12/02/2016

RACISTE, MOI ?

Doudou Diène est rapporteur spécial de l'ONU sur le racisme. Visitant les pays d'Europe, voici ce qu'il déclare : « J'ai découvert en Suisse un racisme profond. » Et vlan !

Et c'est vrai que certains d'entre nous n'aiment pas – leur vocabulaire ! – les Ritals, les Espingos, les Boches, les Frouzes, les Rosbifs et les Amerloques. Mais cela reste le plus souvent du vocabulaire. Lorsqu'au siècle avant-dernier, les Italiens qui exportaient leur natalité abondante (à l'époque) sont venus en Suisse, il y a certes eu une réaction de méfiance explicable. Mais pas de massacres, ni même de brutalités contre les Tschingge, comme disent les Suisses allemands : on était trop content qu'ils vinssent creuser nos tunnels.

Ce que, par sa phrase, cet expert semble indiquer, c'est que le ver est dans le fruit, que notre racisme est dans nos gènes comme qui dirait. Ab uno disce omnes si j'ai bien compris. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de définition du racisme qui soit pertinente. Le racisme va du sentiment intime non exprimé (et que nous avons tous, allons !), en passant par l'imprécation, jusqu'au génocide. Si racisme suisse il y avait, il serait différent de celui des Tutsis. Différent aussi de celui du Sud-Soudan et de plusieurs pays africains où les ethnies se combattent machette à la main. Ou même différent de celui du Maroc, où les Sénégalais, qui sont d'un pays proche, ne sont pas idéalement reçus et où un père de famille arabe dissuade sa fille de vouloir épouser un nègre. Monsieur Diène devrait dans tous les cas le savoir puisqu'il est lui-même sénégalais.

En réalité, ce monsieur qui porte sur nous ce jugement implacable ne connaît rien à la Suisse où il n'a fait que passer et où il a interviewé quelques pontes dont papa Blocher et consulté quelques affiches électorales qu'il a déclarées populistes. Vous avez remarqué qu'une votation populaire, l'expression est officielle, lorsqu'elle déplaît à certains, devient populiste, vouant ainsi à l'opprobre ceux qui l'acceptent. Monsieur Diène aurait pu se mêler aux conversations privées, consulter des citoyens lambda. Il aurait pu me demander mon avis ou celui de mes voisins de palier, un Australien qui a épousé une Française et avec qui je m'entends très bien ;  ou encore les locataires du cinquième qui viennent de la Subsaharie et dont le teint est différent du mien. Nous nous saluons aimablement en attendant l'ascenseur.

Alors non ! je ne suis pas raciste. J'aime le café turc, la salade russe, le gazpacho andalou et l'été indien, c'est dire.

Dès lors, ses jugements à l'emporte-confetti, monsieur Diène est prié de se les garder pour lui, avec son mouchoir dessus.

 
 

Elle est à toi, cette chanson, toi l'étranger... (Brassens)

15:14 | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | |

Commentaires

@tous-Doudou de l'ONU, mais c'est bien sûr! Et pire! le suisse raciste est comme le bonbon aux herbes d'alpage: petit mais costaud

Écrit par : divergente | 12/02/2016

Ce Doudo Diène est évidemment un imbécile infini. Mais, n'en déplaise à mon ami André, il est possible de définir le racisme, même si le concept est large. Le 261 bis de notre code pénal suisse est explicite à ce sujet. Dans les cours d'éthique, on explique aux jeunes étudiants que le racisme existe aussi et déjà dans le vocabulaire, justement. Car des mots aux choses, le chemin n'est pas toujours si long, et c'est le langage qui fait l'humanité. On comprendra donc par exemple que, sans donner dans le politiquement correct, un Américain qui en 2016 utiliserait le terme "nigger", connoté négativement depuis l'abolition de l'esclavage puis les Civil Rights de 1966, ferait preuve de racisme. Les mots, comme les armes, ne sont jamais neutres.

Écrit par : Christian | 12/02/2016

Vérité ici, mensonge au delà...
J'ai voulu faire le politiquement correct en Angola, et j'ai utilisé "preto" au lieu de "negro". Le type m'a regardé, l'air furieux : c'est le charbon qui est noir, moi je suis nègre...(en portugais, bien sûr)

Écrit par : Géo | 12/02/2016

"Les mots, comme les armes, ne sont jamais neutres." Voilà qui me paraît être l'affirmation la plus représentative qui soit de l'idéologie dominante. Les armes, jamais neutres ? Il y a des armes de gauche, des armes de droite, comme le sucre chez Brétecher ? Comment définit-on la neutralité d'une arme ?

