25/03/2017

LE PLEURNICHEUR

Voilà mé que Hani Ramadan (Achère pour ceux qui m'ont suivi, ça n'est pas péjoratif mais ça simplifie, Georges Rémi signait les albums de Tintin Hergé selon le même système), Achère donc se trouve en difficulté et le fait savoir : on l'empêche, dans certaines municipalités françaises de prendre la parole. Il y projetait une de ces interminables (il sait pas faire court) et soporifiques homélies. Et lui de s'indigner. Comment dans le pays par excellence des Droits de l'homme peut-on empêcher quelqu'un de s'exprimer, où est la liberté de religion, d'expression, de pensée ?

La réponse à ces questions est toute simple. Sous couvert de religion auquel ils sont nombreux à se faire prendre, l'islam est un système de conquête analogue au communisme (l'Internationale sera le genre humain) au nazisme (Deutschland über alles) qui ne sera repu que lorsque la planète entière sera conquise (II, 193 ... et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit à Allah seul).

Dès lors l'islam ne saurait profiter d'une quelconque immunité que lui conférerait un statut de religion. Je trouve par parenthèse qu'on est trop bienveillant à l'égard de toutes les religions et qu'un coup de balai ne serait pas de trop, dans le domaine notamment du lavage des cerveaux des plus jeunes. Il y a des superstitions à bannir. Nous n'avons pas à protéger l'islam, nous avons à nous en protéger. Si des musulmans veulent continuer à faire ablutions, ramadan et pèlerinage, grand mal leur fasse, mais dans une discrétion totale. Comme c'est, on s'en félicite, le cas des deux autres monothéismes. Mais ils voudront bien ne rien nous imposer.

Surtout, ils voudront bien nous laisser nous exprimer, Achère le premier, et qu'ils ne viennent pas nous les hacher menu avec des histoires de blasphèmes. Le blasphème n'est possible que pour les croyants d'une religion, avec les punitions prévues, repentance, excommunication, voire bûcher. Pour le non-croyant, ça s'appelle critique et c'est parfaitement admis. Et pour l'islam, il y a justement beaucoup à critiquer. Quand Achère se plaint qu'on l'empêche de s'exprimer en public, il feint d'oublier que l'islam est justement cette religion qui n'admet aucune critique, aucune caricature, aucune mise en cause. Les 'savants'* y veillent. En islam, il n'y a qu'une pensée. Alors son indignation ne vaut pas grand chose.

Pour tout vous dire, votre religion avec sa liturgie grotesque, par exemple la prière en public dans une position disgracieuse, nous n'en voulons pas. Allah, dont on va admettre l'existence comme hypothèse de travail, ne la demande certainement pas. Elle est exigée par des imams pour s'assurer de la soumission du croyant. Lequel est bien bête de s'y soumettre. Et puis nous voulons voir le sourire des filles (avec réciproque !), il fait partie de notre bienheureux paysage. L'islam est sans beauté, il est fait de rictus et de hurlements, nous n'en voulons pas. Suis-je bien clair ?

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* Pour l'islam, un savant n'est pas quelqu'un comme Faraday, Humboldt ou Marie Curie, c'est celui qui décortique le Coran, en tire les enseignements et décide ce qui doit être la « ligne du parti ».

 

 


J'ai vu l'enfer surtout peuplé de femmes. (Un hadith du Prophète, de retour d'un reportage)

 

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20/03/2017

LA VALSE DES ÉTIQUETTES

Non, il ne s'agit pas ici d'épiciers supermalins ou de grandes surfaces qui voudraient nous enfumer. Je veux parler des étiquettes dont on affuble, dans un but pas toujours avouable, les hommes politiques et aussi les écrivains avec qui on n'est pas d'accord.

Il y a d'abord le positionnement des candidats à des élections. On veut nous faire croire que c'est important et précis. Oyez : il y a l'extrême-gauche, puis la gauche, le centre-gauche, le centre, le centre-droit, la droite et enfin l'extrême-droite, aussi appelée fascisme quand la bonne foi ne nous étouffe pas. Soit sept nuances possibles. On se soucie de savoir si Tartempoire est bien du centre-gauche comme il le prétend ou s'il ne pencherait pas carrément pour la gauche tout court, auquel cas il faudrait s'en méfier et lui préférer Tartempioche dont la position n'est pas ambiguë. On mesure ça sur des balances très précises, mais on a tout de même l'impression qu'on est dans les tons pastel où tout est délicieusement flou. Tout cela fait le bonheur et la crédibilité factice des politologues, qui prennent leur métier très au sérieux. Mais les blogueurs dans mon genre ont tendance à rigoler.

