12/09/2018

TARIK RAMADAN, MORATOIRE ?

Il nous avait bien fait rire, T.R., en demandant qu’on instaure un moratoire pour repousser la lapidation des femmes adultères en pays musulmans soumis à la charia. Je dis bien les femmes, car dans les vidéos illustrant la condamnation, on ne voit que des femmes, ces messieurs également coupables car il faut être deux pour commettre un adultère, s’empressent de se réfugier chez des copains pour laisser passer l’orage. Jésus s’adresse bien à la femme adultère, le mec est introuvable.

L’argument était que les pays musulmans n’étaient pas mûrs pour un changement et qu’il fallait les convaincre d’une abolition de cette peine. Mais attention, ils ne pouvaient céder que devant les arguments de ‘savants’ (lisez théologiens) eux-mêmes musulmans, pas question de faire participer au débat des mécréants occidentaux qui viendraient la ramener avec des histoires de droits de l’homme et autres fariboles. Les dés étaient donc pipés.

C’est d’ailleurs curieux, ce concept d’adultère. Hani Ramadan, le frérot, affirme que l’adultère, condamnable en soi, est pratiquement inapplicable car pour être prouvé, il nécessite d’être attesté par quatre témoins. Là, Hani se trompe, l’adultère se pratiquant en public devant une foule nombreuse, quatre témoins doivent être faciles à trouver. À moins que ça soit moi qui me trompe.

Mais Tarik ne nous a pas seulement fait rire, il nous a aussi scandalisés. Dans un éditorial de Charlie Hebdo, le journaliste se plaignait : on a fait chuter Ramadan sur une histoire de cul alors que les attaques auraient dû porter sur le contenu de ses dires. Mais c’est que les médias s’enthousiasmaient, notre homme faisait de l’audience, déjà par sa présence et ses qualités oratoires. Le débit était normal et il articulait, ce qui devait en imposer aux Français qui eux articulent souvent mal. La voix était ferme, on ne l’a entendu qu’une fois murmurer seulement : on lui avait demandé s’il croyait aux djinns et le oui qui suivit était à peine audible, l’‘intellectuel’ genevois qui croit au surnaturel, fallait pas trop que ça s’ébruite.

Non, les médias ne s’occupaient pas du fond, on a l’impression qu’ils ne regardaient même pas le contenu du discours Ramadan, se contentant d’effets d’annonce ; ainsi on lisait en préambule, Ramadan gifle Éric Zemmour, Ramadan crashe Michel Onfray.

Or, en regardant le site on s’aperçoit que rien n’est vrai. Zemmour a la répartie qu’il faut, Onfray ne s’en laisse pas conter, bref, il ne saurait s’agir d’une victoire de Ramadan, mais le public friand de k.o. aura été piégé.

Le fond maintenant. Ramadan se moque du concept de Français de souche. Selon lui, oubliant les Gaulois, les Français de souche ne sont que des immigrés de plus longue date car nous sommes tous des immigrés. C’est oublier qu’un immigré peut aussi devenir Français de souche. Exemples, le cardinal Mazarin, Emile Zola, Pablo Picasso, bien que respectivement italiens et espagnol. Marie Curie, ex-polonaise, la comtesse de Ségur, née Rostopchine, origine russe sont devenues des Françaises de souche. Ce que Ramadan omet de mentionner, c’est que ces messieurs ne portaient pas la djellaba ni ces dames le hijab. On ne les distinguait pas dans la rue.

Ces approximations, ces non-dits, des mensonges aussi, sont nombreux chez Ramadan. C’est cela qu’il aurait fallu combattre. Ses exploits au moyen de son service-trois-pièces ne nous regardent pas. Il bénéficiera peut-être d’un moratoire.

 


Ma coda, un petit dessin paru naguère dans le Canard enchaîné :
Deux gars parlent de Zinédine Zidane, héros du sport français, membre de l’équipe de France championne du monde.
— Il quitte le football français.
— Ah ? Il redevient arabe ?

