26/11/2017

MAIS ON S’EN FOUT

La localité de Ploermel, en Bretagne, est en proie à une polémique qui en fait atteint toute la France, pays qui ne saurait vivre sans sa polémique quasi quotidienne.

Voici les faits : sur la grand-place s’érige une statue de Jean-Paul II, don d’un sculpteur ...russe. Cette statue est surmontée d’une croix et entourée d’un cadre qui semble être en béton. Avant d’entrer dans le vif du sujet, un propos liminaire : d’abord, l’ensemble est d’une laideur sans nom, c’est mastoc et sinistre. Ensuite, honorer ce pape d’une statue me paraît discutable. J’aime à rappeler que lors d’un voyage au Chili, il en avait serré cinq à Augusto Pinochet et lui avait même accordé sa bénédiction papale, pour ce qu’elle vaut. C’était l’alliance du sabre et du goupillon. La reconnaissance de l’Église envers un criminel politique. Quitte à irriter les Polonais qui ne jurent que par leur Jan Pawel, on s’abstiendra d’admirer cet entiaré.

Mais l’essentiel n’est pas là. Il s’agit de la croix qui ‘orne’ la statue. Des libres penseurs, emportés par leur zèle laïc, demandent qu’elle soit enlevée.

À quoi des catholiques également zélés s’opposent. Au nom de la liberté religieuse. Et de fait, la Convention européenne des droits de l’homme semble leur donner raison puisqu’elle stipule qu’on a le droit de manifester sa religion en public. Ce qui par parenthèse s’applique sur le plan local différemment à Fribourg et à Genève. Et ce qui, autre parenthèse, est parfaitement abusif, on n’affiche pas sa religion aux yeux d’autrui, il peut le prendre très mal, comme ces banlieusards parisiens qui s’opposent véhémentement aux prières (obscènes et musulmanes) de rue.

Pour ma part, croix ou pas croix, je m’en fous totalement. Je suis né et ai toujours vécu en Suisse, ce pays dont la charte fondamentale commence par ‘au nom du Seigneur, amen’. Je suis aussi athée mais ce préambule ne me gêne aucunement. S’il y a des compatriotes qui croient qu’ils sont protégés par un Dieu dont ils pensent qu’Il siège à la verticale du Gothard et qu’Il ferait ainsi de nous le véritable peuple élu, tant mieux, tant mieux.

Et quand je chante le Cantique suisse, mes accents émus qui montent au ciel sont aussi joyeux que ceux de mon voisin confédéré.

Disons que les Libres Penseurs français commencent à nous courir. Encore récemment, l’un d’eux se plaignait que le portail du cimetière où était inhumé son père, de la même observance, s’ornait d’une croix qui devait bien faire trente centimètres. On était dans un espace public et la laïcité était bafouée. Faut arrêter ! Je collabore régulièrement par des articles au Libre Penseur*, une publication romande, et je peux vous assurer que nous ne versons pas dans ces gamineries de préau d’école.

Faut pas se tromper de combat.

À bas la calotte.

 


*redaction.librepenseur@gmail.com

01:08 | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | | |

18/11/2017

IL NOUS FERA TOUJOURS RIRE

Il, c’est l’inépuisable Hani Ramadan, Achère donc. Je persiste à dire qu’il ne faut pas l’empêcher de s’exprimer (la France est d’un avis différent), mais qu’il faut se moquer de lui, le mettre en face de ses contradictions et de ses mensonges, de se gausser de son ton sépulcral, de la longueur de ses prêches. De tous ses défauts qui font la risée des non-musulmans. Pour les musulmans, c’est vrai, c’est l’approbation totale, les rares fois où il publie un commentaire, signé d’un nom arabe.

On va donc commencer par là. Achère se répand en jérémiades (mot dérivé de Jérémie, prophète non-musulman), bon disons en lamentations (non, c’est le nom du mur où les juifs vont faire leurs simagrées, c’est encore pas ça) prenons un mot neutre, il se répand en plaintes parce que la France l’interdit de parole, lui interdit même de pénétrer sur son territoire.

‘Où est la liberté d’expression’ couine-t-il. Venant d’un musulman pur jus de datte, la protestation fait rire ou exaspère, selon son humeur. Il devrait savoir, que dis-je, il sait que cette liberté est un principe des démocraties où il a le privilège de séjourner. Dans certains pays musulmans, il n’est guère possible de s’exprimer librement. Pas plus tard qu’il y a peu, des journalistes suisses ont été arrêtés à Abu-Dhabi pour avoir pris des photos d’un marché. Ils ne savaient pas que dans ce pays, les fruits et légumes, c’est secret-défense. Ils ont eu de la chance, ils n’ont pas été exécutés sur-le-champ et ils ont même eu droit à une protestation de la SSR, pour une fois capable d’indignation dans le bon sens.

Et puis, il y a cette insistance obsessionnelle sur le Coran. Achère devrait savoir deux choses. D’abord que son livre de chevet est mal foutu, mal construit, en fait pas construit du tout, plein de répétitions et de divagations, d’imprécations furieuses. Si c’est vraiment la parole divine, on attendait mieux. On s’étonne que celui qui fut prof de français puisse vanter un livre si médiocre.

