21/08/2015

À PASCAL DÉCAILLET

Cher voisin de blog,

Je lis vos textes sur l'Allemagne avec une curiosité passionnée. Je suis moi-même né d'une mère boche, comme on disait pendant la guerre, et d'un père bourbine, comme on dit encore maintenant. C'est dire que la culture allemande m'est un peu familière et ne demande qu'à s'approfondir. Ma mère était d'un Land béni parmi les Länder, le Pays de Bade, où le bien-vivre est celui de la bonne chère et du bon vin, qu'on produit presque partout et qui est souvent superbe. Elle me chantonnait « Fuchs, du hast die Gans gestohlen » ou me récitait un poème de Ludwig Uhland (« Schwabenstreiche » dont on trouve le texte, marrant, sur internet).

Mais à Carouge, où j'ai passé mes premières années, je parlais le franco-provençal avec les petits copains de mon âge. Je suis donc biculturel comme vous l'êtes apparemment aussi. Les biculturels (on va un peu se monter le col) sont par essence tolérants puisqu'ils savent qu'il y a au moins deux façons de penser et de se comporter et qu'aucune n'est supérieure à l'autre. Je connais des biculturels anglais, allemands évidemment, mais aussi portugais et polonais. Leur contact est enrichissant. Aussi, je compte bien m'enrichir également avec tout ce que vous allez nous narrer.

Vous avez illustré une de vos chroniques d'un portrait de Johannes Brahms, un de mes compositeurs préférés (mais ils le sont tous !) et pour le coup, je me suis mis son Ouverture pour une fête académique, et l'ai écoutée joyeusement.

Alors Gaudeamus igitur, cher Monsieur.

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