Écrit par : Géo | 12/02/2016

@ À. Thomann


En ce jour, où la science vient apporter la preuve d'une fabuleuse hypothèse émise par l'immense Albert Einstein en 1915, sa théorie sur la Relativité Générale, on en vient à admettre que les âneries répétées de façon péremptoires par des individus insignifiants, type Diène, mais pas seulement...sont à considérer avec une infinie distance et une grande relativité...
Heureusement que votre logique très "expérimentale" vient , une fois encore, rectifier le tir...

Écrit par : Exprof | 12/02/2016

Quand un type se croit obligé d'écrire une tartine pour expliquer qu'il n'est pas raciste, dans neuf cas sur dix, c'est qu'il l'est bien entendu...

Écrit par : Plouf Ploufovitch s'en amuse quand même | 13/02/2016

Y a-t-il d'autres sociétés, dans lesquelles on s'interroge autant sur son racisme ?
Il me semble de plus en plus que c'est une problématique qui prend sa source dans notre attitude d'auto-critique et d'introspection permanentes.
La culture européenne tient le regard sceptique en haute estime et c'est probablement cela qui fait son originalité et une de ses forces. Cette méfiance envers l'autosatisfaction est un puissant moteur.
Mais il y a aussi le revers de la médaille.
Nous prenons très au sérieux des accusations qui nous sont adressées de façon plus ou moins pertinentes. Si autrefois, nos ancêtres ont utilisé des arguments racistes pour conquérir le monde, pour soumettre des continents entiers, nous semblons devoir en porter encore la responsabilité.
Cet héritage est parfois difficile à porter, puisque certains pays européens n'ont jamais eu d'activités coloniales ou envahissantes, simplement parce qu'ils étaient eux-même sous le joug de nations plus grandes et puissantes. A mon avis, la couleur de peau ne fait pas le coupable ou le responsable par héritage. Pensons p.ex. à aux Irlandais, dont le pays n'a acquis son indépendance que récemment.

Le moment est venu d'utiliser notre capacité de discernement et de réflexion et d'intelligence collective pour élaguer ce terrain vague et commencer à distinguer ce qui relève de l'Histoire, du mythe, de la responsabilité actuelle.
Notre société n'est pas idéale, mais j'aimerais savoir qui peut nous trouver des systèmes contemporains qui fonctionnent moins mal, qui seraient exemptes d'injustices sociales au sens large : exemptes de castes , de luttes entre groupes rivaux, d'injustices criantes, de corruption et de déséquilibres de richesses. On peut appeler tout cela du racisme, mais on n'y gagne pas grand chose. C'est non seulement imprécis, mais culpabilisant à bon compte.
Si tant de personnes désirent immigrer en Europe, c'est qu'elles se font une idée positive de nos conditions de vie. Quelle déception, lorsqu'on doit se rendre à l'évidence : c'est un monde fait d'exigences diverses, de stress inconnus et insoupçonnés.
Le film "Goodbye Lenin" a bien montré le réveil brutal que représentait la découverte de l'Ouest.

Écrit par : Calendula | 14/02/2016

"Y a-t-il d'autres sociétés, dans lesquelles on s'interroge autant sur son racisme ?"
Ce qui est certain, pour toute personne qui a étudié et voyagé beaucoup, c'est que la majorité des sociétés non européennes se regardent un peu moins le nombril et se flagellent moins ... et se donnent par conséquent le droit non seulement d'être moins coupables mais aussi plus satisfaites de leurs accomplissements.
Les fins de civilisation étaient dues, autrefois, à des invasions "barbares". Aujourd'hui nous jouons aux barbares envers nous-mêmes et ajoutons donc aux menaces extérieures une sorte de gangrène interne dont nous nous relèverons peut-être pas.

Écrit par : Mère-Grand | 14/02/2016

Calendula: « Y a-t-il d'autres sociétés, dans lesquelles on s'interroge autant sur son racisme ? »

Mère-Grand: « ... la majorité des sociétés non européennes se regardent un peu moins le nombril et se flagellent moins ... et se donnent par conséquent le droit non seulement d'être moins coupables mais aussi plus satisfaites de leurs accomplissements. »

Ces sociétés sont-elles des démocraties ?

Ces sociétés cultivent-elles un esprit de tolérance ?

Ces sociétés revendiquent-elles la poursuite d'un idéal d'égalitarisme, d'intégration, et de lutte contre la pauvreté ?

Ces sociétés négligent-elles leur laissés-pour-compte jusqu'à l'indifférence ?

Ces sociétés ont elles été secouées par des meurtres aveugles perpétrés par certains de leurs membres, après avoir décidé qu'ils préféraient terminer leur existence en laissant la plus grande marque possible sur la société dans laquelle il sont nés, ont grandi, et ont été éduqués ?

Écrit par : Chuck Jones | 14/02/2016

La société qui s'interroge et cherche à identifier ses travers pour mieux les corriger n'est en général pas celle qui pose le plus de problèmes.

