18/11/2017

IL NOUS FERA TOUJOURS RIRE

Il, c’est l’inépuisable Hani Ramadan, Achère donc. Je persiste à dire qu’il ne faut pas l’empêcher de s’exprimer (la France est d’un avis différent), mais qu’il faut se moquer de lui, le mettre en face de ses contradictions et de ses mensonges, de se gausser de son ton sépulcral, de la longueur de ses prêches. De tous ses défauts qui font la risée des non-musulmans. Pour les musulmans, c’est vrai, c’est l’approbation totale, les rares fois où il publie un commentaire, signé d’un nom arabe.

On va donc commencer par là. Achère se répand en jérémiades (mot dérivé de Jérémie, prophète non-musulman), bon disons en lamentations (non, c’est le nom du mur où les juifs vont faire leurs simagrées, c’est encore pas ça) prenons un mot neutre, il se répand en plaintes parce que la France l’interdit de parole, lui interdit même de pénétrer sur son territoire.

‘Où est la liberté d’expression’ couine-t-il. Venant d’un musulman pur jus de datte, la protestation fait rire ou exaspère, selon son humeur. Il devrait savoir, que dis-je, il sait que cette liberté est un principe des démocraties où il a le privilège de séjourner. Dans certains pays musulmans, il n’est guère possible de s’exprimer librement. Pas plus tard qu’il y a peu, des journalistes suisses ont été arrêtés à Abu-Dhabi pour avoir pris des photos d’un marché. Ils ne savaient pas que dans ce pays, les fruits et légumes, c’est secret-défense. Ils ont eu de la chance, ils n’ont pas été exécutés sur-le-champ et ils ont même eu droit à une protestation de la SSR, pour une fois capable d’indignation dans le bon sens.

Et puis, il y a cette insistance obsessionnelle sur le Coran. Achère devrait savoir deux choses. D’abord que son livre de chevet est mal foutu, mal construit, en fait pas construit du tout, plein de répétitions et de divagations, d’imprécations furieuses. Si c’est vraiment la parole divine, on attendait mieux. On s’étonne que celui qui fut prof de français puisse vanter un livre si médiocre.

Ensuite et surtout, le Coran est un livre criminel, quelle que soit la façon dont on l’aborde. Les imams ont beau dire que la violence qu’il prône n’a lieu qu’en cas de légitime défense, ça n’est pas vrai. J’ai lu les passages en question, on doit tuer les mécréants (dont je suis un triste exemplaire) si possible de dos en leur tranchant la gorge et en leur coupant auparavant les mains. Le texte est formel et il n’y a pas d’interprétation ou de sortie du contexte qui tienne. Une des explications d’excuse est qu’il faut tenir compte de l’époque et que les conditions de guerre étaient différentes au temps de Mahomet. Objection rejetée : le Coran est intemporel et ce qui était valable au septième ciel (pardon) siècle l’est encore aujourd’hui et pour toute l’éternité. Ou alors le Coran est un faux (assez probable) dont on peut ne pas tenir compte.

Dernier exploit de notre compère : il s’est fendu d’un bref (pour une fois) sermon sur la dénonciation. Là, l’hypocrisie le dispute au grotesque. D’abord, il parle des calomniateurs de façon générale alors qu’on sait qu’il s’agit d’une attaque contre ceux qui présument que son frère Tarik est coupable avant les preuves. Pourquoi ne pas le dire ?

Et puis, il y a le ton. On a l’idée que c’est ainsi que s’exprimaient les prophètes de l’Ancien Testament, ou peut-être Savonarole. C’est le ton de l’imprécation, de la menace, ‘celui qui aura accusé un autre de luxure, si les faits ne sont pas avérés, sera puni par les juges ici-bas et par les châtiments éternels dans l’au-delà’. Le Coran ne dit pas autre chose. Et comment les faits pourraient être avérés si on ne trouve pas les quatre témoins* requis par le même Coran, les auteurs de turpitudes sexuelles œuvrant généralement dans la plus stricte discrétion.

Bon, si vous avez eu la chance d’entendre cette belle rhétorique imamesque, vous serez soit terrifiés ou bien vous rigolerez un bon coup (c’est le propre de l’homme !). À vous de voir.

 


* Testis unus, testis nullus

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12/11/2017

DU BON FRANÇAIS, BORDEL !

Je me suis promener alors que j’étais sensé travaillé. Peut-être ai-je eu tord, je demande qu’on m’éclaircisse. C un service qu’un lecteur peut me rendre.

C quoi cette prose ? Est-ce que Thomann serait à côté de ces pompes ?
Sans doute sont cerveau ne fonctionne plus très bien. L’âge, vous savez.

Mais non, il s’agit seulement d’un florilège (non exhaustif !) des horreurs qu’on peut trouver dans les lettres de lecteurs de tous les journaux. Voyons cela de plus près.

D’abord cette confusion entre l’infinitif et le participe. C’est vrai que c’est difficile et qu’on peut hésiter. Il y alors un moyen tout bête de résoudre le problème. J’ai appris le truc à l’école primaire, où j’avais des maîtres et maîtresses remarquables qui m’ont appris l’écriture lisible, le livret que je pratique encore (le livret, c’est comme aller à vélo ou lacer ses souliers, ça ne se désapprend pas), la grammaire, un début de vocabulaire et plus généralement le monde.

On procède ainsi :
J’écris ‘je l’ai fait sauté’ mais j’ai un doute. Je remplace alors le verbe en -er par un verbe en -ir ou -eoir. ‘Je l’ai fait déguerpi et je m’aperçois que c’est pas bon. J’écris alors ‘je l’ai fait sauter’ et j’ai tout juste. Cette petite leçon est gratuite mais vous pouvez me remercier mentalement.

