04/10/2018

DOUCE FRANCE

Contrairement à ce qu’a pu penser un commentateur, j’aime bien la France dont à Genève nous sommes voisins de façon quasi osmotique. À l’école primaire, ceux de mes condisciples qui n’étaient pas genevois étaient des Savoyards récemment immigrés. Notre langue était le romand, qui est proche du français. Le dimanche, avec mes parents dans leur superbe auto (nous aimions déjà Charles Trenet), nous nous promenions indifféremment en France ou en Suisse, à Lausanne ou Montreux, mais aussi à Évian ou Chamonix, ou simplement au Salève, la montagne des Genevois.

La France voisine nous fournissait, nous fournit encore l’abondance et le reblochon, la France ‘parisienne’ Baudelaire, Proust et Victor Hugo. Quand on aime le fromage et la littérature, on ne peut qu’aimer la France.

Dès lors on ne peut que s’inquiéter que ce pays aimable se mette à donner de la gîte et pencher dangereusement vers l’autocratie, un mot gentil qui évite celui de dictature. Déjà qu’il a à sa tête un freluquet gaffeur qui ne peut se retenir avant d’y aller d’une connerie. Et surtout il est quelqu’un qui a l’air de se moquer de la séparation des pouvoirs proposés par Montesquieu et adoptée par les régimes démocratiques. Car on est tenté de penser que par exemple la soumission de Marine le Pen à un examen psychiatrique (déjà qu’on avait fait main basse sur son trésor de guerre) a été le fait d’un pouvoir judiciaire légèrement influencé par le pouvoir législatif. Ou alors les juges, agissant motu proprio, devançaient, pour se faire bien voir, les désirs du monarque. D’autres décisions stupéfiantes des tribunaux confirment cette suspicion.

Il s’agit évidemment dans la cas de MlP de supprimer le dernier vestige d’une opposition possible, les socialistes étant chaos-debout, la droite radicale ne valant guère mieux. Débarrassé du Rassemblement National on va enfin pouvoir gouverner à l’aise sans une opposition qui gâche tout. On va pouvoir dépenser tout le fric qu’on n’a pas.

Parce qu’il va falloir parler fric. Les Français sont économes, leur bas de laine est légendaire. Ils doivent avec stupeur voir à l’inverse l’État prodigue dépenser sans compter. Par exemple, pour des raisons de prestige, il fallait impérativement que Paris obtienne les prochains Jeux Olympiques, lesquels sont devisés à six milliards (première estimation) dont la France n’a pas le premier sou.

Car la France vit à chrome, à crédit. Même qu’elle doit faire des économies, Bruxelles imperavit. Qu’à cela ne tienne, on va rogner sur la pension des vieux, sur le budget militaire et de la police, sur l’Éducation nationale, sur les hôpitaux mais on ne touche pas aux J.O. On va augmenter les impôts tout en déclarant qu’on les diminue. C’était même amusant, l’autre jour, d’écouter le Premier ministre essayer dans une interview de se dépatouiller de ces difficultés en répondant à côté de la plaque et en noyant le poisson, de la toute belle ouvrage.

Alors je vous le demande, si les Français n’ont plus un rond, comment vont-ils faire pour nous acheter notre gruyère et notre chocolat ? Angoisse !

 


Frankreich ueber Alles

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27/09/2018

NOLI ME TANGERE

Allez, une petite expression latine tirée de la traduction de la Bible, la Vulgate. C’est ce qu’aurait dit Jésus à sa mère (en araméen naturellement) qui voulait le toucher après la Crucifixion pour s’assurer que c’était bien lui. Si on croit à ces fables évidemment.

Et c’est aussi ce que disent des musulmanes dévoyées qui refusent de serrer la main d’une personne mâle de peur que…

Alors on ne peut qu’approuver la décision vaudoise de refuser le passeport magique à cette petite péteuse. Cela pour deux raisons. D’abord si elle croit que le contact de deux paumes peut être le préliminaire à une activité sexuelle majeure, elle est tellement idiote qu’elle ferait chuter le Q.I. moyen de la Suisse dont nous avons des raisons de penser qu’il n’est pas trop mauvais.

Ensuite, si elle refuse ce geste bénin mais qui fait usage acceptable entre Romanshorn et Genève et Bâle et Chiasso, nous pouvons craindre qu’elle s’oppose également à ce qui fait la solidité de notre pays, la démocratie directe, la mixité entre hommes et femmes et la conduite à droite.

Et si on suit la phobie fumeuse de la petite dame, rien ne nous empêche de penser que le contact épidermique palmaire entre deux hommes pourrait conduire à des activités plus infâmes encore, l’adjectif est dans ma traduction du Coran. Il y a même des musulmans qui dans un élan fraternel se donnent l’accolade, alors si on a l’esprit mal tourné, mon cas, on se pose des questions.