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06/09/2018

SELON UNE ÉTUDE AMÉRICAINE…

Si vous tombez sur un article commençant ainsi, vous avez le choix, ou bien vous passez outre et vous ne perdez rien, ou bien vous lisez et vous vous payez deux pintes, une d’irritation, l’autre de bon sang.

Pour mes péchés, j’ai lu un de ces articles pour en mesurer l’inanité et vous la signaler. On commence par un chiffre grandiose, l’étude a été conduite dans 195 pays. Ben, dis donc. Avec seulement deux chercheurs par pays, ça a dû coûter bonbon. Fonds fournis par la Fondation Bill Gates, on est rassuré.

On l’est moins sur le sujet et surtout les motivations de cette étude. Elle vient de mettre à bas le mythe d’une consommation raisonnée d’alcool qui serait sans danger pour la santé. Les méfaits l’emportent dès le premier verre pour s’accentuer ensuite.

Vous avez bien lu, ‘dès le premier verre’. Pauvre de moi, qui en suis à deux verres, un à chaque repas, plus un apéritif éventuel avec les copains. Me voilà condamné à mourir jeune (wouaf !) dans d’atroces souffrances. Car si les chercheurs veulent bien accorder au vin une protection cardiaque, celle-ci disparaît au ‘profit’ des affections cancéreuses. On est foutu.

Pas tout à fait, car la conclusion de messieurs-dames les chercheurs tourne au grotesque. Après avoir déclaré dignement que les méfaits (sur la santé, 23 pathologies recensées) commencent dès le premier verre, ils nous livrent le résultat de leur recherche : sur 100.000 personnes buvant un verre par jour, 918 vont être atteintes contre 914 buvant zéro verre. Autant dire qu’avec ce résultat rikiki, la cause est entendue : la recherche citée est totalement bidon. Rien ne prouve qu’un cancer aura été provoqué par ce maudit verre de vin. Les chiffres tels qu’ils sont dans leur minable ‘vérité’ pourraient d’ailleurs être inversés sans dommage et le verre de vin redevenir bienfaisant, ce qu’il a toujours été. Foi de buveur de deux verres.

On peut se demander qui initie une telle recherche. On connaît le sponsor, ce Gates milliardaire qui doit distribuer son fric sans trop se soucier du bien-fondé des recherches. Mais les chercheurs eux-mêmes, qui les inspire ? On est tenté de penser aux zozos de l’Arabie Séoudite qui prônent la religion de l'abstinence totale pour les croyants, alors que leurs princes viennent se piquer la ruche dans les palaces occidentaux peu soucieux de leur dogme. Pas exclu d’ailleurs que dans la discrétion de leurs palais, ils ne célèbrent au champagne le massacre des enfants yéménites.

Non, j’opterais plutôt pour une offensive sournoise de notre vieil ennemi, le puritanisme. J’en ai déjà parlé. Il y a sur cette planète des gens qui veillent sur leur santé en s’infligeant des régimes de privation (légumes crus, pas de nourriture venant d’animaux, pas de substances excitantes, dont l’alcool, le café) dont l’efficacité à long terme est loin d’être prouvée, dans l’intention de vivre longtemps. On citera pour les embêter l’exemple de Winston Churchill dont le coup de fourchette était légendaire, dont la consommation de champagne dépassait certes le seul verre quotidien, et on ne parle même pas du cigare, qui mourut à nonante ans bien sonnés.

Que ces adeptes du légume cru bienfaisant fassent discrètement leur petite cuisine (façon de parler) rien à redire, mais ils nous imposent leur lubies en publiant des publicités manifestement trompeuses du type ‘je ne mange que des radis crus, voyez mes muscles’ avec pour nous convaincre la photo d’un athlète aux biscoteaux ravageurs.

