15/09/2016

HANI HONNI

Lors d'une conversation avec mon ami Christian Macherel, nous nous sommes trouvés en totale identité de vue. Je ne trouvais donc pas utile que je me décarcassasse à écrire un texte qu'un autre pouvait écrire aussi bien (je ne dis pas mieux, j'ai ma fierté). Je lui cède donc ma place.

Cette hospitalité a une raison. Mon ami, naïf comme pas deux, s'était fendu d'un commentaire à un blog de Hani Ramadan. N'ayant pas un nom à consonance arabe, il n'avait aucune chance de publication. Voici donc ce qu'il avait osé écrire.

 

Hani Ramadan ne manque pas de culot, on le sait depuis longtemps. Et lorsqu’on répond par un commentaire pertinent à l’un de ses blogs, par ailleurs tous de propagande, il ne vous publie pas. Seuls les internautes qui lui lèchent les babouches, et éventuellement les pro-burqa Ada Mara et Sandrine Salerno, passeront sa censure.

Dans un de ses derniers textes, il demande l’interdiction des partis extrémistes en Europe, le FN par exemple. On veut bien. Mais qu’est-ce que l’extrémisme ? En gros, c’est un package idéologico-politique violent fondé sur des concepts comme la race, la religion, la suprématie de telle ou telle appartenance, le déni des droits humains, la terreur voire la mort comme valeur ultime, la barbarie. Le NSDAP et les bolcheviques par exemple.

L’extrémisme donc, les démocraties doivent s’en méfier et le combattre. On est là toujours d’accord avec notre théoricien de la démocratie, en même temps promoteur de la lapidation des femmes et de la charia, et à ce titre exclu de l’enseignement public genevois, ne l’oublions pas.

Sauf que dans ce cas, il faut aussi ranger parmi les extrémismes l’islam, qui n’est pas une « religion d’amour et de paix », appellation contrôlée chère aux islamo-gauchistes, mais en son essence un projet politique de conquête globale.

À titre d’exemple et afin de montrer la faiblesse des démocraties occidentales, Hani Ramadan fait référence dans son blog, et à juste titre, aux années 1930 et à Hitler : que ne l’a-t-on arrêté plus tôt, on a fermé les yeux et laissé faire, Munich, l’Anschluss, les Sudètes, vous connaissez la suite de l’enchaînement et le résultat final de la barbarie nazie. Nous n’avons rien appris de l’Histoire, nous explique le « Docteur ».

Eh bien justement, l’Histoire nous apprend quelque chose d’intéressant.

Grand mufti de Jérusalem dès 1921, et dès lors autorité islamique suprême, Amin al-Husseini (1897-1974) fut l’un des plus solides alliés d’Hitler et un ami personnel d’Adolf, puis de Himmler, qu’il admirait.

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Il est en relation constante avec Hitler dès 1933. Il s’installe à Berlin début 41 et la première rencontre avec le Führer à la chancellerie date du 28 novembre 41. Il fonde l’Institut central islamique de Berlin dont le but est de promouvoir le nazisme auprès des pays arabes, ses services sont financés par le ministère de Ribbentrop et la SS, il anime des émissions de propagande nazie sur Radio-Berlin en arabe. À Berlin c’est une star qui conseille plusieurs dirigeants nazis sur les possibles modalités de l’extermination des Juifs. Il déclare : « Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, dans l’affirmation de la valeur du combat, de la fraternité des armes, dans la prééminence du chef, dans l’idéal de l’ordre absolu. » Al-Husseini participe à la création de la division SS Handschar en Bosnie, formée de combattants musulmans. Il est chargé de la formation idéologique des soldats d’Hitler et de Dieu : pour lui, le Führer et Allah, c’est la même chose. Début 42 il est fou de joie quand il apprend par Eichmann le principe général de la solution finale. Début 46, il fuit l’Allemagne et gagne la Suisse à bord d’un avion allemand, qui le livre à la France en vue de son procès, prévu à Nuremberg. Comme Eichmann, il s’échappe sous une fausse identité et rejoint Le Caire en mai 46. Plus tard, il deviendra le héros et le mentor d’Arafat. Brillant parcours.

