17/02/2017

Y A PAS DE MIRACLES

Le législateur, dans sa sagesse (faut toujours mentionner sa sagesse) a décrété que l'âge d'obtention du permis de conduire serait dix-huit ans. Vous savez ce que c'est, avant cet âge, on a un peu la tête en l'air et on n'est pas à l'abri d'un dérapage incontrôlé. De même, l'âge auquel on peut voir un film X est le même, histoire d'éviter d'autres dérapages. Cette dernière disposition fait évidemment rigoler à l'âge d'internet accessible à tous.

Il n'empêche qu'à dix-sept ans bien sonnés, je piaffais d'impatience, mais était-ce si dramatique, l'impatience vaincue n'est-elle pas un élément du bonheur à venir ? On sait que Chalande descend dans la cheminée le vingt-quatre décembre au soir et pas le dix, on se fait une raison et on jubile d'autant mieux au terme de son attente.

Cette règle des dix-huit ans, j'aimerais la voir appliquée aussi dans un autre domaine, celui de la religion. Interdiction serait faite à tout prêcheur de s'exprimer devant un auditoire non-adulte, vérification des identités pourrait être faite à l'entrée. J'ai mes raisons : avant d'arriver à une certaine maturité, qui peut naturellement paraître à moins de dix-huit ans, de même qu'on peut confondre la pédale de l'accélérateur et celle du frein, de même on peut ne pas distinguer le vrai du faux, de ce faux que propagent les prédicateurs.

Vous me direz qu'à l'âge qu'ont les enfants de l'école primaire, on leur donne déjà quelques notions d'ordre sexuel, anatomie, physiologie, comportement éthique. Ma fille de huit ans a été soumise en son temps à ces horreurs. Il se greffe là un épisode que je vous narre. Avant que cette leçon hors norme eût lieu, les parents avaient été invités à une séance où ils devaient être assurés que rien de scabreux ne serait dit à ces têtes majoritairement blondes. Et les responsables de cette réunion leur demandèrent en fin de parcours de signer pour indiquer qu'ils étaient d'accord que leurs rejetons assistassent aux réjouissances prévues. Il s'agissait d'empêcher que les petits Malek ou Federico, les petites Conchita ou Bernadette ne fussent traumatisés à vie par les révélations qui les attendaient.

Sous l'œil goguenard de ma femme, je déclarais que je ne signais rien du tout, ma fille assisterait à ce cours comme à tous les autres et je ne voyais pas pourquoi je devais exceptionnellement donner là mon aval.

Les organisateurs de la réunion, penauds d'abord car ils obéissaient à une directive venue d'en-haut, me comprirent tout de suite et nous nous mîmes tous à rire (le propre de l'homme) de mon pied de nez à l'autorité.

Mais alors, n'y a-t-il pas contradiction, Thomann ? Pour la connaissance du sexe, c'est tout de suite, pour celle de le religion il faudrait attendre. Je réponds. Pour le sexe, il s'agit de faits, la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule est un fait, l'explication du cycle menstruel se fonde sur une réalité physiologique. La géographie des organes masculins et féminins est visible (même en braille par des petits mioches avancés pour leur âge et qui pratiquent, à l'insu des parents, le touche-pipi ; on dit aussi jouer au docteur).

Tandis que les légendes religieuses (de toutes les religions) ne sont, pardon pour le truisme, que des légendes. Je passais naguère devant le temple protestant proche de mon domicile et j'y ai vu cette affichette : Légendes bibliques proposées aux enfants, à partir de deux ans. C'est là un abus de pouvoir de la part d'adultes malintentionnés, une sorte de pédophilie mentale. Raconter la mise sur orbite de personnages du Livre, Jésus en particulier et aussi sa maman, en la faisant tenir pour vraie, c'est vouloir impressionner dans la cire molle de cerveaux encore prêts à recevoir n'importe quoi des mensonges inacceptables mais qui vont survivre à l'âge adulte. Les mêmes gamins et gamines vont croire ensuite que des murailles sont tombées au son de la trompette, que le soleil s'est arrêté pour aider les troupes d'Israël, qui ne s'appelaient pas encore Tsahal ; mieux, ou pire, ils vont accepter la fable de la résurrection de Lazare, mort pourtant depuis quatre jours et dont le cadavre empestait déjà. Il faut bien faire comprendre à ces mioches qu'il n'y a pas de résurrection qui tienne, qu'il n'y a, plus largement, pas de miracles, ils dérangeraient le déroulement immuable des processus de la nature.

Maintenant, qu'un adulte décide de croire à l'incroyable, grand mal lui fasse, mais ça doit être en toute liberté, sans pression qui lui viendrait de son enfance, donc j'insiste, pas de prêche religieux avant dix-huit ans. Et surtout pas cette torture d'apprendre des sourates par cœur à la place de la lecture, de l'écriture et du calcul bénin. Il faut protéger les enfants, et pas seulement contre les atteintes physiques.

 


Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là (Jean, XI, 39)


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Commentaires

Je souscris entièrement.

Inculquer des idées religieuses à des enfants, qui plus est en bas âge, devrait être considéré comme criminel. Car ces idées leur sont infusées par effraction de leur âme (1), tel un virus qu'on introduirait dans leur corps (2). Et ces idées, une fois installées, gangrènent petit à petit leur capacité de jugement.

Quand ce n’est pas par la circoncision (3) ou par l’excision, la violence faite aux enfants commence souvent avec le baptême (4). Toutes ces interventions, toutes ces souillures sont autant de violations inadmissibles de la sphère intime - d’autant plus inadmissibles que le bébé ne peut pas se défendre. On pourrait tout aussi bien marquer les petits enfants au fer rouge, ce ne serait pas plus dommageable pour eux et ce ne serait pas leur manquer davantage de respect. Un jour viendra où ces agressions, ces atteintes à la dignité humaine et au libre arbitre, seront réprimées par la loi au nom de la protection de la personnalité. Car il n’est pas normal qu’on continue à laisser commettre impunément des actes qui devraient être rangés, d’un point de vue religieux, dans la catégorie des péchés et, du point de vue juridique, dans la catégorie des crimes contre l’humanité. Des actes qui sont contraires à la liberté de croyance. Or, la liberté de croyance est garantie par de nombreux textes, notamment par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui protège aussi contre les traitements inhumains et dégradants. Une protection qui doit s’appliquer aux enfants aussi bien qu’aux adultes, étant entendu que la liberté de conscience et de religion des enfants ne doit pas être confondue avec la liberté de conscience et de religion de leurs parents ou des adultes qui s’occupent d’eux.

Les enfants sont influençables, malléables. Selon que l'on est né de parents chrétiens ou musulmans, on est incité à croire à d’autres histoires, contenues dans un autre livre sacré et révélées par un autre (?) Dieu à un autre prophète. Pourquoi ces histoires-ci plutôt que celles-là, pourquoi ce livre plutôt que cet autre, pourquoi Dieu plutôt qu’Allah? Au cours de l’Histoire, chrétiens et musulmans se sont livrés de terribles batailles. Des combats sanglants ont opposé catholiques et protestants. Sunnites et chiites n’en finissent pas de s’entredéchirer. Jusqu’à quand les hommes s’épuiseront-ils à mener des “guerres saintes”? Jusqu’à quand s’entretueront-ils au nom et pour l’amour de Dieu? (5) Ne pourrait-on pas soustraire les enfants à cette fatalité, leur épargner ce triste destin?

Il est urgent de libérer les enfants de cette planète d’un fardeau qui a pesé sur tant d’autres enfants avant eux, tant d’enfants qui n’avaient rien demandé, qui ont été obligés de grandir avec des oeillères et qui, une fois parvenus à l’âge adulte, ont à leur tour fait peser ce fardeau sur leurs enfants, qui n’avaient rien demandé eux non plus.

