Le blog d'André Thomann - Page 3

  • CES FILLETTES QU’ON MANIPULE

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    On ne me fera pas croire que l’adolescente suédoise astucieusement nommée par une correspondante ‘sainte Greta du buisson ardent’ n’a pas été un peu poussée à se donner en spectacle, par ses parents d’abord, flairant la bonne occase de se faire une petite notoriété accompagnée d’un peu de fric facilement gagné. Si on sait y faire, un enfant prodige peut rapporter pas mal.

    Là-dessus viennent se greffer des organisations qui ont les mêmes motivations intéressées et qui vont vous organiser une mise en scène grandiose, école buissonnière du vendredi, une gentille touche pour rappeler l’âge stupéfiant de la gamine, puis saut dans l’âge adulte avec réception devant les parlementaires conquis, conférences de presse, et surtout cette traversée en bateau à voile, ha, la trouvaille ! Reste à savoir comment se fera le retour, bateau à rames ou Boeing 747 comme tout le monde ?

    Il faut ajouter que les parlementaires français qui ont écouté SGBA avec le respect dû à son immense savoir écologique se sont empressés de voter dans la même journée l’accord CETA avec le Canada qui est en contradiction totale avec ce qu’ils avaient entendu le matin. Il semble qu’il y a là un manque d’intelligence, ou alors il s’agit d’intelligence avec l’ennemi, histoire de ne pas causer du chagrin à Macron qui ne se soucie guère pourtant d’écologie sauf dans ses discours hypocrites et risibles. Bref, chou blanc pour sainte Greta. C’est dire son impact réel.

    On passe de l’international au cantonal avec un sujet semblable. Des filles d’un établissement secondaire lausannois se sont offusquées du langage d’un de leur profs qui avait employé en classe des mots qu’on ne prononce qu’au bistro, et encore. En général, les filles qui entendent un gros mot, vulgaire ou sexuel, rougissent (pas toutes) et y vont d’un petit rire sous cape et ça s’arrête là. Si tu t’imagines, fillette, fillette...

    Pas chez nos donzelles lausannoises. Elles se sont fendu d’une lettre au directeur, se disant choquées de ce qu’elles entendaient de la bouche du prof. Résultat : le prof est convoqué chez le dirlo qui lui signifie qu’il peut plier bagage, il ne fait plus partie de l’établissement. Comme ça d’un coup.

    Ce qu’il faut savoir à ce point de la partie et sous réserve de vérification bien sûr, c’est que le prof commentait un texte de Virginie Despenthes, auteur sulfureux mais qui fait un tabac (blond) en librairie. Le titre de son roman ‘Baise-moi’ indique bien qu’on est loin du roman à l’eau de rose. Les mots incriminés étaient ceux de l’auteur, pas les siens. Ce livre aurait été décrété lecture obligatoire par les maîtres de français de ce degré. Reste à savoir si les autres maîtres ont obéi à cette injonction et en ont alors gommé tout le scabreux.

    On en est là : un prof de trente ans de carrière sans un seul blâme mis à pied dans l’heure et sans possibilité, ‘pour cause de vacances’, de plaider son cas auprès des autorités scolaires du canton. Tout tourne autour de cette lettre. Est-elle un motu proprio de jeunes demoiselles sincèrement outrées ou, comme on peut le flairer, de parents psycho-rigides, appuyés par des forces occultes ravies de se payer la chute d’un prof qu’on dit un syndicaliste un peu turbulent. Suivez mon regard.

    Quoi qu’il en soit, nous avons affaire là à un déni de justice, à un harcèlement d’un citoyen qu’on empêche de se défendre. La méthode avait cours chez les bolcheviques et les nazis et maintenant encore chez le dictateur Erdogan qui n’hésite pas à mettre des profs au gniouf par grandes pelletées. Elle ne grandit pas le système vaudois.


    Pour ma coda, et pour vous livrer le fond de ma pensée, je vais utiliser le dialecte, zurichois en l’occurrence, à l’origine d’une certaine expression. Si vous ne comprenez pas, vous trouverez bien dans votre entourage un schtaubirn qui vous aidera, ils sont partout.
    Ich has villicht falsch, aber ich ha de iidruck, dass es sich um e watländerei handelt, s’hät scho gämfereie ghä, dort unne muess me julig ufpasse, die mached alles verkhert.

