16/01/2016

MAJUSCULE MINUSCULE

Par précaution, je signale que ce qui suit n'est pas un texte antisémite car je vais employer le mot 'juif' avec une minuscule, comme je ferais avec protestant ou catholique. Il s'agit de religion, notion qui permet la critique, même vive. Avec majuscule, il s'agirait des Juifs en tant que nation ou ethnie, que je n'ai aucune raison de maudire.

Ainsi, un juif s'est fait attaquer à Marseille par un adolescent turc dévoyé par une ou plusieurs sourates du Coran qui lui demandait de le faire. La victime avait été reconnue parce qu'elle portait la kippa. Et c'est ce qui fait selon moi problème. Normalement, on ne distingue pas un Juif (majuscule ici) qui se promène dans la rue pour la bonne raison qu'il n'y a pas de race juive ; si on croit le contraire, on donne raison à Hitler, à Rosenberg et à toute la clique nazie qui en avait fait une vérité qu'ils illustraient de caricatures ignobles, rappelez-vous, celles avec le fameux nez crochu, une invention forcément. On voit sur le petit écran des Juifs (maj.) qui ont le nez en trompette et qui s'appellent Lévy ou Appelbaum. Il est vrai, mais ça n'est pas une question de race, qu'il y a deux ethnies juives, les Ashkénazes et les Séfarades, les premiers ayant quitté la terre des Hébreux par le nord et se sont établis en Russie, en Pologne et en Allemagne, les seconds par le sud et ont pris pied au Maghreb et en Espagne. Ils se distinguent par la langue, soit le yiddish, un dialecte allemand mâtiné d'hébreu, de russe, de polonais, soit le ladino, idiome judéo-espagnol. Ils vivent désormais côte-à-côte en terre d'Israël, mais on croit savoir que leurs relations ne sont pas au beau fixe, les Ashkénazes étant, c'est délicat à dire, un poil antisémites à l'égard de leurs pourtant coreligionnaires.

À la suite de cette attaque à Marseille, les rabbins ont conseillé aux juifs du coin de s'abstenir de porter la kippa. Levée de boucliers des intéressés : « Nous voulons porter les signes de notre religion, nous voulons en être dignes. Nous n'abdiquerons pas, nous ne voulons pas vivre cachés » (ce qui signifie, « nous voulons nous exhiber en tant que juifs »). On notera qu'entre 33 et 45, les Juifs (maj.) allemands ne s'exhibaient pas trop. Ce qui prouve qu'il y a aussi des juifs qui en ont peu sous la coupole. À se demander s'ils ne sont pas un peu gourmands de la persécution, comme l'étaient à l'époque les chrétiens qu'on jetait au bêtes dans les arènes. Faut-il rappeler à ces diminués qu'à une certaine époque, un dictateur psychopathe les avait déjà discriminés non pas avec une kippa mais avec une étoile jaune, ce qui les exposait aux regards obliques des Allemands honnêtes.

Ils n'ont donc rien appris ?

Afficher sa religion (d'ailleurs la kippa n'est pas un signe religieux, il est un signe d'appartenance), c'est une manifestation d'arrogance : j'ai une religion et tu n'en as pas, ou ça n'est pas la bonne. Qu'on se débarrasse de ces guignols, à quelque secte qu'ils appartiennent !

 

Mazel tov

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Commentaires

Il fut un temps et un pays où certains groupes sociaux étaient contraints de porter sur la poitrine un signe distinctif de leur appartenance à ce groupe. Aujourd'hui certains groupes sociaux arborent un signe distinctif par libre choix. Comprenne qui pourra. Il m'a toujours semblé que vouloir ainsi manifester son appartenance au groupe était en fait un signe de faiblesse de caractère.

Les Ashkénazes peuvent être antisémites vu qu'ils sont d'origine turque. Ce sont les descendants des Khazars convertis au judaïsme. Les Séfarades sont des Berbères, donc des sémites, eux aussi convertis au judaïsme. Ni les uns ni les autres n'ont jamais "quitté la terre des Hébreux" vu qu'ils ne l'ont jamais habitée. Les Hébreux révoltés ont été massacrés par l'armée romaine et ceux du peuple qui sont restés sont ceux qui n'ont pas participé à la guerre contre Rome. Ils n'avaient aucune raison de tout quitter. Le judaïsme était prosélyte avant Théodose qui a interdit la chose sous peine de mort.

Écrit par : Lucretius | 17/01/2016

Je ne serais pas surpris si vous me disiez que vous avez lu 'Comment fut créé le peuple juif' de Shlomo Sand, dans lequel l'auteur se livre à une pertinente analyse du problème, au grand scandale des historiens israéliens politiquement corrects.Il y a de plus mauvaises lectures.

Écrit par : andré thomann | 18/01/2016

Votre texte me fait penser à ces "salopes" qui s'exhibaient en minijupe dans les années septante et ont bien cherché le viol qu'elle ont subi.

Écrit par : archi-bald | 18/01/2016

Il faut remarquer que lorsque Mary (qu'elle soit bénie entre toutes les femmes)Quant lança à Londres la minijupe, il ne semble pas qu'on ait connu une recrudescence de viols, les anglicans savent se tenir. Ce sont les tenants d'une autre religion qui fournissent les plus gros contingents de violeurs.
Lier la minijupe avec le viol, c'est une simplification fondée sur rien.

Écrit par : andré thomann | 18/01/2016

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