12/11/2017

DU BON FRANÇAIS, BORDEL !

Je me suis promener alors que j’étais sensé travaillé. Peut-être ai-je eu tord, je demande qu’on m’éclaircisse. C un service qu’un lecteur peut me rendre.

C quoi cette prose ? Est-ce que Thomann serait à côté de ces pompes ?
Sans doute sont cerveau ne fonctionne plus très bien. L’âge, vous savez.

Mais non, il s’agit seulement d’un florilège (non exhaustif !) des horreurs qu’on peut trouver dans les lettres de lecteurs de tous les journaux. Voyons cela de plus près.

D’abord cette confusion entre l’infinitif et le participe. C’est vrai que c’est difficile et qu’on peut hésiter. Il y alors un moyen tout bête de résoudre le problème. J’ai appris le truc à l’école primaire, où j’avais des maîtres et maîtresses remarquables qui m’ont appris l’écriture lisible, le livret que je pratique encore (le livret, c’est comme aller à vélo ou lacer ses souliers, ça ne se désapprend pas), la grammaire, un début de vocabulaire et plus généralement le monde.

On procède ainsi :
J’écris ‘je l’ai fait sauté’ mais j’ai un doute. Je remplace alors le verbe en -er par un verbe en -ir ou -eoir. ‘Je l’ai fait déguerpi et je m’aperçois que c’est pas bon. J’écris alors ‘je l’ai fait sauter’ et j’ai tout juste. Cette petite leçon est gratuite mais vous pouvez me remercier mentalement.

Ensuite, s’il y a les fautes d’orthographe (et les fautes de frappe, et là je ne m’exclus pas) et de sens, il y a les actes de désinvolture : écrire ‘ces’ pour ‘ses’ est impardonnable. Mais ça se trouve. Comme on trouve aussi cette horreur, ‘c’ pour ‘c’est’. On veux faire phonétique, on veut faire jeune. J’entendais récemment l’excellent Bernard Pivot dire en substance ceci : une langue, en l’occurrence le français, c’est un fond, c’est une forme et c’est aussi une esthétique. On ne saurait mieux dire. Car c’est vrai, se trouver devant une page imprimée, avec des phrases réussies, c’est une sensation analogue à la vision d’un tableau de maître. Vu ainsi, le français est une belle langue, pas très riche si on compare à l’allemand ou l’anglais, pas très claire non plus à cause d’un vocabulaire déficient (vous dites ‘belle-mère’ ou ‘hôte’ vous devez préciser) mais tout de même, elle nous a donné les vers de Racine et ceux de Baudelaire, c’est pas rien. Vous voyez une tragédie ou un sonnet écrits en phonétique, où serait ce plaisir esthétique ?

Enfin, il y a l’emploi erratique des majuscules. Un lecteur se plaignait : ‘le Français fout le camp’. On voit ce qu’il voulait dire, mais sa phrase signifiait autre chose, soit ‘son compatriote prenait la poudre d’escampette’. Les langues prennent la minuscule, on dit l’allemand, le peul, le quechua. Mais on dit ‘les Anglais débarquent’. Simple, non ?

Autre chose encore. On ne devrait pas dire ‘Interruption volontaire de grossesse’ car cela voudrait dire ceci : ‘Oui, j’ai interrompu ma grossesse, je la reprendrai un peu plus tard’. Il faudrait dire ‘suppression volontaire’. Mais ‘interruption’ est le terme officiel et on ne peut plus y toucher. Dommage !

En orthographe phonétique, on écrira lindi, c’est la prononciation des Parisiens et on écrira cokové, c’est la prononciation provençale (cité par le professeur Morier).

 

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06/11/2017

FRATERNITAS

Que Hani Ramadan soutienne son frère qui est dans les ennuis, quoi de plus naturel, la famille avant tout. Mais qu’il attribue l’accusation que lui porte cette dame à un complot sioniste fait franchement rigoler. Faut dire que selon notre imam genevois, tous les malheurs du monde sont ou ont été causés par des juifs. Le naufrage du Titanic, c’est eux, Eisberg (la bonne orthographe) c’est bien un nom juif, non ? Notez que notre homme évite, par prudence, d’utiliser le mot ‘juif’, il ne parle que de sionisme, mais cela ne trompe personne. C’est que le Coran lui enjoint d’être antisémite, donc il l’est.

D’où sa position dans les tribulations de son frère. Quant à moi, je ne me prononcerai pas sur la véracité des dires de la dame ni sur la culpabilité du frérot, mais j’émets deux hypothèses : d’abord, si complot il y a, il est musulman, voui, Tarik Ramadan fait de l’ombre à beaucoup de gens, y compris aux musulmans eux-mêmes, que l’adulation que lui portent ses groupies et ses positions limites sur la doxa islamique vont sur les nerfs. Il s’agirait alors de baisser le caquet à ce beau parleur un peu trop voyant. Donc de lui tendre un piège.

