22/03/2019

LES EXHIBITIONNISTES

Un copain me montre un clip avec deux musulmanes masquées à mort en train de manger. Ces gourdes avaient choisi des spaghetti. Hilarité garantie. Vous je ne sais pas, mais moi, même à visage découvert, j’ai toujours eu de la peine avec les spaghetti, ils se présentent comme l’Hydre de Lerne et je ne suis pas Hercule. J’admire les Italiens qui savent les manger habilement, ça doit être dans leurs ADN.

Mais à côté du comique de la chose, il y a l’aspect sérieux. Devons-nous accepter que des jeunes femmes dont on peut penser qu’elles ont encore du lait derrière les oreilles, car on n’imagine pas des quadragénaires et plus s’accoutrer de cette façon, s’exposent masquées à la vue du public, la scène que j’ai décrite se passant dans un restaurant.

‘C’est ainsi que je veux vivre ma foi’. Mais qu’est-ce que c’est que cet argument à la noix ? Dieu, sous son avatar musulman, Allah donc, a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de l’habillement de ces mijaurées. Il doit s’occuper de la maintenance de cette création qui va cahin-caha avec ses tornades, ses sécheresses, ses volcans en éruption et ses tsunamis qu’il n’arrive pas à maîtriser, alors les broutilles, il laisse tomber.

D’ailleurs Dieu, quand il se fait appeler Yahvé, Gott, Bojé (je rappelle que c’est toujours le même puisqu’on est en plein monothéisme) ne demande pas non plus que les femmes se cachent le visage.

C’est à se demander si ces petites demoiselles ont seulement lu le Coran. Car si c’était le cas, elles auraient aussi constaté que leur foi demandait aussi qu’on tue tout ce qui n’est pas musulman : chrétiens, juifs, athées. En attendant ce jour révélateur, elles vont se promenant en se cachant et vont sans doute réclamer le ‘vivre ensemble’ et s’étonner qu’une population islamophobe leur fasse grise mine alors qu’on ne peut pas voir la leur.

Nous vivons dans une culture où on montre son visage, c’est la moindre des choses. Si elles s’y refusent, qu’elles nous quittent et fondent la leur, peut-être sur une autre planète, celle des petites femmes noires, mais pas Mars, c’est celle des petits hommes verts.

Surtout qu’elles cessent d’encombrer la nôtre.

L’argument majeur qu’on puisse leur asséner, c’est que sous cet attirail, elles ne peuvent pas sourire, ce qui est pourtant le lubrifiant du vrai vivre ensemble. Mais peut-être que leur foi s’y oppose.

 


Si les spaghetti étaient très chauds, on peut dire…
...qu’elles étaient à voile et à vapeur.

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14/03/2019

UNE ÉNORMITÉ

J’en connais un qui n’a pas, comme on dit, le gaz à tous les étages. Il s’agit du président de la CDU (Christlich-Demokratische-Union) allemande qui aurait déclaré qu’un chancelier musulman, pourquoi pas (warum nicht). Il faut en effet ne pas en avoir beaucoup sous la coupole pour proférer une énormité pareille.

Si vous pensez que cette éructation n’est qu’une banalité telle que les politiciens en émettent plus souvent qu’à leur tour, il est temps qu’on éclaire votre lanterne. C’est très simple. Il suffit de se rappeler ce qu’est la démocratie. Comme l’étymologie nous le signale, c’est le peuple qui fait les lois et qui les met en œuvre. Le système n’est pas parfait mais c’est le meilleur qu’on ait en magasin. Toutes les nations occidentales (j’allais dire raisonnables) l’ont adopté à des degrés et des succès divers.

Il en va autrement des pays musulmans (j’allais écrire déraisonnables) où se pratique un système dont l’origine est divine, ce qui implique premièrement qu’un Dieu existe, ce qui n’est qu’une croyance non prouvée. On me rétorquera que la Constitution suisse invoque aussi Dieu dans son préambule, mais cela me paraît désormais comme une simple formule de politesse, l’idée d’un Dieu dont le siège serait à la verticale du Gothard fait sourire la plupart de nos concitoyens. Non, ici, c’est bien le peuple qui décide et quelquefois le seul Conseil fédéral, composé d’êtres humains.