La politesse est le premier stade du vivre ensemble. On en a fait un slogan inutile. Qu’avons-nous besoin d’un message propagandiste pour vivre en bonne entente avec nos semblables ? Bonjour, nous sommes voisins, nous habitons la même planète !

Mais cette politesse a des aspects divers et il faut s’adapter à ceux du pays où l’on pense s’établir. Ainsi, voulant m’établir au Japon, je serais mal vu de faire d’entrée la bise à une Japonaise. En Pologne, j’ai vu des messieurs faire le baise-main à des dames qui n’en étaient pas surprises. Dans les pays anglo-saxons, où le tutoiement est impossible ou si on veut généralisé, on emploie rapidement le prénom sans problème. Et en Suisse, on serre donc la main, la refuser est un signe de mépris, même d’hostilité. Les futurs Helvètes voudront bien en tenir compte, religion ou pas.

 


Et ne pas oublier en arrivant de dire bonjour et au revoir en partant, respectivement Gruezi wohl/Uf wiederluege ou Buon giorno/a rivederci selon les endroits.

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20/09/2018

LEURS CORELIGIONNAIRES

S’il y a un système qui fonctionne bien dans notre république (dans d’autres cantons aussi sans doute), c’est celui des voyages d’étude dans les collèges. Chaque année, des élèves sont amenés à séjourner une semaine dans un pays d’une autre langue où ils sont logés dans une famille d’accueil et sont ainsi en immersion linguistique. La journée ils ont des cours de langue. Tout cela fonctionne sans problème, tout baigne dans l’huile.

Tout, sauf quand la religion s’en mêle. C’est d’ailleurs toujours la même, ni les catholiques, ni les protestants, ni les luthériens, ni les orthodoxes, ni les bouddhistes, ni les rastafariens n’ont jamais créé d’incident ou soulevé des objections. C’est la spécialité de l’islam.

On pense à cet élève qui, invité avec ses camarades à un concert en fin de séjour, avait décliné l’offre en prenant pour prétexte que sa religion interdisait l’écoute de la musique. L’avaleur (de dogmes barbares) n’attend pas le nombre des années.

Un autre épisode a eu lieu. Le père d’une jeune élève a accepté le voyage sous certaines conditions. D’abord il était exclu que sa fille soit logée dans une famille. On ne sait pas s’il proposait le Savoy ou le Ritz à la place. Ensuite il fallait qu’il soit en permanence en contact avec sa fille pour qu’il soit sûr qu’elle faisait bien ses prières quotidiennes. Plus d’autres demandes irrecevables dont celles d’obtenir un lieu et un temps de prière qui furent repoussées par les autorités de l’école.

Les musulmans se plaignent d’être discriminés et ils le sont en effet. Ils nous reprocheront d’avoir, avec ces deux exemples, jeté le discrédit sur eux tous. Et c’est vrai aussi. Mais il y a un remède. On aimerait que les musulmans eux-mêmes, ceux qui sont respectables et qu’on connaît, prennent les choses en main et ramènent leurs coreligionnaires dévoyés à une plus raisonnable vue des choses, quitte à blasphémer.

Ainsi dire ceci au petit jeune homme : Au lieu de profiter de la musique qui est un des aspects de la culture à laquelle tes profs essayent de te faire accéder, tu t’en tiens à ce hadith d’un prophète guerrier et ennemi du plaisir (sauf le sien) qui a prononcé cette énormité, celui qui aura écouté une chanteuse aura du plomb versé dans les oreilles.

Essaye de prendre dans notre religion ce qu’elle a d’acceptable et non les horreurs qu’elle peut contenir. N’aie pas peur de l’enfer, il n’existe pas.

Quant au pater familias abusif, vous lui demanderez d’abord pourquoi il se méfie d’une famille anglaise. Celles qui s’offrent ainsi pour recevoir une étrangère lui réserveront un accueil sympathique. (Note du blogueur : les Britanniques pratiquent une hospitalité rare, je l’ai vécu maintes fois. Ils n’ont qu’un défaut, ils ne sont pas musulmans et sont capables d’offrir à la petite du bacon au petit-déjeuner.)

Et pour votre fille, elle a dix-sept ans, elle doit pouvoir décider elle-même si elle entend prier. Et si oui, à quelles heures. Les cinq prières par jour sont une contrainte inacceptable. Une seule faite avec sincérité le matin, et les quatre piqûres de rappel dans la journée sont inutiles. Si vous obligez votre fille à pratiquer ainsi, vous êtes un tyran domestique et notre devoir est de vous ramener à plus de mesure pour éviter qu’on nous montre tous du doigt.

 


Mektoub, c’était écrit, mais tout petit.

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