Si ça vous paraît un peu trop tiré par les poils de barbe, voici une autre théorie. Elle n’est pas favorable à l’accusatrice. Que les choses se soient passées comme elle les décrit, c’est bien possible. Sauf qu’il n’y avait pas de témoins. Et cela prouve une chose, c’est que l’héroïne de cette saga, qui se dit, qui est, musulmane et qui tient à le proclamer, qui ne renie rien de sa religion, en fait ne la connaît pas. Il est évident que comme la plupart de ces gourdasses qui nous tympanisent avec leur piété exhibitionniste, leur vénération du Prophète et tout ça, elle n’a jamais lu le Coran, elle ne sait rien des Hadiths. C’est une certitude que j’ai que la majorité des musulmans sont d’une ignorance crasse sur le sujet de leur religion.

Moi-même, bien que mécréant, j’en connais plus qu’elles. Si la petite dame m’avait demandé, je lui aurais dit ceci : les ‘savants’ de sa religion sont unanimes, une femme ne doit pas se trouver seule dans une chambre avec un homme, sinon il y un troisième personnage qui s’invite, c’est Satan, oui bien ! Elle n’a même pas droit de voyager seule en taxi, en raison de la lubricité effrayante des chauffeurs, qui n’ont qu’une idée, c’est de sauter leur passagère, si possible en laissant courir le compteur. Elle a donc péché par ignorance ou, plus probable, par naïveté. Croire frère Tarik quand il dit être gêné par tous ces gens qui l’entourent, lui qui adore les bains de foule, et qu’il propose la discrétion de sa chambre, cela me fait rigoler une nouvelle fois. Cette dame a quarante ans, elle est d’un physique acceptable, on aurait pu penser qu’elle avait un peu plus d’expérience de la drague. Ben non !

Et puis, j’y pense, si les accusations sont avérées, Tarik Ramadan, qui est marié, se sera aussi rendu coupable d’adultère, dont la punition est la lapidation. Ça n’est pas moi qui le dit, c’est son frère Hani justement. Dilemme !

 


Mais :
Dura charia, sed charia.

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02/11/2017

ON VA POUVOIR VOTER

C’est une nouvelle qui me réjouit mais en même temps m’irrite. Qu’on empêche les fêlées du bulbe de se promener en se cachant le visage alors qu’aucune prescription coranique ne le leur demande, voilà une chose qu’elle est bonne.

Mais qu’on dérange le peuple suisse pour ce qui devrait aller de soi et qu’on pourrait régler sans sortir l’arsenal démocratique, il y a de quoi se fâcher.

Comment faire ? Je pars de l’idée que ces marie-pisse-trois-gouttes ne sont pas orphelines et que la famille pourrait mettre le holà à cet exhibitionnisme.

« Qu’est ce que c’est, cette tenue, ma fille ? Tu vas m’enlever ça tout de suite ! »

Il peut certes arriver que la mère soit aussi bête que la fille et que le grand frère trouve la tenue conforme à ce que demande l’islam. Il faut se rappeler que tout le monde dans cette pieuse famille se réfère au Coran, mais qu’ils ne l’ont pas lu, se contentant de ce qu’on leur raconte.

Les arguments de ces donzelles sont la piété absolue, la communion avec le Créateur, la séparation avec le monde tel qu’il est. Les arguments de ceux qui les soutiennent font peine à entendre, à commencer par Amnesty, qu’on a connu sous un meilleur jour, qui déclare que l’interdiction du voile intégral est une atteinte à la liberté religieuse, rien que ça. On veut y voir une discrimination envers les musulmanes, alors que ce sont elles-mêmes qui s’offrent en cible. Si on rencontre dans la rue une jeune femme habillée ‘normalement’, on ne peut évidemment pas savoir si elle est musulmane et personne n’aurait l’idée de s’en prendre à elle. Peut-être l’est-elle, peut-être loue-t-elle son Créateur, mais dans le secret de sa chambre, comme le recommandait le rabbin Jésus. Elle ne s’exhibe pas. C’est la sagesse même.

Ce qui frappe, quand on entend ces demoiselles, c’est le ton agressif, c’est l’arrogance : la loi (en France) est inique, je n’en ai rien à cirer. Je m’oppose à la loi. Alors, le vivre ensemble, pas pour moi, je reste dans ma bulle.

Bon, un dernier argument en faveur de l’interdiction : ces masquées sont dans l’impossibilité de sourire, ce lubrifiant de la vie sociale. Déjà qu’on ne sourit pas à son Créateur, Il croirait qu’on se moque.

Sans compter que manger la fondue (on va admettre qu’elle vit ‘à la Suisse’) au bistro avec des copines va poser des problèmes techniques. Mais se donne-t-elle le droit d’aller au bistro ?

 


Vae puellis stultis !

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