02/11/2017

ON VA POUVOIR VOTER

C’est une nouvelle qui me réjouit mais en même temps m’irrite. Qu’on empêche les fêlées du bulbe de se promener en se cachant le visage alors qu’aucune prescription coranique ne le leur demande, voilà une chose qu’elle est bonne.

Mais qu’on dérange le peuple suisse pour ce qui devrait aller de soi et qu’on pourrait régler sans sortir l’arsenal démocratique, il y a de quoi se fâcher.

Comment faire ? Je pars de l’idée que ces marie-pisse-trois-gouttes ne sont pas orphelines et que la famille pourrait mettre le holà à cet exhibitionnisme.

« Qu’est ce que c’est, cette tenue, ma fille ? Tu vas m’enlever ça tout de suite ! »

Il peut certes arriver que la mère soit aussi bête que la fille et que le grand frère trouve la tenue conforme à ce que demande l’islam. Il faut se rappeler que tout le monde dans cette pieuse famille se réfère au Coran, mais qu’ils ne l’ont pas lu, se contentant de ce qu’on leur raconte.

Les arguments de ces donzelles sont la piété absolue, la communion avec le Créateur, la séparation avec le monde tel qu’il est. Les arguments de ceux qui les soutiennent font peine à entendre, à commencer par Amnesty, qu’on a connu sous un meilleur jour, qui déclare que l’interdiction du voile intégral est une atteinte à la liberté religieuse, rien que ça. On veut y voir une discrimination envers les musulmanes, alors que ce sont elles-mêmes qui s’offrent en cible. Si on rencontre dans la rue une jeune femme habillée ‘normalement’, on ne peut évidemment pas savoir si elle est musulmane et personne n’aurait l’idée de s’en prendre à elle. Peut-être l’est-elle, peut-être loue-t-elle son Créateur, mais dans le secret de sa chambre, comme le recommandait le rabbin Jésus. Elle ne s’exhibe pas. C’est la sagesse même.

Ce qui frappe, quand on entend ces demoiselles, c’est le ton agressif, c’est l’arrogance : la loi (en France) est inique, je n’en ai rien à cirer. Je m’oppose à la loi. Alors, le vivre ensemble, pas pour moi, je reste dans ma bulle.

Bon, un dernier argument en faveur de l’interdiction : ces masquées sont dans l’impossibilité de sourire, ce lubrifiant de la vie sociale. Déjà qu’on ne sourit pas à son Créateur, Il croirait qu’on se moque.

Sans compter que manger la fondue (on va admettre qu’elle vit ‘à la Suisse’) au bistro avec des copines va poser des problèmes techniques. Mais se donne-t-elle le droit d’aller au bistro ?

 


Vae puellis stultis !

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27/10/2017

UN COMBIER MÉCRÉANT

C’est un de mes commentateurs, assidu et pertinent, Mario Jelmini. Il habite cette belle vallée de Joux, il est donc Combier. Et il vient d’écrire un livre dont on doit bien dire qu’il est l’œuvre d’un mécréant, mais pas un mécréant au sens musulman du terme, qui pourrait être juif, chrétien ou polythéiste. Si j’ai bien compris (mais il y a un risque), il envoie tout balader. Mais curieusement, il s’intéresse à un sujet de haute théologie, à savoir qui était le père de Jésus.

Cette recherche en paternité n’est pas une de mes priorités, je suis même un de ceux qui pensent que le Jésus des Évangiles n’a jamais existé en tant que tel et qu’il est plutôt un personnage conceptuel fait de bric et de broc avec pour modèle ces prédicateurs nombreux qui sévissaient à cette époque. Je suis frappé, en lisant les quatre Mousquetaires, qu’aucun d’eux ne donne un signalement physique de leur héros. Il est clair que Jésus ne ressemblait pas au blondasse fadasse de l’iconographie chrétienne ni au beau gosse à la barbe avantageuse auquel Hollywood veut nous faire croire. On ne saura donc jamais s’il portait la nuque dégagée, s’il avait les oreilles décollées et les dents saines.

Mais si Jésus disparaît de mon écran, Marie aussi, et avec elle tout le fatras qui s’y rapporte : culte d’hyperdulie, apparitions, guérisons et surtout l’Immaculée Conception, cette fable risible.

