05/10/2017

NIAISERIES ALIMENTAIRES INTÉRESSÉES

Bien sûr, les lecteurs vont dire que ça n’est pas possible, que ça ne peut pas exister, que j’ai inventé un scoop bidon pour faire l’intéressant. Pourtant, ce petit bocal est bien réel, je l’ai devant mes yeux, je peux le toucher et je peux lire sur son étiquette : bolognaise végétarienne ! Comme je vous le dis. Mes lecteurs, cultivés dans tous les domaines, y compris celui de la bouffe, savent bien que la sauce bolognaise comprend de la viande, même autorisée aux juifs et aux musulmans*, c’est du bœuf, et que sans cet ingrédient majeur, la sauce devient napolitaine.

Il ne s’agit bien sûr pas d’une bourde mais d’une opération de marketing, un boss d’une grande entreprise ayant flairé que les végétariens étaient un créneau intéressant et qu’il fallait leur offrir pâture. Il propose donc à ses collaborateurs ce nouveau produit. Les collaborateurs ne mouftent pas, c’est le boss, mais un des employés, un Italien, se marre en douce.

Curieusement, sur l’étiquette, le producteur faussaire n’est pas mentionné, ce qui fait désordre, on ne sait donc pas si le produit est fabriqué par une des branches de Nestlé, d’Unilever ou de General Motors.

Cet anonymat est révélateur. Il s’agit pour ces messieurs (il y a peut-être aussi des dames) de faire le plus de fric possible, quitte à tromper le chaland sur la marchandise. On ajoute du gras et du sucre pour faire plus attrayant, et on se moque bien de la santé de ce même chaland. Mais on ne le dit pas, on avance masqué (prodeunt larvati comme Descartes qui craignait les foudres de l’Église). Si on supprime l’essentiel d’une recette, on est sur une pente savonnée (mais il n’y aura pas de savon, parbleu !). On aura ainsi de l’ailloli sans ail et de la fondue sans fromage. Oh, je les crois capables de faire fondre du tofu dans un caquelon en prétendant que ça vaut le gruyère. J’ai mangé une fois du tofu, c’était en Pologne et j’avais mal lu le menu en polonais, langue que je ne fais que baragouiner. J’ai pas aimé, mais alors pas du tout.

Un autre klondyke juteux dans lequel nos stratèges s’engouffrent, c’est le bio. Mamma mia ! Tout est désormais bio. Avec une suspecte flambée des prix. Vous allez voir qu’il y aura des cigarettes bio, sans tabac évidemment. J’ai même vu du chocolat bio. Or, il est patent que le chocolat non bio est d’une totale innocuité. Il se trouve que j’ai pendant les décennies qui m’ont déjà été accordées mangé avec délices du chocolat suisse avant le bio et que rien ne s’est passé.

J’ai, pendant les mêmes décennies, acheté fruits et légumes au marché de Plainpalais tout proche chez des maraîchers dont j’ai apprécié le savoir-faire et le respect du produit. Ce qui peut, doit, nous émerveiller, c’est les progrès considérables de la culture maraîchère. Je me souviens que jadis, une étiquette annonçait crânement des haricots sans fil. L’étiquette est devenue inutile et a disparu, il n’y a plus de haricots avec fil ! Jadis aussi, on achetait simplement des tomates ; de nos jours, on achète des roses de Berne, des cœurs de bœuf, des noires de Crimée. Avec l’étiquette triomphale ‘du jardin’. Et on se soucie peu de savoir si elles sont bio ou pas. Ce qu’on apprend, c’est qu’elles son ‘pleine terre’ ce qui est garantie de goût. C’est tout ce qu’on demande à une tomate.

Et puis il y a ce choix, cette variété, cette présentation tentante, on en deviendrait végétarien non par doctrine mais par pure gourmandise.

 


*Pour ces derniers, il faut cependant que l’animal en mourant ait le regard tourné vers la Mecque.

 


Lorsqu’on a fini de faire le poireau et qu’on annonce la fin des haricots, on peut dire que les carottes sont cuites.

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28/09/2017

CELA VIENT DE SAINT-GALL

Les autorités saint-galloises ont décrété l’interdiction du voile intégral. Elles y voient je ne sais quel danger terroriste ou quel mouvement invasif de l’islam. En réalité, il s’agit simplement de femmes qui ont une mauvaise haleine et qui mettent une étoffe sur le visage pour ne pas incommoder les passants. Vous voyez une autre explication ?

Sérieusement. Quelle idée de vouloir se cacher la trombine ! D’abord, cela n’a rien à voir avec le Coran, ni avec les hadiths (bon, je ne les connais pas tous, il y en a des tonnes), ensuite, c’est une insulte faite à autrui, ‘je te vois, tu ne me vois pas, nia nia nia’.

Le motif invoqué par ces mijaurées est le respect et l’adoration du Créateur, un certain Allah dans leur vocabulaire. Lequel Allah, tout en étant miséricordieux, le Coran nous le serine à longueur de pages, est très pointilleux sur la tenue, aussi sur ce qu’on mange et sur les heures de la prière. Faut pas se tromper.

