07/02/2018

ABSENT POUR QUELQUES SEMAINES

Je suis absent pour quelques semaines, le temps d'une convalescence après une intervention chirurgicale. Je me réjouis de vous retrouver très bientôt sur mon blog.

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01/02/2018

DES SOLUTIONS MIRACLES

On est toujours surpris des remèdes que les spécialistes dûment homologués et bardés de titres grandioses nous offrent pour surmonter les difficultés que notre civilisation crée tout au long de son chemin.

J’en ai repéré deux récemment qui valent leur pesant de diplômes. D’abord cette limitation, en France, de la vitesse qui passe de 90 à 80 kilomètres sur certaines routes. Mais c’est bien sûr, la vitesse, c’est l’ennemi, plus on la limitera moins on aura d’accidents graves. À 30, on n’aura que des tôles froissées.

Sauf que c’est tout faux. Les accidents ont trois causes ; l’alcool (Un arbre ? Où c’que t’as vu un ar…?) la témérité (la ligne blanche, j’en ai rien à foutre) et la distraction (merde, je l’ai pas vu, çui-là !). Bien maîtrisée, la vitesse est une cause secondaire. Entre 80 et 90, la différence est minime et justement, si on a l’œil rivé au compteur par crainte de la contrebuche, on ne regarde pas la route, ce qui est pourtant l’essentiel.

Ensuite, il y a la lutte contre le chômage. Là aussi, la solution est simple, il suffit d’assurer la croissance. Plus on construira, plus on fabriquera, plus on aura besoin de main-d’œuvre. Mais c’est bien sûr, on aurait pu y penser avant.

Sauf que c’est tout faux. N’étant pas expert, je peux me prononcer sur ce que je vois et apprends, sans me soucier des dogmes. J’ai donc ma petite idée sur les causes du chomdu et ses remèdes. D’abord une constatation vérifiée sur la bête : il n’y a plus assez de travail. Sauf dans certains métiers, toutes les places sont occupées et certains doivent rester à la porte.

La faute en est d’abord au progrès technique. Lorsqu’il fallait dix hommes pour labourer ou faucher un champ, un tracteur conduit par un seul homme vous fait le même travail. Lorsque vous devez vous colleter aux quatre opérations arithmétiques, calculer les intérêts d’une somme épargnée, cela prend du temps et vous devez vous y mettre à plusieurs pour régler tous les dossiers. Avec les calculatrices, la banque va pouvoir supprimer des postes. Les entreprises sont d’ailleurs gourmandes, de fric, pas d’emplois. Par exemple, la banque dont je suis client a supprimé ses guichets et ne paye donc plus de salaire aux parasites qui officiaient derrière ces guichets. Remplacés par des machines, qui ne revendiquent jamais de hausse de leur rétribution, à qui on ne doit pas payer de vacances ni de retraite. Tout bénéfice.

Et puis, il y a la natalité. L’homme, ce baiseur et reproducteur opiniâtre n’arrête pas de peupler la Terre avec ce qui deviendra plus tard de jeunes chômeurs. Lorsqu’une maman d’une certaine ethnie marquée par une religion enthousiaste de la fécondité (enfants mâles de préférence) met au monde six gamins, il y en aura bien quatre qui ne trouveront pas de boulot, on aura beau construire d’immenses usines, de pharaoniques supermarchés, des banques mahousses (sans guichets !), construire des autoroutes qui relieront les villages entre eux, rien n’y fera, les pouces tourneront.

Et puis il faudrait voir à ne pas trop la ramener avec la croissance. Elle n’est pas illimitée. Lorsque l’universitaire Jean Ziegler (un expert, donc) déclare que la Terre peut nourrir douze milliards d’individus, soit il rêve, soit il ment. Les ressources de la Terre ne sont pas infinies, la Terre est un espace fini. J’aimerais rappeler ici mon théorème de la Romanée-Conti. Cette appellation prestigieuse produit sur 1.8 hectare un nombre limité de bouteilles. On ne peut pas en augmenter le rendement, il n’est pas question de faire pisser la vigne. On ne pourra donc augmenter le nombre des bouteilles car l’appellation est contraignante. Les autorités y veillent.

De même, l’appellation Terre ne saurait produire plus de riz, de blé et de maïs et de portables à l’infini, ses surfaces arables étant ce qu’elles sont, sans extension possible. On ne peut pas non plus faire pisser la Terre. Il devient donc évident que cette croissance tant souhaitée ne saurait être un remède au chômage. On voudra bien tenir compte de cette navrante constatation.

 


Tous les Français qui marnent s’en vont dans la Beauce,
Tous les Français qui bossent s’en vont dans la Marne.

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