Les enfants viennent au monde innocents. Pourquoi leur infliger les affres, les sévices et les humiliations d’une religion? Il faut respecter l’innocence des enfants et cesser de les programmer et de les étouffer avec des idées religieuses (6). L’endoctrinement (7) des enfants revient à condamner les moins doués d’entre eux à l’obscurantisme et les plus doués à un long et difficile travail de déprogrammation et de reprogrammation (8) (heureusement, il existe aujourd’hui des techniques pour cela et des spécialistes pour les appliquer). Un travail qui ne pourra s’effectuer que dans la souffrance, jusqu’à ce que les enfants déflorés, s’ils atteignent un jour la maturité nécessaire sans avoir été trop souillés (certains dommages peuvent en effet s’avérer irréversibles), parviennent à exorciser leurs démons et à découvrir petit à petit leur vérité, qui est la seule vérité véritablement acceptable.
Que pense le chrétien du conditionnement des enfants musulmans? Que pense le musulman de l’endoctrinement des enfants chrétiens? Chacun pense sans doute que l’autre a tort, que l’autre commet une grave erreur en n’élevant pas ses enfants dans la vérité. Qui a raison? Pas le chrétien. Ni le musulman. Tous les deux ont tort. Ou bien, si l’on préfère (car cela revient au même), tous les deux ont raison: l’autre se trompe, l’autre est un hérétique. Peuvent-ils comprendre cela?
Ne pourraient-elles pas enfin s’abstenir, toutes ces personnes trop bien intentionnées, responsables de tant de confusion mentale, de déséquilibres et de troubles psychiques?

Le respect des enfants passe par l’abandon des fanatismes et des intégrismes de tous poils (9). Par l’abandon des dogmes et des religions.

(1) “La parole de Dieu est (...) plus incisive que n’importe quelle épée à double tranchant; elle pénètre jusqu’au plus profond de l’âme et de l’esprit, jusqu’à la moelle des os” (Hébreux 4:12; traduction partiellement reprise de la Nueva Versión Internacional).
(2) • “Les flèches du Tout-Puissant m’ont transpercé; mon âme en a bu le venin” (Job 6:4). • “La religion est à l’homme ce que le virus est à l’informatique” (Mario Jelmini, Journal).
(3) • “Puis Dieu dit à Abraham: «(...) De génération en génération, tout mâle parmi vous sera circoncis à l’âge de huit jours (...). L’incirconcis, le mâle qui n’aura pas reçu la circoncision dans sa chair, sera retranché de son peuple pour avoir violé mon alliance»” (Genèse 17:9, 17:12 et 17:14). • “Ses
disciples lui demandèrent [à Jésus]: «La circoncision est-elle utile ou pas?». Il leur répondit: «Si elle était utile, leur Père les engendrerait déjà circoncis de leur mère»” (Évangile extra-canonique de Thomas, logion 53).
(4) “Le baptême (...) imprime dans le chrétien une marque ineffaçable” («http://www.saintpaulcoeurdherault.com/index.php?option=com_content&view=article&id=93:la-confirmation&catid=41:sacrements&Itemid=75», état au 18 février 2017).
(5) “Les louanges de Dieu sont dans leur bouche et l’épée à double tranchant est dans leur main” (Psaumes 149:6).
(6) “Ils [ces hommes tarés et souillés] prennent au piège les âmes mal affermies” (II Pierre 2:14). • “Ce sont des enfants de malédiction” (II Pierre 2:14 in fine, traduction Louis Segond et Segond 21; pour sa part, la Bible du Semeur traduit avec bonheur: “Ils sont sous la malédiction divine”) .
(7) • “Jésus leur répondit: «Ma doctrine n'est pas de moi mais de celui qui m'a envoyé»” (Jean 7:16); • “Paul leur exposa sa doctrine: il leur annonça le règne de Dieu et, en s'appuyant sur la Loi de Moïse et les paroles des prophètes, il cherchait à les convaincre au sujet de Jésus” (Actes 28:23, traduction Bible du Semeur); • “La saine doctrine” (I Timothée 1:10, II Timothée 4:3, Tite 1:9 et 2:1); • “Si quelqu'un enseigne une autre doctrine et n’adhère pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à l’enseignement qui est conforme à la piété, il est enflé d'orgueil, il ne sait rien et il a la maladie des
questions oiseuses et des disputes de mots, d'où naissent l'envie, les querelles, les calomnies, les soupçons malveillants et les vaines discussions entre hommes ayant un esprit dépravé et se tenant éloignés de la vérité” (I Timothée 6:3-5; certaines traductions préfèrent “foi” ou “crainte de Dieu” à “piété”); • “Si quelqu'un vient vous trouver et n'apporte pas cette doctrine [“la doctrine de
Christ”], ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas” (II Jean 1:10; on a ici la confirmation que pour le chrétien pur et dur, aimer son prochain ne signifie rien d’autre qu’aimer les autres chrétiens; la même ouverture d’esprit règne d’ailleurs chez les juifs et chez les musulmans).
(8) Ce que Jésus appelait “naître de nouveau” ou “renaître” (cf. Jean 3:3 et 3:7). Un processus de déconversion-reconversion, en quelque sorte.
(9) Jeunesses chrétiennes, Jeunesses hitlériennes: endoctrinement. Jeunesse communiste, jeunesse islamiste: endoctrinement. “Que demande de toi l'Éternel, ton Dieu? N'est-ce pas que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies? que tu aimes et serves l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme, que tu respectes ses commandements et ses lois (...) afin d’être heureux?” (Deutéronome 10:12-13). Dieu, Allah, Hitler, Staline: même discours, mêmes promesses, même engeance. “Ne savez-vous pas qu'en vous mettant au service de quelqu'un comme des esclaves pour lui obéir, vous êtes effectivement les esclaves du maître à qui vous obéissez (...)?” (Romains 6:16; c'est Paul qui le dit).

Écrit par : Mario Jelmini | 18/02/2017

On allait mettre les cendres de ma mère au cimetière à l'endroit idoine et on avait pris le pasteur avec nous, par habitude, si vous voulez. Comme d'autres achètent des généraux, si vous voyez à quoi je pense...
On était à pied et l'ambiance aidant, je m'aventurais à parler théologie avec notre pasteur. Il me semblait avoir appris au catéchisme protestant que les réformés ne croient pas à la résurrection des corps. Ce qui était par ailleurs préférable pour ma mère, puisque d'ores et déjà réduite en cendres. Le pasteur très courroucé m'a répondu que lui en tout cas y croyait.
Abîme de perplexité...Déjà imaginer que nous allons nous retrouver dans un monde parallèle après notre mort demande une dose d'optimisme que je n'ai pas, mais alors retrouver nos corps me paraît relever du délire pur et simple. Et ce sont ces gens auxquels certains parents confient leurs enfants pour leur bourrer le crâne d'idées aussi absurdes les unes que les autres.
Je vous rejoins complétement sur les 18 ans révolus. On devrait lancer une initiative...

Écrit par : Géo | 18/02/2017

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même", poison, réellement? mieux valent les décapitations au nom du grand Allah!?

On peut ne pas croire en Dieu mais le dessin du soleil par les jeunes enfants représente le Père
avec la remarque qu'en allemand, si je ne me trompe, le soleil est féminin, soit, la Mère.
Les deux père et mère "dieu", pour un temps, en quelque sorte au cœur du jeune enfant.

Ex catéchète (protestantisme, dix ans) je ne partage pas votre sentiment. La catéchèse d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le passé, d'une part, et parce que les enfants musulmans apprennent leur idéologie religieuse de conquête territoriale et intellectuelle dès leur plus jeune âge, de l'autre.

Le christianisme (indigents, soins aux malades, écoles aux enfants des rues, bouillons populaires, etc., n'a pas charrié du tout que de l'horreur.

L'homme historique Jésus a bel et bien existé et son problème familial appelé "bâtard fils d'impure"! explique pas mal de choses tout en nous conscientisant sur la souffrance dès l'enfance notamment par l'exercice de l'empathie.

Les légendes qui sont les "légendes" si racontées le sont en tant que telles.

Les pasteurs, certains d'entre eux, se réjouissant (exactement, pourquoi!?) que des enfants de douze à quatorze ans fréquentent les lieux de l'islam... alléchants avec leurs bons goûters ou autres loukoums, beaux tapis, et j'en passe...j'ai rencontré un pasteur qui piqua, sans exagérer, une crise d'hystérie parce que m'entendant lui dire que je pensais qu'il serait bon que les enfants chrétiens avant d'aller se faire inféoder dans les centres islamiques connaissent au moins les rudiments de leur foi afin d'avoir loisir également de réaliser comment certains passages évangéliques ou bibliques disent nos situations non pas légendaires mais bien réelles et quotidiennes.
Ce pasteur réussit à me faire éjecter hors de cette activité de catéchèse non sans avoir convié une journaliste afin que la rumeur de mon renvoi se propage... (je tiens son nom à disposition de qui douterait!

