Les parents entendent bien obtenir une compensation financière pour l’outrage à leur rejetons, l’avocate sera payée pour ses prouesses oratoires et la presse largement stipendiée n’entend pas tuer la poule aux œufs d’or. C’est ce qu’on appelle vivre ensemble, entre larrons.

 


Brigadier, répondit Pandore, brigadier, vous avez raison. (Chanson inepte du siècle dernier)

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05/12/2018

NOT IN MY NAME

Je suis bien aise d’habiter une ville où la laïcité fait loi. On n’y voit pas de sœurs en cornettes ni d’abbés en ‘uniforme’, non pas que j’y sois allergique (un peu tout de même) mais je pense que les religions ne doivent pas s’afficher, aucune. Pas plus que les orientations sexuelles ou politiques. Un gaillard avec une croix gammée à l’avant-bras serait vite embarqué, je suppose.

Cela dit, il ne faudrait pas que la laïcité soit défendue par des nigauds fanatiques. Ainsi cet homme, quelque part en Bretagne qui proteste parce que le portail du cimetière où est enterré son père s’orne d’une croix qui l’empêche dans sa vigilance laïque de dormir. Il voudrait la faire supprimer. On se pince.

Ensuite, il y a les crèches, un problème qui devient une impasse juridique. Peuvent-elles ou non être exposées dans le hall d’une mairie française ? Eh bien, tout dépend de la lettre ‘r’. Pour les laïques pur sucre, il s’agit d’une manifestation cultuelle, un rappel qu’un certain Jésus serait né dans une étable, dans, mais cela n’est pas dit dans les Évangiles, des conditions d’hygiène déplorables, et la présence de cet objet religieux dans un bâtiment officiel de la République est incompatible avec la cause qu’ils défendent.

Chez les plus ou moins tolérants, on ajoute ce ‘r’ et cela devient culturel, une production de l’art naïf provençal et cela ne devrait pas faire problème. Dès lors, il ne serait pas question de les interdire en tant qu’œuvres d’art dans les mairies ou tout autre bâtiment officiel. Si, ce faisant, la laïcité est en danger, alors pauvre laïcité.

Dans un troisième exemple, on peut se demander s’il s’agit ou bien d’un fanatisme laïcard ou d’une trouille inadmissible des édiles. Il est ici question de la suppression du mot Noël dans certains évènements bien enracinés dans notre culture occidentale. Plus de marché de Noël, plus de sapin, plus de Noël dans les classes, ce à quoi on échappait d’ailleurs à Genève, canton laïque. Tout ça pour ne pas irriter des musulmans chatouilleux qui pourraient voir dans la célébration de la naissance de Jésus un motif de protestation. Jésus apparaît dans le Coran mais comme un prophète parmi d’autres, ni plus ni moins.

Fixer au 25 décembre le jour de cette naissance est une décision bidon de ne ne sais quel concile. Avec ses frimas et ses nuits qui n’en finissent plus, décembre est un mois où on s’ennuie. Les Romains l’avaient bien compris qui avaient mitonné une fête vers la fin, celle du solstice, du sol invictus. Réjouissances ! L’Église a voulu profiter de l’aubaine, d’où ce 25/12. Futé.

À notre époque de mécréance généralisée, Noël a bien perdu de son aura religieuse. Mes parents, un couple mixte comme on disait comiquement, une catholique qui avait épousé un protestant, mais les deux rigoureusement non-croyants et mon père d’une grande ignorance en matière de religion, il ne savait même pas que Marie attendait un bébé, mes parents donc, sacrifiaient à l’usage et il y avait un sapin avec boules, guirlandes et bougies en imitation de la lumière du soleil qui se faisait attendre. Mais le nom de Jésus n’était jamais prononcé.

Le fanatisme est une maladie mentale. Il frappe où il veut. Il peut même changer de cap. L’exemple le plus fameux est celui de Paul : d’abord fanatique anti-Jésus (pourquoi me persécutes-tu ?), il devient avec la même énergie fanatique pro-Jésus. Rien n’empêche de penser que les laïques dont je viens de citer les débordements pourraient devenir des catholiques virulents, il suffirait d’une étincelle.

J’aimerais préciser ceci. Je suis donc laïque convaincu, je prétends que c’est la seule façon pour les religions de se supporter sans en venir aux coups. Et qu’on ne vienne pas me dire que la laïcité est une nouvelle religion, si j’entends ça, je sors mon bâton. La laïcité, c’est la tolérance même. Et nous somme quelques-uns à la pratiquer, alors pas d’amalgame. Nous acceptons que la Constitution suisse soit placée sous la bienveillance de Dieu et nous n’entrons pas en transes. Je peux moi chanter le Cé qu’è lainô et accepter que celui qui est là-haut soit le patron des Genevouais sans que cela me fasse frémir aucunement. Je peux passer devant un crucifix sans être pris de spasmes, simplement je pense qu’on ne devrait pas montrer ça aux enfants. Bref, je suis, nous sommes, du bois dont on fait les flûtes et je suis tenté en considérant les fièvres de certains, d’arborer sur mon bréchet un slogan qui a déjà servi : Not in my name.

