31/08/2016

L'HÉROÏNE DU JOUR

Martine Brunschwig-Graf (MBG pour simplifier son nom à tiroirs) s'était illustrée il n'y a guère par une hénaurmité (orthographe Flaubert) en déclarant qu'elle avait lu le Coran et qu'elle n'y avait trouvé aucune agressivité à l'égard des autres religions, ce qui avait provoqué l'hilarité (c'était ça ou la déprime totale) de quelques pauvres pédants qui avaient aussi lu le Coran et y avaient trouvé tout autre chose.

À l'occasion de la polémique (montée comme une mayonnaise) sur le burkini, l'occasion était trop belle pour notre Winkelried de la cause musulmane d'en remettre une couche. Elle déclare donc que le burkini permet aux musulmanes d'aller à la plage et donc de se libérer, et non l'inverse. MBG devrait reconnaître que si le burkini libère les femmes, c'est que justement elle ne sont pas libres au départ et que cet accoutrement les enferme au contraire un peu plus dans leur servitude : « Vous les occidentales, vous avez des tenues qui vous laissent libres de vos mouvements, mais regardez ce qu'on nous impose de porter, qui nous colle au corps et nous mouille désagréablement, vous avez bien de la chance ». Les photos de jeunes burkinisées, souriantes et forcément jolies, ne trompent personne.

Il y a ensuite que la baignade-loisir est une activité récente et surtout occidentale. Sous Louis XIV, et même XV et XVI, on n'allait pas à la plage. Et il a fallu bien des années pour que le bikini, la seule tenue raisonnable pour les baigneuses, s'impose. Dans les pays musulmans, les femmes ne se baignent simplement pas : habillées, ça n'est pas possible, nues, ça serait indécent. Ni le Coran, ni les hadiths ne donnent, et pour cause, des informations sur la tenue des femmes à la plage. MBG ne semble pas non plus connaître cette donnée des mœurs de la religion qu'elle défend.

MBG s'était illustrée jadis en autorisant les fillettes à porter le voile en classe. Elle semble ignorer que l'islam est une force invasive qui utilise tous les moyens pour se montrer, pour établir une présence nombreuse et incontournable. Pour établir une supériorité visible. Aucune autre religion ne fait plus ça. Si un juif s'était avisé de porter la kippa en classe, j'aurais eu tôt fait (j'étais prof) de lui dire qu'il faisait fausse route, MBG ou pas.

Notre fend-la-bise est présidente de la Commission fédérale contre le racisme, un organisme qui existe dans tous les pays et dont on se demande à quoi il sert sinon à permettre à des politiciens en fin de parcours de pantoufler en attendant la vraie retraite. Mais la présence à cette présidence d'une personne dont les vues sur l'islam, dont elle ignore les coutumes, sont manifestement biaisées, qui ne connaît pas la véritable substance de son livre fondateur, qui croit, (oh, je l'imagine sincère) à l'innocuité de l'islam, qui serait, selon ses défenseurs, une religion comme une autre (j'ai souvent entendu ça), cette présence me semble une véritable erreur de casting. Et le fric dépensé à faire vivre cette structure au demeurant mal nommée en l'occurrence (une religion n'est pas une race) serait mieux employé à secourir des musulmans nécessiteux.

 


Ah, mes doux lilas !

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24/08/2016

DES BOURGS QUI NIENT

Il y a des localités en France, en Suisse aussi, je crois, qui dénient aux musulmanes le droit de porter leur costume de scaphandrier, avec l'argument que ce qui doit être la tenue de plage ou de piscine est du ressort de la municipalité et pas d'Allah ou de ceux qui se disent leur porte-parole.

Ça n'a pas manqué, les Droits de l'Homme sont montés au créneau avec leurs arcs et leurs flèches en criant à l'atteinte à la liberté. On connaît le slogan : l'État n'a pas à se mêler de ce que les gens portent dans la rue (et aussi à la plage). Il est répété cent fois par les Ramadan Brothers. Et cent fois, j'ajoute, la religion non plus.

D'abord, leur slogan est faux, il est du devoir de l'État de veiller à ce que la rue ait une certaine tenue, on ne se promène pas cul nu, pas en uniforme non plus, hors service, un pompier, un militaire est en tenue civile. Certains brassards rappelant une période maudite ne sont pas admis non plus. À Genève, la loi (votée en 1875 par des mécréants radicaux) interdit le port en public de la soutane et de la cornette, ainsi que les processions. La paix confessionnelle y règne, sauf que des mouvements catholiques demandent l'abolition de cette loi bienfaisante. On pourra y revenir.

Quant au port d'une tenue 'musulmane' pour la baignade, elle me stupéfait toujours. Je continue à penser que le plaisir du bain, c'était de jouir de la fraîcheur de l'eau sur toutes les parties de son corps vêtu le plus succinctement possible. Se trouver au contraire dans des vêtements dégoulinants d'eau en refaisant surface doit être très désagréable, un peu comme lorsqu'on est 'trempe' après avoir été surpris par une averse, une carre en dialecte genevois.