Ne pas confondre les dits hommes, et femmes professionnels d'un Dieu par essence insaisissable avec la recherche de la vérité ainsi que ce qui est ou non Amour.

Il y a plus que jamais danger de judéophobie religieux en condamnant non seulement les chrétiens mais, une fois de plus les juifs soit le judéo christianisme.

Nul n'ignore la correspondance du Grand Mufti de Jérusalem aux Forces de l'Axe qui offrait soutien ardent et coopération en vue de la "solution finale" concernant les juifs.

Le christianisme, comme le judaïsme a compté et compte d'immenses scientifiques croyants chercheurs et pionniers (T. de Chardin) artistes, musiciens et comédiens qui ont formé les enfants "de rien" comprenez des rues.
Musique: messes de Mozart, Bach, Rossini, etc.

Vacances et camps
Accompagnement, suivi
Sourire non jaune mais gratuit

Idéal, don de soi... désormais, pour faire plaisir aux chefs musulmans islamistes, politiques (le"souci d'autrui" bien dérangeant, n'est-ce pas!?) ainsi que rogneux et rogneuses divers et variés n'ayant plus rien suivi de l'Eglise depuis de longues années ainsi tels Jésus en croix cloués inféodés au et par passé... idéal poison, venin!?

Place au mercantilisme, seul. Accumulation.
Banalisation signant ou accomplissant la fin d'une civilisation.
Multinationales et financiers, banquiers indifférents tant que cela ne sonne ni ne trébuche...!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/02/2017

@ l'ineffable Myriam Belakovsky.

1) "Le dessin du soleil par les jeunes enfants représente le Père avec la remarque qu'en allemand, si je ne me trompe, le soleil est féminin, soit, la Mère. Les deux père et mère "dieu", pour un temps, en quelque sorte au cœur du jeune enfant."
Ma chère enfant, il faut vous faire soigner. Pourquoi ne pas nous dire carrément que "le dessin du soleil par les jeunes enfants" représente Myriam Belakovsky? Ce serait tout aussi crédible. À moins que sur les dessins des jeunes enfants, Myriam Belakovsky ne soit représentée par la fumée qui sort de la cheminée inclinée placée sur le toit de la maison au-dessus de laquelle brille le soleil?

2) "Ce pasteur réussit à me faire éjecter hors de cette activité de catéchèse".
Comme on le comprend d'avoir pris cette mesure particulièrement judicieuse! Il y allait de la protection des jeunes enfants qui dessinent des soleils... Ce qui est plus étonnant, c'est que vous n'ayez pas encore été éjectée du blog d'André Thomann, dont la mansuétude et la miséricorde sont étonnantes si l'on considère qu'au lieu d'être fait à votre image (c'est-à-dire d'être un bon chrétien), il n'est probablement qu'un vilain agnostique, pour ne pas dire un affreux athée.

3) "L'approche, protestante, des évangiles est apparentée aux connaissances psychologiques, entre autres, de notre temps."
Encore une ineptie. Que savez-vous des connaissances psychologiques de notre temps? Ce que je constate, c'est que vous ne savez même pas lire: vous faites tout un procès à M. Thomann sans vous être rendu compte d'une chose qui crève pourtant les yeux: quand il propose que la "règle des dix-huit ans" soit appliquée dans le domaine de la religion (en prenant soin de précise qu' "interdiction serait faite à tout prêcheur de s'exprimer devant un auditoire non-adulte"), il met juifs, chrétiens et musulmans dans le même panier.

Écrit par : Mario Jelmini | 18/02/2017

@Mario Jelmini
Entièrement d'accord avec vous. Malheureusement ce qui relève de la religion relève généralement du dogme et non du savoir ou de la connaissance tels qu'ils sont à l'oeuvre dans la science, lorsqu'elle n'est pas elle-même polluée par la quête du pouvoir.
Car c'est bien la quête du pouvoir qui est à l'oeuvre dans ce que nous appelons endoctrinement et qui est présenté comme une initiation à la Vérité par tous ceux qui profitent de la soumission d'autrui.
Car, sauf à de rares exceptions, cet endoctrinement est toujours source de profits, ne serait-ce qu'aux niveaux les plus élevés des échelons hiérarchiques (ou politiques).
Il n'y a pas de pouvoir plus grand que celui qui s'exerce sur les esprits (sur les "âmes" diraient ceux qui l'exercent) et il n'y pas de meilleur moment pour l'assurer que celui de l'enfance. C'est lorsque la pâte est molle qu'on peut lui donner les formes que l'on désire.

Écrit par : Mère-Grand | 18/02/2017

Mon commentaire n'a pas encore été publié. Le sera-t-il? Que faudrait-il penser d'un tel rejet, occultation, escamotage?
Une suite: je ne vois pas pourquoi les dix-huit ans révolus pour les uns et non les autres, musulmans, qui sont imprégnés islam dès leur plus jeune âge,
Puis écoles privées de luxe poussant, avec les mosquées, France, notamment, tels des champignons partout précisément, parce que nous devons nous contenter de ce que l'on veut bien nous dire, avec quel argent?

L'approche, protestante, des évangiles est apparentée aux connaissances psychologiques, entre autres, de notre temps.
Plus rien à voir avec d'"antan" mais pour le savoir il ne faut pas se contenter des clichés habituels... je ne vois pas en quoi l'islam d'aujourd'hui améliorerait notre société puzzle composé de et pas nos mentalités.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/02/2017

Les enfants d'Internet ne sont plus ceux d'autrefois.
Les parents ont appris à lire, écrire, etc. et voyagent.
L'approche pastorale n'est plus la même (les paroissiens selon lesquels, n'étant pas moins "au courant" que les théologiens.
Pour le reste, vouloir tout supprimer, les évangiles le disent clairement: ne pas couper trop tôt afin de ne pas confondre l'ivraie avec le bon grain.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/02/2017

Hé Ho! Myriam, on se calme, vous me laissez faire mes courses? En plus, vous m'avez mal lu, j'ai bien spécifié qu'il s'agissait de toute le religions, y compris celle qui demande qu'on apprenne par coeur son livre sacré.

En fait, je publie tous les commentaires, y compris ceux qui écrivent 'je me suis promener' ou 'j'ai envie de me promené'. Je n'ai pas encore reçu de commentaire insultant, et ça, je le regrette. Cela serait bon pour mon ego.
Bien à vous,
Thomann

Écrit par : andré thomann | 18/02/2017

A chacun son ressent.

De même que pour une famille créée avec amour on assiste parfois à un reniement pour renier. comme pour le plaisir et l'on souffre.

Bon dimanche à vous, Monsieur André Thomann.
Le ton emporté mien, en vous présentant mes excuses, est le signe d'un réel scandale pour avoir connu de la religion prise en son ensemble des gens remarquables auxquels pas mal d'entre nous savent ce qu'ils doivent.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/02/2017

Enfin, à partir de Jung et d'inconscient collectif j'inviterai à chercher la signification la plus fouillée du mot égrégore...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/02/2017

@ l'ineffable Myriam Belakovsky (2e partie).

Répondant à votre invitation "à chercher la signification la plus fouillée du mot «égrégore»", je me suis d'abord mis en quête d'une définition. Voici ce qu'on peut lire sur le site «http://www.inrees.com/articles/Egregore-conscience-partagee/»:
"Un égrégore est produit par un puissant courant de pensée collective. Lorsque plusieurs personnes se focalisent ensemble sur un même objet, avec une même intensité, ils développent une énergie commune. Nous connaissons tous cet effet stimulant, éprouvé lorsque l'on partage avec d'autres un projet passionnant ou un moment fort. L'activité concentrée rassemble les intentions de chacun en une conscience collective, qui semble porter le groupe."

Ainsi:
• lorsqu'Adolf Hitler haranguait les foules en délire, on était en plein égrégore;
• lorsque des supporters fanatiques hurlent autour d'un stade de football ou d'une patinoire en faveur de leur équipe favorite tout en huant l'équipe adverse, on est plein égrégore;
• lorsque des musulmans se réunissent dans une mosquée pour prier, on est en plein égrégore;
• le groupe «État islamique» (Daesh pour les intimes) constitue lui aussi un égrégore.

