11/11/2016

UN PETIT TOUR À WINTERTHOUR ?

Le peuple suisse, dans sa grande sagesse (je sais de quoi je parle, j'en fais partie) avait décrété qu'il n'aurait pas de nouveaux minarets en Suisse, histoire de ne pas gâter le paysage. Mais on laissait aux musulmans les mosquées où ils pouvaient batifoler à leur aise. On s'est cependant aperçu que les mosquées n'étaient pas toujours des lieux fréquentables, même pour les croyants de ce culte. Nos autorités, dont on peut penser qu'elles n'ont pas lu le Coran, sont trop occupées ailleurs, n'ont pas eu l'idée de faire écouter ce qui se prêche dans les mosquées. Il est vrai que dans les pays où les musulmans sont minoritaires, les imams s'abstiennent de mettre le paquet et s'efforcent de faire profil bas. Ils n'en reste pas moins qu'ils s'appuient sur ce Coran qui dit qu'ils faut égorger les mécréants (S.2, v. 121 par exemple), ce qui fait de nos autorités justement des victimes potentielles (et moi par-dessus le marché). Dans leur benoîte ignorance, ceux qui, par une volonté du peuple local, sont à la tête de la ville de Winterthour n'ont pas jugé bon de s'occuper du problème. Comme on dit dans les buvettes prolétaires, l'islam est une religion comme une autre.

Sauf que cette fois, l'imam du lieu, oublieux des consignes, a franchi la ligne jaune. Il a prêché que ceux qui ne viendraient pas prier à la mosquée devaient être tués. D'abord, c'est intéressant, cet ukase venant d'une religion de tolérance et de paix. Ensuite, ce musulman demande qu'on tue d'autres musulmans, ce que le Coran, dont on peut raisonnablement penser que lui l'a lu, défend expressément. Je vois alors difficilement notre homme, après son décès, profiter des septante vierges promises à ceux qui ont combattu le bon combat. Allah, qui voit tout, saura opposer son veto.

Tant et si bien que la police zurichoise, dans un sursaut, est intervenue, a été fouiller dans les papiers du bonhomme et demandé la fermeture de l'établissement. A-t-elle repéré dans quelle langue cet Éthiopien proférait ses sermons. Il vient d'un pays où on parle cent (100) langues, dont aucune ne s'approche du turc ou de l'albanais, l'idiome parlé par la plupart de ses ouailles du canton de Zurich. Qui ne sont pas arabophones, lisent le Coran en traduction comme vous et moi. Comment se faisait-il comprendre ? On aimerait en savoir plus. S'est-elle aussi intéressée à la permission qu'avait cet Éthiopien de venir s'établir en Suisse ? S'agissait-il d'un réfugié fuyant les bombardements d'Addis Abeba, d'un touriste (permission de trois mois), d'un immigré venant avec ses femmes et une ribambelle d'enfants ? C'est un cas qui devrait intéresser les services de Mamie Simonetta. Mais eux aussi sont occupés ailleurs.

 


Mer verschtekt uns alles, mer säit uns nüüt.

Traduction : On nous cache tout, on nous dit rien. (Jacques Dutronc)

 


P.-S. : Un des mes anciens élèves me dit qu'il lit mes blogs à Auckland, Nouvelle-Zélande. J'ai un lecteur aux antipodes. Pardonnez-moi, mais je me suis laissé aller à un instant de fierté.

 

 

 

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Commentaires

M. Thomann, vous me réconciliez avec le genre humain. Si vous saviez le bien que ça nous fait, à nous femmes de gauche pas complètement débiles (contrairement aux élues de ces partis (socialiste et verts)), de voir qu'un homme comme vous, pas vraiment d'extrême-droite et pas vraiment ignorant de l'islam (contrairement aux précitées...) partage nos idées et ose les exprimer. Je regrette juste que l'intelligentsia ne vous lise pas (ou peut-être ne vous comprend-t-elle pas, ses neurones étant complètement sclérosées). Le jour où un journaliste d'un quotidien local arrivera à penser comme vous et osera l'exprimer, c'est promis, je fais mon « coming out ».
Je vous souhaite de vivre encore très longtemps et de garder votre esprit toujours aussi performant et libre !

Écrit par : Julie | 12/11/2016

Julie, tip-top.

Écrit par : Otto Matthik | 18/11/2016

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