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  • LA RELIGION REND IDIOT

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    Je vais justifier cette assertion belliqueuse par des exemples pris dans les trois monothéistes ‘officiels’. Bon, il y aurait encore les adventistes, les mormons et le témoins de Jéhova, mais à chaque jour suffit sa peine.

    Par ordre d’entrée en scène, on va commencer par le judaïsme. Les juifs (attention j minuscule, il s’agit de religion et dans ce qui suit, il n’y aura pas une once d’antisémitisme) de stricte observance sont obsédés à l’idée de manger ‘juste’ Non seulement ce qu’on mange mais comment on le mange et avec quels ustensiles. D’abord, on ne mange pas de porc, c’est entendu, mais pas de crustacés non plus. Ensuite, on veillera à ne pas mélanger le laiteux avec le viandeux. En raison d’une petite phrase dans l’Ancien Testament qui dit ceci : tu ne cuiras pas le chevreau dans la lait de sa mère. Ce qui n’était à l’origine qu’une remarque culinaire (la cuisine pour les nuls) parce qu’on ne cuit pas la viande dans du lait, n’importe quel cuisinier, même débutant vous le confirmera : si on veut du bouilli, on cuit la viande dans l’eau avec des légumes choisis pour obtenir un bouillon succulent.

    Ayant mal interprété ce verset, les juifs en ont fait des montagnes. Ils en sont à se priver d’une escalope aux morilles à la crème, parce que dans le même plat, il y aurait des produits carnés et d’autres provenant de la production directe de la vache. Ils en sont à se demander si un couteau qui a servi à couper de la viande peut ensuite couper du fromage. Ils ont deux vaisselles, une pour les côtelettes et une autre pour le camembert. Je vous jure que c’est vrai. Les juifs riches (mais tous les juifs sont riches, même les pauvres) ont même deux frigos. À l’époque (incertaine) où la Bible a été écrite, ils n’en avaient même pas un seul, mais passons.

    Il y a d’ailleurs un site qui répond à tout juif angoissé. Exemple de question : je n’ai qu’un évier, ce qui m’oblige à laver la vaisselle-viande et la vaisselle-lait non séparément, comment faire ? Je vous passe la réponse. Mais l’idée qu’il y a là-haut un Yahvé qui s’occupe de ces problèmes d’évier me paraît de la dernière cucuterie.

    Dans la version catholique du christianisme, l’idiotie est fournie par le pape lui-même (par les papes) et prend des proportions criminelles, même suicidaires. Dans un livre que je suis en train de lire, SODOMA, enquête au cœur du Vatican, l’auteur, Frédéric Martel, décrit d’abord l’entourage du Souverain Pontife puis, au cours d’innombrables voyages, le monde des dignitaires catholiques dans de nombreux pays. Il ressort de son enquête que les monsignors qu’il a rencontrés et interviewés, des centaines, sont très souvent homosexuels, déclarés ou non. Et qu’ils ont en chaire des discours homophobes, parfois virulents. C’est de l’hypocrisie, ça n’est pas grave, dans la mesure où elle est détectée.

    Mais ça se complique, l’homosexualité n’est pas grave non plus, sauf dans la Bible où elle est une abomination. Les prêtres, quel que soit leur grade, sont interdits du commerce avec les femmes, il faut donc bien qu’ils trouvent d’autres exutoires. Le vœu de chasteté est une foutaise. Seulement voilà, le préservatif leur est aussi proscrit. Alors, histoire de ne pas ajouter un second péché au premier, ils ne s’en servent pas, avec pour résultat une notable recrudescence des maladies sexuellement transmissibles, dont le sida. Idiotie suicidaire, n’est-elle pas ?

    Pour l’islam, j’hésite un peu. Je n’aimerais pas être accusé d’attiser la haine ‘raciale’. Mais il y a des cas où l’idiotie musulmane atteint des sommets grandioses qu’il faut montrer. Ainsi ces musulmans qui se demandent si en période de ramadan, ils ont le droit d’avaler leur salive. Vous restez coi ? Moi aussi.

