07/04/2017

IRAN TAN PLAN

Dans un blog voisin, Sylvain Thévoz est allé à Téhéran et y a interrogé tambour battant des Iraniennes sur ce qu'elles pensaient du voile. Première remarque : il parle d'un bout de tissu, ce qui est une appellation dédaigneuse et trompeuse. Si on va par là, le drapeau suisse (ou de n'importe quelle nation) est aussi un bout de tissu, mais on sait bien que ça n'est pas que cela.

Le constat de notre blogueur serait que les femmes interrogées pensent, pour certaines, que le voile est sans importance et qu'il y des choses qui comptent plus dans leur existence : l'égalité des droits, la possibilité de se marier avec qui on veut, etc. Mais cette égalité existe-t-elle ? Dans un pays où les femmes ont l'interdiction de faire de la bicyclette, à cause du pouvoir érogène de cette activité ; dans un pays où des joueuses de billard sont interdites de compétition internationale parce que leur tenue ne respecterait pas les normes de l'islam (le grotesque de ces ukases pourrait faire penser que je les ai inventés, mais ça n'est pas le cas), peut-on parler de l'égalité des droits ? Quant à épouser qui elles veulent, elles le peuvent évidemment. À condition qu'elles ne se soient pas mis en tête de convoler avec un non-musulman. Dura charia, sed charia !

Il est vrai que notre blogueur a rencontré des Iraniennes qui étaient fières de porter le voile. Je ne peux mettre cela en doute puisque lui y était et moi pas. Mais je suis perplexe, pour ne pas dire plus. J'ai pour cela une raison péremptoire, c'est ce qu'a écrit sur le sujet Chahdortt Djavann, vous savez, cette splendide Iranienne qui a fui son pays à la théologie totalitaire pour se réfugier en France, apprendre le français et ensuite écrire des livres dans cette langue. Un parcours admirable.

Voici ce qu'elle écrit et que Sylvain Thévoz ne connaît sans doute pas :

« De treize à vingt-trois ans, j'ai été réprimée, condamnée à être musulmane, une soumise, emprisonnée dans le noir du voile. De treize à vingt-trois ans. Et je ne laisserai personne dire que ce furent les plus belles années de ma vie. » Et ceci encore : « Le voile pour les mineures doit être considéré comme un acte de maltraitance physique, psychique, sociale et sexuelle. »

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La condamnation est donc totale, sans appel. Elle vient d'une personne qui parle de son vécu, et qui en parle librement parce qu'elle n'a pas en face d'elle une gardienne de la révolution qui lui dit de la fermer, on est en France où ces choses sont encore possibles pour l'instant, mais gare à l'accusation d'islamophobie ! Peut-être que le micro-trottoir de Sylvain Thévoz ne recevait pas des témoignages entièrement libres, allez savoir.

Pour ma part, je ne saurais que vous recommander à tous la lecture de Bas les voiles de Chahdortt Djavann, ou à tout le moins d'entrer son nom dans votre moteur de recherche préféré et cliquer ad libitum sur les résultats obtenus, notamment des vidéos, vous verrez ainsi combien elle est belle, pas d'une beauté hollywoodienne aux canons lisses, mais celle qui montre qu'il y a une âme derrière ce visage. À bon clic !

 

 

Le port du voile, c'est l'étoile jaune de la condition féminine. (Encore Djavann)

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01/04/2017

JE CROIS AU GIN

Le gin est un liquide alcoolique fait de céréales diverses distillées et qu'on améliore en y ajoutant divers composants, dont principalement le genièvre, d'où son nom original hollandais 'genever'. De nos jours, il se boit rarement pur, on y ajoute quelques gouttes d'angostura pour en faire un pink gin, et surtout il est la base d'un des grands cocktails classiques, le dry martini, deux tiers de gin, un tiers de vermouth français sec et là aussi, quelques gouttes d'angostura. Je crois donc aux vertus bienfaisantes du gin avant un repas un peu élaboré. À boire modérément bien sûr.

Bon, ça c'était pour l'apéro, on passe maintenant au sujet principal avec changement d'orthographe : les djinns. Ce sont des êtres invisibles, insaisissables qui datent d'un vieux fond sémite. Toutes les ethnies ont ces personnages mythiques, inventés mais censés avoir une existence réelle. Les Irlandais ont le leprechaun, sorte de farceur inoffensif, les Russes, la sorcière Baba-Yaga, nous avons en Occident le Père Noël, avatar de saint Nicolas. Personne n'est victime, les petits enfants sont affranchis après quelques années. Plaisamment, l'expression est restée : Dis donc, tu crois au père Noël ?

