27/08/2017

HALTE AUX DESTRUCTIONS MASSIVES

C’est une sale manie qu’on a à Genève de décider la destruction de bâtiments qui ne le méritent pas et qui même font encore usage. Cela ne date pas d’hier ; j’ai connu en son temps la Salle de la Réformation, tout au bout de la rue du Rhône côté Eaux-Vives. Le bâtiment n'était pas d’une beauté bouleversante, mais l’acoustique y était superbe. J’y ai entendu Brel et le baryton Heinrich Schlusnus, Wilhelm Backhaus et Walter Gieseking, les pianistes. Une programmation de première donc, l’endroit devenait magique, on allait à la Réformation ! Mais pioche des démolisseurs, remplacé par une banque, ça vous dit quelque chose ?

Il y avait encore le petit Théâtre de la Cour Saint-Pierre, tout près de la cathédrale. Endroit cossu, élégant, on y jouait des pièces, donnait des conférences, une belle élite s’y trouvait à son aise. Les murs sont je crois restés mais c’est devenu un immeuble de rapport, ça vous dit quelque chose ?

La prochaine victime ? Un joli bâtiment relativement récent mais dans le style dix-huitième et qui s’appelle ‘du Jeu de l’arc’. Cliquer sur ces mots pour en savoir plus, localisation, histoire, position des opposants à cette destruction.

On nous parle de plan d’urbanisation du quartier, de construction de logements certes nécessaire, mais ne serait-il pas judicieux, avant de faire des projets, de vérifier qu’ils n’entraînent pas la destruction d’un précieux patrimoine ? En attendant, une pétition est lancée dont je souhaite la réussite. À mes lecteurs de voir.

 


Geneva delenda est ?

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23/08/2017

ERDOGAN A FAIT DES PETITS

On sait qu’une des activités favorites du dictateur turc, c’est de foutre au trou ceux qui lui manquent de respect, dont des journalistes. Et comme il a la peau très sensible, ça fait vite du chiffre. Le manque de respect porte un autre nom, il s’appelle désormais ‘incitation à la haine raciale’ ce qui ne veut rien dire et reste une notion juridiquement floue.

C’est sous cette formule pourtant qu’une juge bavaroise, marchant dans les pas du Turc, a fait condamner un journaliste de son pays. Cet inconscient avait illustré un article de la photo du grand mufti de Jérusalem en conversation avec Hitler, une photo qui a certes fait le tour du monde, que nous avons tous vue, et qui montre la collusion de l’islam et du national-socialisme. But commun, l’éradication de Juifs. C’était plus qu’une maladresse, c’était un délit, il ne faut pas montrer que l’islam est antisémite, car cette religion de tolérance peut être choquée par une telle affirmation. Il ne faut pas choquer l’islam.

Donc, verdict : coupable. Condamnation : six mois de prison ferme. Ça lui apprendra.

Maintenant, moi, j’ai du souci à me faire. Certes, je ne suis pas citoyen allemand, un juge allemand ne peut rien contre moi. Mais il suffirait que Nicolas Blancho le cafteur aille fouiller dans mes blogs pour qu’il découvre que moi aussi, j’ai publié une telle photo, c’était Himmler serrant une paluche fraternelle à ce même mufti et lui dédicaçant la photo. Hitler Himmler, c’est kif-kif (pour employer un mot d’origine arabe). Je serai alors traîné devant un juge et s’il est du type valaisan (comme celle qui vient, trop heureuse de se mettre un UDC sous la dent, de condamner Jean-Luc Addor) mon compte est bon.

Le cas échéant, j’ose espérer qu’un de mes commentateurs viendra m’apporter des oranges, vous connaissez l’adresse, Champ-Dollon. Il doit y avoir un bus.

 

Ma coda de ce jour sous forme de blague :
Mort aux juifs, et aux marchands de vélos !
Pourquoi aux marchands de vélos ?
Pourquoi aux juifs ?

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17/08/2017

COMMÉMO-RATION CONGRUE

Les Français sont un peuple commémorateur. On fête et on célèbre tout et n'importe quoi, la naissance de Jeanne d'Arc, l'assassinat du duc de Guise, la prise de la Bastille, les Débarquements (il y en a eu deux), tout cela avec si possible des week-ends prolongés qui font la joie des aubergistes.

Et puis, il y a les petites occasions. Récemment, on s’est souvenu qu’il y a une année, un prêtre catholique (même que c’était un gradé) fut sauvagement assassiné par des musulmans. Gorge tranchée, mais oui ! C’était le cas de faire une petite cérémonie, avec discours et fleurs. Déjà une année, dis donc !

Mais était-ce bien nécessaire ? Bien sûr, si l’on considère que c’était l’opportunité rêvée pour un Président de se montrer au peuple et lui signifier quel était son degré d’empathie. Il y eut donc discours sur les lieux maudits, mais qui déçurent. On resta dans les généralités, jamais les mots musulmans et islam ne furent prononcés. Jamais il ne fut dit aux musulmans ‘modérés’ que ce crime abominable était inspiré par un livre qu’ils révèrent et qui contient le mode d’emploi pour l’acte qui fut perpétré. Jamais il ne fut proféré la menace de faire supprimer de ce livre les passages ‘pousse-au-crime’, voire de l’interdire carrément. Jamais il ne fut enjoint aux musulmans de faire un mea-culpa sincère ni de vérifier si dans leurs rangs, il n’y avait pas un fou-de-dieu prêt à accomplir une action blâmable qui lui permettrait d’accéder à son paradis de gonzesses.

On m’explique qu’il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu. C’est une expression qu’on entend souvent. Mais il est moins souvent question de celui qui a allumé le feu. Pourtant ce sont bien des musulmans qui ont fait prospérer la flamme. On se doit de le leur dire.

Et puis, j’aurais mon conseil, pour ce qu’il vaut, à la police française : il ne faut pas tuer le musulman meurtrier, il n’attend que ça, il faut viser son service trois pièces, ce qui fait qu’il se retrouvera tout con en arrivant là-haut.

Il n’en reste pas moins que…

Président Macron ahkbar.

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