30/08/2018

PROPOS DIVERS (en majeur et en mineur)

Bien sûr que Guillaume Tell a existé puisqu’il a son effigie sur les pièces de cent sous. Le franc suisse est une monnaie fiable.

cul-de-lampe.jpg

Eichmann, c’est pas un nom juif peut-être ?

cul-de-lampe.jpg

Une jolie actrice italienne propose la botte à un petit jeune de dix-sept ans. Au lieu de sauter sur l’occase, ce petit con va couinant qu’il s’est fait harceler. Combien de jeunes gens de cet âge auraient profité de l’aubaine en disant oh oui, madame, merci bien madame, et auraient fermé leur jolies petites gueules, comme a dû le faire l’adolescent Macron, qui est resté un bon petit jeune homme.

cul-de-lampe.jpg

Dans cette orgie de cous tranchés un peu partout en Europe, on ne parle guère du couteau suisse. Ça serait pourtant une occasion rêvée pour la firme dirigée par l’inoxydable monsieur Victor de se faire une belle pub avec par exemple le slogan ‘Tuez propre, tuez suisse’. Faut tout que je leur dise.

cul-de-lampe.jpg

Lorsque les croyants d’une religion attaquent le personnel médical venu vacciner les enfants contre la polio, une maladie quasi éradiquée en Occident grâce au vaccin Salk, on doit déclarer cette religion criminelle. Et criminels aussi nos gentils musulmans d’ici qu’on n’entend jamais protester contre une action ignominieuse due à leurs coreligionnaires. C’est facile de dire ‘pas d’amalgame’ et de s’en laver saintement les mains.

cul-de-lampe.jpg

Il y a à Genève une affaire Maudet. Une affaire de voyage au financement douteux. Un crime abominable. Il est difficile d’y voir clair. Dans un pareil cas, il n’y a qu’une solution, le peloton d’exécution. Et de nouvelles élections.

cul-de-lampe.jpg

Hani Ramadan, interdit de prêches soporifiques en France, se lamente : où est la liberté d’expression ? Je peux le renseigner. C’est à Riyad, à Téhéran, à Alger, où il pourra sans censure parler du Coran, de son admirable Prophète, de la lapidation, des coutumes bienfaisantes de l’islam. Suffit de me demander.

cul-de-lampe.jpg

Si Abraham, agissant précipitamment, avait tué son fils avant que Dieu (Yahvé pour les intimes) la ramène avec son mouton, le fête musulmane du sacrifice aurait une autre dimension. Ça n’est pas un mouton qu’on égorgerait.

cul-de-lampe.jpg

En Iran, les femmes sont interdites de bicyclette, les autorités y voient une incitation au stupre. C’est pourtant bien agréable à regarder, une femme à vélo, jambes nues joliment galbées. Cela comporte certes un soupçon d’érotisme. C’est pas grave, pas au point de héler un taxi providentiel et de lui intimer, ‘Suivez cette femme !’

cul-de-lampe.jpg

À la sourate 4, verset 34, le Coran dit ‘si vous craignez leur désobéissance (des femmes) frappez-les’. Donc il n’est pas nécessaire que les femmes désobéissent, il suffit que le mari craigne qu’elles le fassent. Ce qui signifie que le Coran ignore superbement la présomption d’innocence.

13:29 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

23/08/2018

RÉLUTION FRANÇAISE

Non, ça n’est pas une faute de frappe, c’est la version écrite de ce que j’ai entendu sortant d’une bouche auguste (l’empereur, pas le clown), rien moins que Michel Rocard. Un personnage considérable, ministre, candidat à la présidence, ponte de parti. Je suis toujours surpris que ce qu’on appelle un homme public, en politique ou en toute autre activité où il doit être amené à produire de l’oral, discours, interviews, ne soigne pas mieux son élocution.

On a des exemples nombreux, non seulement de syllabes avalées mais aussi de discours émis à une vitesse folle sans que le locuteur s’occupe de savoir s’il sera compris par ceux qui l’écoutent : ‘je parle vite, voyez le virtuose, ah bon, on me comprend difficilement, mais peu importe, l’essentiel est que j’aie pu m’exprimer que j’aie pu causer dans le poste‘. Car c’est à la radio que ces défauts apparaissent crûment. Ainsi, la météo est donnée sur une certaine chaîne par une petite dame qui ne s’arrête pas aux feux rouges, je veux dire qu’elle enchaîne les phrases sans se soucier du point. Or, si dans le discours deux phrases se suivent, il est impératif de marquer une pause, fût-elle à peine perceptible. C’est une politesse à l’égard des écouteurs. Et une politesse à l’égard de la langue.

La palme, si je puis dire, des excès de vitesse revient à certaines publicités. La publicité se paie, à la surface de papier imprimé ou au temps d’antenne. Alors dans le cas deux, il faut les entendre débagouler la qualité d’un produit ou l’intérêt d’une institution, en trente secondes totalement incompréhensibles. Il faut tout dire et que ça saute ! On pense à cet écrivain qui s’excusait : je n’ai pas eu le temps de faire court.