Les journaux sont pleins d’articles qui nous conseillent sur le bon usage de la nourriture. J’en ai encore repéré un qui nous décrit le petit-déjeuner idéal. On y admet, voire recommande, le beurre tartiné, naturellement sur du pain complet, le seul acceptable. Mais j’y ai constaté un grand absent, la confiture, faut bien se priver de quelque chose ! Or, depuis tout petit, j’ai toujours mangé de la confiture. Ma maman en faisait chaque année une centaine de verres au gré des saisons. Encore maintenant je considère une journée qui commencerait sans la bonne tartine colorée noire, rouge ou jaune (cerise, fraise ou abricot) comme une journée perdue. Mais que vais-je devenir avec ce régime pernicieux ? Si toutefois rien ne m’arrive entre-temps, je me promets de vous infliger de nouveaux textes irrités.

 


Ah, les fraises et les framboises,
Les bons vins que nous avons bus,
Et les belles villageoises,
Nous ne les reverrons plus.

(Aimable chanson française mais qui vire ensuite dans le paillard, inmontrable !)

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30/08/2018

PROPOS DIVERS (en majeur et en mineur)

Bien sûr que Guillaume Tell a existé puisqu’il a son effigie sur les pièces de cent sous. Le franc suisse est une monnaie fiable.

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Eichmann, c’est pas un nom juif peut-être ?

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Une jolie actrice italienne propose la botte à un petit jeune de dix-sept ans. Au lieu de sauter sur l’occase, ce petit con va couinant qu’il s’est fait harceler. Combien de jeunes gens de cet âge auraient profité de l’aubaine en disant oh oui, madame, merci bien madame, et auraient fermé leur jolies petites gueules, comme a dû le faire l’adolescent Macron, qui est resté un bon petit jeune homme.

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Dans cette orgie de cous tranchés un peu partout en Europe, on ne parle guère du couteau suisse. Ça serait pourtant une occasion rêvée pour la firme dirigée par l’inoxydable monsieur Victor de se faire une belle pub avec par exemple le slogan ‘Tuez propre, tuez suisse’. Faut tout que je leur dise.

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Lorsque les croyants d’une religion attaquent le personnel médical venu vacciner les enfants contre la polio, une maladie quasi éradiquée en Occident grâce au vaccin Salk, on doit déclarer cette religion criminelle. Et criminels aussi nos gentils musulmans d’ici qu’on n’entend jamais protester contre une action ignominieuse due à leurs coreligionnaires. C’est facile de dire ‘pas d’amalgame’ et de s’en laver saintement les mains.

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Il y a à Genève une affaire Maudet. Une affaire de voyage au financement douteux. Un crime abominable. Il est difficile d’y voir clair. Dans un pareil cas, il n’y a qu’une solution, le peloton d’exécution. Et de nouvelles élections.

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Hani Ramadan, interdit de prêches soporifiques en France, se lamente : où est la liberté d’expression ? Je peux le renseigner. C’est à Riyad, à Téhéran, à Alger, où il pourra sans censure parler du Coran, de son admirable Prophète, de la lapidation, des coutumes bienfaisantes de l’islam. Suffit de me demander.

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Si Abraham, agissant précipitamment, avait tué son fils avant que Dieu (Yahvé pour les intimes) la ramène avec son mouton, le fête musulmane du sacrifice aurait une autre dimension. Ça n’est pas un mouton qu’on égorgerait.

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En Iran, les femmes sont interdites de bicyclette, les autorités y voient une incitation au stupre. C’est pourtant bien agréable à regarder, une femme à vélo, jambes nues joliment galbées. Cela comporte certes un soupçon d’érotisme. C’est pas grave, pas au point de héler un taxi providentiel et de lui intimer, ‘Suivez cette femme !’

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À la sourate 4, verset 34, le Coran dit ‘si vous craignez leur désobéissance (des femmes) frappez-les’. Donc il n’est pas nécessaire que les femmes désobéissent, il suffit que le mari craigne qu’elles le fassent. Ce qui signifie que le Coran ignore superbement la présomption d’innocence.

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