28/09/2017

CELA VIENT DE SAINT-GALL

Les autorités saint-galloises ont décrété l’interdiction du voile intégral. Elles y voient je ne sais quel danger terroriste ou quel mouvement invasif de l’islam. En réalité, il s’agit simplement de femmes qui ont une mauvaise haleine et qui mettent une étoffe sur le visage pour ne pas incommoder les passants. Vous voyez une autre explication ?

Sérieusement. Quelle idée de vouloir se cacher la trombine ! D’abord, cela n’a rien à voir avec le Coran, ni avec les hadiths (bon, je ne les connais pas tous, il y en a des tonnes), ensuite, c’est une insulte faite à autrui, ‘je te vois, tu ne me vois pas, nia nia nia’.

Le motif invoqué par ces mijaurées est le respect et l’adoration du Créateur, un certain Allah dans leur vocabulaire. Lequel Allah, tout en étant miséricordieux, le Coran nous le serine à longueur de pages, est très pointilleux sur la tenue, aussi sur ce qu’on mange et sur les heures de la prière. Faut pas se tromper.

Le problème avec l’islam, c’est qu’il n’y a pas d’autorité centrale qui dise le dogme. Il y a les docteurs de la Loi (appelés abusivement savants) rigoristes, un Hani Ramadan par exemple, qui insiste pour que les élans vers le ciel aient lieu à un moment précis, et ceux qui laissent un peu aller, très peu. Parenthèse : je me gaussais une fois sur le fait que l’heure de la prière indiquée pour toutes les villes du globe mentionne aussi le Vatican. J’avais tort de rire. Car avec leur Fanfoué en passe de devenir lui aussi commandeur des croyants, savoir exactement quand il faut prier devient indispensable même dans la ville sainte.

J’en reviens à nos mijaurées. Leur comportement n’a évidemment rien à voir avec la religion, même si elles en sont persuadées. J’y vois carrément une pathologie, apparentée à l’autisme, lequel se caractérise par une difficulté de l’apprentissage social et de la communication. C’est vrai ça, le slogan ‘vivre ensemble’ dont on nous rebat les oreilles n’est possible que s’il y a égalité. Je ne peux accepter mon semblable que si je le vois et je ne peux communiquer avec lui que si je vois ses lèvres bouger et si sa physionomie me dit quelque chose.

J’en entendais une dans une interview, elles sont (ab uno disce omnes) arrogantes par la voix et le verbe : ‘Si la loi me punit, je me moque de la loi, la démocratie pfft !’ Le ton est donné. Si sur la planète, on doit vivre ensemble avec ces anarchistes, alors moi aussi, pfft !

J’entendais aussi un imam d’Arabie déjanté qui expliquait que si les femmes étaient interdites (et incapables) de conduire*, c’est qu’elles ont un tout petit cerveau, le quart de celui de l’homme. On s’en voudrait de généraliser, mais dans le cas de nos demoiselles, ça pourrait être vrai.

 


Cachez ce voile que je ne saurais voir,
Par de pareils objets, les âmes sont blessées
Et cela fait venir de coupables pensées.
(Molière dans Tartuffe, modifié Thomann)

 


*Cela vient de changer. Allah est grand.

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22/09/2017

UNE ENFANCE MALTRAITÉE

On connaît les cas de maltraitance physique des enfants par un adulte en position de force auprès d’un enfant, grand-père, prêtre ou professeur de sport. Cela va du touche-pipi à la sodomie, sans forcément entente avec la victime. On est d’accord que ce sont là des actes critiquables, que dis-je, criminels. La loi poursuit et punit.

Mais il y a aussi grave, c’est les sévices psychologiques, surtout ceux qui ne sont pas perçus comme tels. J’explique : il y a dans l’islam une tradition calamiteuse qui incite à apprendre le Coran par cœur. Pour cela, il y a un concours, au Caire, chaque année. Un jury de barbons barbus est réuni pour entendre les compétiteurs réciter des sourates : pas les sourates entières, le temps manquerait étant donné le nombre de participants, un membre du jury donne un verset et le candidat doit ânonner la suite.

Là se présente une première aberration. Les candidats viennent de partout, du Tadjikistan, des Maldives, du Sénégal, et ils ne parlent pas arabe, la langue du Coran. Lorsqu’un membre du jury leur fait une remarque, ils n’y entravent que pouic. Mais tout cela n’est pas un obstacle, un juré déclare même que le Coran est si merveilleux qu’on peut le réciter sans le comprendre. Ce qui est une bonne chose car il contient des passages nauséabonds à ne pas soumettre à des enfants. Oui, Messieurs Ramadan, ce livre dont vous recommandez la lecture contient des passages qui demandent qu’on se bouche le nez, vous n’aviez pas remarqué ?