Jelmini ne fait pas disparaître Marie. Il veut savoir qui l’a mise en cloque. Pour mener son enquête, il ne part pas sans biscuit, il s’appuie ainsi sur des livres peu lus du grand public : le Pseudo-Mathieu, l’Évangile (non-canonique) de Thomas, le Protévangile de Jacques, des ouvrages dont on peut penser qu’ils ne figurent pas au catalogue de la bibliothèque municipale de Vallorbe, la ville la plus proche. Il procède à la façon d’un détective, examinant les divers suspects puis les éliminant autant que faire il peut. Cela ne va pas sans suspense et surtout pas sans un humour qu’on peut qualifier de blasphématoire, ni sans pointes acérées et réjouissantes contre le Vatican et ses dogmes déraisonnables.

On peut dès lors recommander aux mécréants de toutes dénominations cette enquête de l’inspecteur Jelmini dont le titre est :

L’énigme du père génétique
Éd. Ab’ovo (la bien nommée en l’occurrence).

Mario Jelmini
CH-1345 Le Lieu

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21/10/2017

CATA… STROPHE ?     NON ...LOGNE.

Je ne connais la Catalogne qu’en touriste, aussi je ne connais pas le problème de son indépendance. Mais j’ai trouvé cette province sympa, j’y ai apprécié sa cuisine et la sociabilité des indigènes. Ils parlent certes catalan entre eux, mais aident celui qui essaye de se débrouiller en espagnol. Pas chauvins.

Dès lors, on ne peut que s’étonner de cette tendance, généralisée, de se vouloir indépendant d’une entité plus grande. Comme si, par exemple le Liechtenstein voulait se séparer de la Suisse. Qu’est-ce qu’on me murmure à l’oreille, le Liechtenstein est indépendant, il ne fait pas partie de la Suisse. Ah, bon ! On ne me dit rien, on me cache tout.

Alors disons Zürich. Là je suis sûr. Zürich est prospère, comme la Catalogne. Ce canton à la fiscalité qu’on croit savoir juteuse avec son industrie et ses banques, en a assez de raquer via la péréquation pour des cantons moins opulents. Un pour tous, tous pour un, c’est bon pour les ploucs. On peut dès lors imaginer qu’un jour un déjanté Stapi (Stadtpräsident, maire de Zürich) déclare que sa ville et le canton avec, la Suisse, il n’en veut plus. Rien ne peut l’empêcher de le dire, quant à le faire, c’est autre chose.

Je remarque alors une chose. Ce sont les régions financièrement à l’aise qui veulent se séparer de celles qui le sont moins. Les Écossais veulent se séparer des Sassenachs parce que leur économie est en pleine forme et qu’en plus ils ont le pétrole de la Mer du Nord.

En revanche, les Gallois, plus rustiques, s’ils ont bien quelques velléités d’indépendance, n’en font pas une priorité. Ils envoient leurs députés à Westminster sans que ça fasse problème. Ils ne demandent pas la lune.

Ils sont accueillants aux touristes qui y trouvent de superbes paysages. Ils élèvent des moutons dont la viande est succulente. Le soir, au pub, on entend les hommes, chanter des cantiques profanes (non-politiques !) qui vous bouleversent. Et la bière y est bonne. On croit voir alors des gens heureux, spirituellement et matériellement bien que pas riches. L’indépendance leur apporterait un petit prestige éphémère et probablement pas mal de difficultés.

La Grande-Bretagne (donc l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Écosse, le Royaume-Uni comprend encore l’Irlande du Nord) me paraît de bonne taille comme la plupart de nos pays européens (dont l’Espagne), on ne saurait y ajouter ni en retrancher, ils sont maniables pour l’exercice de la démocratie, ce qui n’est pas le cas pour des monstres démographiques comme la Chine et l’Inde.

On a surtout l’impression que cette poussée vers l’indépendance est le fait de petits bolivars désireux de se faire un nom dans l’histoire et une popularité dans le présent, mais cela ne correspond plus à une véritable nécessité. Je n’ai pas entendu dire que la Catalogne était sous la botte de l’occupant. Il y a sans doute des problèmes, mais rien qui ne puisse se régler autour d’une paella (valenciana !) et d’une bouteille ou deux de rioja (région autonome d’Espagne. Re !).

 


En attendant, on ne peut que dire :
Viva España !

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