13/05/2016

C'EST VRAI, CETTE HISTOIRE ?

Il y a des faits qui sont tellement ahurissants qu'on peut se demander si ce n'est pas premier avril tous les jours de l'année. En voici un que je tire de Riposte catholique auquel je m'abreuve quelquefois, faut tout connaître ! Or, il doit être vrai, un catholique ne ment jamais, à ce qu'on m'a dit.

Mais d'abord un petit rappel de culture musicale. Mozart a écrit, entre autres opéras, Don Giovanni, et dans cet opéra il y a une scène réjouissante (musique et texte) dans laquelle Leporello, le valet de D.G., explique le topo à une femme qui se plaint d'avoir été séduite puis abandonnée par le tombeur. Teneur du propos : « Consolez-vous, ma petite dame, vous n'êtes pas la seule. » Et de lui montrer la liste de ses exploits, par pays. Il y en a dans toute l'Europe, en Italie, en France, en Allemagne, en Turquie...

Et c'est là que ça coince. Les services secrets du président turc, après enquête à Berlin, ont signalé au président que la Turquie donc, faisait partie des pays victimes du séducteur. Son sang n'a fait qu'un tour, il a pris son air dogue en poussant des cris affreux. L'Allemagne va me le payer ! Il somma d'abord Mozart et son librettiste da Ponte de supprimer la mention de la Turquie. Les femmes turques ne se font pas violer. Qu'on se le dise. Le président se trompe d'ailleurs, D.G. ne violait pas ses conquêtes, il les avait au baratin.

Mozart et da Ponte, étant incapables d'obéir à cet ordre pour cause de décès, c'est le théâtre de Berlin qui devait produire l'opéra qui s'en chargea 'carpettissimo'. N'est-il pas séant de s'aplatir devant la puissance ottomane ?

Ce qu'il aurait fallu au contraire, c'est un Allemand au derrière velu (l'expression authentique serait trop vulgaire pour que je l'écrivisse ici) qui signalât poliment à notre énergumène qu'il peut aller se faire foutre. Il n'y a plus d'Allemand ni d'Européen d'ailleurs de ce calibre. Si Bruxelles acceptait la Turquie dans l'Europe, ça serait, entre autres, la seconde mort de Mozart et celle de quelques génies équivalents. On est mal barrés.

 

P.-S. : Par répugnance, je n'ai pas nommé le président turc en toutes lettres. Mais il apparaît crypté dans mon texte. À vous de le trouver, egregio lettore.

 


Ma in Hispania son gia mille e tre, mille e tre... (dans cet air de Leporello).

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