30/11/2015

CETTE GRANDE LUMIÈRE VENANT DE L'EST*

Mais d'abord ceci en propos liminaire : si j'écris ce qui suit, ça n'est pas par haine des musulmans, comme certains pourraient l'interpréter, la haine est un sentiment qui m'est étranger. Mais le mépris, ça oui ! Mépris pour ceux qui avalent tout cru le discours des tenants d'une doctrine habilement habillée des oripeaux d'une religion faite de rites contraignants et obsédée par la pureté, histoire d'obtenir du croyant lambda une soumission sans bavures et qui est en fait un totalitarisme clamé sans gêne haut et fort dans un livre dont on devrait prendre connaissance. Mépris aussi pour ceux qui propagent cette doctrine en ne reculant pas devant le mensonge, qu'ils appellent takia (mon orthographe simplifiée) et qui est autorisé, voire recommandé s'il peut nous enfumer. Mépris et crainte.

Maintenant, vous pouvez vous mettre à lire.

Je veux naturellement vous parler de Malek Chebel. Ce monsieur est un théologien musulman algérien, bilingue français-arabe (grâce à la colonisation) et qui s'est acquis une petite renommée en créant l'oxymore « islam des lumières ». De sorte qu'il est l'invité des médias, radios, plateaux de télévision, universités. La SSR l'accueille avec joie, en alternance avec Tarik-le-beau-parleur-Ramadan dès que le sujet touche de près ou de loin à l'islam.

Le problème, c'est que notre homme est un roublard et qu'il sait que les intervieweurs n'ont jamais mis le nez dans le Coran et qu'il peut leur raconter n'importe quoi, y compris les mensonges les plus culottés.

Exemple : dans un entretien dont j'ai vu, stupéfait, la vidéo, il dit ceci (dont ici le mot-à-mot) : « Autre chose qu'on ne trouve pas dans le Coran, la polygamie, le Coran est pour la monogamie. Souvent les gens lisent les versets à moitié. » Plus c'est gros... Et un peu plus loin, « le Coran est un beau, un grand livre, c'est un livre universel que tout le monde devrait avoir lu ». Et devant son interlocuteur qui ne moufte toujours pas, il parle de la profondeur philosophique du Coran. Tel quel !

Alors, qu'en est-il de la polygamie dans l'islam. Exégèse.

La sourate IV, verset trois, dit ceci (dans la traduction de la Pléiade, une maison sérieuse) : Épousez comme il vous plaira, deux, trois ou quatre femmes. Mais si vous craignez de ne pas être équitables, prenez une seule femme ou vos captives de guerre.

Si j'ai bien compris, mais il y a un risque, le Coran déclare la polygamie O.K. et la monogamie citée ensuite n'étant qu'un pis-aller. Pauvre vieux, tu devras te contenter d'une seule femme, essaye de faire avec.

On notera la mention d'une captive de guerre. La Convention de Genève de 1949 demande qu'on ne soumette pas les prisonniers de guerre à un traitement dégradant. Or, le coït avec une prisonnière de guerre, c'est un viol, traitement indiscutablement dégradant. Le Coran et ses lecteurs (éventuels) se foutent de la Convention de Genève. Ils sont dans un autre siècle.

Mais c'est pour cela qu'il faut essayer de les contrer.

Quant à la profondeur philosophique du Coran, j'ai mes doutes. Ou alors je vous trouve une profondeur philosophique dans n'importe quel album de Tintin. Après le Coran, dont je recommande la lecture mais pour les bonnes raisons, relisez Tintin pour vous détendre, vous en aurez besoin.

Mais je m'arrête ici, car je sens que je commence à blasphémer.

 

* De l'ouest pour les Chinois.

 

Schlafen Sie gut, träumen Sie süss, lieber Leser.

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23/11/2015

SON PETIT BONNEFEMME DE CHEMIN

Dans un blog pas très éloigné du mien, une jeune femme, à la suite du massacre de Paris, s'est fendue d'un commentaire disant en substance qu'après ce qui s'est passé, une sienne voisine craignait des représailles pouvant aller jusqu'à des attaques physiques. La personne en question se déclare Française de souche, convertie à l'islam. Elle porte le voile.

