29/04/2017

FAUT PAS NOUS INSULTER

Avant tout, il me faut citer cette phrase de Dostoïevski, c'est dans les Frères Karamazov, qui dit : Alors, si Dieu n'existe pas, tout est permis. Achère, notre théologien cantonal, version islam, embouche la même trompette. Celui qui ne croit pas en Allah, au paradis d'Allah et à la rétribution qu'Allah décidera et qui donnera accès ou non à ce paradis (sinon vous connaissez l'alternative !) cet homme (et la femme donc) se vautre dans cette vie-ci, qui ne vaut pas grand chose comparée à l'éternelle, dans le stupre et dans les excès. Il ne connaît que le vice, la gloriole, la soif des richesses, la vie confortable, le bonheur trompeur.

Je trouve ce propos insultant. L'idée que l'homme ne fait le bien (et pas le mal) que parce qu'il craint une punition dans l'au-delà donne de cette créature certes imparfaite une dimension honteuse et réductrice. L'homme, surtout celui qui ne craint pas un aléatoire Jugement Dernier, a dans un recoin de son cerveau ce qui s'appelle une conscience. Ce que les musulmans ne semblent pas avoir. Eux sont motivés par la peur. Le Coran le leur serine à chaque page : 'craignez Allah le Terrible'. Alors forcément...

Que diraient les musulmans si on leur appliquait le même opprobre en ajoutant qu'ils sont violents, qu'ils ne rêvent que plaies et bosses, qu'ils ont le culte de la mort puisqu'une vie meilleure leur est promise. Ils piqueraient la mouche, ils monteraient sur leurs grands chameaux, ils nous menaceraient.

À propos de vie meilleure, parlons un peu de ce paradis qui leur est promis. Les imams leur font miroiter des demeures dont les murs sont en or et en argent, le ciment est une substance odorante, c'est d'un kitsch ! Quant aux six douzaines de vierges, des filles totalement inexpérimentées donc, à qui il faudra tout apprendre, merci bien !

L'enfer, maintenant. Il est évident que sa description procède d'un esprit dérangé. Celui de Mahomet ? On n'ose le croire. Il a pourtant affirmé ceci : 'Nous jetterons bientôt dans le feu ceux qui ne croient pas à nos Signes. Chaque fois que leur peau sera consumée, nous leur en donnerons une autre afin qu'ils goûtent le châtiment.' (Coran IV, 56). Un verset donc sadique, et il y en a beaucoup d'autres. On n'aurait jamais dû laisser Mahomet sortir de l'asile.

Non, l'invention par les religions d'un paradis et surtout d'un enfer est une ignominie dont on se passerait. Elle remplit d'un espoir vain d'une part et d'un effroi sans limites d'autre part des humains à qui on a fait croire ces criminelles sornettes*. Dans des sites comme Islam et enfer, on contraint le musulman à y croire dur comme fer, la réalité de l'enfer ne fait aucun doute. Et sa description est précise, c'est comme si vous y étiez déjà. Ajustez dès lors votre comportement, il y va de votre éternité.

Encore ceci, pour la gourmandise, un échange entre un évêque anglican et un athée :

L'évêque :
— Si vous ne croyez pas en Dieu, je m'étonne que vous ne viviez pas dans la débauche.

L'athée :
— Parce que c'est ainsi que vous vivriez, si vous n'aviez pas la foi ?

 


*Chez les juifs, seuls les sadducéens ont résisté à cette néfaste propagande.

 

 


Salami et kumquat ! (Ma salutation athée, mais le mot paix s'y trouve.)

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22/04/2017

IL FAUT EN RÉFÉRER AU PEUPLE

C'est très exactement la définition de 'référendum'. C'est ainsi que fonctionne le système suisse qui est une démocratie et c'est étymologiquement inattaquable. En France, on planche en ce moment sur le sujet, sans trop savoir de quoi il s'agit. D'où un certain nombre de bêtises proférées. Pour les uns, qui ont vaguement entendu parler de ce qui se faisait dans un pays voisin, le nôtre donc, le référendum pourrait être un remède aux maux (et aux mots) de la France. Pour d'autres, c'est un ogre qui pourrait bouffer ce qui reste de libertés dans leur pays.

Un des arguments des adversaires, c'est que le peuple peut se tromper. Ce qui est vrai, avec cette objection immédiate qui dit que les gouvernants peuvent aussi être dans l'erreur. Alors, que le meilleur gagne ? Ce qui est vrai, c'est que mener un État est une chose délicate qui se fait à tâtons. On essaye de faire au mieux et, en général, cela ne marche pas trop mal. La perfection serait évidemment la charia, estampillée Allah, qui lui ne se trompe jamais puisqu'il est la perfection. Mais notre vanité d'humains fait que nous préférons encore nous débrouiller tout seuls.