Ensuite et surtout, le Coran est un livre criminel, quelle que soit la façon dont on l’aborde. Les imams ont beau dire que la violence qu’il prône n’a lieu qu’en cas de légitime défense, ça n’est pas vrai. J’ai lu les passages en question, on doit tuer les mécréants (dont je suis un triste exemplaire) si possible de dos en leur tranchant la gorge et en leur coupant auparavant les mains. Le texte est formel et il n’y a pas d’interprétation ou de sortie du contexte qui tienne. Une des explications d’excuse est qu’il faut tenir compte de l’époque et que les conditions de guerre étaient différentes au temps de Mahomet. Objection rejetée : le Coran est intemporel et ce qui était valable au septième ciel (pardon) siècle l’est encore aujourd’hui et pour toute l’éternité. Ou alors le Coran est un faux (assez probable) dont on peut ne pas tenir compte.

Dernier exploit de notre compère : il s’est fendu d’un bref (pour une fois) sermon sur la dénonciation. Là, l’hypocrisie le dispute au grotesque. D’abord, il parle des calomniateurs de façon générale alors qu’on sait qu’il s’agit d’une attaque contre ceux qui présument que son frère Tarik est coupable avant les preuves. Pourquoi ne pas le dire ?

Et puis, il y a le ton. On a l’idée que c’est ainsi que s’exprimaient les prophètes de l’Ancien Testament, ou peut-être Savonarole. C’est le ton de l’imprécation, de la menace, ‘celui qui aura accusé un autre de luxure, si les faits ne sont pas avérés, sera puni par les juges ici-bas et par les châtiments éternels dans l’au-delà’. Le Coran ne dit pas autre chose. Et comment les faits pourraient être avérés si on ne trouve pas les quatre témoins* requis par le même Coran, les auteurs de turpitudes sexuelles œuvrant généralement dans la plus stricte discrétion.

Bon, si vous avez eu la chance d’entendre cette belle rhétorique imamesque, vous serez soit terrifiés ou bien vous rigolerez un bon coup (c’est le propre de l’homme !). À vous de voir.

 


* Testis unus, testis nullus

23:25 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | |

12/11/2017

DU BON FRANÇAIS, BORDEL !

Je me suis promener alors que j’étais sensé travaillé. Peut-être ai-je eu tord, je demande qu’on m’éclaircisse. C un service qu’un lecteur peut me rendre.

C quoi cette prose ? Est-ce que Thomann serait à côté de ces pompes ?
Sans doute sont cerveau ne fonctionne plus très bien. L’âge, vous savez.

Mais non, il s’agit seulement d’un florilège (non exhaustif !) des horreurs qu’on peut trouver dans les lettres de lecteurs de tous les journaux. Voyons cela de plus près.

D’abord cette confusion entre l’infinitif et le participe. C’est vrai que c’est difficile et qu’on peut hésiter. Il y alors un moyen tout bête de résoudre le problème. J’ai appris le truc à l’école primaire, où j’avais des maîtres et maîtresses remarquables qui m’ont appris l’écriture lisible, le livret que je pratique encore (le livret, c’est comme aller à vélo ou lacer ses souliers, ça ne se désapprend pas), la grammaire, un début de vocabulaire et plus généralement le monde.

On procède ainsi :
J’écris ‘je l’ai fait sauté’ mais j’ai un doute. Je remplace alors le verbe en -er par un verbe en -ir ou -eoir. ‘Je l’ai fait déguerpi et je m’aperçois que c’est pas bon. J’écris alors ‘je l’ai fait sauter’ et j’ai tout juste. Cette petite leçon est gratuite mais vous pouvez me remercier mentalement.

Ensuite, s’il y a les fautes d’orthographe (et les fautes de frappe, et là je ne m’exclus pas) et de sens, il y a les actes de désinvolture : écrire ‘ces’ pour ‘ses’ est impardonnable. Mais ça se trouve. Comme on trouve aussi cette horreur, ‘c’ pour ‘c’est’. On veux faire phonétique, on veut faire jeune. J’entendais récemment l’excellent Bernard Pivot dire en substance ceci : une langue, en l’occurrence le français, c’est un fond, c’est une forme et c’est aussi une esthétique. On ne saurait mieux dire. Car c’est vrai, se trouver devant une page imprimée, avec des phrases réussies, c’est une sensation analogue à la vision d’un tableau de maître. Vu ainsi, le français est une belle langue, pas très riche si on compare à l’allemand ou l’anglais, pas très claire non plus à cause d’un vocabulaire déficient (vous dites ‘belle-mère’ ou ‘hôte’ vous devez préciser) mais tout de même, elle nous a donné les vers de Racine et ceux de Baudelaire, c’est pas rien. Vous voyez une tragédie ou un sonnet écrits en phonétique, où serait ce plaisir esthétique ?

Enfin, il y a l’emploi erratique des majuscules. Un lecteur se plaignait : ‘le Français fout le camp’. On voit ce qu’il voulait dire, mais sa phrase signifiait autre chose, soit ‘son compatriote prenait la poudre d’escampette’. Les langues prennent la minuscule, on dit l’allemand, le peul, le quechua. Mais on dit ‘les Anglais débarquent’. Simple, non ?

Autre chose encore. On ne devrait pas dire ‘Interruption volontaire de grossesse’ car cela voudrait dire ceci : ‘Oui, j’ai interrompu ma grossesse, je la reprendrai un peu plus tard’. Il faudrait dire ‘suppression volontaire’. Mais ‘interruption’ est le terme officiel et on ne peut plus y toucher. Dommage !

En orthographe phonétique, on écrira lindi, c’est la prononciation des Parisiens et on écrira cokové, c’est la prononciation provençale (cité par le professeur Morier).

 

22:57 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | | |