• IL FAUT RESPECTER LES RELIGIONS

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    On peut être d’accord sur ce point. Mais j’ajoute tout de suite, oui, mais à condition qu’elle soient respectables. Ce qui est rarement le cas. Alors disons qu’il faut respecter le croyant, qu’il soit victime de superstitions, qu’il croie à des trucs qui le rendent ridicule, c’est son affaire. Si c’est dans son idée qu’un personnage que les évangiles appellent Jésus dont par exemple le saint prépuce devait être vénéré (jusqu’en 1970 quand même), si un autre pense qu’il faut un sacrifice humain pour être sûr que le soleil ne lui fera pas faux bond demain (religion des Incas), si un troisième pense qu’il faut jeter les homosexuels du haut d’une tour, c’est le problème à chacun de ces messieurs-dames. Et pour ne pas commettre de même un sacrifice humain, on les laissera tranquilles.

    Mais on ne se privera pas d’attaquer leur religion, ridicule dans le plus bénin des cas, criminelle dans le pire. Les religions ont cette tendance à jouer des coudes : c’est la mienne la meilleure, laissez-moi passer. Ce fut longtemps sous nos climats le cas de la religion catholique. En France la loi de 1905 sur la laïcité mit fin à cette arrogance.

    C’est désormais l’islam qui tient le haut du pavé. Il ne cache pas d’ailleurs ses ambitions.Le Coran dit expressément qu’Allah sera satisfait le jour où la planète entière sera sous sa coupe. Ce à quoi les autres monothéismes ne peuvent que souscrire puisqu’il n’y a qu’un dieu, simplement il s’appelle Allah en arabe. Mais ne nous y trompons pas. Ce que l’islam veut et fait croire qu’il veut, ça n’est pas une soumission à Allah, c’est une soumission à l’islam, un système dictatorial fait de rituels contraignants et quelquefois bébêtes. Si le croyant s’y conforme, c’est le paradis assuré, sinon l’enfer ! La carotte et le bâton.

    Illustration : un mien ami, doyen dans un de nos collèges, voit arriver dans son bureau deux donzelles voilées qui lui demandent tout de go des dispenses de cours si celui-ci coïncide avec l’heure d’une de leurs quintuples prières quotidiennes. Entre les lignes, on suspecte que leur vie éternelle est en jeu. Le jour du Jugement dernier, elles devront s’expliquer.

    Refus motivé mais poli du doyen, avec peut-être une démangeaison dans la pointe du pied mais en Occident, on ne botte pas les dames, en islam peut-être mais leurs coutumes ne sont pas les nôtres.

    Les cinq prières quotidiennes de l’islam sont justement un exemple de soumission à ce totalitarisme car on peut supposer qu’Allah s’en fout mais que les imams veillent au bon accomplissement des rites. Les prières en islam ne se font pas quand une envie irrésistible vous prend ou qu’un prêtre vous invite à la faire. Elles se font à heure fixe pour toute la planète. Toutes les villes on leur horaire propre et c’est là qu’on se permet de rigoler un bon coup (je peux ?), que même le Vatican a son horaire de prières et même Salt Lake City, la capitale des Mormons où l’on n'imagine pas un musulman en ‘uniforme’ se promener à l’air libre sur les trottoirs de la ville. Mais bon, il faut être complet...

    Les attentats au couteau ou à la ceinture d’explosifs ne sont pas le fait d’individus mentalement dérangés comme essaye de nous le faire croire la police française. Ils sont simplement en déficit d’intelligence. C’est aussi le cas, avec certes moins de dégâts, de nos deux pécores. Elles vont à l’école où on leur apprend à raisonner, elles sont, on veut le croire, saines d’esprit, mais il semble que leur intelligence est chétive. Elles ne se sont pas posé la question : cinq prières pas jour, je ne vois pas l’intérêt, ma première du matin, faite avec sincérité, devrait suffire pour la journée et basta.

    Pour information, les heures de prière à Genève le jour où j’écris ces lignes sont :

    6:23    7:52    12:23    14:34    16:56    18:28

    Alors forcément il y en a une qui va tomber sur une heure de cours. On imagine aussi les repas. Mangez les filles, ça va être froid. Mais maman, c’est l’heure de la prière (12:23 !). On voit par cette contrainte, et aussi par la possibilité d’être frappées et par les mariages forcés, que la vie des musulmanes n’est pas simple. Priez pour elles, à l’heure qui vous arrange.

     


    Sous un soleil de plomb la route était encore longue. Le bédouin Achmed consulta sa Rolex* et vit que c’était l’heure de la prière. Il mit pied à terre.

    * Depuis maintenant dix siècles, tous les bédouins du désert ont une Rolex au poignet sinon la prière aux heures prescrites serait impossible.

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  • LES EMMERDEURS

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    Vous voudrez bien excuser mon titre vulgaire mais je n’en vois pas d’autre. Pour ne pas le répéter, il sera représenté par la suite respectivement par il/ils et lui/eux. Nous avons besoin d’eux comme nous avons besoin de la flore intestinale. Sans eux la digestion démocratique ne se fait pas. On pourrait simplement parler d’opposition, mais eux sont plus virulents et quelquefois plus efficaces.

    La France, honneur à elle, nous en offre une belle brochette. Tenez, Zola. Le capitaine Dreyfus venait d’être condamné, il cassait désormais des cailloux au bagne de Cayenne, la France pouvait dormir sur ses deux oreilles antisémites.