Le terme «égrégore» appartient à la même famille que celui de «grégaire»; tous deux proviennent du latin greg/gregis, qui peut avoir les significations suivantes: troupe, bande, groupe, troupeau. "L'instinct grégaire est une tendance instinctive qui pousse des individus d'une même espèce à se rassembler et à adopter un même comportement" (http://www.cnrtl.fr/definition/grégaire). Les nazis faisaient partie d'une "bande", d'une "clique", d'un "troupeau". Les supporters fanatiques se rassemblent en "troupes" pour goûter à l'ivresse de l'égrégore. Les apôtres, qu'il s'agisse des douze ou des septante (cf. Luc 10:1), formaient eux aussi un "groupe".

Jésus l'a affirmé en Jean 10:11 et 10:14 in initio [ou 10:13 in fine , selon les versions]: “Je suis le bon berger”. Ainsi, les chrétiens constituent un troupeau de moutons sous la houlette d'un soi-disant bon berger. Ce n'est pas pour rien que dans le christianisme, on parle d' «ouailles»: ce mot vient du latin «ovis», qui signifie «brebis». “«Vous, mes brebis, brebis de mon pâturage, vous êtes des hommes; moi, je suis votre Dieu» dit le Seigneur, l’Éternel” (Ézéchiel 34:31). “Ainsi parle l’Éternel, mon Dieu: «Pais les brebis destinées à la boucherie!»” (Zacharie 11:4; au gré des traductions, on trouve “à l’abattoir” ou “au carnage” au lieu de “à la boucherie”). “Il [le berger suscité par l’Éternel, c'est-à-dire Jésus pour les chrétiens et Mahomet pour les musulmans] mangera la viande des [brebis les] plus grasses” (Zacharie 11:16).

Si le berger prend soin de ses brebis, c’est pour pouvoir ensuite les tondre et tirer profit de leur laine, les traire et tirer profit de leur lait (lire le commentaire de Mère-Grand ci-dessus). De plus, il n’est pas rare qu’entre tonte et traite, il profite encore d’elles pour assouvir sa libido. Et que leur arrive-t-il, en fin de compte, à ces tendres brebis? Elles sont menées à l’abattoir, puis découpées en morceaux. Car le sort des brebis, c’est de servir de pitance. Il était bien naïf, le mouton qui disait à son berger: “Ta houlette et ton bâton me rassurent” (Psaumes 23:4).

Pour ma part, chère Mme Belakovsky, je refuse de faire partie de ce troupeau-là.

Écrit par : Mario Jelmini | 18/02/2017

"En fait, je publie tous les commentaires"
Vraiment?

Écrit par : Charles | 18/02/2017

Je crois pouvoir répondre oui à votre question. Bon,entendons-nous, il y a des commentaires écrits dans un tel charabia que les lecteurs se demanderaient pourquoi je les publie. Et lorsqu'un commentaire se réduit au seul mot 'bof', je laisse son auteur planer dans les hauteurs où cet intellectuel paraît se sentir à l'aise. Et puis, il peut y avoir de ma part une erreur de manipulation de la machine, je ne maîtrise pas tout.
Mais si, comme votre commentaire semble le suggérer, vous aviez été victime d'un ostracisme de ma part, je vous saurais gré de m'en parler, cela sur mon e-mail personnel ( visible en haut à droite), mais alors en déclinant votre identité, étant entendu que votre prénom-pseudo continuerait à paraître après vos commentaires, le cas échéant.
Bien à vous, Thomann

Écrit par : andre thomann | 18/02/2017

"Interdiction serait faite à tout prêcheur de s'exprimer devant un auditoire non-adulte, vérification des identités pourrait être faite à l'entrée."
J'ajouterai: il devrait être interdit aux prêtres d'utiliser des enfants de choeur.
N'est-ce pas, Père Joël, vous qui reconnaissez aujourd'hui avoir abusé sexuellement des préados sur quatre décennies?
(lire «http://www.lematin.ch/suisse/face-pretre-pedophile/story/16284422»).

À ce sujet, l'une des (nombreuses) victimes du Père Joël a déclaré:
- "À 9 ans, j’étais enfant de chœur à la cathédrale de Fribourg. Un jour, le Père Joël est venu y célébrer une messe. Après, il m’a invité à venir chez lui admirer un merle dressé à parler. Ma grand-maman, tout honorée que j’aie l’affection d’un religieux, a accepté. Une fois dans sa chambre, il m’a demandé de lui «sucer le zizi»… C’était le début de quatre ans d’enfer. Je suis sorti de là cassé." («http://www.lematin.ch/suisse/pretre-violeur-j-garde-foi/story/23243654»).
- "Tout en officiant comme servant de messe, je savais que j'allais être violé après la célébration" («https://www.rts.ch/info/regions/fribourg/8382038-viole-durant-des-annees-par-un-pretre-un-fribourgeois-pardonne-et-temoigne.html»).

Le comportement de ce prêtre correspond sans doute à ce que Myriam Belakovsky appelle
"Accompagnement, suivi.
Sourire non jaune mais gratuit.
Idéal, don de soi...".

Voilà ce qu'elle est devenue, “cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable” (Éphésiens 5:27) dont rêvait l’apôtre Paul.

Et le cas du père Joël est loin d'être isolé. On pourrait citer des milliers de cas analogues. Au point qu'il n’est pas exagéré d’écrire que le clergé catholique est un nid de pédophiles ou, si l’on préfère, un repaire de pervers. Papophilie et pédophilie y font si bon ménage qu’on se laisserait facilement aller, en parodiant Sully, à les considérer comme les deux mamelles du Saint-Siège.

Écrit par : Mario Jelmini | 18/02/2017

Nous, dans nos montagnes, on disait "jouer à papa-maman". Le docteur, on ne le voyait pas souvent. Les souris des champs sont parfois plus dégourdies que les souris des villes, peut-être.
Par ailleurs, il me semble qu'un touche-pipi, c'est, en prison, un gars qui s'est intéressé de trop près à des petites filles.
Sur le fond, j'ai longtemps pensé qu'une éducation religieuse comme celle que j'ai reçue, était au moins utile pour inculquer la notion du bien et du mal. Ensuite, on fait soi-même ses choix, toute la vie durant.

Écrit par : Madelaine | 18/02/2017

Vous savez lire entre les lignes, même quand il n'y en a qu'une.
Deux ou trois fois mon commentaire n'est pas apparu. Je vous aime bien. Vos billets, votre style. Ostracisme? Tout de suite les gros mots. Disons malencontreux concours de circonstances ou les mystères d'internet. Je n'en fais pas un plat et je suis rassuré. Pour une prochaine fois.

Écrit par : Charles | 19/02/2017

Avez-vous pensé à la télévision? Les émissions religieuse devraient être classées X (-18)! Avez-vous remarqué que films avec violence sont classés (-10) alors que ceux avec des scènes suggestives de couples sont classés (-12). Je vous laisse en tirer les conclusions qui s'imposent.

Sans éducation religieuse, point de religion. C'est l'évidence même.

Écrit par : Charles | 19/02/2017

Mon cher André,

Tu appelles donc de tes voeux une police des spiritualités ? C'est bien ça ? Vois-tu, il me souvient d'une sript-girl de la TSR qui vient me demander "les derniers mots" de ma présentation "in" à la caméra. Comme tu le sais puisque nous avons bossé ensemble dans les mêmes studios à l'époque du noir-blanc, ces "derniers mots" permettaient aux scriptes de lancer le télécinéma DOUZE secondes avant que le présentateur ne termine sa tirade. Ce délai était nécessaire pour que ledit télécinéma stabilise sa vitesse de rotation. Lorsqu'on lançait un magnétoscope, ce délai était porté à VINGT-QUATRE secondes... !

Je fournis donc mes dernière phrase de ma tirade à ma scripte, du style: " Ce défilé d'animaux sauvages sur la voie publique ressemble fort à une Arche de Noé à la déroute"

Ma scripte ouvre des yeux en boules de loto.

- Ca veut dire quoi ton arche de truc ?

- T'as jamais entendu parler de l'Arche de Noé ? C'est dans l'Ancien Testament de la Bible, livre de culture par excellence !

-Non, chez nous , on était tous athées !

- Tu veux que je te file une de mes Bibles !

- Non merci. Pas le temps de lire !

Mon interlocutrice avait la quarantaine.

A six ans, grâce à l'Ecole du dimanche, je connaissais l'Arche de Noé et bien d'autres récits qui fondent notre civilisation judeo-chrétienne.

