15/12/2017

IMBÉCILITÉ (bis)

Je ne pensais pas vous soumettre une deuxième mouture de mon blog récent mais je suis tombé sur une énormité dont je me dois de vous faire part. Vous allez en apprécier tout le suc.

Voici : une parlementaire anglaise a demandé que soit supprimée la lecture pour les mouflets du primaire du conte à la fois de Perrault et des frères Grimm (avec des variantes) de la Belle au bois dormant. Motif : le prince qui devait réveiller la princesse d’un sommeil de cent ans allait le faire au moyen d’un baiser. Or, la princesse étant endormie, ne pouvait pas dire si elle était consentante, il s’agissait donc (non, restez assis) d’un harcèlement, on était à la limite du viol, les auteurs cependant restant muets sur ce point, ne décrivant même pas le baiser, s’agissait-il d’une simple bise sur la joue ou s’il y était allé d’une vigoureuse pelle à réveiller un mort, une morte en l’occurrence, ce qui aurait été une nécessaire efficacité après cent ans.

Si on suit le raisonnement de cette lady, on peut se demander si elle va assez loin. Il y a foison de contes à supprimer chez ces inconscients qu’étaient Perrault et les Grimm’s brothers.

Un choix : Hänsel und Gretel, (Grimm) ces petits frère et sœur, honteusement abandonnés dans la forêt par leurs parents indignes. Occasion d’opposer les enfants aux parents, ce qui arrive déjà assez souvent. Le Petit Poucet, scénario semblable, de Perrault, encore des parents indignes. Et puis Barbe bleue, un serial killer, peu indiqué pour les petits. Trop gore ! Et encore ce Chat botté, l’histoire d’un escroc qui arrive à ses fins par le mensonge et la tricherie. Ça doit rappeler des épisodes de la réalité.

Pour les adultes aussi : comment accepter que Madame Bovary soit en vente libre ? Cette femme adultère qui aurait cent fois mérité la lapidation, si on en croit Hani Ramadan. Et que dire de Phèdre, une cougar qui voudrait se taper un petit jeune. Ah, elle est belle la morale des grands écrivains ! Allez, qu’on me brûle tout ça.

Oops, qu’est-ce que j’ai dit ? Brûler des livres, c’est le fait des dictateurs, moustachus (on en connaît au moins deux) ou barbus. Un de ces derniers, un calife, je crois, déclarait que si un livre contredisait le Coran, il était nuisible, s’il l’approuvait, il était inutile. Lisez Mein Kampf pour Coran et tout devient clair. Alors, ne brûlons ni Perrault, ni les frères Grimm, ni Flaubert, ni Racine, relisons-les plutôt. Et vouons cette stupide lady aux jeunes momies.


Ma coda de ce jour, une petit blague que j’ai entendue une première fois en anglais, je vous la livre en version originale :
If a diplomat says yes, he means maybe, if he says maybe, he means no, if he says no, he is not a diplomat.
If a lady says no, she means maybe, if she says maybe, she means yes, if she says yes, she is not a lady.

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Commentaires

Cette brave parlementaire of Her Majesty a parfaitement raison. De quoi ca aurait l`air si tous les Weinstein du monde se mettaient a bécoter et au passage, soyons-en surs, tripoter les vertueuses princesses endormies, sous le prétexte fallacieux que c`est dans le scénario?

Écrit par : Ignaz, le moyne des sables | 15/12/2017

Imbécilité, peut-être, mais qui mériterait deux "l", tels les oiseaux.

Écrit par : jean | 15/12/2017

N'êtes pas dans le coup, Jean, les deux orthographes sont admises.. ainsi l'a décidé l'Académie depuis la fameuse réforme (pas celle de Luther)... Me suis fait ramasser à ce propos dans un billet précédent, depuis je fais gaffe avec M'sieur Thomann, toujours à cheval sur l'usage du bon françois. Moralité : vos deux L, il va vous dire de vous les coller où je pense...

Écrit par : Gislebert | 15/12/2017

Vous présentez les contes au premier degré.
En fait, ce sont des images symboliques qu'il faut apprendre à lire au 2e degré.
Par exemple, le prince qui va traverser les broussailles de l'existence est à la recherche de sa partie féminine, réceptive.
Dans notre monde d'action, il vaudrait la peine de contacter davantage cette dimension réceptive et sensible de notre être.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15/12/2017

La Belle au bois dormant, comme les autres contes cités, se raconte à de jeunes enfants qui ne voient en le baiser d'un prince charmant qu'un doux baiser léger (non libertin) d'amour.

Stupidité quand tu nous tiens! triste préoccupation d'une parlementaire anglaise.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/12/2017

"le prince qui va traverser les broussailles de l'existence est à la recherche de sa partie féminine, réceptive"
Plutôt que du 2ème degré d'interprétation, cela me semble plutôt être du degré 0.

Écrit par : Mère-Grand | 16/12/2017

"... une parlementaire anglaise "

J'aimerais voir à quoi ressemble cette frustrée! Elle ne risque pas qu'on la réveille avec ses poils, barbe et moustache... Hé oui! Les anglaises, comme les allemandes et les belges ne s'épilent qu'une fois l'an... et encore!

Écrit par : Patoucha | 19/12/2017

MDR Qui a dit qu'il n'y avait pas un Dieu!?

Vidéo: Des musulmans en train de “prier” dans une mosquée pour la destruction d’Israël et des Etats-Unis - ils chantent mort a l'Amérique et mort a Israël...


Published: April 19, 2017

https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=EC0HHBR2al0

Écrit par : Patoucha | 22/12/2017

Vous ne nierez pas, Patoucha, qu'ils y mettent une certaine ferveur...

Écrit par : Gislebert | 22/12/2017

@gislebert

Mais ai-je jamais dit que les deux orthographes n'étaient pas admises ?

Écrit par : jean | 22/12/2017

@Gislebert :)

"Vous ne nierez pas, Patoucha, qu'ils y mettent une certaine ferveur..."

Tellement que le plafond a cédé.....:))))))))))

Écrit par : Patoucha | 23/12/2017

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