27/09/2018

NOLI ME TANGERE

Allez, une petite expression latine tirée de la traduction de la Bible, la Vulgate. C’est ce qu’aurait dit Jésus à sa mère (en araméen naturellement) qui voulait le toucher après la Crucifixion pour s’assurer que c’était bien lui. Si on croit à ces fables évidemment.

Et c’est aussi ce que disent des musulmanes dévoyées qui refusent de serrer la main d’une personne mâle de peur que…

Alors on ne peut qu’approuver la décision vaudoise de refuser le passeport magique à cette petite péteuse. Cela pour deux raisons. D’abord si elle croit que le contact de deux paumes peut être le préliminaire à une activité sexuelle majeure, elle est tellement idiote qu’elle ferait chuter le Q.I. moyen de la Suisse dont nous avons des raisons de penser qu’il n’est pas trop mauvais.

Ensuite, si elle refuse ce geste bénin mais qui fait usage acceptable entre Romanshorn et Genève et Bâle et Chiasso, nous pouvons craindre qu’elle s’oppose également à ce qui fait la solidité de notre pays, la démocratie directe, la mixité entre hommes et femmes et la conduite à droite.

Et si on suit la phobie fumeuse de la petite dame, rien ne nous empêche de penser que le contact épidermique palmaire entre deux hommes pourrait conduire à des activités plus infâmes encore, l’adjectif est dans ma traduction du Coran. Il y a même des musulmans qui dans un élan fraternel se donnent l’accolade, alors si on a l’esprit mal tourné, mon cas, on se pose des questions.

La politesse est le premier stade du vivre ensemble. On en a fait un slogan inutile. Qu’avons-nous besoin d’un message propagandiste pour vivre en bonne entente avec nos semblables ? Bonjour, nous sommes voisins, nous habitons la même planète !

Mais cette politesse a des aspects divers et il faut s’adapter à ceux du pays où l’on pense s’établir. Ainsi, voulant m’établir au Japon, je serais mal vu de faire d’entrée la bise à une Japonaise. En Pologne, j’ai vu des messieurs faire le baise-main à des dames qui n’en étaient pas surprises. Dans les pays anglo-saxons, où le tutoiement est impossible ou si on veut généralisé, on emploie rapidement le prénom sans problème. Et en Suisse, on serre donc la main, la refuser est un signe de mépris, même d’hostilité. Les futurs Helvètes voudront bien en tenir compte, religion ou pas.

 


Et ne pas oublier en arrivant de dire bonjour et au revoir en partant, respectivement Gruezi wohl/Uf wiederluege ou Buon giorno/a rivederci selon les endroits.

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20/09/2018

LEURS CORELIGIONNAIRES

S’il y a un système qui fonctionne bien dans notre république (dans d’autres cantons aussi sans doute), c’est celui des voyages d’étude dans les collèges. Chaque année, des élèves sont amenés à séjourner une semaine dans un pays d’une autre langue où ils sont logés dans une famille d’accueil et sont ainsi en immersion linguistique. La journée ils ont des cours de langue. Tout cela fonctionne sans problème, tout baigne dans l’huile.

Tout, sauf quand la religion s’en mêle. C’est d’ailleurs toujours la même, ni les catholiques, ni les protestants, ni les luthériens, ni les orthodoxes, ni les bouddhistes, ni les rastafariens n’ont jamais créé d’incident ou soulevé des objections. C’est la spécialité de l’islam.

On pense à cet élève qui, invité avec ses camarades à un concert en fin de séjour, avait décliné l’offre en prenant pour prétexte que sa religion interdisait l’écoute de la musique. L’avaleur (de dogmes barbares) n’attend pas le nombre des années.

Un autre épisode a eu lieu. Le père d’une jeune élève a accepté le voyage sous certaines conditions. D’abord il était exclu que sa fille soit logée dans une famille. On ne sait pas s’il proposait le Savoy ou le Ritz à la place. Ensuite il fallait qu’il soit en permanence en contact avec sa fille pour qu’il soit sûr qu’elle faisait bien ses prières quotidiennes. Plus d’autres demandes irrecevables dont celles d’obtenir un lieu et un temps de prière qui furent repoussées par les autorités de l’école.

Les musulmans se plaignent d’être discriminés et ils le sont en effet. Ils nous reprocheront d’avoir, avec ces deux exemples, jeté le discrédit sur eux tous. Et c’est vrai aussi. Mais il y a un remède. On aimerait que les musulmans eux-mêmes, ceux qui sont respectables et qu’on connaît, prennent les choses en main et ramènent leurs coreligionnaires dévoyés à une plus raisonnable vue des choses, quitte à blasphémer.

Ainsi dire ceci au petit jeune homme : Au lieu de profiter de la musique qui est un des aspects de la culture à laquelle tes profs essayent de te faire accéder, tu t’en tiens à ce hadith d’un prophète guerrier et ennemi du plaisir (sauf le sien) qui a prononcé cette énormité, celui qui aura écouté une chanteuse aura du plomb versé dans les oreilles.