Écrit par : Jacques-Andre WIDMER | 19/02/2017

Il est des fautes de frappe qui permettent d'en apprendre beaucoup sur la personnalité de leur auteur. Par exemple, quand quelqu'un écrit «sript-girl» (ligne 2), c'est sans doute qu'il voulait écrire «script-girl» mais qu'il pensait «strip-girl»...
Vous ne vouliez "pas passer pour un vieillard libidineux" mais vous vous trahissez...

Écrit par : Mario Jelmini | 20/02/2017

l'arche de Noé, je connais, bien qu'étant athée comme ta petite dame. Elle fait partie de cette amusante imagerie que nous ont transmis les textes sacrés, Coran compris. Mais mon reproche, c'est de faire passer cette légende pour vraie, et quand j'apprends qu'il y a des expéditions qui vont explorer le mont Ararat pour essayer de trouver les restes de l'arche (et même d'affirmer qu'ils les ont trouvés!), je me dis que la crédulité de certains est sans limites et qu'il importe de ne pas la faire partager à des petits mômes. Sans compter que si il y avait vraiment eu une arche telle que la Genèse la décrit, on pourrait reprocher à Noé, qui était un pochtron notoire, de n'avoir pas fait un tri préalable et d'avoir introduit dans son rafiot un couple de morpions, de vers solitaires (qui feront ensuite chambre à part) et surtout le verrat et la truie qui vont ensuite être déclarés impurs par deux des monothéismes. C'était vraiment pas malin.

Je connais aussi, il faut bien que Genèse se passe, la lamentable histoire d'Adam et Eve, chassés de leur Club Med et qu'on essaye également de faire passer pour vraie. Dans certains états des U.S.A., le créationnisme est une branche soit à option, soit carrément obligatoire. C'est faire bon marché de la découverte par des archéologues, des vrais, des ossements de Lucy, qui datent de bien avant la Création biblique du monde, Lucy, la petite sauvageonne africaine qui grimpait aux arbres, se nourrissait de baies et qui était notre mémé à tous.

J'en reste à l'interdiction de la propagation de billevesées à des cerveaux point encore aptes à distinguer le faux du vrai.
Bien à toi, Thomann

Écrit par : andre thomann | 20/02/2017

"bien d'autres récits qui fondent notre civilisation judeo-chrétienne." Notre civilisation judéo-chrétienne qui doit à peu près tout à la civilisation gréco-romaine...
Vous voyez bien que l'éducation et l'endoctrinement manipulent les esprits faibles...

Écrit par : Géo | 20/02/2017

Bien vu, libido bidou...

On va voir comment mon ami Widmer va se tirer de là.

Écrit par : andre.thomann | 20/02/2017

A quel moment l'animal passa-t-il l'animal l'homme et la femme ayant passé de doux moments en période de rut regrettèrent-ils d'avoir à attendre la prochaine saison pour... remettre ça?

Lorsqu'il enfreignirent, pour la première fois, cette sorte de loi du rut... que ressentirent-ils?

Les "pas de Dieu" dans le jardin d'Eden ne disent-ils pas avec poésie, lyrisme... les battements de leurs cœurs parce qu'ayant passé outre concernant cette ancestrale loi du rut!? possible méditation à propos du passage de la GE en question.

Les moines copistes du Moyen-Age, à propos du chameau qui passera plus aisément par le trou, ou chas, d'une aiguille qu'un riche n'entrera au paradis est une faute grave... le trou de l'aiguille étant en réalité le nom d'une porte de Jérusalem ce qui aurait dû donner à lire: qu'un chameau passera plus facilement par la porte du trou d'une aiguille "un jour de marché", précisé dans le texte, qu'un riche n'entrera au royaume des cieux

ce qui est compatible avec les versets bibliques (ainsi que les "amis riches" de Jésus) qui encouragent à bien travailler, gagner mais... qu'une partie, avec indication précise du pourcentage, de la richesse revient aux pauvres (Jacques Attali, Les juifs, le monde et l'argent).
Jouissance sexuelle encouragée de même... "mais avec amour"! aurait précisé l'enseignant et psy CH nyonnais Christophe Baroni.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/02/2017

"l'arche de Noé"
Noé... tout un poème. Voyons donc qui a le plus de culture biblique et répondez à cette question, Monsieur Widmer, sans chercher la réponse sur la toile:
Pourquoi Cham a-t-il été maudit par son père? Please, pas la réponse soft, mais l'originale.
En fait ce sont les curés et les pasteurs et les témoins de Jéhovah qui ont le moins de culture biblique: ils ne savent tout simplement pas ce qu'ils lisent et quand ils lisent, il lisent avec des œillères.

"récits qui fondent notre civilisation judeo-chrétienne."
Notre civilisation s'est détachée du christianisme dans les grandes largeurs. La religion ne sert plus de légitimation dans nos sociétés et elle ne structure plus nos sociétés. Tous les "commandements" (qui sont bien antérieurs au judaïsme et au christianisme qui ne les ont jamais respectés) sont passés définitivement à la trappe. Le christianisme comme l'islam sont des religions de la mort.
En résumé, Monsieur Widmer nous dit que notre civilisation serait fondée sur le mensonge et la mort. Je pourrais être d'accord avec vous.

Écrit par : Charles | 20/02/2017

Vous vous trompez, Charles. Noé n'a pas maudit Cham, il a maudit Canaan, le fils deCham (cf. Genèse 9:20-27).

Écrit par : Mario Jelmini | 20/02/2017

"En fait, je publie tous les commentaires"
Vraiment?

Écrit par : Charles | 18/02/2017

Y compris le mien, qui répondait à JAW sur "judéo-chrétien" ?

Écrit par : Géo | 20/02/2017

Sans vouloir encombrer ce blog, mon commentaire de ce matin non encore publié juste pour gagner du temps je redis que les évangiles sont présentés comme une semence. Or lorsque l'on met en terre quelques toutes petites graines sans savoir de quoi il s'agit imagine-t-on qu'après un certain temps on verra apparaître puis pousser d'adorables fleurs ou qu'un vilain oignon cache un potentiel de tulipe!?

Je le disais aux catéchumènes 12-14 ans d'une paroisse protestante: au moment où l'on sème, la terre, si elle pouvait parler sans doute se plaindrait-elle: "Pourquoi venir la déranger, l'assommer?

De même, pour vous (aux catéchumènes, toujours) qui n'a jamais pensé qu'au lieu d'écouter ceci ou cela au caté on aimerait bien mieux s'avancer pour l'école ou s'amuser....?

Il y a des gens malheureux qui se raccrochent comme ils peuvent au peu qui leur reste comme "crispés" à une corde.
Si l'on démolit cette ombre d'espérance n'est-ce pas couper cette corde de soutien?

Fracture et mort. sans doute par extinction de la petite étoile Espérance avant tout présente à ceux qui imaginent ne pas être nés... sous une bonne étoile:
"Une bonne étoile, ou un trèfle à quatre feuilles, pour les autres, oui, pour moi, non!"

Aux yeux de tant de psys du passé comme du présent la Bible comme les évangiles.. fantastique tout en étant, "par les situations" réel puits, sources ou réservoir de savoir.

Le travail de la psychologie comme de la psychologie des profondeurs, inconscients tant individuels que collectif sinon science exacte PROCESSUS...

Pur hasard ce petit-fils de rabbin connu sous le nom de Sigmund Freud par la suite pratiquement renié par un Jung (fils de pasteur) incontournablement antisémite (lignes écrites authentifiées)?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/02/2017

Puisque tout le monde ici semble s'intéresser à l'arche de Noé, surtout les vieillards libidineux (au nombre desquels je me range incontinent...), c'est volontiers que j'apporte mon grain de sel au sujet de cette épopée.

Qui était Noé? “Homme juste et intègre parmi les hommes de son temps” (Genèse 6:9; dans le même sens: Genèse 7:1), Noé - qui “marchait avec Dieu” (Genèse 6:9 in fine) - “se mit à cultiver la terre et il planta une vigne. Il en but le vin et s’enivra, de sorte qu'il se mit tout nu sous sa tente” (Genèse 9:20-21, traduction Bible du Semeur). Destin exceptionnel que celui de Noé, qui “trouva grâce aux yeux de l’Éternel” (Genèse 6:8) et fut béni par lui (cf. Genèse 9:1). Se saouler et se mettre à poil pour se livrer à je ne sais quelle activité, est-ce là ce qu’il faut faire pour être un juste aux yeux de Dieu? Il faut croire...