Une autre critique dit que l'appel au peuple, c'est ouvrir la porte au populisme. En mettant tout le péjoratif possible dans ce mot devenu maudit. En Suisse, l'appellation officielle est 'votation populaire'. Mais l'adjectif est remplacé par 'populiste' lorsqu'elle déplaît à la réaction. Cette malheureuse épithète n'a pas toujours été damnée. Elle a servi par exemple à définir 'une école littéraire qui cherche dans les romans à dépeindre la vie des hommes du peuple', c'est la définition du Robert, qui ajoute encore : 'importance donnée aux couches populaires de la société (en art, en politique, etc)' sans ajouter un péj. destructeur.

Un reproche qu'on fait aux Suisses, c'est leur peu d'enthousiasme à faire usage de cet excellent système qu'est le leur. Pensez, il n'y a qu'un Suisse sur deux qui prend la peine d'aller voter dans le meilleur des cas. On est à cinquante pour cent, rarement plus. Moi, je vois le verre à moitié plein. Qu'il y ait un Suisse sur deux qui prend la peine de se pencher sur la documentation qui lui est envoyée avant chaque votation, et cela peut prendre plus d'une heure, qui réfléchit sur la décision qu'il va prendre, qui va mettre cette décision à la Poste (déplacement quelquefois par temps froid), qu'il a ainsi le sentiment d'être modestement aux commandes, je trouve ça formidable. Être dans la bonne moitié, un motif de satisfaction citoyenne.

La France est supérieure en tout, c'est son ADN qui veut ça. Le meilleur système hospitalier, le meilleur système scolaire, le meilleur code du travail – 3'000 pages, qui dit mieux ? –, sans compter qu'elle a la plus belle avenue du monde, ni le Liechtenstein ni Saint-Marin ne lui arrivent à la cheville. Cette situation glorieuse a un inconvénient, elle l'empêche, la cas échéant, de demander conseil à des pays qui ont dans certains domaines une expérience qu'elle n'a pas. C'est dommage. Ainsi, notre modeste, par comparaison, pays se ferait un plaisir de lui montrer, exemples à l'appui, comment ça fonctionne, un référendum. Et malgré notre réputation, ça serait gratuit. Offre non limitée dans le temps.


Wir wollen sein ein einzig Volk von Brüdern,
In keiner Not uns trennen und Gefahr.
(Le Serment du Grütli, dans la version de Friedrich Schiller dans le drame Wilhelm Tell, en quelque sorte l'ancêtre de la votation populaire.)

170422_Grutli.jpg

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16/04/2017

...ET ELLE EN EST FIÈRE, CETTE DONZELLE !

Cela se passait à Lausanne. Il y avait une manifestation pour montrer combien les musulmans étaient gentils, ce qui était d'ailleurs vrai, ils distribuaient des chocolats, et combien il était facile de vivre avec eux. C'était dégoulinant de bons sentiments. Une des jeunes musulmanes, copieusement voilée, ne portant donc pas une tenue vaudoise, affichait cette déclaration : je suis fière d'être musulmane. Bon, elle était musulmane parce que, on le présume, ses parents l'étaient. Mais elle serait née à Göteborg, elle serait luthérienne et fière de l'être (mais on ne sait jamais avec les Suédois), née dans le Kent, fière d'être anglicane, à Compostelle, fière d'être catholique (à moins qu'elle n'ait eu des parents « rouges »), et queue de rat et queue de rat.

C'est une fierté qui est due au hasard. Moi même, je ne suis pas fier d'être suisse, ça serait de l'arrogance, mais je suis heureux de l'être. Le destin en a décidé ainsi et c'est une chance. Je pourrais être né au Yémen, en ce moment sous les bombes musulmanes, au Venezuela, sous une inflation galopante, en Afrique, soumis à la famine et aux massacres entre tribus. Non, je suis suisse et j'apprécie. Si je suis fier, c'est à cause de quelques trucs que j'ai réussis dans ma vie, (c'est pas tout négatif), c'est aussi parce que j'ai fait avec constance mon devoir de citoyen qui mettait un bulletin dans l'urne pour que cette nom de dieu de démocratie directe fonctionne.

Pour en revenir à notre donzelle. Je me tue (à moins que ça soit déjà prévu par un jihadiste égorgeur) à renseigner les musulmans fiers-de-l'être que leur religion ne vaut pas un pet, qu'elle est l'ennemie de la liberté, de la culture telle que nous la concevons, que ses textes, mais les a-t-elle seulement lus, sont des incitations à la violence, à la conquête. Je me suis d'ailleurs toujours demandé pourquoi ceux qui prient une divinité se croient obligés de passer par une religion qui les brime et les rend stupides. Une simple prière à la maison le matin de bonne heure pour bien commencer la journée ou seulement le dimanche, mais là, attention, selon certains, c'est son jour de repos et il n'aime pas être dérangé. Selon d'autres, c'est son jour de réception. Allez vous y retrouver. Tout cela sans passer par un édifice sacré, cela devrait être suffisant pour satisfaire le Bonhomme. Ce que j'en dis...

 


Heureux ceux qui mangeront des œufs au bacon, car ils auront déjeuné. (Une Béatitude à moi, la neuvième donc.)

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