Le drame du Rwanda ou de l'ex-Yougoslavie dans les années 90 et le djihad nous rappellent que les pires racistes ne se posent pas de questions...

Écrit par : archi-Bald | 14/02/2016

Plus raciste que l'actuel ONU on meurt!

Pour le racisme assassin dans son paroxysme, branchez-vous sur la 5 "Apocalypse la 2ème Guerre Mondiale" Une guerre contre les Juifs! Des barbares, des animaux sauvages en guerre!

Écrit par : Patoucha | 14/02/2016

@ Chuck Jones,

Est-ce que je vous comprends bien, si je réponds à vos 3 premières questions par non ?
Ensuite, je dois avouer que je ne comprends plus trop les allusions. Sorry !

Nous, en Europe occidentale et singulièrement en Suisse, pensons être en démocratie, pensons cultiver la tolérance et poursuivre une lutte contre la pauvreté et en faveur de l'intégration et un certain égalitarisme. Ce sont des idéaux et en théorie en tout cas, on essaye de les atteindre.

Mon propos et au fond de dire que nos sociétés européennes sont souvent critiquées pour leur racisme, de l'intérieur et de l'extérieur. Je pense pourtant, que si on faisait un catalogue complet des racismes à travers le monde ( en étant très strict sur le sens du mot, en n'acceptant pas son utilisation pour toute situation conflictuelle impliquant des religions ou des groupes d'intérêts divers), on arriverait au résultat que peu de contrées en sont exemptes et que c'est en Europe qu'on se sent le plus coupable à ce sujet.
Et c'est chez nous que beaucoup de non-Européens espèrent trouver une vie meilleure ...
Je suis en faveur de l'auto-critique, je la trouve nécessaire et saine, mais point trop n'en faut ! On peut toujours s'améliorer, mais de là à tendre les bâtons pour se faire battre ...

Écrit par : Calendula | 14/02/2016

@Calendula

- « Est-ce que je vous comprends bien, si je réponds à vos 3 premières questions par non ? »

Mère-Grand évoque les sociétés qui ... "se donnent par conséquent le droit non seulement d'être moins coupables mais aussi plus satisfaites de leurs accomplissements."

Mes questions servent juste à aider à décrire le profil, de mon point de vue, de _ces_ "sociétés" qui "se" permettent de "se" sentir "coupables" et "se" disent capables de mieux faire.

- « Mon propos et au fond de dire que nos sociétés européennes sont souvent critiquées pour leur racisme, ... [racismes dont] peu de contrées en sont exemptes et que c'est en Europe qu'on se sent le plus coupable à ce sujet. »

Une bonne piste à suivre je crois, pour tenter d'expliquer cela pour l'Europe spécifiquement, c'est l'Histoire du Colonialisme.


- « Et c'est chez nous que beaucoup de non-Européens espèrent trouver une vie meilleure ... »

Une bonne piste à suivre je crois, pour tenter d'expliquer cela pour l'Europe spécifiquement, c'est l'Histoire de la Décolonisation et les accords de coopération, incluant ressources naturelles à prix canon, envoi de main d'oeuvre bon marché vers les anciennes puissances coloniales, et "éducation" supérieure et endoctrinement au capitalisme des élites dirigeantes des nouveaux pays "décolonisés". En gros, la recette des 30 glorieuses :-)))


- « Je suis en faveur de l'auto-critique, ... mais de là à tendre les bâtons pour se faire battre ... »

C'est pas pour se faire battre ... c'est pour ...

- accepter _l'idée_ que *** les individus que nous sommes dans cette société que nous composons, avons _tous_ cette prédisposition ***, que chacun ne la contrôle pas toujours aussi bien que la vie en société _multi-raciale_ le demande,

- ET pour intégrer cette _idée_ dans le plan d'éducation de notre école obligatoire.

Un détail qui a son importance ...

... "l'adjectif « raciste » et le nom « racisme » ne s'installent dans le vocabulaire général en France qu'à partir des années 1930".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Racisme

Et incidemment, oui ... j'ai une prédisposition pour la paraphrase. J'ai tendence à croire que ca rend les commentaires courts plus compréhensibles tout en me permettant de caricaturer certaines figures de styles incongrues sans vexer leur auteur. ;-)