Elle affirme avoir autant de compassion pour les victimes que les Françaises non-musulmanes. Enfin, elle craint que son prophète bien-aimé soit l'objet de quolibets.

Ces propos suscitent réflexion. Tout d'abord qu'une femme, que je veux croire saine d'esprit, choisisse de se convertir au plus misogyne des trois monothéismes m'a toujours stupéfait. J'entendais naguère une Vaudoise convertie déclarer que le Coran apportait une réponse à toutes ses questions. J'aurais aimé connaître et les questions et les réponses. Il y a des choses qui m'échappent.

Ces conversions peuvent selon moi avoir deux causes. La personne s'est laissé embobiner par un imam beau parleur (et beau gosse, ça existe ). Ou bien elle se trouve dans un état de masochisme avancé, elle craint la liberté dont elle ne sait pas se servir et aime la soumission, telle que l'islam la demande, surtout pour les dames, le nom islam signifiant proprement soumission. C'est elle qui voit.

Si notre pauvrette craint d'être harcelée en cheminant dans son quartier, il y a un moyen bien simple d'éviter toute attaque, c'est de s'abstenir de porter le voile. Si j'ai bien lu, (mais il y a un risque), le Coran ne l'exige pas, il suffit d'avoir une tenue et une attitude qui ne provoque pas la lubricité des mâles. Il y a, en Suisse comme en France, des musulmanes qui vont cheveux au vent et dont la piété ne fait aucun doute. Je me répète (voir un blog précédent), les religions n'ont pas à s'exhiber, pas plus que l'appartenance politique ou les préférences sexuelles, on garde ça pour soi.

Notre Parisienne se sent autant de compassion pour les victimes du vendredi 13 que les Parisiens mécréants. Je l'imagine sincère. Il me semble cependant, mais j'ai peut-être mal vu, que les vidéos ne montraient pas de musulmans déposer des bougies ou des fleurs devant le Bataclan. Ce que j'ai vu, en revanche, à Batna, en Algérie, une foule en liesse brûler un drapeau français, la compassion n'était pas partout.

Quant à Mahomet, que cette dame appelle son prophète bien-aimé, il est quelquefois décrit sous un angle défavorable. Un peu massacreur, un peu assassin, un peu violeur, et surtout menteur : le truc de l 'archange Gabriel, il l'a inventé, il n'y a pas plus d'archange Gabriel que de beurre sur les feuilles des palmiers-dattiers. Disons pas exactement inventé, ça se trouvait déjà dans l'Ancien Testament, mais repris comme du bon pain. Bon, dans les religions ils sont tous forcément menteurs, sinon rien ne fonctionne : les évangélistes qui affirment que Jésus a vu Satan en chair (?) et en os (?) ; la petite Soubirous qui dit avoir vu une dame blanche ; l'impayable Claude Vorilhon qui frayait avec les extra-terrestres, et tant d'autres. Alors, si bien-aimé il devait y avoir, je conseillerais à cette dame de diriger ses affections vers une autre cible. J'ai connu ça étant gamin. C'était pendant la guerre. Dans l'immeuble qu'habitaient mes parents, il y avait un jeune couple d'Allemands, la dame était très belle, si mes souvenirs sont bons, mais dont les yeux s'embuaient quand elle parlait de son Führer également bien-aimé. Elle l'exonérait de tout méfait en prononçant la phrase que bien des Allemands répétaient alors : « Wenn der Führer das wüßte ». C'est donc le propre de tous les caudillos, conducators, messies, tsars, petits pères des peuples, führers et fondateurs de religions d'avoir la toge ou l'uniforme immaculés. L'histoire nous prouve ensuite que ce n'était pas le cas, mais cela n'empêche pas les soupirs d'adoration. Si notre Parisienne pouvait lire une bonne biographie de Mahomet (écrite d'ailleurs par des musulmans), elle pourrait continuer à faire honorablement son chemin. Je le lui souhaite.

 

Allah m'a montré l'enfer et j'ai vu que la majorité de ses habitants étaient des femmes. (Imam Al-Bukhari dans un hadith à ne pas mettre entre toutes les mains).