Ensuite, s’il y a les fautes d’orthographe (et les fautes de frappe, et là je ne m’exclus pas) et de sens, il y a les actes de désinvolture : écrire ‘ces’ pour ‘ses’ est impardonnable. Mais ça se trouve. Comme on trouve aussi cette horreur, ‘c’ pour ‘c’est’. On veux faire phonétique, on veut faire jeune. J’entendais récemment l’excellent Bernard Pivot dire en substance ceci : une langue, en l’occurrence le français, c’est un fond, c’est une forme et c’est aussi une esthétique. On ne saurait mieux dire. Car c’est vrai, se trouver devant une page imprimée, avec des phrases réussies, c’est une sensation analogue à la vision d’un tableau de maître. Vu ainsi, le français est une belle langue, pas très riche si on compare à l’allemand ou l’anglais, pas très claire non plus à cause d’un vocabulaire déficient (vous dites ‘belle-mère’ ou ‘hôte’ vous devez préciser) mais tout de même, elle nous a donné les vers de Racine et ceux de Baudelaire, c’est pas rien. Vous voyez une tragédie ou un sonnet écrits en phonétique, où serait ce plaisir esthétique ?

Enfin, il y a l’emploi erratique des majuscules. Un lecteur se plaignait : ‘le Français fout le camp’. On voit ce qu’il voulait dire, mais sa phrase signifiait autre chose, soit ‘son compatriote prenait la poudre d’escampette’. Les langues prennent la minuscule, on dit l’allemand, le peul, le quechua. Mais on dit ‘les Anglais débarquent’. Simple, non ?

Autre chose encore. On ne devrait pas dire ‘Interruption volontaire de grossesse’ car cela voudrait dire ceci : ‘Oui, j’ai interrompu ma grossesse, je la reprendrai un peu plus tard’. Il faudrait dire ‘suppression volontaire’. Mais ‘interruption’ est le terme officiel et on ne peut plus y toucher. Dommage !

En orthographe phonétique, on écrira lindi, c’est la prononciation des Parisiens et on écrira cokové, c’est la prononciation provençale (cité par le professeur Morier).

 

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06/11/2017

FRATERNITAS

Que Hani Ramadan soutienne son frère qui est dans les ennuis, quoi de plus naturel, la famille avant tout. Mais qu’il attribue l’accusation que lui porte cette dame à un complot sioniste fait franchement rigoler. Faut dire que selon notre imam genevois, tous les malheurs du monde sont ou ont été causés par des juifs. Le naufrage du Titanic, c’est eux, Eisberg (la bonne orthographe) c’est bien un nom juif, non ? Notez que notre homme évite, par prudence, d’utiliser le mot ‘juif’, il ne parle que de sionisme, mais cela ne trompe personne. C’est que le Coran lui enjoint d’être antisémite, donc il l’est.

D’où sa position dans les tribulations de son frère. Quant à moi, je ne me prononcerai pas sur la véracité des dires de la dame ni sur la culpabilité du frérot, mais j’émets deux hypothèses : d’abord, si complot il y a, il est musulman, voui, Tarik Ramadan fait de l’ombre à beaucoup de gens, y compris aux musulmans eux-mêmes, que l’adulation que lui portent ses groupies et ses positions limites sur la doxa islamique vont sur les nerfs. Il s’agirait alors de baisser le caquet à ce beau parleur un peu trop voyant. Donc de lui tendre un piège.

Si ça vous paraît un peu trop tiré par les poils de barbe, voici une autre théorie. Elle n’est pas favorable à l’accusatrice. Que les choses se soient passées comme elle les décrit, c’est bien possible. Sauf qu’il n’y avait pas de témoins. Et cela prouve une chose, c’est que l’héroïne de cette saga, qui se dit, qui est, musulmane et qui tient à le proclamer, qui ne renie rien de sa religion, en fait ne la connaît pas. Il est évident que comme la plupart de ces gourdasses qui nous tympanisent avec leur piété exhibitionniste, leur vénération du Prophète et tout ça, elle n’a jamais lu le Coran, elle ne sait rien des Hadiths. C’est une certitude que j’ai que la majorité des musulmans sont d’une ignorance crasse sur le sujet de leur religion.

Moi-même, bien que mécréant, j’en connais plus qu’elles. Si la petite dame m’avait demandé, je lui aurais dit ceci : les ‘savants’ de sa religion sont unanimes, une femme ne doit pas se trouver seule dans une chambre avec un homme, sinon il y un troisième personnage qui s’invite, c’est Satan, oui bien ! Elle n’a même pas droit de voyager seule en taxi, en raison de la lubricité effrayante des chauffeurs, qui n’ont qu’une idée, c’est de sauter leur passagère, si possible en laissant courir le compteur. Elle a donc péché par ignorance ou, plus probable, par naïveté. Croire frère Tarik quand il dit être gêné par tous ces gens qui l’entourent, lui qui adore les bains de foule, et qu’il propose la discrétion de sa chambre, cela me fait rigoler une nouvelle fois. Cette dame a quarante ans, elle est d’un physique acceptable, on aurait pu penser qu’elle avait un peu plus d’expérience de la drague. Ben non !

Et puis, j’y pense, si les accusations sont avérées, Tarik Ramadan, qui est marié, se sera aussi rendu coupable d’adultère, dont la punition est la lapidation. Ça n’est pas moi qui le dit, c’est son frère Hani justement. Dilemme !

 


Mais :
Dura charia, sed charia.

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