22/04/2016

PAS LA HAINE, LA CRAINTE

L'islam demande à ses adeptes de nombreux mouvements contorsionnistes, lors des ablutions, de la prière, du coït. Mais il y en a un qu'ils ne maîtrisent pas, c'est le haussement d'épaules. Pour les caricatures, ils auraient pu y aller d'un simple 'laisse béton', nous sommes un milliard et demi sur cette planète, ce n'est pas un dérisoire graphiste du Jutland (d'abord, c'est où, le Jutland ?) qui va croire qu'il peut nous vexer. Et de passer outre.

Bien au contraire, ils ont poussé en chœur des cris d'animal blessé, relayés en solistes par les imams, dont les locaux, nommément ces bons messieurs Ramadan et Houardiri.

'En face', il y a cette incapacité de taper du poing sur la table. C'est le geste impossible, dû à la trouille, à des intérêts électoraux ? Les deux, mon capitaine.

Ainsi le président de nos voisins français. Lorsque dans un sursaut d'énergie il s'emporte et prend une décision péremptoire, c'est sur des sujets de troisième ordre : désormais, 'sur' s'écrira sans circonflexe dans tous les cas, rugit-il, en soutenant sa ministre de l'Éducation. On voit l'impact que cet ukase va avoir sur les populations. On frise la manif !

En revanche, si la chose est d'importance, monsieur ne bouge pas, il y va même d'un gros mensonge. Dans le cas de l'imam de Brest qui prône le caractère impur de la musique (voir mon blog Swiss bashing et sa vidéo) et déclare que ceux qui s'y adonnent seront transformés en singes et en cochons, monsieur le président déclare que la mosquée est fermée et que l'imam a l'interdiction de parler. Mais cela est faux. Le Télégramme de Brest a enquêté : la mosquée est toujours ouverte et le verbe y est libre. Quant à l'imam, il n'a pas été conduit à l'asile psychiatrique le plus proche où sa démence même pas sénile aurait dû être la destination. Mais pour prendre ces mesures urgentes et de bon sens, le président aurait risqué de déplaire à la frange musulmane de son électorat.

Il ne s'agit pas évidemment de haïr l'imam de Brest mais de craindre cette doctrine qu'il propage (il y a d'autres exemples de son fanatisme dément) et qui, si elle devait s'imposer, nous mettrait dans une situation de soumission dont il serait impossible de sortir.

Et en même temps de fustiger la pusillanimité de ceux de nos dirigeants qui ne font rien pour lutter contre le fléau et haussent, eux, coupablement les épaules.

 

On ne le répétera jamais assez :
Il y a pire que le bruit des bottes, c'est le silence des pantoufles. (Max Frisch)

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Commentaires

D'accord avec vous. Il y a donc une chose que nous pouvons admirer chez les islamistes: c'est qu'il ont le courage de leurs opinions et donc de leur croyance. C'est d'ailleurs généralement le cas chez tous les croyants sincères, quelles que soient leur religion.
Pour nous autres athées, ou simplement croyants modérés (je qualifierai ainsi ceux qui ont des doutes et ne cherchent donc pas à soumettre les autres), c'est là un bien triste constat. Ni l'amour (ou simplement le respect) de l'homme (pour faire allusion à la célèbre réponse du Dom Juan de Molière), ni celui de la vérité humaine (qui inclut aussi le doute), ni l'amour de la patrie (expression qui n'est plus tellement à la mode), ni le sens de l'honneur, ni ... ne donnent plus aux responsables politiques de l'Occident le courage de s'opposer à la tyrannie, à la barbarie et au mensonge.
C'est la conséquence d'un long usage de la compromission et d'une longue série de forfaits et de mensonges qui ont fini par se retourner contre eux (disons aussi "nous" par solidarité) et leur ont enlevé toute liberté d'action et toute crédibilité auprès de leur propres populations.

Écrit par : Mère-Grand | 22/04/2016

Toujours la même rengaine..