    Mais c’était compter sans Zola, écrivain célèbre aux énormes tirages et qui aurait pu ne se mêler de rien, à l’abri de son confort pécuniaire. Mais il flaire qu’il y a eu magouille et que le capitaine était victime d’une erreur judiciaire. En prenant des risques, il écrit ce « J’accuse » où il s’en prend carrément au ministre de la Guerre et au haut commandement de l’armée française avec pour résultat qu’il va obtenir la révision du procès et diviser la France en deux, ceux qui pensent que la raison d’État prime sur le droit et ceux qui pensent que la justice doit s’exercer en toute indépendance. C’est le cas ou jamais de dire que le verbe est plus fort que le sabre. Je n’ai cité qu’un exemple français mais de poids. Le lecteur pourra faire son choix personnel, il n’aura aucune peine.

    Mais qu’en est-il en Suisse ? N’ayant pas le courage de Zola, je ne saurais citer de noms mais j’ai ma petite liste. Tel qui lançait un pavé dans une vitre du Palais fédéral, tel autre qui voulait empêcher le bétonnage à outrance du Valais, et puis, et là je vais quand même citer un nom, le légendaire Guillaume Tell, versus Gessler. C’est vrai ça, les Uranais vivaient tranquilles, on saluait le chapeau sans trop y penser et on vaquait à ses occupations de la journée. Et puis voilà notre Wilhelm qui nous explique que ça n’est pas bien. Et en romançant un peu l’histoire, les Uranais, sans lui, restaient autrichiens et plus tard après l’Anschluss étaient bons pour combattre en fin de parcours sur le front de l’Est.

    En y réfléchissant (ma spécialité), ils ne seraient pas au fond le peuple suisse lui-même, enfin une partie, qui, mu par des signatures, dirait NON au Conseil fédéral et à la Suisse fricousarde, et inversement, quand on lui donne l’occasion d’ouvrir sa gueule raisonnable.

    Certes, le peuple peut se tromper, mais pas plus que le C.F. et c’est dans l’ordre des choses. Le voteur lambda en prend son parti. Il ne s’est pas trompé cependant lorsqu’il a poussé un coup de gueule contre les minarets. L’islam, qui n’est pas du tout brimé en Suisse, a dû faire son poing dans sa poche. Dans un cas voisin et si on admet que les décisions de Bruxelles ou de Strasbourg ont un petit relent de charia, le vote sur les juges étrangers sera un test. Attendons dimanche.

     

    Le peuple a voté contre le gouvernement. Il faut changer le peuple. (Bertolt Brecht)

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  • ATTENTION DANGER !

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    C’est le cri angoissé que poussent tous les adversaires de l’initiative UDC, prédisant que si elle était acceptée, la Suisse s’en mordrait les doigts.

    Et si c’était l’inverse ? Parce qu’il y a maintenant l’affaire Elisabeth Sabaditsch-Wolff, une Autrichienne qui avait déclaré dans un colloque que Mahomet était pédophile, ce qui n’est pas un secret, toutes les biographies du bougre, même celles écrites par des musulmans, signalent qu’il s’est marié à 54 ans avec une gamine de 6 et qu’il a accompli son premier devoir conjugal quand elle en avait 9.

    C’était donc vrai mais il ne fallait pas le dire. La justice autrichienne est illico intervenue et a accusé ESW d’atteinte à la paix religieuse et l’a condamnée à une amende transformable en jours-prison en cas de non-payement. Le principe de la liberté d’expression passait à l’as. L’idée des juges, c’est que les musulmans ont la tête près du bonnet et risquent de protester violemment. Car c’est bien d’eux qu’il s’agit. Si on dit que Jésus faisait ami-ami avec des prostituées (et plus si entente !) ce qui est plausible si on lit l’évangile entre les lignes, on voit mal des catholiques descendre dans la rue la bave aux lèvres et demander le châtiment des coupables.

    Donc les juges autrichiens reconnaissent implicitement que l’islam est une religion violente dont il faut craindre les manifestations éruptives.

    ESW n’en est pas restée là. Elle a fait appel et quelle instance pouvait le mieux la tirer de ce mauvais pas ? Mais bien sûr, la Cour européenne des droits de l’homme. Mais là, surprise. La CEDH confirme le jugement des juges viennois. Même raisonnement, il faut préserver la paix religieuse, quitte à décider que la charia est plus importante que la liberté d’expression. Ce qui veut dire qu’on réintroduit le délit de blasphème, notion mortifère qui oublie qu’avant d’être une foi, la religion est d’abord une opinion : vous êtes de l’opinion qu’il existe un archange Gabriel qui aurait fait l’Annonce à Marie puis changeant de commanditaire aurait dicté le Coran à un certain Mahomet. Je suis moi de l’opinion qu’il s’agit d’une invention intéressée de théologiens sans scrupules dont le seul but est de vous soumettre. Mon opinion vaut la vôtre mais on ne va pas se foutre sur la gueule à cause de cette différence.

    De même, je peux penser puis le dire que Jésus n’a jamais existé mais qu’il s’agit d’un personnage conceptuel sans qu’une loi m’en empêche. La CEDH, et c’est significatif, ne s’oppose pas à ce genre de divagation. Michel Onfray n’est toujours pas sous les verrous.

    Cette décision d’une lâcheté absolue ne concerne pas seulement l’Autriche ni la valeureuse dame ESW, elle est aussi un objet de crainte pour nous Suisses. Les juges de la CEDH sont des juges étrangers dont ne voulons pas. Mais ça tombe bien, nous allons pouvoir en ce 25 novembre confirmer la demande des trois Suisses* mythiques du Grutli et nous opposer aux diktats de Strasbourg. Aux armes, citoyens !

     


    * Walter Fürst, Werner Stauffacher et Arnold de Melchtal (Vous aviez oublié leurs noms, hein ?)

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