En considérant tout ce qui précède, je me suis mis à penser à Boris Acquadro, qui fut chef du service des sports à la TV romande et dont j‘ai eu le privilège d’être un de ses amis. Sa popularité était immense due à une attachante personnalité et aussi à ses compétences. Boris, en son adolescence, avait fait du théâtre, donc il savait ce qu’est l’élocution et ce qu’on doit ou peut faire de sa voix. Les profs de chant savent nous dire qu’on ne pose pas la voix, car alors elle s’écroule, mais on la suspend pour pouvoir la lancer au loin. Ça ne se passe pas au niveau du larynx mais à celui du front, qu’on se le dise.

Parce qu’on apprend à jouer de sa voix comme d’un instrument. N’est-elle pas le premier instrument dont nous disposons ? Un instrument à cordes (vocales). Je reste persuadé que Lucy, notre mémé à tous, chantonnait en se balançant d’arbre en arbre. Il serait souhaitable que ceux dont la voix est un des outils de leur métier apprissent à en jouer, l’univers sonore en serait moins grinçant.

 


Pour ma coda, un mini épisode glané dans un vieux livre de lecture pour illustrer ce qui précède.

Un jeune acteur va voir un ancien chevronné pour des conseils. Il a choisi de lui lire une fable de La Fontaine.
— Le chêneunjour dit au roseau…
— Arrêtez, vous ne savez pas lire.
— (?)
— Vous lisez comme si un chêne s’appelait ‘un jour’. Lisez donc comme ceci : le chêne virgule un jour virgule dit au roseau… Reprenez !

15:50 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

16/08/2018

BONNES NOTES, MAUVAISES NOTES

Des âmes pures voudraient nous faire croire que toutes les civilisations se valent et que toutes les coutumes sont acceptables. Il ne faut stigmatiser personne si on est soi-même pur, les autres le sont aussi. Cette façon bénisseuse de voir ne correspond pas à un examen raisonnable des faits.

Voyons cela d’un peu plus près. Lorsque des civilisations sub-sahariennes (j’aime bien cet adjectif purement géographique qui évite d’employer le mot nègre) tuent des albinos parce qu’ils auraient le mauvais œil, on ne peut que donner une mauvaise note à ces civilisations. Les albinos n’ont pas le mauvais œil, ils ont une mauvaise vue due à un gène récalcitrant. La science a découvert ça et on laisse désormais les albinos tranquilles sous nos climats.

Lorsqu’une civilisation jette ses homosexuels du haut d’une tour pour qu’ils s’écrasent au sol, on se dit qu’on a affaire à un très mauvais élève. Notre civilisation occidentale, une des meilleures, ne fait pas ça, à part quelques plaisanteries gauloises, et des dérapages qui sont le fait d’individus, pas de la charia, elle laisse les homosexuels tranquilles. Ils sont différents, c’est tout.

L’idée qu’à part Hitler, Staline et Pol Pot, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil me paraît assez récente. Il fut un temps où on était moins naïf mais aussi plus arrogant. Car il y avait de l’arrogance. Une des motivations de la colonisation, pas la seule certes, était d’apporter le bonheur et la sagesse d’une bonne civilisation à une moins bonne. Sur les pas du soldat conquérant suivait souvent le missionnaire. Il s’agissait entre autres d’inculquer la notion du péché, surtout sexuel, chez des peuplades primitives qui n’en avaient aucune idée. Figurez-vous que dans certains coins chauds du globe, des dévergondées allaient quasiment nues. Des hommes aussi. On affubla qui d’une Mother Hubbard, une longue robe qui va jusqu’aux chevilles, qui d’un pantalon. La morale occidentale était sauve.

Notre civilisation occidentale est épatante. On peut s’y vautrer dans Beethoven, Rembrandt, Shakespeare, Victor Hugo et quelques milliers d’autres, on ne s’ennuie jamais. Il n’est pas rare en plus que des violonistes chinoises, japonaises ou coréennes, attirées par la lumière, viennent se colleter dans un de nos orchestres symphoniques avec Wolfgang Amadeus, Franz, Robert, Modeste, Felix, Claude, Maurice, (noms connus de la rédaction) et y prendre un plaisir certain.

Le Créateur (appelons-le ainsi) a cru bon de jouer un tour à l’humanité, on voit là la méchanceté du bonhomme, en décidant qu’il y aurait une multitude de langues et que les hommes ne se comprendraient plus les uns et les autres, selon le principe éprouvé du diviser pour régner. Ce qui devait être une malédiction se révéla être un bienfait. Nous avons en Europe une bonne vingtaine de langues sans compter d’innombrables dialectes, des langues germaniques, latines, slaves plus quelques francs-tireurs inclassables. Une superbe variété qui fait d’un voyage une expérience heureuse. Le plaisir de dire ne serait-ce que bonjour et merci dans le pays qu’on visite ! Vous imaginez, vous, une Europe où on ne parlerait qu’une seule langue ? Quelle morosité ! On n’aurait ni Proust, ni Cervantes ni Tolstoï. C’est paradoxalement cette diversité qui a fait de cette civilisation occidentale sa force et sa richesse. Elle est faite d’échanges qui ne sont fructueux que si les parties sont différentes et ont chacune de quoi intéresser l’autre, sinon autant rester couché.

Cette civilisation est une reine dont je suis heureux d’être le sujet.

 


Bonjour, guten Tag, Gruezi, kalimera, good morning, buenos dias, dzien dobre.
Merci, thank you, Danke schön, muchas gracias, spasibo, dank u wel, dzienkuje.

14:06 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |