08/07/2017

JE NE COMPRENDS RIEN AUX FEMMES

J’ai pourtant essayé mais rien n’y fait. Tenez, prenons cet exemple récent : le gouvernement israélien a confirmé cette règle disant que devant le Mur des Lamentations, les femmes seraient séparées des hommes et prieraient de leur côté comme ça s’était toujours fait dans cette religion misogyne. J’aurais pensé que les femmes réagiraient enfin sainement en déclarant que la bigoterie de ces messieurs, leurs contorsions ridicules lorsqu’ils lisent les textes sacrés, leurs tenues à faire peur aux enfants, elles en avaient plus qu’assez et que celles qui voulaient prier (pas forcément toutes) le feraient désormais loin de ce lieu de superstition. Ça, j’aurais compris.

Mais pas du tout. Elles ont protesté, au nom d’une égalité qui leur permettrait de communier ensemble dans la même niaiserie. Allez comprendre !

Même perplexité avec les chrétiennes, j’en voyais une en gros plan, le visage défiguré par l’hystérie, pensez, elle est en train de toucher le Pape, le polonais, ça vaut tous les orgasmes, passés et à venir. Mais on se doit de signaler, même si dans ce cas c’est un peu vain, que ce pape, lors d’un voyage au Chili, avait non seulement serré une paluche cordiale à Pinochet, un dictateur sanglant, mais l’avait en outre arrosé d’une bénédiction papale. C’était, comme au cirque, la rencontre du clown blanc et de l’auguste (Augusto Pinochet, nomen est omen !). Alors santo subito ! Que conclure, sinon que l’hystérie est mauvaise conseillère.

Naturellement, c’est chez les musulmanes que mon incompréhension est à son comble. Qu’une musulmane, née dans ce bourbier totalitaire, ne puisse s’en dépêtrer ou ne le veuille peut-être même pas, n’ayant rien connu d’autre et trouvant sa sujétion normale, cela peut se concevoir.

Mais qu’une occidentale qu’on veut croire en pleine possession de ses facultés mentales et intellectuelles se convertisse à l’islam, donc à la soumission, cela me dépasse. Elle accepte donc par exemple que son corps soit un simple champ de labour (un verset ignominieux du Coran) pour son mari pressé et sans doute peu enclin aux gâteries précoïtales. Également d’être une créature légalement inférieure. Et encore d’approuver les versets de violence, nombreux dans le Coran, et qui demandent qu’on tue les mécréants (qui pourraient être des membres non-convertis de sa famille !).

Parce que l’islam est un tout. Il n’est pas un supermarché où on peut choisir à sa guise ce qui se trouve sur les rayons. On n’a pas le droit d’en prendre et d’en laisser. C’est cinq prières par jour, c’est le voile exhibitionniste, c’est la viande hallal (avec animaux abattus cruellement), c’est l’entrée dans la mosquée par une porte séparée pour les dames, c’est, c’est…

Notre convertie a-t-elle réfléchi à tout cela. Parce que si c’est pour pratiquer un islam édulcoré et n’en prendre que les aspects acceptables, ça n’était pas la peine de changer de véhicule. Le christianisme a aussi des passages édifiants qui encouragent la piété et l’amour du prochain.

 


Travadja la moukère, travadja bono… (Chanson paillarde des soldats français d’Algérie, les versets suivants sont impubliables).

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29/06/2017

UNE VÉRITABLE BOUCHERIE

Le clitoris, comme chacun sait, ou devrait savoir, est un organe du sexe féminin qui procure aux dames des sensations agréables. Si elles (mais aussi eux !) savent s'en servir. Les civilisations douces ne s'en occupent pas. Mais les civilisations brutales n'ont qu'une idée, en faire l'ablation partielle ou même totale. La raison est simple, il s'agit de faire disparaître ces sensations agréables pour éviter qu'elles n'incitent les femmes, déjà dévergondées par nature, à aller voir ailleurs si d'autres que leur mari auraient autant ou mieux à leur offrir. En un mot, éviter qu'elles ne deviennent des salopes.

C'est un raisonnement d'une parfaite logique, mais qui ne fait pas l'affaire des petites filles de six à huit ans soumises à ce cruel charcutage. Outre l'effroyable douleur pendant l'opération, outre les séquelles durables, difficultés de la miction et lors des règles, douleurs pendant le coït (dont le mâle se fout), il peut arriver que la fillette meure de septicémie à cause d'un rasoir (on opère à la gillette !) plein 'd'impuretés'.

Cette coutume peut avoir des raisons religieuses. Ainsi, Tarik Ramadan vient de s'exprimer sur le sujet. À l'en croire (et pourquoi ne croirait-on pas ce bon docteur ?) l'excision est une tradition de l'islam. Au moins là, il ne dit pas 'c'est pas l'islam'. Elle peut cependant se discuter, entre 'savants' musulmans. Je rappelle ici que savant ici ne veut pas dire scientifique, comme Darwin, Marie Curie ou Humboldt, non, il s'agit de barbus qui font l'exégèse du Coran et des hadiths. Tarik Ramadan, par exemple, est un savant. Il demande justement qu'on discute la chose, car il y a des savants qui seraient opposés à l'opération. Mais attention, précise-t-il, la discussion doit se faire entre musulmans, il ne saurait être question que des mécréants, malintentionnés par essence, s'immisçassent au débat. Des mécréants prétendant insidieusement agir pour défendre les fillettes.

Dans son intervention vidéo de quelque six minutes, on n'a pas entendu une fois T.R. clamer haut et fort (comme il sait le faire souvent) que la clitoridectomie est un acte abominable, bien plus abominable que l'homosexualité par exemple. Pas plus qu'il n'a dit qu'il faut soutenir ceux qui luttent pour son abolition. Avec son frère Hani, lui incapable de déclarer la lapidation barbare, on a affaire à deux personnages sans empathie aucune, et qui font peur.

L'islam qu'ils représentent, avec la mutilation des fillettes, la lapidation, les mécréants qu'on égorge, les homos qu'on jette du haut d'une tour, donne l'image d'une véritable boucherie. Comment les musulmans, ces êtres sensibles qui souffrent à la moindre caricature, supportent-ils tout ça ?

 


Faut qu'ça saigne... (Refrain des Joyeux Bouchers, Boris Vian)

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24/06/2017

DOCTOR LIVINGSTONE, I PRESUME

Ces quatre mots ont fait en son temps le tour de la planète, un peu comme 'alea jacta est' ou 'e pur si muove'. On les rencontre encore de nos jours, un ami que je n'avais pas vu depuis quelque temps venait m'en serrer cinq en disant 'Mr Thomann, I presume'. Et on riait de bon cœur.

Voici l'histoire : le missionnaire et médecin anglais Livingstone, parti en Afrique, n'avait pas donné de ses nouvelles depuis cinq ans. Un journaliste, Stanley, partit à sa recherche et le trouva au bord d'un lac africain. La rencontre Stanley-Livingstone donna lieu à ces mots devenus célèbres. Ils signifient : j'ai de fortes raisons de penser que je me trouve devant le docteur Livingstone, mais j'aimerais que vous me confirmiez la chose.

Mais au-delà de l'anecdote, le mot 'présume' (avec accent en français, mais même sens qu'en anglais) fait problème. Il est employé dans la langue des juges et on m'instruit qu'un prévenu est présumé innocent, même si les charges contre lui sont indiscutables, identité de la balle et du calibre de sa pétoire, sang de la victime sur ses vêtements, présence sur le lieu du crime, tant qu'il n'a pas été reconnu coupable devant un tribunal. Le voilà prévenu !

Sauf que dans la langue et l'observation de tous les jours, la perception est différente. Les policiers de Paris qui se sont fait caramboler leur véhicule par un terroriste n'ont eu aucune hésitation, étant donné le très flagrant délit, à le considérer comme coupable et à l'abattre. Mais malheur : si on s'en tient à la position des juges, ils ont peut-être abattu un innocent potentiel.

Un autre mot fait l'objet d'un usage discutable. Un quidam (qui d'autre ?) fait sauter une valise bourrée d'explosifs dans une gare de Bruxelles, sous les yeux des passants et de la police. On nous signale que le suspect a été mis hors d'état de nuire. Tu parles ! On n'a pas là affaire à un suspect, à quelqu'un dont on pourrait penser, mais on n'est pas sûr, qu'il a commis cette action, il serait l'objet d'un soupçon, pas plus. Ici, il y a des témoins oculaires qui disent qu'il a bel et bien commis cet attentat, il est donc, juges ou pas juges, coupable.

À cause de la crainte des journalistes de se voir traîner devant les tribunaux à cause d'un texte imprudent, on finit par avoir de l'incompétent quand ça n'est pas du risible.

 


Donnez-moi six lignes de l'écriture d'un homme et je me charge de le faire pendre. (Cardinal de Richelieu, mais on n'est pas sûr).

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