Ensuite, convaincre des petits mômes (dès sept ans !) de se sacrifier pour ce pensum, c’est de la maltraitance psychologique, de la cruauté envers des enfants. C’est d’ailleurs la tactique de toutes les dictatures. En Allemagne nazie, il y avait les ‘pimpf’, des enfants qu’on embrigadait dès six ans pour leur montrer les beautés du national-socialisme, ensuite il y avait les Hitler-Jugend, avec exercices de tir pour en faire de vaillants petits soldats qu’on envoyait ensuite se faire étriper joyeusement dans la boucherie de Stalingrad.

Dans le cas qui nous occupe ici, les candidats sont aussi tout joyeux de participer à ce concours qui va, s’ils sont vainqueurs, les auréoler de prestige. Le petit Tadjik qui a fait un sans-faute devient une sorte de héros, un exemple pour tous les Mahomet-Jugend présents et à venir.

Sauf qu’il y a un bémol après tous ces dièses, notre loupiot ne sait ni lire ni écrire dans sa langue maternelle. Le temps qu’il aura passé à mémoriser ce maudit kitab aurait peut-être été mieux employé à l’acquisition d’une formation de base. Avec un chouïa d’arithmétique également. Ce qu’on fait en Occident, souvent critiqué, dès l’école primaire. Pauvre gosse !

 


Much may be made of a Scotsman if he be caught young. (Samuel Johnson).

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16/09/2017

C’EST FAIT, ILS LES ONT, CHAMPAGNE !

Ils, les Parisiens, auront leurs Jeux Olympiques en 2024. À l’annonce, pendant quelques heures, la France ne fut qu’enthousiasme, euphorie et liesse. Sauf quelques teigneux qui se demandaient si dans un pays perclus de dettes et au déficit monstrueux, il était judicieux d’ajouter une somme budgétée 7 milliards (qui seront évidemment dépassés) pour se payer ce jouet pour gosses de riches. En Suisse nous avons aussi des teigneux, ces habitants des Grisons, ces traîtres à la Patrie, qui ont voté pour dire que les J.O., ils n’en voulaient pas chez eux, laissant au Valais et à Berne le privilège d’un endettement.

On le sait, les J.O. coûtent bonbon. On (‘il’ en fait) a dépensé des sommes énormes pour Sotchi, Albertville a mis longtemps pour panser ses plaies. Montréal de même. Des stades gigantesques sont construits, des pistes, des piscines, qui ensuite ne servent plus à rien. Il ne reste plus qu’un prestige éphémère. Tout cela souvent pour la gloriole de magistrats qui marchent au ‘panem et circenses’, souvent en oubliant le pain.

La cause de ces débâcles dont peu de villes organisatrices sont exemptes, c’est le gigantisme. Au départ l’idée de Coubertin de recréer les jeux de la Grèce antique était séduisante. Des compétitions athlétiques, course et lancer, sympa ! On pouvait y ajouter des sports nautiques, natation et aviron, pourquoi pas.

Mais des sports qui ont déjà une énorme visibilité, le tennis avec ses nombreux tournois, le foot, avec ses championnats du monde et d’Europe, ont voulu en être aussi, gonflant ainsi la baudruche.

Il y a également les sports régionaux, les sports intimistes. La pétanque*, cette activité rustique qui se pratique de façon tranquille, avec un verre de rosé à portée de main, vraiment je ne la vois pas devenir discipline olympique. Le billard a aussi posé sa candidature, pas encore acceptée à ce jour. Le billard, qui combine intelligence fine et habileté physique, est un sport admirable mais qui s’accommoderait mal de l’admiration des foules. Il se pratique devant des salles silencieuses qui retiennent leur souffle.

Tenez, puisqu’on est dans l’absurde, pourquoi ne pas admettre le hornuss, ce sport bizarre qui ne se joue que dans certains cantons. Il y aurait là une certitude de médaille pour la Suisse. Par forfait !

 


*On me signale qu’il se fait maintenant des boules de pétanque pour gauchers. On n’arrête pas le progrès.

 


Et pour ma coda de ce jour, une petite blague :
— Le travail est une maladie, la preuve, il y a une médecine du travail.
— Il y a aussi une médecine du sport.

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