Essaye de prendre dans notre religion ce qu’elle a d’acceptable et non les horreurs qu’elle peut contenir. N’aie pas peur de l’enfer, il n’existe pas.

Quant au pater familias abusif, vous lui demanderez d’abord pourquoi il se méfie d’une famille anglaise. Celles qui s’offrent ainsi pour recevoir une étrangère lui réserveront un accueil sympathique. (Note du blogueur : les Britanniques pratiquent une hospitalité rare, je l’ai vécu maintes fois. Ils n’ont qu’un défaut, ils ne sont pas musulmans et sont capables d’offrir à la petite du bacon au petit-déjeuner.)

Et pour votre fille, elle a dix-sept ans, elle doit pouvoir décider elle-même si elle entend prier. Et si oui, à quelles heures. Les cinq prières par jour sont une contrainte inacceptable. Une seule faite avec sincérité le matin, et les quatre piqûres de rappel dans la journée sont inutiles. Si vous obligez votre fille à pratiquer ainsi, vous êtes un tyran domestique et notre devoir est de vous ramener à plus de mesure pour éviter qu’on nous montre tous du doigt.

 


Mektoub, c’était écrit, mais tout petit.

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12/09/2018

TARIK RAMADAN, MORATOIRE ?

Il nous avait bien fait rire, T.R., en demandant qu’on instaure un moratoire pour repousser la lapidation des femmes adultères en pays musulmans soumis à la charia. Je dis bien les femmes, car dans les vidéos illustrant la condamnation, on ne voit que des femmes, ces messieurs également coupables car il faut être deux pour commettre un adultère, s’empressent de se réfugier chez des copains pour laisser passer l’orage. Jésus s’adresse bien à la femme adultère, le mec est introuvable.

L’argument était que les pays musulmans n’étaient pas mûrs pour un changement et qu’il fallait les convaincre d’une abolition de cette peine. Mais attention, ils ne pouvaient céder que devant les arguments de ‘savants’ (lisez théologiens) eux-mêmes musulmans, pas question de faire participer au débat des mécréants occidentaux qui viendraient la ramener avec des histoires de droits de l’homme et autres fariboles. Les dés étaient donc pipés.

C’est d’ailleurs curieux, ce concept d’adultère. Hani Ramadan, le frérot, affirme que l’adultère, condamnable en soi, est pratiquement inapplicable car pour être prouvé, il nécessite d’être attesté par quatre témoins. Là, Hani se trompe, l’adultère se pratiquant en public devant une foule nombreuse, quatre témoins doivent être faciles à trouver. À moins que ça soit moi qui me trompe.

Mais Tarik ne nous a pas seulement fait rire, il nous a aussi scandalisés. Dans un éditorial de Charlie Hebdo, le journaliste se plaignait : on a fait chuter Ramadan sur une histoire de cul alors que les attaques auraient dû porter sur le contenu de ses dires. Mais c’est que les médias s’enthousiasmaient, notre homme faisait de l’audience, déjà par sa présence et ses qualités oratoires. Le débit était normal et il articulait, ce qui devait en imposer aux Français qui eux articulent souvent mal. La voix était ferme, on ne l’a entendu qu’une fois murmurer seulement : on lui avait demandé s’il croyait aux djinns et le oui qui suivit était à peine audible, l’‘intellectuel’ genevois qui croit au surnaturel, fallait pas trop que ça s’ébruite.

Non, les médias ne s’occupaient pas du fond, on a l’impression qu’ils ne regardaient même pas le contenu du discours Ramadan, se contentant d’effets d’annonce ; ainsi on lisait en préambule, Ramadan gifle Éric Zemmour, Ramadan crashe Michel Onfray.

Or, en regardant le site on s’aperçoit que rien n’est vrai. Zemmour a la répartie qu’il faut, Onfray ne s’en laisse pas conter, bref, il ne saurait s’agir d’une victoire de Ramadan, mais le public friand de k.o. aura été piégé.

Le fond maintenant. Ramadan se moque du concept de Français de souche. Selon lui, oubliant les Gaulois, les Français de souche ne sont que des immigrés de plus longue date car nous sommes tous des immigrés. C’est oublier qu’un immigré peut aussi devenir Français de souche. Exemples, le cardinal Mazarin, Emile Zola, Pablo Picasso, bien que respectivement italiens et espagnol. Marie Curie, ex-polonaise, la comtesse de Ségur, née Rostopchine, origine russe sont devenues des Françaises de souche. Ce que Ramadan omet de mentionner, c’est que ces messieurs ne portaient pas la djellaba ni ces dames le hijab. On ne les distinguait pas dans la rue.

Ces approximations, ces non-dits, des mensonges aussi, sont nombreux chez Ramadan. C’est cela qu’il aurait fallu combattre. Ses exploits au moyen de son service-trois-pièces ne nous regardent pas. Il bénéficiera peut-être d’un moratoire.

 


Ma coda, un petit dessin paru naguère dans le Canard enchaîné :
Deux gars parlent de Zinédine Zidane, héros du sport français, membre de l’équipe de France championne du monde.
— Il quitte le football français.
— Ah ? Il redevient arabe ?

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