08/11/2018

UNE TROISIÈME VOIE ?

J’écoutais récemment un débat où il était question de progressistes et de nationalistes. Les premiers étaient la cible de toutes les fleurs possibles lancées par de bonnes âmes pieuses qui voulaient le bien de l’humanité. Les seconds étaient ces méchants égoïstes murés dans leur pays-forteresse.

De tout temps, on a voulu diviser le monde en bons et en méchants, les saints et les pécheurs selon toutes les religions, et seuls les premiers accéderont au paradis, soit ici-bas soit dans l’au-delà. Dans le cas présent, les progressistes sont les inattaquables, ceux qui promettent à tous les vertueux de la planète des lendemains qui chantent en ne mangeant que des légumes.

Nationalisme est devenu un mot péjoratif, il fait référence à la nation, entité sournoise qui cultive le culte d’une armée prête à bondir, celui des vertus de ceux qui la composent, la pureté de la langue et des coutumes qui valent tellement mieux que celles des voisins. Je me souviens d’avoir hébergé naguère une Polonaise, bien sous tous les rapports mais qui me déclarait qu’elle n’aimait pas les Tchèques. Le nationalisme, c’est ça. Et c’est condamnable of course.

Tout au long de ce débat, il y a un mot que je n’ai pas entendu et qui aurait dû être la clé du problème, c’est celui de patriotisme. Si nationalisme a des relents critiquables, patriotisme est au-dessus de tout soupçon. Il représente la maison, le chez-soi. On sait où sont la cuisine, les toilettes. Dans quelle armoire on a mis le sucre, les aromates. On sait que depuis Genève, il y a dans l’ordre Nyon, Rolle et Morges, (pas besoin de carte), que les chutes du Rhin sont à Schaffhouse, canton suisse, elles sont à nous, que les fromages suisses sont tellement bons qu’on les vend à l’étranger, que nous avons un hymne national dont les paroles ne sont pas guerrières, bref que nous avons bien des motifs de satisfaction, de bonheur même, et que nous ne voudrions pas changer, ni avec l’Uruguay, le Sri Lanka ou le Mandchoukouo où se trouvent bien sûr également des gens qui aiment leur pays. Il y a même des réfugiés syriens, je vous jure, qui n’ont qu’une idée, c’est de retourner dans leur pays dévasté, parce que c’est leur patrie.

On voit donc que nationalisme et patriotisme ne sont pas synonymes et que le second terme ne signifie pas égoïsme. Ni le repli sur soi. Il est prouvé que ce tout petit pays qu’est la Suisse n’est pas en perte de prestige à l’étranger : notre vote sur les minarets bien qu’obtenu sans la bénédiction de Bruxelles a suscité l’approbation tacite des citoyens de pays qui ne disposent pas de l’outil de la démocratie directe. Ce vote n’était pas un repli sur soi mais un acte de défense légitime.

Si on excepte le ‘j’ impardonnable sur le passeport des juifs pendant la guerre et de façon générale l’attitude condamnable de compromission de nos gouvernants à cette période, la Suisse est certainement un pays ouvert et considéré comme tel par l’étranger. Elle est le siège de nombreuses organisations internationales et cela ne date pas d’hier. En 1874, l’Union postale universelle établissait son siège à Berne, capitale de ma patrie. Nous avons accueilli de nombreuses personnes fuyant les dictatures et les clergés, des Thomas Mann, des James Joyce, des Karl Barth. Même quelquefois des personnages douteux, Lénine, Mussolini.

Celui que nous ne voulons pas recevoir, c’est cet imposteur : celui qui se comporte mal, celui qui veut des extras, qu’il n’a sans doute pas chez lui, qui se promène avec un couteau dont il n’hésite pas à se servir, qui moleste les dames, qui exhibe sa religion sans tact aucun, bref qui rend la vie impossible aux habitants du pays qui l’accueille et qui aimeraient le voir déguerpir. Mais c’est sans compter avec les Merkelacron, notre Simonetta nationale et avec les juges étrangers à nos vallées.

Faudra faire avec, je le crains.

 


Je peux même vous le certifier sur nos monts, le soleil annonce un brillant réveil.

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Commentaires

"et de façon générale l’attitude condamnable de compromission de nos gouvernants à cette période" Ouais, vous avez raison. La Suisse aurait dû attaquer la Wehrmacht avec ses trois chars et ses deux avions...
Vous devriez lire un peu sur la Suisse et la 2ème guerre mondiale. En particulier Jon Kimche, "Un général suisse contre Hitler".
https://en.wikipedia.org/wiki/Jon_Kimche

Écrit par : Géo | 08/11/2018

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Celles et ceux qui se nomment "progressistes" sont pour beaucoup des arriérés en acceptant les voiles islamiques sur la tête des soumises au concept des hommes faussement nommé "religion". Ces coupeurs de langues alliés objectifs des coupeurs de têtes racontent sans peine que tous ne sont pas comme ça, des honnêtes gens gentils tout plein.

Hors, ces ignorants du coran des hadiths et de la sunna raisonnent avec des sentiments ou des idéologies sans se préoccuper des fatrasies coraniques.

http://philippeboehler.over-blog.com/2017/03/fatrasies-coraniques.html

Beaucoup de gens ignorent que les millions de soldats tombés durant les guerres de 1870 1914 1939 étaient des -patriotes- pour la majorité. Ils nous ont laissé un héritage: "La Liberté"

Toutes les couilles molles du vivre ensemble avec les partisans de la charia devraient s'en souvenir. Le National socialisme a accouché d'Hitler ils étaient nationalistes.

Écrit par : NOËL Pierre | 10/11/2018

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