Tout comme son frère Tariq, Hani Ramadan peut se réclamer du grand mufti par l’intermédiaire de son grand-père, Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans : dès 1927 al–Husseini collabore de près avec al-Banna, et, en 1947, grâce à son passé de dirigeant arabe nazi, al-Husseini est nommé adjoint d’al-Banna et chef des Frères musulmans en Palestine.

L’Histoire les rattrape et les réunit tous. On ne répétera jamais assez l’importance de ces liens. Car dès qu’on les connaît, on décode facilement le discours masqué des Ramadan Brothers.

De nombreux historiens ont étudié cette page peu connue de l’islam dans ce qu’il a de plus fondamental : son antisémitisme viscéral, sa valorisation absolue de la mort, sa volonté de totalité. Lisez par exemple l’excellent Matthias Küntzel (« Jihad et haine des Juifs : le lien entre islamisme et nazisme », un livre primé et préfacé par l’écrivain algérien laïc Boualem Sansal) ou encore Antoine Vitkine (« Mein Kampf, histoire d’un livre »). Vitkine nous montre que dans les pays arabo-musulmans, « Mein Kampf » reste un bestseller : et pour cause, le texte hitlérien présente des thèses qui se trouvent aussi dans le Coran. La boucle est bouclée.

 

Heil Allah, Hitleru akbar

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Commentaires

Et aujourd'hui dans 24 heures, une pleine page pour plaindre les jeunes musulmans vaudois. Rendez-vous compte : un gradé a osé demander à la recrue Aziz Orfia s'il pouvait lui laisser les clés du local de munition, s'il n'allait pas utiliser son arme de service, s'il est vraiment opportun de laisser les secundos faire l'armée...
Le journaliste qualifie cela de remarques blessantes, pour le moins douteuses...

On se pince devant tant de déni de réalité...

PS. A quand une initiative pour interdire aux binationaux de faire l'armée ?

Écrit par : Géo | 15/09/2016

Tout parti politique, association ou mouvement qui se réclamerait du nazisme serait immédiatement interdit. Il est par conséquent étonnant que les discours islamistes et en défense de l'islam passent la rampe.

De plus, les parallèles aux années -30 sont fréquents dans la presse et les réseaux sociaux, mais on place toujours les arabo-musulmans dans la position du juif persécuté. Alors qu'il suffit d'ouvrir les yeux et les oreilles et de faire fonctionner son cerveau pour comprendre que l'islam est dans une démarche de conquête et de suprématie. Les musulmans regrettent qu'Hitler n'ait pas pu mener son plan à terme et l'existence d'Israël leur est, évidemment, intolérable.

Mais ils sont très forts et arrivent toujours à se mettre dans la posture de la victime - comme dans cet article, également paru dans la TG, qui décrit ces trois jeunes musulmans comme étant persécutés par les méchants suisses. Ca devient franchement lassant....

Écrit par : Arnica | 15/09/2016

C'est bien à la censure qu'il impose aux autres qu'on reconnait un extrémiste et en la matière Mr Ramadan n'a pas son pareil on se demande pourquoi il mentionne que les commentaires déposés sur son blogs sont modérés tout le monde sait qu'ils sont systématiquement écartés sauf s'il s'agit de textes rédiger par des "lèches babouches".

Écrit par : norbert maendly | 15/09/2016

bof

Ou comment combattre un imbécile avec un texte idiot.

Écrit par : Bof | 15/09/2016

bof (baf, bif, bouf ?)
C'est çui qui dit qui l'est.

Écrit par : andré thomann | 16/09/2016

Bof, peut-on vous demander de préciser votre pensée extrêmement intéressante?
Si vous le pouvez.....

Écrit par : Christian Macherel | 16/09/2016

Bof pourrait-il préciser sa pensée extrêmement intéressante??

Écrit par : Christian | 20/09/2016

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