05/01/2018

LE VERBE S’EST FAIT CHAIRE

 

LE VERBE S’EST FAIT CHAIRE ?

Non ça n’est pas une faute d’orthographe ni de frappe. Vous allez voir pourquoi. Je vais vous parler de l’allocution du 31 du président Macron. Ce président verbeux (ils le sont tous) est monté en chaire pour une homélie lui aussi urbi et orbi (le monde écoute la France !). Dès que l’annonce fut faite qu’il allait parler (surprise, surprise !) ce fut des jours terribles dans les rédactions. D’abord la stupéfaction, un président qui prononce des vœux de bonne année, ça ne s’était jamais vu, sauf pour tous les autres présidents.

Ensuite les interrogations. Qu’est-ce que ce jeune président bousculateur va nous dire ? Avec lui, il faut s’attendre à tout. Et puis quel ton va-t-il adopter ? Tragique, ironique, bienveillant, musclé ? La perplexité était à son comble et elle a duré des jours. Enfin le grand moment arriva, et il fut celui d’une grande déception évidemment : on eut un discours de Nouvel An semblable à tous les discours de Nouvel An de tous les pays qui célèbrent ce non-évènement. De la banalité à l’état pur. Comment pouvait-il en aller autrement ? Sauf que cela a duré 18 longuettes minutes, le champagne tiédissait dans les verres. On a eu droit à une citation (tronquée) de Kennedy, sans toutefois que Macron cite sa source : demandez-vous ce que vous pouvez faire pour la France…

Puis sont venues les réactions, bien entendu prévisibles, les groupies du Président ont acclamé ce beau morceau de rhétorique, les autres l’ont trouvé convenu. N’étant pas français, pas question que je me mêle de ce débat interne, j’en ai déjà trop dit.

Mais je me plais à comparer la prestation Macron à celle de notre annuel président helvétique, Alain Paucis Verbis Berset, moins de quatre minutes, pour nous dire que tout va bien et tout ira encore mieux, bonne année* et bonne nuit les petits.

C’est-y pas mieux comme ça ?

 


*Et surtout la santé.

 


Et pour nos deux nations :

Schlafen Sie gut, träumen Sie süss.

 

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Commentaires

C'est comme avec Erdogan; pour Macron les droits de l'homme s’accommoderont bien de quelques signatures de contrats juteux avec le Grand turc. "Mais le dialogue reste ouvert" nous assure-t-il, on veut bien le croire.

Écrit par : Maendly Norbert | 05/01/2018

HS AU SECOURS! 2018 ne semble pas meilleur que 2017 dans les bullshits:

MARCUS GRAVEN
Ils osent modifier la fin de Carmen, et bientôt d'autres chefs d'œuvre de notre Histoire !
Ils osent modifier la fin de Carmen, et bientôt d'autres chefs d'œuvre de notre Histoire !
A Florence, à partir du 7 janvier, au Teatro Maggio, le metteur en scène Leo Muscato offre sa version de Carmen, le célèbre opéra de Georges Bizet inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée. Situer l’action de l’opéra dans un camp de Roms que la police vient évidemment évacuer avec violence au lieu de Séville en 1830 comme le …

Lire la suite.
http://ripostelaique.com/ils-osent-modifier-la-fin-de-carmen-et-bientot-dautres-chefs-doeuvre-de-notre-histoire.html

Écrit par : Patoucha | 07/01/2018

Il ne faut pas prendre le public pour des canards sauvages Leo Muscato..... :))))))
Extrait:

"Le scénario ne s’est pas passé comme prévu, ni même comme dans le poème de Victor Hugo.

- Oui mais voilà, il y a ce que l’on appelle une justice immanente ou l’ironie du sort, comme nous l’enseignaient nos anciens, les Grecs, qui en connaissaient un rayon en matière de destin et de tragédie.

Sur la scène du théâtre de Florence, Carmen s’empare, comme prévu, du revolver de Don José et tire. Clic ! et non pan !, comme on s’y serait attendu.

Le revolver ne marche pas.

Deuxième tentative. Clac ! Toujours rien.

Que faire ? Le chef d’orchestre, Ryan McAdams (...) Il ne peut décemment pas ralentir le rythme au point de jeter le spectacle tout entier dans la catastrophe, ou pire, le ridicule.

On ne lutte pas contre les dieux....

Comme dans les meilleurs moments des représentations de nos patronages d’antan, Don José s’effondre donc puisqu’il faut bien en finir, se laissant juste le temps de s’écrier, conformément au livret de Meilhac et Halévy :
"Vous pouvez m’arrêter, c’est moi qui l’ai tuée."

Il faut être sacrément bon comédien (...) Il faut être un non moins sacrément bon public pour faire semblant d’y croire.

Ça n’a pas été le cas. Sifflets et huées ont ponctué, non les artistes ni la transposition de l’action dans un camp de Roms aujourd’hui, mais le final. Tout laisse à croire que sifflets et huées se seraient également fait entendre même sans cet incident guignolesque.

Comme le titre La Stampa : E alla fine don Jose mori d’infarto (et à la fin Don José mourut d’un infarctus).

La tragédie a tourné à la farce."

Florence Labbé

http://ripostelaique.com/caramba-carmen-devait-tuer-don-jose-mais-le-pistolet-senraye.html

Leo Muscato a signé aussi sa fin! :))))))

Écrit par : Patoucha | 12/01/2018

Patoucha tu nous les brises menu avec tes textes incompréhensibles.

Écrit par : Christian Macherel | 17/01/2018

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