    Mais en plus de cette idiotie collective, il y a les cas individuels. Comme ce bon jeune homme à Londres, musulman comme pas deux. Sa passion était le sandwich thon-mayonnaise. Il en mangeait toujours avec appétit et gourmandise jusqu’au jour où, catastrophe, on lui glisse dans l’oreille que ce sandwich contient de l’alcool. Son sang de pieux croyant ne fait qu’un tour. Allah, par le truchement de son secrétaire Mahomet, lui a ordonné alcool zéro. Ce qu’il ne sait pas, faute de connaissances culinaires, c’est que la mayonnaise contient du vinaigre pour la rendre plus jouissive. Or qui dit vinaigre dit alcool, oh très peu, après avoir mangé une mayo, vous pouvez très bien prendre le volant. Mais c’était encore trop pour notre zélé croyant qui se voyait déjà en enfer. Car à petites causes, grands effets, surtout en islam. Alléluia !


    Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.* (Non, je plaisante.)
    * Phrase qui aurait été prononcée en 1208, lors du siège de Béziers, à une époque où les chrétiens se bouffaient entre eux.

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  • DES FRUITS ET DES LÉGUMES

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    C’est tout ce que les végans, ces mous du bulbe, s’autorisent en guise de nourriture. Se rendent-ils compte qu’au lieu de sauver la planète comme ils prétendent en être les agents, au contraire ils accélèrent sa déchéance ?

    Soit trois de leurs actions les plus délétères. Ils s’interdisent le lait, qui doit être réservé au veau qui tète sa mère. Mais à quoi bon, puisque le veau ne sera pas mangé. Résultat, un éleveur, réduit à l’inactivité, va renoncer à nourrir son cheptel, lequel abandonné par son protecteur va s’évader, redevenir sauvage et finir la proie des loups. Beau résultat.

    Ils s’interdisent les œufs. Alors soit les poules vont continuer à pondre et on aura des montagnes d’oeufs dont on ne saura que faire et qui, pourris, vont polluer l’air. Soit elles vont s’arrêter, faute de clientèle, et les coqs seront réduits à des loisirs forcés et on verra à plus ou moins long terme la disparition d’une autre espèce d’animal. Beau résultat.

    Ils s’interdisent le miel produit par des abeilles réduites en esclavage par ces monstres que sont les apiculteurs. En réalité, ces derniers sont les protecteurs des abeilles, ils leur fournissent un toit (cela depuis la plus haute antiquité) et veillent à leur sécurité. En retour, ces petites bêtes fournissent généreusement du miel. On ne voit pas ce qu’il y aurait de critiquable dans cette activité. Sans les apiculteurs, les abeilles redeviendraient sauvages et pourraient être appelées à disparaître. Elles sont déjà en danger. Beau résultat.

    Il faut être conscient que la Création, si elle compte quelques indéniables réussites, dont l’homme et par conséquent moi, est un système instable qui se maintient cahin-caha. Un système où il ne faut pas trop s’approcher des volcans en cas de menaces, des bords de mer en cas de tempête. Un système où il fait abominablement chaud dans certaines régions et où on grelotte dans d’autres. Surtout un système où il y a des mangeurs et des mangés.

    Ne pas tenir compte de cette réalité, c’est, on l’a vu, contribuer à l’extinction des espèces, c’est vouer à la culture céréalière des terres qui sont faites pour l’élevage et créer ainsi un déséquilibre inutile. Surtout, c’est se nuire à eux-mêmes, quand c’est se fournir chez le pharmacien alors que le boucher leur vendrait nombre de vitamines indispensables. Un beau gâchis.

    On pourrait laisser ces messieurs-dames goger dans leur bouillon de légumes s’ils ne s’étaient pas révélés violents comme tous les fanatiques. Il faut donc les contrer, violence contre violence, leur arracher leur auréole. Attaquer, de nuit, des vitrines de bouchers. Quel beau courage.

    Une petite dernière, pour la bonne humeur. Certains végans, fanatiques à outrance, vont jusqu'à s’interdire l’équitation, le cheval n’ayant pas donné son accord. Ils ont tout de même le droit de jouer à saute-mouton ?


    Ma coda sera faite avec des expressions végétariennes dont la langue française regorge.
    Oreilles en feuilles de chou. Fin des haricots. Le temps des cerises. C’est pas tes oignons. Les carottes sont cuites. Poser sa pêche. Du beurre dans les épinards. Un pruneau en pleine poire. Du sang de navet dans les veines. Faire le poireau. Une grande asperge. Pas pour des prunes. Et naturellement, je ramène ma fraise...

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