Comme on le sait (cf. Genèse 7:13), Noé s'embarqua dans l'arche en compagnie de sa femme, de leurs trois fils (Sem, Cham et Japhet) et de leurs trois belle-filles.

Voici quelques précisions qui - Dieu sait pourquoi - ont été occultées dans le récit biblique.

Il s'avéra rapidement que l’insonorisation dans l'arche était très insuffisante; pas étonnant, dès lors, qu’il y régnât un boucan d’enfer, chaque animal y allant de son cri ou de son rugissement. Or, ce vacarme continuel, venant s’ajouter aux effluves pestilentielles (ah! cette puanteur), tapait sur les nerfs de la Chamova (l’épouse de Cham), qui s’en prenait à la Semova (l’épouse de Sem) – comme si celle-ci pouvait être tenue pour responsable de la situation! Il faut dire que la Semova était plus jolie que la Chamova, ce qui rendait la Chamova jalouse. D’autant plus jalouse que Cham lançait à la Semova des regards langoureux qui en disaient long sur ses sentiments à son égard. Le manège n’avait d’ailleurs pas échappé à Sem, qui aurait sans doute fini par fracasser la tête de Cham (ou par l'enfermer dans la cage aux lions) si Noé n’était pas intervenu énergiquement à plusieurs reprises pour séparer les deux frères. Mais Noé ne pouvait être partout à la fois, ce d’autant plus qu’il picolait ferme (l’apparition de lait à la 3e personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe “picoler” est purement fortuite). Or, quand il avait bu, il avait pour habitude de se déshabiller et de se promener tout nu à travers l’arche (cf. Genèse 9:21), ce qui choquait énormément la Japhetova (l’épouse de Japhet), laquelle était aussi pudibonde que rondelette. Mais – c’était plus fort que lui – Noé aimait les formes rebondies et, dès qu’il était sous l’emprise de l’alcool (c’est-à-dire la plupart du temps), il poursuivait sa belle-fille de ses assiduités. Jusqu’à ce que le tonnerre se fasse entendre par la voix d’Utnapishtimova (l’épouse de Noé), que tout le monde craignait et qui ramenait l’ordre pour un temps.

En allemand, cul se dit Arsch. De toute évidence, le mot français arche et le mot allemand Arsch, qui se prononcent de la même façon, sont apparentés. À partir de là, d’éminents germanistes avancent l'explication suivante quant aux raisons qui auraient poussé Noé à se dévêtir et à se balader cul nu dans l'arche. En résumé, selon ces spécialistes, l’histoire de l’arche ne serait rien d’autre qu’une histoire de cul:

1°) Noé aurait niqué ses trois belles-filles (certes, Lévitique 18:15 prévoit: “Tu ne découvriras point la nudité de ta belle-fille: c’est la femme de ton fils; tu ne découvriras donc pas sa nudité” et Lévitique 20:12 stipule: “Si un homme partage la couche de sa belle-fille, ils seront tous deux punis de mort; ils ont commis une action honteuse; leur sang retombera sur eux”, mais ces prescriptions n’ont été édictées que beaucoup plus tard, à l’époque de Moïse, lequel est supposé avoir vécu au XIIIe siècle av. INRI);

2°) chacun des fils de Noé aurait niqué ses deux belles-soeurs (certes, Lévitique 18:16 prévoit: “Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton frère” et Lévitique 18:20 dispose: “Tu n’auras pas commerce avec la femme de ton prochain: tu te souillerais ainsi avec elle”, mais ces prescriptions étaient inconnues à l’époque du déluge);

3°) les trois fils auraient commis l’inceste avec leur mère (certes Lévitique 18:7 prévoit: “Tu ne découvriras pas la nudité (...) de ta mère; c’est ta mère: tu ne découvriras pas sa nudité” mais cette prescription était inconnue au temps du déluge);

4°) tout ce beau monde aurait pratiqué la zoophilie sur une grande échelle et la construction de l’arche n’aurait été entreprise que pour leur permettre d’assouvir plus commodément leurs bas instincts, à l’abri des regards indiscrets (certes, Lévitique 18:23 prévoit: “Tu n’auras pas de rapports sexuels avec un animal pour te rendre impur avec lui” et “Une femme ne s’accouplera pas avec un animal; c’est là une abomination”; certes aussi, Exode 22:18 ou 22:19, selon la numérotation adoptée, stipule: “Quiconque s’unira à un animal sera puni de mort" [dans le même sens: Lévitique 20:15 pour ce qui concerne les hommes et 20:16 pour ce qui concerne les femmes]; mais cette législation n’était pas encore en vigueur à l’époque de Noé; en effet, ce n’est qu’à la suite de Moïse que l’on frappera d’anathème “celui qui couche avec un animal quelconque”, comme il est dit en Deutéronome 27:21).

À noter que parmi ceux qui admettent l’idée d’une arche insubmersible, certains n’écartent pas la possibilité d’un Noé devenu grand-père au moment du (ou peu après le) débarquement©. Quant à savoir qui était le père (mater semper certa, pater incertus)...

À noter aussi que les lois mosaïques ne semblent pas avoir apporté de sensibles améliorations puisque le prophète Ézéchiel décrit ainsi la situation régnant à Jérusalem au début du sixième siècle avant J.-C.: “Chacun se livre à des abominations avec la femme de son prochain, chacun se souille par l'inceste avec sa belle-fille, chacun déshonore sa soeur, fille de son père” (Ézéchiel 22:11).
Altra tempora, eidem mores.


© Pour rappel, le déluge commença “l’an 600 de la vie de Noé, au deuxième mois, le dix-septième jour du mois; ce jour-là, toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses des cieux s’ouvrirent” (Genèse 7:11). Et c’est “ce jour-là même” que Noé et sa famille, ainsi que les animaux de toutes les espèces (morpions compris) embarquèrent dans l’arche (Genèse 7:13-16). L’expédition prit fin “l’an 601 [sous-entendu: de la vie de Noé]” (Genèse 8:13), “au deuxième mois, le vingt-septième jour du mois” (Genèse 8:14). Ce jour-là, la terre étant sèche (ibid.), “Dieu parla à Noé, en disant: «Sors de l’arche, toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Fais sortir tous les animaux, de toute espèce, qui sont avec toi: oiseaux, bétail, et tous les reptiles qui rampent sur le sol; qu’ils foisonnent sur la terre, qu’ils se multiplient et deviennent nombreux sur la terre»” (Genèse 8:15-17). Et Noé, qui n’avait aucune raison de s’attarder dans l’arche, fit comme Dieu lui avait commandé (Genèse 8-19). L’enfermement dans l’arche a donc duré, très exactement, un an et 10 jours.

Que fit Noé (notre ancêtre commun) lorsque, les eaux s’étant retirées, les terres se trouvèrent suffisamment asséchées pour qu’on pût recueillir du bois sec? Il “éleva un autel à l’Éternel; puis il prit de tous les animaux purs et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l’autel” (Genèse 8:20). De sorte qu’au lieu de sept couples, il n’en demeura que six, ou six et demi en mettant les choses au mieux pour les animaux et au pire pour l’Éternel, qui aurait sans doute préféré que Noé les sacrifiât tous. Mais Dieu prit quand même son pied, ainsi qu’en atteste Genèse 8:21: “L’Éternel sentit l’agréable odeur” (“agréable odeur” peut être remplacé par “odeur suave”; traduction de la Bible du Semeur: “Le parfum apaisant du sacrifice parvint jusqu’à l’Éternel” ). Et c’est bien là l’essentiel: la noyade quasi générale ayant préludé à des réjouissances divines, elle doit être considérée comme une bénédiction et célébrée comme un heureux événement.

Une fois remis en liberté, les animaux qui n’avaient pas été sacrifiés moururent par myriades. Les herbivores en raison du triste état dans lequel se trouvait la végétation, qui tardait à repousser, et les carnivores parce que, rapidement, ils n’eurent plus rien à se mettre sous la dent. En effet, comme il n’existait que peu d’exemplaires de chaque espèce (deux chez les animaux impurs et au maximum treize chez les animaux purs, après les holocaustes rapportés en Genèse 8:20), il suffisait parfois d’une proie dévorée pour que l’espèce à laquelle elle appartenait s’éteigne et que la nourriture vienne à manquer.