Écrit par : Daniel | 22/04/2016

Cela s'appelle 'taper sur le clou', activité nécessaire.
Bien à vous.
Thomann

Écrit par : andré thomann | 22/04/2016

Heu, je ne voudrais pas jouer les emmernuyeurs, mais j’aimerais bien savoir ce qu'est un "local". Une personne ou un lieu ou l'on entrepose son matériel de ski ainsi que d'autres accessoires utiles à la vie quotidienne.

Un de vos anciens collègues, M. Christen, de Général-Dufour nous aurait collé un zéro vite fait bien fait pour cet emploi abusif. Non mais...D'accord c'était il y a une cinquantaine d'années. Tout fout le camp. Tout a foutu le camp. O tempora, o mores !

Cela dit, la remarque de Max Frisch est fort pertinente.

Écrit par : Michel Sommer | 22/04/2016

Entre la guerre et le déshonneur nous avons choisi le déshonneur et nous aurons la guerre.

Écrit par : Norbert Maendly | 22/04/2016

J'ai consulté le dico (le Grand Robert) et j'ai trouvé sous 'local':
Par extension, les locaux, les habitants du lieu. On pourrait donc imaginer, sous la plume d'un reporter sportif: Les locaux, survoltés, marquèrent le but de la victoire devant leurs supporters enthousiastes.
L'emploi de ce mot était donc justifié. Mon collègue Christen aurait donc eu tort de vous sanctionner.
Merci cependant de me lire attentivement.
P.S. Si vous cherchez un équivalent à emmernuyer sans tomber dans la vulgarité, je vous recommande ce joli synonyme: enmouscailler ('Ils commencent tous à m'enmouscailler')
Ne me remerciez pas!
Thomann

Écrit par : andré thomann | 23/04/2016

"En face', il y a cette incapacité de taper du poing sur la table. C'est le geste impossible, dû à la trouille, à des intérêts électoraux ? Les deux, mon capitaine."

...et les 87 % des votants musulmans qui ont mis le bulletin "Hollande" en 2012; ils faut quand même essayer de les fidéliser en 2017, n'est-ce pas !?

Écrit par : Exprof | 23/04/2016

Emmouscailler est un terme fort intéressant pour éviter la vulgarité, j'en conviens.
Il me paraît toutefois moins vulgaire - curieusement - avec deux m, comme l'autre...

Faites vérifier votre clavier. Il vous joue des tours...

Et je reste sur mes positions, peut-être désuètes, quant aux locaux !
Bien à vous.

Écrit par : Michel Sommer | 24/04/2016

Extraordinaire MS... Un local, c'est par exemple la pièce ou les gauchos rangent leurs affaires après avoir cavalé toute la journée dans la pampa. C'est bien ça que vous avez compris ou vous jouer encore l'autiste ?

Écrit par : Eastwood | 24/04/2016

Excellente réflexion dans ce billet!

Décidément MS, vous chicanez bien du mondel

Écrit par : Patoucha | 25/04/2016

A Patoucha

Soyez assurée que le monde me le rend bien !
Certains me chicanent et d'autres - toujours les mêmes - m’emmouscaillent véritablement ! Avec deux "m" cela va de soi...

Cela dit, s'agit-il de "locaux" ou d'étrangers ? Mais quelle importance !...

Écrit par : Michel Sommer | 25/04/2016

MS et Patoucha. C'est bientôt fini, ces conversations en privé. Je vais bientôt siffler la fin de la récréation.
Et pour Patoucha, je n'ai pas compris le mdr. C^tait pas grossier. j'espère.

Écrit par : andre thomann | 25/04/2016

@andre thomann
"mdr" (mort de rire) est la traduction de "lol" (laughing out loud) dans le "cyberlangage" d'aujourd'hui, qui nous hérisse quelque peu même lorsque nous le comprenons, nous autres "anciens".
P.S. Il en faut des guillemets pour essayer de faire communiquer les époques ...

Écrit par : Mère-Grand | 26/04/2016

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