25/03/2016

LE ROSSIGNOL FEMELLE

Quand on pense à des animaux comme la girafe ou l'oie, on voit tout de suite des dames ou des demoiselles. Or, il doit y avoir des girafes mâles munies d'attributs virils (je sais, c'est pas le bon adjectif, trouvez-m'en vite un meilleur) pour assurer la continuation de l'espèce. Pour l'oie, c'est plus facile, il y a un monsieur, un engrosseur, et il s'appelle le jars.

À l'inverse, le rossignol est toujours vu comme un mâle, alors qu'il doit aussi y avoir des femelles, que je vais appeler ci-après 'rossignolettes'. C'est joli, non ?

Ces demoiselles lancent, je pense, aussi leur délicieuse mélodie qui, en langage humain, signifie 'qui veut me faire un enfant ?', et ces messieurs d'accourir.

Or, voici que je suis amené à vous parler de ces oiseaux chanteurs, au féminin donc.

Il se trouve que je clique volontiers sur un site de Canal Plus, le Petit Journal. Il est animé, rigolardement, par Yann Barthès, et il propose ce que les anglo-saxons, jamais en manque d'un mot-valise, appellent infotainment, soit l'information sans le côté morose. Ce qui est d'ailleurs mal vu en francophonie, où on accepte difficilement le mélange des genres, soit on est drôle, soit on est sérieux, mais pas les deux en même temps.

Tel jour récent, l'ami Barthès recevait une chanteuse-compositrice iranienne. Une jeune femme aimable qui nous expliqua qu'en Iran, le chant féminin est interdit en public, la raison étant qu'un musulman qui entend des voix féminines met immédiatement sa bistouquette au garde-à-vous. Il ne faut pas l'enduire en tentation, c'est cruel. Cependant, par faveur spéciale, l'islam admet que lors d'une noce, les femmes sont autorisées à chanter, mais attention, entre elles et dans une chambre insonorisée, il serait hors de question que des hommes entendissent les voix de ces sirènes lubriques, le stupre ne serait pas loin.

On savait déjà que l'islam est foncièrement contre la musique (voir la vidéo d'un de mes précédents blogs). En voilà donc la confirmation. On lit d'autre part que dans les règles de cette religion stérile, les instruments de musique sont proscrits. Tout un pan alors de notre culture à nous serait amené à disparaître si on se laissait submerger par ces fanatiques sans culture, eux.

Je veux être bon prince, je vais admettre que Mahomet, dont un des hadiths, authentique ou non, peu importe, dit pourtant que celui qui aura écouté une chanteuse aura du plomb versé dans les oreilles, que Mahomet donc soit sensible au chant du rossignol.

Voici donc un épisode de la vie du Prophète, fictif, mais bon... Il se promène dans une forêt, de caroubiers disons, un arbre acclimaté au Proche-Orient. Il écoute avec délices le chant du rossignol. Mais s'il s'était agi d'une rossignolette ? N'y aurait-il pas péché ? Le pauvre homme, comme disait Molière. C'était dans quelle pièce déjà ? Ah, oui, ça me revient. À vous aussi ?

 


Sur la plus haute branche, un rossignol chantait... (Chanson populaire)

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