Les animaux polaires, cherchant à regagner leur territoire, moururent presque tous en chemin.

Ainsi, les lois naturelles ayant repris leurs droits, de nombreuses espèces animales qui étaient parvenues, au prix de terribles privations, à survivre dans l’embarcation, périrent aussitôt le déluge terminé. De ce fait, l’opération «arche de Noé» ne fut qu’une réussite très partielle, pour ne pas dire un fiasco total.

 La grande majorité des mammifères terrestres et des oiseaux étant des animaux purs, il y eut donc plus de 10’000 spécimens à offrir en holocauste. On imagine la quantité de bois mort nécessaire et le temps que cela dut prendre. On se réjouit à l’idée que Noé et sa famille furent largement récompensés de leur peine en voyant toute cette bonne chair bien fraîche partir en fumée.
• Il est fort possible que le bois de l’arche (cèdre? pin?) ait été utilisé comme combustible pour alimenter le feu des holocaustes. Cela expliquerait pourquoi, malgré les nombreuses recherches effectuées, aucun vestige de l’arche n’a été retrouvé.
• On imagine que les valeureux spécimens choisis pour représenter leur espèce sur le bûcher, peu réjouis du sort qui leur était réservé, offrirent une résistance farouche. On pense surtout à certains poids lourds tels que les éléphants, les ours, les lions, les tigres, les loups, les crocodiles, etc. Le serpent, que l’Éternel avait maudit (cf. Genèse 3:14), chercha sans doute lui aussi à prendre la clé des champs. Quant à la multitude des oiseaux (9000 espèces), il fallut probablement leur attacher les ailes, si ce n’est les leur couper.

 Dans L’épopée de Gilgamesh, le nommé Utnapishtim - dont le rôle a été repris par Noé dans le livre de la Genèse - relate ainsi les faits qui suivirent immédiatement la sortie de l’arche: “Ayant fait sortir [les animaux] aux quatre vents, j’allai sacrifier; je répandis une offrande au sommet de la montagne [le mont Nishir]”. Et le texte de poursuivre: “Les dieux en flairent l’odeur, les dieux en flairent la bonne odeur! Les dieux se pressent comme des mouches au-dessus du sacrificateur”. Le Dieu de Moïse devait se trouver parmi eux puisque l’Ancien Testament, parlant des holocaustes ou des sacrifices d’animaux (qu’il s’agisse de taureaux, de boeufs, de vaches rousses, de veaux, de béliers, de brebis, d’agneaux, de boucs, de chèvres, de tourterelles, de pigeons ou de colombes), précise régulièrement (cf. Exode 29:18 et 29:41, Lévitique 1:9, 1:13, 1:17, 2:9, 3:5, 3:16, 4:31, 8:21, 8:28, 17:6, 23:18 et 26:31, ainsi que Nombres 15:3, 15:7, 15:10, 15:13, 15:14, 15:24, 18:17, 28:2, 28:6, 28:8, 28:13, 28:24, 28:27, 29:2, 29:6, 29:8, 29:13 et 29:36) qu’ils sont “d’une odeur agréable à l’Éternel”, “d’une odeur qui plaît à l’Éternel”. Ce brave Éternel a dû approcher l’extase olfactive le jour où “le roi Salomon et toute l’assemblée d’Israël [lui] offrirent en sacrifice tant de brebis et de boeufs qu’on ne put en évaluer le nombre” (I Rois 8:5, confirmé par II Chroniques 5:6). En revanche, il dut être bien déçu le jour où ce même Salomon n’immola, “pour le sacrifice d’actions de grâces qu’il présenta à l’Éternel” (I Rois 8:63), que “vingt-deux mille taureaux et cent vingt mille brebis” (ibid.).

 On peut juste s’étonner que Dieu ait choisi l’eau pour supprimer tant de vies alors que s’il avait bouté le feu (quelques éclairs par-ci, quelques éclairs par-là et le tour était joué)◊, il aurait pu s’en mettre plein les narines pendant un bon bout de temps. Il lui aurait suffi de rassembler Noé et sa famille sur une île, avec les animaux à préserver. L’histoire n’aurait pas été moins crédible. Mais qui se soucie de crédibilité?
◊ • “Il [le Très-Haut] tient dans sa main la foudre et lui prescrit la cible” (Job 36:32); • “Il [le Très-Haut] ne retient plus l’éclair dès que sa voix retentit” (Job 37:4); • “Car notre Dieu est aussi un feu dévorant” (Hébreux 12:29); • “(...) un feu descendit du ciel et les dévora” (Apocalypse 20:9); • “La fin des mécréants sera le Feu” (Le Coran XIII:35; dans le même sens: Le Coran III:10 et II:167; certains traducteurs préfèrent “incrédules” ou “non croyants” à “mécréants”).

 À propos de la végétation, il est intéressant de noter que Dieu l’avait créée le troisième jour (Genèse 1:11-12), soit un jour avant le soleil (Genèse 1:14-19). La charrue avant les boeufs. Les scientifiques apprécieront.

 “Le lion périt, faute de proie” (Job 4:11; confirmé par Henri Salvador quand il chante “Le lion est mort ce soir”). On peut tout de même même s’étonner qu’aucun des grands carnassiers (lions, tigres, loups, crocodiles, anacondas, etc.) ayant survécu ne se soit retourné contre Noé et sa famille pour en faire un festin...

Écrit par : Mario Jelmini | 20/02/2017

Vous blasphémez grave, Monsieur Jelmini. Alors bienvenue au Club.

Thomann

Écrit par : andre.thomann | 20/02/2017

Très honoré!

Écrit par : Mario Jelmini | 20/02/2017

Pour blasphemer aussi brillamment il faut avoir de solides connaissances des textes sacrés. Cela pourrait justifier leur existence aux yeux de certains.
Pour d'autres, moins blasphématoires, sans pour autant être prêts a se soumettre à aucune religion, ils se contentent de jouir des richesses, fussent-elles imaginaires, de ces récits, quitte à en faire des lectures plus anthropologiques, psychologiques notamment, auxquels ils se prêtent aisément.
Freud et d'autres ne s'en sont d'ailleurs pas privés, pas plus que des anthropologues comme Leach, Mary Douglas et consorts.
Parole d'athée.

Écrit par : Mère-Grand | 20/02/2017

Karl Marx (1818-1883), athée notoire, s’insurgea contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Il ne fut pas le premier: il y a près de deux mille ans, un apôtre de Jésus fustigeait déjà les riches propriétaires terriens en termes dignes de Karl Marx: “Il crie contre vous, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs” (Jacques 5:4; traduction: version synodale, huitième revision, Lausanne 1956). Cet apôtre pouvait lui-même s’appuyer sur au moins trois sources beaucoup plus anciennes:
- un commandement de la loi mosaïque ainsi formulé: “Tu n'exploiteras pas ton prochain et tu ne le voleras pas. Tu ne retiendras pas le salaire d'un ouvrier jusqu'au lendemain matin” (Lévitique 19:13; traduction Bible du Semeur),
- cet anathème du prophète: “Malheur à celui qui (...) fait travailler son prochain sans le payer,
sans lui donner son salaire” (Jérémie 22.13) et
- cette promesse donnée par l’Éternel en personne: “Je viendrai à vous en vue du jugement et m’empresserai de témoigner contre (...) ceux qui exploitent les salariés” (Malachie 3:5).

Dois-je conclure de vos deux premières phrases, Mère-Grand, que le fait d'avoir de solides connaissances en matière d'exploitation de l'homme par l'homme serait de nature à justifier l'existence de cette exploitation aux yeux de certains?

Si l’on est sensible à cette vision d'hommes exploités par d'autres hommes tout en admettant que Dieu a créé l’homme à son image, la question d’une exploitation de l’homme par Dieu se trouve automatiquement soulevée. Par contre, si l’on considère que l’homme a créé Dieu et non pas l’inverse, c’est l’exploitation de l’image de Dieu par des petits malins ensoutanés ou coiffés d’une mitre qui devrait inciter à la réflexion.
Pour ma part je rejoins les partisans de la seconde hypothèse, en faveur de laquelle de grands esprits se sont exprimés:
• “Chaque ethnie façonne ses Dieux à son image” (Xénophane, env. 570-480 av. J.-C.);
• “"Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés” (Montesquieu, Lettres Persanes, 1721);
• “Rien de plus vrai que cette parole de Voltaire: «Dieu a fait l'homme à son image, mais l'homme le lui a bien rendu»” (Guy de Maupassant, Le Horla in Contes et Nouvelles, 1887);
• “Une seule maxime peut expliquer la rigidité et l'intolérance des dogmes religieux : «Le premier jour, l'homme créa Dieu à son image»” (José Saint-Louis, psychologue québécois).