Écrit par : Chuck Jones | 16/02/2016

@Chuck Jones,

Merci pour le lien Wikipedia sur le racisme. A mon grand étonnement, j'ai découvert que je n'avais jamais encore lu cet article.
Il est très fouillé et ne prétend pas être complet, ni parfaitement documenté, ce qui me convient, car on comprend bien, combien le sujet est vaste et complexe.
L'objet "racisme" y est considéré sous beaucoup d'angles et on aurait besoin de mois, si pas d'années pour tout assimiler et bien comprendre de quoi il en retourne.
En l'état de ma compréhension, je suis d'avis que nous pourrions aboutir à mieux contrôler notre prédisposition ( au racisme), afin de mieux vivre dans une société mutiraciale ( pour reprendre vos termes), si nous culpabilisions moins, si nous grattions moins les croûtes des anciennes plaies. Se sentir coupable par procuration n'aide probablement pas à réagir au mieux dans la vie de tous les jours.
J'ai déjà l'impression de commettre une horreur en disant cela, parce que j'ai si bien intégré l'idée que l'homme blanc est raciste et lui seul. Mais dire cela est aussi essentialiste que de formuler des généralités négatives sur les Aborigènes ou les Inuits.
Que des hommes blancs aient voulu formuler des théories pseudo-scientifiques pour justifier des actes et des systèmes de gouvernement et d'exploitation inqualifiables, c'est indéniable et il ne faut pas le cacher ou le minimiser. Il faut effectivement en parler et expliquer en quoi on le désapprouve et condamne à présent. C'est une auto-critique saine et il est bon qu'elle vienne "de l'intérieur", que l'on assume de dire : oui, ça s'est passé ainsi.
C'est la seule façon honnête de procéder et d'inciter d'autres à faire le même travail sur leur propre Histoire.
En tant qu'enseignante, j'ai été confrontée au problème de l'accusation de racisme lancée à l'emporte-pièce. Comme si des élèves appartenant à des minorités visibles ou des religions minoritaires avaient des libertés face aux règlements en vigueur et aux devoirs, par une sorte de revanche de l'Histoire.
C'étaient des ados, on peut comprendre qu'ils et elles n'étaient pas au top de l'envie de faire un effort de réflexion et qu'ils et elles cherchaient de bonnes combines, comme leurs camarades à d'autres niveaux, pour ses soustraire à des efforts considérés comme trop coûteux, mais le réflexe était là ... Et ce n'était pas simple de résister à la véhémence de cette accusation, qui semblait à priori si justifiée, puisque j'étais si blanche et si exigeante.

J'ai encore un petit problème typographique : quelle signification donnez-vous au tiret en bas _ ? C'est un souligné ou l'équivalent d'un "gras" pour le mot que vous entourez de _ _?
C'est ainsi que l'on prend conscience des automatismes... Pas facile de changer de code.

Écrit par : Calendula | 17/02/2016

@Calendula

- « J'ai encore un petit problème typographique : quelle signification donnez-vous au tiret en bas _ ? C'est un souligné ou l'équivalent d'un "gras" pour le mot que vous entourez de _ _? »

Je confirme. Il me semble que c'est plus discret, dérangeant moins la lecture, tout en me permettant de "donner du poids" au mot employé.

Ajouté à mon arsenal dans lequel j'ai ... les guillemets français ( « et » ) pour les citations auxquelles mes commentaires font référence, les doubles guillemets ( " " ) pour les références ponctuelles desquelles j'exploite une figure de style ou un sens figuré, et les points de suspension ( ... ) pour marquer une pause dans la lecture afin de lui donner un rythme semblable à celui de l'expression orale.

Qu'en pensez vous ?

Écrit par : Chuck Jones | 18/02/2016

@Calendula

Ah, j'ai oublié les *** que j'utilise comment des delimiteurs d'italiques. Je ne suis pas très satisfait de cette solution mais c'est tout ce que j'ai en stock en attendant mieux. A tout hasard, auriez vous peut-être une meilleure idée ?

Écrit par : Chuck Jones | 18/02/2016

@ Chuck Jones,

Concernant les nuances typographiques :

J'ai effectivement eu une idée pour améliorer la lisibilité des commentaires :
Ecrire le texte sur son traitement de textes, puis faire un copié-collé dans l'espace commentaires.
Mais ça ne fonctionne pas, cet espace nivelle le tout.
Les majuscules sont perçues comme très agressives, à éviter.
Personnellement, je trouve votre façon de procéder pas très "leserfreundlich", c'est à dire que l'on doit faire l'effort d'intégrer votre code et ça prend du temps, surtout si vous êtes le seul à l'employer.
Ici, c'est la première fois que je vois la clé du code et je n'en avais pas encore saisi spontanément toutes les nuances.
Il faudrait arriver à demander aux responsables de cette plate-forme d'ajouter des possibilités typographiques, ne serait-ce que au niveau du copié -collé, si c'est trop difficile à réaliser directement.

Écrit par : Calendula | 18/02/2016

Dis donc, les dialoguistes, vous pourriez me remercier de vous offrir l'hospitalité, mais je constate que ce que vous discutez entre vous n'a plus rien à voir avec ce que j'ai écrit. alors, si vous êtes d'accord, on va s'en tenir là.

Écrit par : andré thomann | 18/02/2016

Les commentaires sont fermés.