26/08/2015

UN TALISMAN DANS LE THALYS

Un quidam se promène dans un parc de Bruxelles et aperçoit un sac qui traîne sans son propriétaire.

Dans un cas pareil, la police demande de s'éloigner et de l'appeler pour qu'elle vienne avec une équipe de démineurs. Téméraire, notre homme s'empare du sac sans se soucier du danger. Mais il devrait alors le porter aux Objets trouvés comme tout bon citoyen. Il n'en fait rien et se rend à la gare et monte dans un Thalys qui justement passait par là. Il s'installe et ouvre le sac. Alors là, c'est son jour de chance, il y trouve un (une ?) Kalachnikov et des munitions. Il en rêvait depuis tout petit. Il va tout de suite faire un essai. Vous connaissez la suite.

Que monsieur H. Ramadan croie à ce scénario de bébé menteur, c'est son affaire. Après tout, il croit bien à l'archange Gabriel, aux djinns et à tout ce que contient le Coran qui est pour lui parole d'évangile. Alors, un peu plus ou un peu moins de crédulité, pour l'esprit éclairé qu'il se dit être...

Quant aux crimes de l'armée des USA, bien réels certes, mais pas plus que ceux du groupe dit État islamique dont notre blogueur ne parle jamais, ils sont dans le cas qui nous occupe hors du sujet.

L'enquête n'en est qu'à ses débuts, on saura plus tard si notre quidam avait pris un billet avant de monter dans le train. Mais vous savez, quand on a un fusil dans ses bagages, un titre de transport paraît largement superflu.

Louons le Seigneur !

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21/08/2015

À PASCAL DÉCAILLET

Cher voisin de blog,

Je lis vos textes sur l'Allemagne avec une curiosité passionnée. Je suis moi-même né d'une mère boche, comme on disait pendant la guerre, et d'un père bourbine, comme on dit encore maintenant. C'est dire que la culture allemande m'est un peu familière et ne demande qu'à s'approfondir. Ma mère était d'un Land béni parmi les Länder, le Pays de Bade, où le bien-vivre est celui de la bonne chère et du bon vin, qu'on produit presque partout et qui est souvent superbe. Elle me chantonnait « Fuchs, du hast die Gans gestohlen » ou me récitait un poème de Ludwig Uhland (« Schwabenstreiche » dont on trouve le texte, marrant, sur internet).

Mais à Carouge, où j'ai passé mes premières années, je parlais le franco-provençal avec les petits copains de mon âge. Je suis donc biculturel comme vous l'êtes apparemment aussi. Les biculturels (on va un peu se monter le col) sont par essence tolérants puisqu'ils savent qu'il y a au moins deux façons de penser et de se comporter et qu'aucune n'est supérieure à l'autre. Je connais des biculturels anglais, allemands évidemment, mais aussi portugais et polonais. Leur contact est enrichissant. Aussi, je compte bien m'enrichir également avec tout ce que vous allez nous narrer.

Vous avez illustré une de vos chroniques d'un portrait de Johannes Brahms, un de mes compositeurs préférés (mais ils le sont tous !) et pour le coup, je me suis mis son Ouverture pour une fête académique, et l'ai écoutée joyeusement.

Alors Gaudeamus igitur, cher Monsieur.

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18/08/2015

PAS D'ACCORD

Un voisin de palier, lisez un blogueur de ce site, affirme que l'islam en ses débuts était tolérant ; qu'il est à l'origine de grandes découvertes ; qu'il a donné au monde des chefs-d'œuvre admirables. Il a cependant l'honnête lucidité de dire que cela n'est plus.

Je vais me permettre de contredire tout ça. Notre blogueur semble ignorer que l'islam a été intolérant dès ses débuts, à commencer par son fondateur, homme violent et sans scrupules qu'un autre voisin voudrait nous faire prendre pour un exemple de rectitude et de bonté et qu'on devrait prendre pour modèle, c'te blague !

Certes, l'islam a toléré sur ses territoires conquis la présence de juifs et de chrétiens. Ils devenaient alors dhimmis, moyennant un impôt, une dîme qui dépassait largement le dixième étymologique et qui était d'une ironie sinistre :

– Vous payez pour être protégé.

– Protégé contre quoi ?

– Contre nous, si vous ne payez pas, nous vous tuons.

C'est tout au long des siècles que l'islam s'est voulu la seule religion. Les petits garçons chrétiens des Balkans étaient enlevés par les Ottomans qui en faisaient, moyennant un lavage complet du cerveau, de bons musulmans fanatisés qui combattaient alors sous le nom de janissaires. Les exemples de conversions forcées sont innombrables.

Quant à l'affirmation qu'il y avait des savants musulmans, elle ne tient pas pour cette raison que le mot « science » s'emploie toujours sans adjectif. Personne n'aurait l'idée de parler de science luthérienne en parlant de savants allemands ou catholique en parlant de Pasteur ou Marie Curie. Et ni Darwin, ni Faraday n'étaient des savants anglicans !

Y a-t-il des chefs-d'œuvre impérissables issus de l'islam ? J'aurais aimé quelques exemples illustratifs. Car dans une religion où la plupart des savants1 déclarent la musique impure puisqu'elle empêche de se concentrer sur l'adoration d'Allah, donc, pas de Cinquième, pas de Requiem de Mozart, même pas Lily Marlene ou le Temps des Cerises ; où la représentation d'un être vivant est en principe bannie, ce qui empêche les portraits et surtout les baigneuses et les majas desnudas (l'horreur absolue), j'ai mes doutes.

J'attends de voir.

 

Renoir, Baigneuses dans la forêt

Goya, Maja desnuda

 

1 Il faut savoir que dans le vocabulaire patibulaire de l'islam, le mot « savant » n'a rien à voir avec la science. Il désigne celui qui fait l'exégèse du Coran, en explique les contradictions et de façon générale désigne ce qui est hallal et ce qui ne l'est pas.

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