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16/11/2015

MON COMING OUT

J'entendais un jour Hani Ramadan déclarer à mon propos : « André Thomann, qui se proclame athée... ». Or, je ne me proclame pas athée dans ce sens que je ne monte pas sur une estrade en clamant ma conviction au moyen d'un porte-voix, je signale simplement la chose quand c'est utile au débat, comme ici. L'athée a une foi, si on peut l'appeler ainsi, qui vaut celle de ceux d'en face. Il la fonde sur une absence de preuves palpables. Lorsque Moïse (on va admettre son existence comme hypothèse de travail) raconte que Yahvé lui a donné tel et tel ordre, lorsque Mahomet parle de son téléphone rouge qui le met en contact direct avec Allah, il n'en croit pas un mot.

L'athéisme a pour lui qu'il ne tue pas. Qu'on ne me parle pas des crimes de l'athée Staline, ça n'a rien à voir, le ci-devant Djougachvili était un paranoïaque qui aurait mérité l'asile psychiatrique où il envoyait ses opposants. Il aurait pu être catholique, orthodoxe, (il a failli devenir prêtre), musulman ou adorateur de l'oignon. L'athéisme ne tue pas pour la bonne raison qu'il ne connaît aucun dogme et donc aucun hérétique qu'il s'agirait d'éliminer.

Tandis qu'en face...

La petit frappe militante qui s'est fait sauter avec sa ceinture d'explosifs dans un théâtre bondé, entraînant avec lui de nombreux spectateurs qui en infectaient la salle, ça n'est pas qu'il en avait assez de la vie, c'est bien qu'il en espérait une meilleure après celle-ci. Mais où avait-il été pêcher ça ? Ah mais j'y suis : c'est dans le (noble) Coran. Ce livre dont certains pensent qu'il a été écrit sous dictée par Dieu lui-même fait miroiter aux naïfs un paradis où on se la coule douce et « où coulent les ruisseaux », l'expression y vient à de nombreuses reprises, succès assuré dans des pays où l'oued est d'un débit parcimonieux en été. Mais ce paradis, pour y accéder, il faut le mériter. Facile, il y a le mode d'emploi. Celui qui aura fait avancer la religion d'Allah, la seule qui vaille, celui qui aura fait des conversions de mécréants, ce qui est difficile, il y a des récalcitrants, celui qui en aura fait disparaître d'autres, celui-là aura droit aux félicités suprêmes. Pourquoi se priver ?

Reste à savoir ce qu'il faut faire de ce livre maudit. Un livre qui dit qu'il faut me tuer à cause de mes convictions, je dois dire que je n'aime pas. Un livre qui a déboussolé complètement le petit gars cité plus haut, un livre qui l'a complètement empoisonné, un livre qui prône le massacre, comment le combattre, le livre et son auteur, prédicateur menteur et massacreur lui-même à ses heures ?

Il est bien entendu qu'il ne faut pas l'interdire. On n'interdit pas un livre. Mais on peut le contrer. Par une propagande inverse. Si ça marche dans un sens, ça peut marcher dans l'autre. D'abord s'adresser à ceux, non-musulmans, qui n'ont pas lu le Coran et qui pensent que c'est un livre saint comme un autre, qui vous objectent que l'Ancien Testament contient aussi de la violence. Avec cette différence que les violences vétéro-testamentaires sont des récits de violences passées et non des injonctions. Il faut leur dire, leur répéter qu'il y a danger dans l'ignorance, dans la passivité. Le Coran doit être expliqué, analysé et combattu. Qu'ils lisent le Coran ainsi décortiqué, et après, qu'ils viennent nous voir.

Quand on s'adresse aux musulmans, lesquels n'ont également pour la plupart pas lu le Coran non plus et qui en parlent par ouï-dire, ou alors n'en connaissent que des morceaux choisis, et pas même en arabe, car 95 pour cent d'entre eux parlent une autre langue, il faut leur montrer les passages les plus mortifères et leur demander : c'est ça que vous voulez ?

Parce que l'attentat de Paris a été revendiqué par Daesh, qui se fait un malin plaisir de citer en justification une sourate du Coran. Alors, pas d'amalgame, Monsieur Ouardiri ?

 

Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

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