Mais où ça ne rigole plus, c'est lorsque du jugement qualitatif et somme toute inoffensif on passe à l'étiquette invective. Mon voisin blogueur Pascal Décaillet fait justement remarquer que le mot populiste, mot parfaitement honorable (et qui a donné son nom à un prix littéraire, le prix du roman populiste) est devenu péjoratif en peu de temps, à telle enseigne qu'une votation populaire, le terme officiel, devient populiste quand elle déplaît à certains. Dès lors, celui qui soutient certaines positions, on le traite de 'tribun populiste', et on a le droit de le comparer carrément à Hitler. C'est ce qui est arrivé récemment à Robert Ménard. Un énergumène, s'affublant du titre d'humoriste, a voulu le prénommer Adolphe. Indigné à juste titre, Ménard quitte le plateau sous les quolibets des politiquement corrects.

L'insulte suprême, celle qui devrait tuer, c'est dire que tel opposant, tel ennemi, est affligé d'un ego surdimensionné. Ménard a passé par là, évidemment. Mais aussi mon philosophe préféré, Michel Onfray, dont on peut critiquer les positions athées, ses virulentes charges contre les monothéismes (tous les monothéismes !), mais alors on discute, on tente de le contrer au moyen d'arguments convaincants s'il y en a, mais non, on parle, là aussi, de son ego démesuré. Certes, Onfray pratique beaucoup les interviews et les plateaux de la télévision et semble y prendre plaisir. Et alors ? Dans ses interventions, Onfray ne part pas sans biscuit, ce qu'il avance est étayé de textes, d'arguments imparables. Surtout, il a le sens de l'humour, ce qui est dévastateur pour ceux qui ne l'ont pas. D'où leur jugement en porte-à-faux. Il s'en remettra.

Même chose en Suisse. Oskar Freysinger a droit à toutes les étiquettes. Un journaliste français peu au courant de l'histoire récente lui demande si son parti, l'UDC, est d'extrême-droite, mais le ton indique que la phrase, d'interrogative devient affirmative. Il faut en finir avec cette qualification douteuse : l'extrême-droite, c'est les milices armées qui soutiennent une dictature, c'est une presse muselée, c'est les camps de concentration pour les opposants au régime. Oskar Freysinger, pas plus que Marine le Pen en France, ne demandent tout ça. Quant à l'accusation de populisme, on a vu supra ce qu'elle vaut. Mais accuser quelqu'un de la rage peut faire gagner des points lors d'une élection.

On l'a aussi taxé d'arrogance, ce que je n'ai pas remarqué en écoutant ses nombreuses interviews et apparitions sur les plateaux TV. Mais c'est vrai qu'il parle haut et fort, argumente solidement, et si on n'est pas d'accord, c'est le cas d'un très proche ami, on doit l'accepter comme un débatteur valable. Il arrive même à tenir tête à Tarik Ramadan, c'est dire. L'islam ne serait pas un peu d'extrême-droite ? Ne répondez pas tous à la fois.

 


Et ma coda traditionnelle cette fois ne va pas plaire aux imams :

Vox populi, vox Dei. (Proverbe latin, ou romain)

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10/03/2017

SAUVEZ LE DIPLODOCUS

C'est le cri, rauque à l'époque, qu'on a dû entendre il y a quelques millions d'années, lorsque nos très lointains ancêtres, traînant leurs savates dans les savanes, s'aperçurent que les diplodocus étaient en voie de disparition, sans parler des brontosaures, des ptérodactyles et des tachycardus. Ces animaux, herbivores, n'étaient pas dangereux pour l'homme, sauf par leur poids, se faire marcher sur le pied par un brontosaure ou un thérapeute devait faire mal.

On voit donc que la lutte pour la préservation des espèces avait commencé très tôt. Mais faute de moyens appropriés, il n'y avait pas encore les médias qui auraient pu faire écho à cette première tentative, les diplodocus et tous les autres sauriens de grande dimension se firent rares jusqu'à disparaître un jour. Il aura fallu attendre le XXe siècle pour que le mouvement prît à la fois ampleur et efficacité, avec des militantes énergiques comme Brigitte Bardot.

On peut cependant se poser une question philosophique sur la pertinence d'une telle campagne. Les espèces, comme les civilisations, ne sont-elles pas appelées à disparaître, l'exemple ci-dessus en serait la preuve ? Dès lors n'est-il pas vain de vouloir à tout prix s'opposer à ce qui est une sorte de loi de la nature ? Des pessimistes vont jusqu'à penser que l'homme lui même, malgré Beethoven, malgré Einstein, malgré Coluche, n'est pas éternel et pourrait, pourra ? céder sa couronne de roi de la création et tout simplement ne plus exister. On en frémit.

Certes, la disparition de certaines espèces utiles serait regrettable et dans certains cas catastrophique. Sans les abeilles, pas de pollinisation et donc fin assurée des végétaux nourriciers. Mais, à une échelle plus petite que les diplodocus, la disparition des morpions irritants ne me plongerait pas dans l'angoisse, et si comme on nous l'assure (mais de son contraire aussi) les MST sont en diminution, ces petites bêtes pourraient bien devoir tirer leur révérence. Alors, bye bye, et ne revenez plus.

 

De profundis morpionibus (chanson paillarde)

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