Un Chancelier musulman, s’il est de stricte observance, sera tenu d’appliquer la loi divine telle qu’elle est énoncée vaguement dans le Coran et les hadiths. Il verra d’un mauvais œil cette manie des pays occidentaux, dont l’Allemagne, de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Des musulmans belges ont été élus au conseil municipal de leur commune et ont déclaré ouvertement que l’instauration de la charia était leur but. Notre chancelmus sera tenté de faire de même, tout en y allant doucement sur la chirurgie de la main des voleurs, difficile à accepter dans un premier temps par les Allemands. La lapidation des femmes adultères devra se faire d’abord dans la plus grande discrétion. On ne fouettera ni ne décapitera en public comme cela se fait en Arabie Saoudite. Il y aura une prudente pudeur.

On peut aussi se dire que la censure des propos défavorables aux musulmans, déjà en vigueur, sera renforcée. Le nom des délinquants musulmans continuera à être tu. L’enquête sur les déprédations des cimetières et les monuments chrétiens sera poursuivie mollement, comme c’est déjà le cas aujourd’hui.

Mais surtout, cette nomination marquera une victoire de l’islam dont la tactique est de grignoter le monde occidental qui s’obstine à refuser de se soumettre à cette religion qui est pourtant la meilleure de toutes. Le Coran est formel, Allah ne sera satisfait (heureux ?) que lorsque la planète entière lui rendra le culte auquel il déclare avoir droit. Ambitieux, le bougre ! Notez que si cela arrivait, je ne pourrais plus le traiter de bougre, voyez ce qui est arrivé à Charlie Hebdo.

 


Schlafen Sie gut, Herr Präsident, träumen Sie süss.

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07/03/2019

PALSAMBLEU

Quand nous étions gamins, le mot nous plaisait bien. Nous avions lu tôt les Trois Mousquetaires où il apparaissait souvent. Ces messieurs l’employaient à la place d’une expression plus drue qui les auraient fait blasphémer.

De nos jours encore, il s’agit de ne pas blasphémer. Même le Conseil fédéral y veille. Il nous enjoint de ne pas dire du mal des religions, histoire, comme il est dit, de maintenir la paix et de ne pas provoquer les croyants qui pourraient se sentir offensés. Et un croyant offensé, surtout celui auquel je pense (et vous aussi !) est capable du pire.

Il faut cependant préciser ceci : le blasphème n’est possible qu’à l’intérieur d’une religion. Un musulman qui déclarerait qu’Allah est un moins que rien qui n’a même pas réussi à se trouver une épouse, un catholique qui proclamerait que Jésus était un petit criseux qui se fâchait pour un rien et était incapable de tendre l’autre joue, un juif qui se taperait une escalope aux morilles à la crème, ces trois messieurs seraient coupables de blasphème. Ils seraient punis selon les règles de leur religion, coups de fouet, lapidation, excommunication.

Et surtout l’enfer à perpète, pas de libération anticipée pour bonne conduite, en tous cas dans la version coranique.

En revanche, si moi, qui n’appartiens à aucun de ces monothéismes sulfureux, je profère ces mêmes choses affreuses, je ne saurais blasphémer, tout au plus peut-on me critiquer (et punir) pour avoir... critiqué ce qui est au-dessus de toute critique, la religion.

Or, la foi, la religion, c’est d’abord une opinion. Vous êtes de l’opinion que Dieu existe, je suis de l’opinion contraire. Vous êtes de l’opinion que Jésus est ressuscité, que le Coran a été dicté par Allah. Vous êtes de l’opinion qu’il faut séparer le laiteux du viandeux. Je n’en crois pas un mot. Je ne vous empêche pas de persister dans vos croyances invérifiables mais vous voudrez bien admettre que je les trouve fausses et que je le dise. Et même que je dise que votre prétention à l’hégémonie (c’est pas moi qui le dit, c’est le Coran) et qu’il serait souhaitable que le monde entier devienne musulman me fait peur.

C’est un peu facile de déclarer que la foi est sacrée et échappe ainsi à tout jugement. Alors pourquoi pas le communisme tel qu’il était pratiqué sous Staline, pourquoi pas le véganisme, pourquoi pas l’astrologie ? Quelle différence entre manger des légumes crus, s’abstenir de vin et de spiritueux, croire que selon votre date de naissance Jupiter va vous être défavorable dans la semaine qui vient, et servir du poisson le vendredi. Ce sont de pitoyables superstitions et le monde se porterait mieux si elles disparaissaient. Mais on serait là dans une sagesse généralisée et j’ai bien peur que ça ne sera pas pour demain.

 


Pourvu que je ne parle en mes écrits, ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs. (Beaumarchais, bien sûr).

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