11/01/2018

MAIS QU’EST-CE QU’IL LEUR PREND ?

On savait que les Jeunesses socialistes étaient atteintes de crétinisme politique. Cela se confirme avec leur dernière initiative : ils demandent l’interdiction de la venue du président Trump, normalement élu, je précise, dans un pays qui passe encore pour une démocratie. Ces blancs-becs entendent même manifester si on ne donne pas droit à leur requête. Le Conseil fédéral n’a qu’à bien se tenir.

Cela amène plusieurs réflexions. D’abord, on manifeste très peu en Suisse, c’est inutile puisque nous avons la démocratie directe, le référendum. C’est plus lent mais cela évite les dégâts. Nous avons eu une manif à Genève et cela s’est soldé par des déprédations. Nos voisins occidentaux adorent les manifs, auxquelles se mêlent régulièrement des casseurs. Ce qui risque d’arriver à Davos, où il y a des boutiques de luxe, il s’agira de se barricader.

Ensuite, cette idée qu’il faille interdire de territoire une personne dont on ne partage pas les vues me paraît contrevenir au principe de la libre expression. On a bien reçu le jeune Macron. Il semble d’autre part que Mister Trump n’est pas l’imbécile complet que les médias occidentaux nous décrivent. Il me semble par exemple qu’il a désamorcé ce que le joufflu nord-coréen avait de tendances bellicistes. À la place de Mr Trump, on aurait eu Mrs Clinton, et je ne crois pas que cela aurait été une bonne chose.

On reproche à Trump son racisme, son antisémitisme, sa misogynie. Sans d’ailleurs donner d’exemples. Mais alors, il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin. Nous avons ici même un antisémite notoire, un raciste, un misogyne avéré, je le signale à nos imberbes, il s’agit de Hani Ramadan, qui tout au long de ses prêches, s’en prend aux sionistes (lire les Juifs), qui exige que sa femme soit voilée. Si ce n’est pas là du racisme antisémite et de la misogynie, il faudra qu’on m’explique. Mais je n’ai jamais entendu un mot de nos pourfendeurs demandant qu’on cloue le bec à cet ennemi de notre civilisation. Manifestement, l’islam n’est pas leur terrain de jeu.

Faire taire l’adversaire n’est pas une option nouvelle. Mais elle reprend des dimensions fâcheuses. On a vu en France du tout beau linge demander qu’on boycotte les ministres autrichiens démocratiquement élus, soupçonnés de fascisme, l’insulte à la mode. Il faut lutter contre cette tendance.

Je suis navré de m’en prendre ainsi aux socialistes, les jeunes comme les vieux. Car jadis, le socialisme était un grand et honorable parti. Jadis ! Hans-Peter Tschudi, le Conseiller fédéral, était socialiste, et il fut le père de l’AVS. Et bâlois en plus. C’était des temps meilleurs. À l’époque, avant la décadence, je votais socialiste, sans honte.

 


God bless America.

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Commentaires

La jeunesse est un état transitoire qui pose souvent problème à ceux qui y migrent.
Le socialisme n'est qu'un des symptômes de cet état.

Écrit par : Maendly Norbert | 12/01/2018

Tout ce que vous avez écrit est juste, M.Thomann. Mais vous oubliez un léger détail : si la droite devait payer des épouvantails pour que les gens ne votent pas à gauche, elle ne trouverait pas mieux. Et ils sont quasi-gratuit, à la casse de mobilier urbain près...(qui ne fait qu'augmenter l'effet épouvantail...)

Écrit par : Géo | 12/01/2018

Y a pas a dire, avec Trump, God a vraiment blessé America, gravement meme...

Écrit par : JJ | 14/01/2018

Trump est un président-businessman, il l'a répété l'autre jour quand il annonçait sa venue à Davos. Surtout businessman d'ailleurs. Ce n'est pas un humaniste, on le sait. Il ne connait pas ce mot de toute façon.

J'étais à Boston en octobre dernier, j'y ai vu des amis américains de longue date, des gens disons normalement constitués, pas des rednecks du Sud mais des gens intelligents plus proches de l'Europe puisqu'ils sont sur la côte Est, des Américains cultivés quoi, oui ça existe: ils ont tous honte de leur cinglé qui twitte jour et nuit comme Nabila, qui soutient le KKK qui le soutient en retour, qui sort des insanités terribles sur les femmes et les Noirs, et j'en passe et des meilleures.

Mes deux ex-beaux parents (80 ans et des poussières) m'ont avoué que pour la première fois ils n'avaient pas voté Républicain, après s'être un peu documentés sur Trump, c'est dire.

Il y a une chaîne TV anti-Trump style ARTE hyper regardée (oui oui, aux USA!) à Boston, la ville intello par excellence, qui passe des documentaires sur Trump, avec extraits de discours, d'interviews: si vous voulez des preuves que c'est un vrai porc, cherchez pas plus loin, tout y est, et c'est du lourd. Et comme le gars n'a aucun scrupule, mais alors aucun, c'est vraiment trash: mais c'est ça qui séduit les gogos-fachos, un Président qui parle avec sa bite. De la toute grande télé-réalité! Le pauvre petit Berlusconi, à côté, c'est du pipi de minet.