Il y a certes l'argument de la pudeur. On peut rire ? Certes, avec certaines anatomies généreusement offertes, il y a de quoi mater. Mais le voyeurisme est (si on ne passe pas à l'acte) un crime sans victime, et l'esthétisme une vertu. Je suis moi-même crimino-voyeur, il m'arrive d'admirer le galbe gracieux des jambes d'une cycliste court vêtue, mais il ne me viendrait pas à l'idée de héler un taxi providentiel et lui dire : suivez cette femme ! Tout est dans la retenue. Faut dire que je ne suis pas d'une certaine religion qui est dans ce domaine permissive, aussi mes pulsions sont restreintes.

Il y a deux arguments en faveur de ces tenues grotesques qui me foutent en boule (une position fréquente chez moi), c'est d'abord de dire que le nombre très faible de ces tenues religieuses grotesques ne justifie pas une loi. Avec ce même raisonnement, on va dire que ça n'est pas parce que très rarement un gamin est déchiqueté par un molosse, il y en a quoi, pas même un par année, que l'on va faire une loi sur les pitbulls.

Ensuite on nous dit que tant que ça ne gêne personne...

Sauf que ça gêne Thomann et sans doute beaucoup d'autres. Me gênerait déjà un curé en soutane, c'est dire ma sensibilité, un juif portant la kippa, pourquoi pas une étoile jaune pendant qu'il y est, un homo affichant sa tantouzité, alors les tenues musulmanes, je vous dis pas. En croisant quelqu'un dans la rue, vous reconnaissez un catholique, un protestant, un juif, un homosexuel ? La rue, et la plage, doivent rester neutres, c'est la condition sine qua non du vivre ensemble. Quant aux juifs pieux qu'on voit le samedi revenir de la synagogue, barbichette au vent et sanglés dans ce qui est presque un uniforme, ils font ce qu'ils veulent, mais on se doit de leur signaler qu'ils sont ainsi la cible idéale d'un musulman frappadingue armé d'un coutelas. Il y a eu un cas il y a quelques années à Genève.

 


Caveant omnes.

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18/08/2016

DES SPORTIFS RÉPUGNANTS

On nous a toujours seriné que le sport, c'était la loyauté, le fair-play, le respect de l'adversaire, l'acceptation de la défaite. Et allez donc, des slogans en acier chromé, inusables. Coubertin tin tin !

Or, j'ai dans l'idée que ça n'est plus ça. De récents épisodes le prouvent. Une équipe française d'escrime s'exprime en ces termes : « on va leur foutre une branlée, à ces Italiens ». Puis plus tard, après leur victoire, « la rouste qu'on leur a foutue ! » Nul doute que les Italiens, s'ils avaient battu « questi maladetti Francesi » auraient usé du même vocabulaire brutal. Il ne s'agit plus de battre l'adversaire, l'ennemi donc, mais de l'abattre. Ce petit « a » change tout.

Irrespect de l'adversaire, suite. Il s'agissait de transporter des sportifs d'un lieu à un autre au moyen d'un bus. Pas de problème. Sauf qu'il y avait des sportifs arabes et des sportifs israéliens. Pas question qu'ils montassent ensemble. On a donc frété deux bus, un pour les sémites arabes, un pour les sémites d'Israël. Il a dû se greffer là-dessus un motif religieux, allez savoir ! Une bagarre d'évitée !

Irrespect, ter. Un judoka égyptien, un gros patapouf, catégorie 100 kilos, a refusé, à l'issue d'un match qu'il a perdu, de serrer la main de son adversaire, faut dire que celui-ci était juif. Il refusa également la révérence de fin de match, laquelle est traditionnelle dans les arts martiaux japonais et fut rappelé pour cela par l'arbitre de la rencontre. Vraiment un homme d'une exquise politesse.

Pour le fair-play, faudra également repasser. Dans les épreuves cyclistes, des petits marioles munissent leur vélo d'un petit moteur électrique difficilement détectable qui les aide dans les montées et leur assure un supériorité sur ceux qui se contentent des muscles du mollet. C'est le progrès, ma brav' dame.

Quant à accepter loyalement la défaite, pas question. Notre énergumène égyptien a dû subir les imprécations de sa presse : pour avoir perdu contre un Juif, il était traître à la Nation, un deuil de trois jours était presque à l'ordre du jour. Ce que les sportifs, tous, n'ont pas compris c'est cette chose pourtant évidente : dans une compétition, s'il y en a un qui gagne, il y en a aussi un qui perd. C'est la logique même. Avec l'appui d'une presse sans retenue, cette logique n'a pas cours : on doit gagner, c'est écrit dans le ciel. Et si on perd malgré tous les pronostics, on incrimine l'arbitre, le dopage éhonté du concurrent, l'hostilité du public, jamais la supériorité de l'adversaire. Il était pourtant juste un petit peu meilleur !

Visuellement, il y a de bonnes choses dans ces Jeux. Soit cette photo, il faut regarder uniquement la partie droite, pas la mémé de gauche en tenue de Laponne frileuse :

 BeachVolleyRio.jpg

Bon, question sport, nous somme désormais tranquilles jusqu'à l'an prochain. Sauf en octobre encore : Sport-Handicap organise les championnats de pétanque pour gauchers. Mais je crois que c'est tout. Bonne année si on ne se revoit pas.

 


Fair-play peut aussi s'écrire, on vient de le voir, fer plaie.

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