Le problème avec l’islam, c’est qu’il n’y a pas d’autorité centrale qui dise le dogme. Il y a les docteurs de la Loi (appelés abusivement savants) rigoristes, un Hani Ramadan par exemple, qui insiste pour que les élans vers le ciel aient lieu à un moment précis, et ceux qui laissent un peu aller, très peu. Parenthèse : je me gaussais une fois sur le fait que l’heure de la prière indiquée pour toutes les villes du globe mentionne aussi le Vatican. J’avais tort de rire. Car avec leur Fanfoué en passe de devenir lui aussi commandeur des croyants, savoir exactement quand il faut prier devient indispensable même dans la ville sainte.

J’en reviens à nos mijaurées. Leur comportement n’a évidemment rien à voir avec la religion, même si elles en sont persuadées. J’y vois carrément une pathologie, apparentée à l’autisme, lequel se caractérise par une difficulté de l’apprentissage social et de la communication. C’est vrai ça, le slogan ‘vivre ensemble’ dont on nous rebat les oreilles n’est possible que s’il y a égalité. Je ne peux accepter mon semblable que si je le vois et je ne peux communiquer avec lui que si je vois ses lèvres bouger et si sa physionomie me dit quelque chose.

J’en entendais une dans une interview, elles sont (ab uno disce omnes) arrogantes par la voix et le verbe : ‘Si la loi me punit, je me moque de la loi, la démocratie pfft !’ Le ton est donné. Si sur la planète, on doit vivre ensemble avec ces anarchistes, alors moi aussi, pfft !

J’entendais aussi un imam d’Arabie déjanté qui expliquait que si les femmes étaient interdites (et incapables) de conduire*, c’est qu’elles ont un tout petit cerveau, le quart de celui de l’homme. On s’en voudrait de généraliser, mais dans le cas de nos demoiselles, ça pourrait être vrai.

 


Cachez ce voile que je ne saurais voir,
Par de pareils objets, les âmes sont blessées
Et cela fait venir de coupables pensées.
(Molière dans Tartuffe, modifié Thomann)

 


*Cela vient de changer. Allah est grand.

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22/09/2017

UNE ENFANCE MALTRAITÉE

On connaît les cas de maltraitance physique des enfants par un adulte en position de force auprès d’un enfant, grand-père, prêtre ou professeur de sport. Cela va du touche-pipi à la sodomie, sans forcément entente avec la victime. On est d’accord que ce sont là des actes critiquables, que dis-je, criminels. La loi poursuit et punit.

Mais il y a aussi grave, c’est les sévices psychologiques, surtout ceux qui ne sont pas perçus comme tels. J’explique : il y a dans l’islam une tradition calamiteuse qui incite à apprendre le Coran par cœur. Pour cela, il y a un concours, au Caire, chaque année. Un jury de barbons barbus est réuni pour entendre les compétiteurs réciter des sourates : pas les sourates entières, le temps manquerait étant donné le nombre de participants, un membre du jury donne un verset et le candidat doit ânonner la suite.

Là se présente une première aberration. Les candidats viennent de partout, du Tadjikistan, des Maldives, du Sénégal, et ils ne parlent pas arabe, la langue du Coran. Lorsqu’un membre du jury leur fait une remarque, ils n’y entravent que pouic. Mais tout cela n’est pas un obstacle, un juré déclare même que le Coran est si merveilleux qu’on peut le réciter sans le comprendre. Ce qui est une bonne chose car il contient des passages nauséabonds à ne pas soumettre à des enfants. Oui, Messieurs Ramadan, ce livre dont vous recommandez la lecture contient des passages qui demandent qu’on se bouche le nez, vous n’aviez pas remarqué ?

Ensuite, convaincre des petits mômes (dès sept ans !) de se sacrifier pour ce pensum, c’est de la maltraitance psychologique, de la cruauté envers des enfants. C’est d’ailleurs la tactique de toutes les dictatures. En Allemagne nazie, il y avait les ‘pimpf’, des enfants qu’on embrigadait dès six ans pour leur montrer les beautés du national-socialisme, ensuite il y avait les Hitler-Jugend, avec exercices de tir pour en faire de vaillants petits soldats qu’on envoyait ensuite se faire étriper joyeusement dans la boucherie de Stalingrad.

Dans le cas qui nous occupe ici, les candidats sont aussi tout joyeux de participer à ce concours qui va, s’ils sont vainqueurs, les auréoler de prestige. Le petit Tadjik qui a fait un sans-faute devient une sorte de héros, un exemple pour tous les Mahomet-Jugend présents et à venir.

Sauf qu’il y a un bémol après tous ces dièses, notre loupiot ne sait ni lire ni écrire dans sa langue maternelle. Le temps qu’il aura passé à mémoriser ce maudit kitab aurait peut-être été mieux employé à l’acquisition d’une formation de base. Avec un chouïa d’arithmétique également. Ce qu’on fait en Occident, souvent critiqué, dès l’école primaire. Pauvre gosse !

 


Much may be made of a Scotsman if he be caught young. (Samuel Johnson).

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