Écrit par : Mario Jelmini | 21/02/2017

Je dirai que

partant du mot ELOHIM ceux qui sont venus du ciel je passerais non pas tant par la Bible trop que par ce qui paraît de plus récent "sérieux" sur les OVNIs...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/02/2017

Monsieur Thomann, le passage de la GE que vous présentiez peut s'aborder en se demandant si, dans sa vie, il y aurait une séquence évoquant le passage en question soit que de "Dieu" il y a une interdiction, une tentation par un serpent "semeur de doute" une désobéissance (parce qu'Adam et Eve sont troublés par les propos du serpent) les conséquences. renvoyés du paradis d'Eden.
Enfant j'aurais bien voulu une petite montre ce que refusait ma grand-mère (à l'époque personne "Dieu" dans ma vie). Pour arriver à penser à autre chose j'empruntais, non volai, la montre qu'une camarade d'école laissait dans sa table (on soulevait les planches sur lesquelles on écrivait et l'on voyait à la fois ce qui nous appartenait sous notre planche comme sous celle de notre voisine de table). Comme ma camarade arrivait un peu plus tard que moi le matin je pensai que je la remettrai en place le lendemain "ni vu ni connu" et racontai à ma grand-mère (qui se déclara sceptique en me demandant de remettre cet objet là où je l'avais trouvé le lendemain matin) avoir trouvé la montre sur un mur un peu plus bas que le collège. Comme c'est exactement ce que j'avais prévu de faire nous tombâmes d'accord. Par malheur arrive une connaissance institutrice. Ma grand-mère lui raconte ce que je viens d'écrire. L'institutrice me fait avouer, traite de voleuse et met au point, avec ma mère (lapsus involontaire mère au lieu de grand-mère) pas vraiment d'accord mais, n'est-ce pas, cette personne institutrice "sait" mieux qu'elle! une "leçon qu'elle n'oubliera jamais"! Le lendemain ma grand-mère, comme à moi annoncé la veille, me conduit au poste de police de La Palud, Lausanne, petit gag mis au point la veille par l'institutrice par téléphone, et un agent me fait croire qu'il ne me mettra pas en prison le jour même mais viendra probablement ma chercher l'"un de ces prochains jours". Effroi. Mes grands-parents étaient en situation de naturalisation. Un agent vient pour des papiers, Je suis dans le jardin j'entends le portail du jardin vois l'uniforme: "on vient me chercher!" folle de terreur monte les escaliers de la villa me cacher sous mon lit.
J'abrège. Dés cet instant ma grand-mère à mon ressenti m'ayant trahie perd son pouvoir su moi. Je lis les livres interdite. Un matin oublie de remettre en place le livre en lecture qui se trouve sous le drap de mon lit, sous une couverture en laine donc en "peau de bête" (Dieu voit qu'Adam et Eve désormais ont couvert leur nudité de peau de bête.
Ma grand-mère qui trouve le livre en refaisant mon lit ne me dit rien mais ne vient plus m'embrasser le soir (j'entendais ses pas monter lentement les escaliers pour venir m'embrasser et me laissais bercer, consoler réconforter sécuriser). La fin de cet acte quasiment thérapie naturelle représente ma mise à la porte (Adam et >Eve chassés du paradis) du Jardin d'Enfance mystérieux extraordinaire chanté par Trenet...
La bibliothèque, petite, sous la fenêtre aux livres interdits pose la même question qu'à propos des fruits interdits: pourquoi sur le passage d'Adam et Eve/pourquoi la fenêtre "sous mes yeux sans cesse" dès que je m'approche de la fenêtre. Arbres, donc, bois des troncs du paradis/bois de la bibliothèque avec feuillage dans le jardin vu depuis ma fenêtre.
L'institutrice en l'occurrence "serpent semeur de doute": "elle a volé!"! ma grand-mère se laissant influencer en acceptant la sanction m'a, à mon ressenti, trompée trahie tel sentiment d'Adam et d'Eve par les révélations du serpent sur Dieu: Adam et Eve par lui à leur ressenti trompé, trahis.
Blessure. J'ai travaillé et ne suis pas en recherche de soins mais Monsieur Thomann, vous-même et les lecteurs formant une communauté s'il y avait soin ce ne serait pas en privé, avec une guérison, mais bien chamanisme (Jésus nous invitant toujours à nous entendre renvoyés en nous-mêmes... avec semblable abréaction qu'en psychanalyse (Lévy-Strauss)
La fin du bonsoir que ma grand-mère m'apportait ma sortie, comme expliqué, d'un (Eden) jardin extraordinaire... Le livre racontait les exploits au lit d'une jeune femme future avocate au matin pratiquant l'auto érotisme soit se masturbant (de même qu'il a toujours été donné à entendre que le péché (Jean Paul II prononçait péché "péchai"!) d'Adam et d'Eve aurait été à ranger au rayon de la sexualité.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/02/2017

"Vous vous trompez, Charles. Noé n'a pas maudit Cham, il a maudit Canaan, le fils deCham (cf. Genèse 9:20-27)."
Oui et non. En fait le texte a été lourdement trafiqué. Vous ne le saviez pas?
Relisez-le et vous comprendrez.
Je réitère ma question:
Pourquoi Cham a-t-il été maudit par son père?

Écrit par : Charles | 22/02/2017

En approfondissant GE, toujours: Dieu est un chef d'entreprise. Le serpent, son bras droit qui voit d'un fort mauvais œil l'intérêt que Dieu porte à Adam qu'il "a sorti de rien" avec sa compagne Eve. Comment les faire vider sinon en trouvant le moyen de leur faire faire, en semant le doute, exactement ce que le chef d'entreprise leur a interdit?

Je prolonge, après avoir longuement étudié la tragédie à propos de la montre empruntée abordant l'institutrice autrefois adoptée par un couple. La petite fille plait au couple tout particulièrement à celui que l'institutrice appelle "oncle" lui-même, juge, intransigeant quant à la droiture. La fillette, comme expliqué, n'a pas volé mais a menti: la montre trouvée sur un mur"! L'institutrice qui n'apprécie pas l'affection que son oncle voue à l'enfant que pourrait-elle imaginer? Chez son oncle et sa tante, un jour l'air préoccupé Lucette, que se passe-t-il.
"Lucette" sait qu'il ne faut pas qu'elle dénonce l'enfant car l'oncle, juge, et qui la connaît bien, percerait le pourquoi d'une dénonciation.

"Ce n'est rien, juste un peu inquiète au sujet de Myriam qui a... menti!" Le juge dresse l'oreille...
J'abrége: suite à l'inquiétude d'une telle Marraine institutrice je ne fus plus jamais invitée et ne revis plus les... qui m'aimaient bien

GE ainsi abordée (mais pour quelques versets un rabbin trouve trente interprétations) introduit à la psychologie de la motivation (de l'institutrice) NON à un film qui se passe non en Israël d'alors mais au Japon tel SILENCE

Écrit par : Myriam Belakovsky | 22/02/2017

Ces discussions sont très stimulantes. Puisque je vois que tout le monde partage ces idées, je conseille la lecture d'un livre qui vient de sortir: "L'horreur religieuse" de Joseph Macé-Scaron, ça fait du bien de ne pas se sentir seul devant la déferlante contemporaine de la bien-pensance. Macé-Scaron est dans la ligne des Russell, Onfray, Comte-Sponville.

Écrit par : Christian | 24/02/2017

"Onfray, Comte-Sponville"
Misère! Un graphomane nietzschéen qui n'a rien compris à Nietzsche et se prétend athée-chrétien ou chrétien-athée (peu importe) et l'autre qui traite d'imbécile ceux qui savent que Dieu n'existe pas.
L'idée de l'absence de dieux n'a pas besoin de militants. Il suffit de ridiculiser les superstitions en dévoilant leurs racines et objectifs et de montrer tous les crimes commis en leurs noms.
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Écrit par : Charles | 24/02/2017

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