 


Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y. (Jacques Prévert, un mécréant.)

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28/11/2018

IL FAUT RESPECTER LES RELIGIONS

On peut être d’accord sur ce point. Mais j’ajoute tout de suite, oui, mais à condition qu’elle soient respectables. Ce qui est rarement le cas. Alors disons qu’il faut respecter le croyant, qu’il soit victime de superstitions, qu’il croie à des trucs qui le rendent ridicule, c’est son affaire. Si c’est dans son idée qu’un personnage que les évangiles appellent Jésus dont par exemple le saint prépuce devait être vénéré (jusqu’en 1970 quand même), si un autre pense qu’il faut un sacrifice humain pour être sûr que le soleil ne lui fera pas faux bond demain (religion des Incas), si un troisième pense qu’il faut jeter les homosexuels du haut d’une tour, c’est le problème à chacun de ces messieurs-dames. Et pour ne pas commettre de même un sacrifice humain, on les laissera tranquilles.

Mais on ne se privera pas d’attaquer leur religion, ridicule dans le plus bénin des cas, criminelle dans le pire. Les religions ont cette tendance à jouer des coudes : c’est la mienne la meilleure, laissez-moi passer. Ce fut longtemps sous nos climats le cas de la religion catholique. En France la loi de 1905 sur la laïcité mit fin à cette arrogance.

C’est désormais l’islam qui tient le haut du pavé. Il ne cache pas d’ailleurs ses ambitions.Le Coran dit expressément qu’Allah sera satisfait le jour où la planète entière sera sous sa coupe. Ce à quoi les autres monothéismes ne peuvent que souscrire puisqu’il n’y a qu’un dieu, simplement il s’appelle Allah en arabe. Mais ne nous y trompons pas. Ce que l’islam veut et fait croire qu’il veut, ça n’est pas une soumission à Allah, c’est une soumission à l’islam, un système dictatorial fait de rituels contraignants et quelquefois bébêtes. Si le croyant s’y conforme, c’est le paradis assuré, sinon l’enfer ! La carotte et le bâton.

Illustration : un mien ami, doyen dans un de nos collèges, voit arriver dans son bureau deux donzelles voilées qui lui demandent tout de go des dispenses de cours si celui-ci coïncide avec l’heure d’une de leurs quintuples prières quotidiennes. Entre les lignes, on suspecte que leur vie éternelle est en jeu. Le jour du Jugement dernier, elles devront s’expliquer.

Refus motivé mais poli du doyen, avec peut-être une démangeaison dans la pointe du pied mais en Occident, on ne botte pas les dames, en islam peut-être mais leurs coutumes ne sont pas les nôtres.

Les cinq prières quotidiennes de l’islam sont justement un exemple de soumission à ce totalitarisme car on peut supposer qu’Allah s’en fout mais que les imams veillent au bon accomplissement des rites. Les prières en islam ne se font pas quand une envie irrésistible vous prend ou qu’un prêtre vous invite à la faire. Elles se font à heure fixe pour toute la planète. Toutes les villes on leur horaire propre et c’est là qu’on se permet de rigoler un bon coup (je peux ?), que même le Vatican a son horaire de prières et même Salt Lake City, la capitale des Mormons où l’on n'imagine pas un musulman en ‘uniforme’ se promener à l’air libre sur les trottoirs de la ville. Mais bon, il faut être complet...

Les attentats au couteau ou à la ceinture d’explosifs ne sont pas le fait d’individus mentalement dérangés comme essaye de nous le faire croire la police française. Ils sont simplement en déficit d’intelligence. C’est aussi le cas, avec certes moins de dégâts, de nos deux pécores. Elles vont à l’école où on leur apprend à raisonner, elles sont, on veut le croire, saines d’esprit, mais il semble que leur intelligence est chétive. Elles ne se sont pas posé la question : cinq prières pas jour, je ne vois pas l’intérêt, ma première du matin, faite avec sincérité, devrait suffire pour la journée et basta.

Pour information, les heures de prière à Genève le jour où j’écris ces lignes sont :

6:23    7:52    12:23    14:34    16:56    18:28

Alors forcément il y en a une qui va tomber sur une heure de cours. On imagine aussi les repas. Mangez les filles, ça va être froid. Mais maman, c’est l’heure de la prière (12:23 !). On voit par cette contrainte, et aussi par la possibilité d’être frappées et par les mariages forcés, que la vie des musulmanes n’est pas simple. Priez pour elles, à l’heure qui vous arrange.

 


Sous un soleil de plomb la route était encore longue. Le bédouin Achmed consulta sa Rolex* et vit que c’était l’heure de la prière. Il mit pied à terre.

* Depuis maintenant dix siècles, tous les bédouins du désert ont une Rolex au poignet sinon la prière aux heures prescrites serait impossible.

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