06/07/2015

JUPITER REVIENS !

Par Zeus, qu'on arrête de m'écorner les oreilles avec la crise grecque ! Les médias en font des tonnes avec cette jubilation de pouvoir remplir des pages et des temps d'antenne en une saison où il ne se passe généralement rien. Mais cette crise ne nous concerne guère, elle est un problème entre un pays qui ne peut pas payer ses dettes et ses créanciers qui voudraient bien récupérer leurs sous. Il y a eu ce référendum dont les astrologues, je veux dire les économistes, je les confonds toujours, nous disaient que le oui mènerait à la catastrophe et le non aussi. C'était d'un clair.

Si j'ai bien compris (mais il y a toujours un risque), la Grèce s'est introduite frauduleusement dans l'Union européenne en truquant les chiffres de son économie, qui n'était pas bonne. L'UE, cette entité flasque à laquelle nous pouvons être heureux de ne pas appartenir, n'y a apparemment vu que du feu. Les chiffres rouges du budget grec, à cirer elle n'en avait rien. Sauf qu'elle aurait pu se demander tout de même d'où ils venaient, ces trous dans la tirelire. C'est seulement maintenant qu'on fait semblant de s'indigner un peu ; on a découvert que les Grecs, quand ils le pouvaient, ne payaient pas d'impôts. Et plus ils étaient riches, plus ils pouvaient échapper au fisc. Les riches armateurs, et aussi ce gros propriétaire immobilier, l'Église orthodoxe grecque. Plus toutes sortes de petits combinards habiles à l'évasion (vers les banques suisses, ça nous concerne quand même un petit peu).

Résultat : des caisses publiques exsangues. Il faut donc emprunter, ce qui ne pose aucun problème. Une banque qui refusera une centaine de milliers de francs à une PME qui désire se développer (il y a trop de risques) allongera des milliards à la Belle Hellène, sur sa bonne mais fictive mine. Mais la petite dame, on l'a vu, n'a pas un rond. Alors qu'ils se débrouillent entre eux, mais encore une fois sans nous faire part de leurs états d'âme.

J'ai dans l'idée qu'à l'époque de Jupiter, la Grèce se portait mieux. Pensez donc, Jupiter, Premier ministre, Apollon à la Culture, Vulcain (je prends les noms romains) à l'Industrie, Hermès au Commerce, Cérès à l'Agriculture, Minerve à l'Éducation nationale, Vénus, ministre sans portefeuille (elle n'aurait pas su où le mettre), Bacchus aux Beaux-arts, Hercule délégué aux Grands travaux, ça avait de la gueule, non ?

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Commentaires

Excellent billet et qu'on cesse de vouloir nous* cholestériser *

Écrit par : lovejoie | 09/07/2015

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