En effet, l'ami Thomann a raison, Trump n'est pas l'imbécile qu'on veut nous montrer. C'est pire.

Écrit par : Christian Macherel | 17/01/2018

Un mot sur l'Autriche, le pays qui fut encore plus nazi que l'Allemagne et qui semble ne l'avoir pas oublié. D'ailleurs le petit caporal venait de là.

Les conservateurs (et en Autriche les conservateurs c'est déjà carrément bien à droite, un peu style K und K et concert du Nouvel-An) avaient appelé à voter contre Norbert Hofer. C'est déjà un signe.

Il a été "démocratiquement élu", ça c'est l'excuse bidon et ça rappelle, tiens tiens, 1933 et un certain AH (nom connu de la rédaction). Chamberlain, Daladier et les autres grands benêts européens lui ciraient les pompes. Seul un certain Winston C. voyait clair, mais il se faisait copieusement insulter aux Communes. Jusqu'au jour où on est venu lui demander de sauver la G-B et l'Europe. Ce qu'il a fait.

Tocqueville qui n'est pas le dernier des idiots disait qu'il fallait combattre les démocrates qui instrumentalisent la démocratie et qui la retournent comme un gant. Oui, Hofer est ce qu'on appelle un fasciste et il le revendique, je suis allé voir. Jurg Haider son modèle avait fait idem dans le Steyermark et il ne cachait pas du tout ses idées. Avant de se planter contre un arbre avec sa Porsche, bourré comme une hélice en sortant d'une boîte de nuit, comme quoi il n'avait pas totalement imité son maître: AH ne buvait pas une goutte d'alcool et il n'allait jamais aux putes, on n'est jamais assez prudent...

Donc oui, l'Europe de l'Est, avec l'Autriche maintenant, c'est le retour du noir, ou du brun si vous préférez. C'est pas du tout des couleurs sympas.

Écrit par : Christian Macherel | 17/01/2018

"C'est pas du tout des couleurs sympas." Peut-être, mais c'est probablement la seule solution pour les peuples qui refusent d'être noyés sous les flots de réfugiés migrants venus envahir le continent avec la complicité de l'UE...
Alors, tant qu'on ne fait rien contre, faut pas trop s'étonner...

Écrit par : Géo | 19/01/2018

La "seule solution"? Vous vous croyez dans les années 30? Vous me faites rire si ce n'était pas tragique.

Je suis tout à fait d'accord sur le diagnostic "migration", c'est complètement casse-gueule pour l'Europe de continuer ainsi. Finkielkraut, Bruckner et de nombreux autres le disent aussi, mais ils ne virent pas extrême-droite pour autant.

Il y a d'autres solutions qui ne passent pas par le retour du brun et du noir. Si l'UE avait une politique unifiée, organisée et ferme, nous n'aurions pas ce retour triomphal du quasi-fascisme dans les ex-pays de l'Est, Pologne, Hongrie, Tchéquie, et l'Autriche qui s'y met. A croire que l'UE le fait exprès...

Écrit par : Christian Macherel | 19/01/2018

Je ne dis pas autre chose. Mais tout le monde n'est pas aussi subtil que Finkielkraut et les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Sur Trump : on voit assez souvent sur les meilleures émissions françaises (je pense à C dans l'air) des gens, spécialistes des USA, venir contrer le discours que vous tenez, qui est celui des bourreurs de crâne de la presse mainstream. Seuls les poissons vivant remontent le courant, les poissons morts, eux, suivent ce mainstream.
J'ajouterais, pour faire bonne mesure, que les poissons morts pourrissent par la tête...

Écrit par : Géo | 20/01/2018

M. Thomann, je pense que vous connaissez ce gag du dessinateur de droite Miège: si le peuple répond bien (à un référendum), c’est de la démocratie, si le peuple répond mal, c’est du populisme !
A part ça, je bois vos paroles qui me réconfortent. Eh oui, la féministe de gauche et athée que je suis ne peut ne plus se reconnaître dans la gauche actuelle, adoratrice des pratiquants de l'islam qui est, comme chacun sait, une religion d'amour des femmes, des homosexuels, des juifs et des athées, alors que cette même gauche déteste la misogynie, l'homophobie, l’antisémitisme et la bigoterie quand ces idées sont exprimées par des gens de droite !!! (doit-on considérer le gauchisme comme une forme de schizophrénie ?) !
Il est toutefois assez amusant (et triste) de voir comme les gens de gauche s'arrangent pour épargner à leur enfants la fréquentation de ceux qu’ils adorent (l’article de Libération du 18 septembre 2017 de Michel Becquembois sur ses « Amis (de gauche donc) qui trichent avec la carte scolaire » est révélateur) et je ne résiste pas à la tentation de citer Bossuet : Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.
En conclusion: JE VOTE THOMANN !

Écrit par : Julie | 20/01/2018

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