Le Coran, ce camion-poubelle qui ramassait tout ce qui traînait a naturellement inclus les djinns dans son corpus, sourate LI, verset 56. Mais ces êtres invisibles, qu'on ne peut donc appréhender, font l'objet d'études, de description de leurs habitudes, de la part de 'savants' musulmans qui en parlent comme de réalités.

Florilège : les djinns mangent-ils, si oui, quoi ? S'adonnent-ils au coït, si oui, comment ? Peuvent-ils dès lors avoir une descendance ? Sont-ils pieux ? Seront-ils admis au paradis ? On est en pleine démence, on se demande où est l'infirmier qui ramènera ces dérangés mentaux dans leur chambre et leur donnera la piqûre pour la nuit.

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C'est le problème des religions. Qu'on puisse croire en Dieu, en un Grand Horloger selon Voltaire, pourquoi pas. L'Univers est une chose si inexplicable, la constatation qu'il y a quelque chose, alors qu'il pourrait n'y avoir rien, est si stupéfiante qu'on peut avoir envie de chercher une explication supra naturelle. L'homme n'aime pas les questions sans réponses. Tout petit, c'était déjà des 'Maman, pourquoi...' à n'en plus finir. Et la maman n'avait pas toujours la réponse. Pas plus que nous.

Mais si intervention divine il doit y avoir, pourquoi les religions sont-elles si méchantes avec ceux qui s'en déclarent adeptes et les rendent-elles stupides ? On pourrait admettre un Créateur sympa, fier de ses créatures

Et dont l'unique soin serait d'approfondir
Le douloureux secret qui les faisait languir
(Baudelaire, légèrement modifié Thomann).

Au lieu de cela, on a une sorte d'ogre, un personnage dont le Coran nous dit au début de chaque sourate qu'il est miséricordieux mais dont on nous explique ensuite que sa colère est terrible et qu'il punira atrocement ceux qui dépassent de plus de deux minutes l'heure sacrée de la prière. Tout cela évidemment n'a rien de divin mais sont des indications purement humaines destinées à maintenir le croyant dans un état de soumission dont profitent les prêtres avides de pouvoir. Les autres monothéismes ne sont pas en reste, des juives fanatiques se rasent la tête et portent perruque ; des chrétiens en quête de paradis veulent faire le pèlerinage de Compostelle pieds nus pour souffrir comme le Christ et qui après deux jours, les arpions en sang, doivent abandonner leur pieux voyage.

On le voit, les religions ne font rien pour l'intelligence de l'homme ou sa délivrance de la peur. Elles le terrorisent et l'abrutissent. Et l'homme, victime d'une Propagandastaffel efficace, refuse de s'en affranchir. Les prêtres de toutes confessions nous assènent qu'il faut craindre Dieu, Yahvé ou Allah. On pense à ceux qui se remémorent leur enfance, 'mon père était sévère, il nous battait'. Ce Créateur qui bat sa créature, je vous demande un peu.

Pour en revenir aux djinns, je me rappelle une phase intéressante à la télévision. Un teigneux avait demandé à Tarik Ramadan s'il croyait aux djinns. Vous voyez T.R., que des journalistes peu regardants s'obstinent à appeler l''intellectuel genevois', cet homme a le verbe fort, la rhétorique habile, quelquefois teintée de mensonge, bref, il en impose, mais ce jour-là, c'était sotto voce, à peine perceptible, qu'il confessa que oui, il croyait aux djinns. Même un intellectuel peut avoir des faiblesses. En tout cas, cette courte séquence a fait le bonheur des connaisseurs.

 


Dieu ! La voix sépulcrale
Des Djinns... Quel bruit ils font !
(Victor Hugo, poème 'Les Djinns' justement. Mais il avait tout faux).

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25/03/2017

LE PLEURNICHEUR

Voilà mé que Hani Ramadan (Achère pour ceux qui m'ont suivi, ça n'est pas péjoratif mais ça simplifie, Georges Rémi signait les albums de Tintin Hergé selon le même système), Achère donc se trouve en difficulté et le fait savoir : on l'empêche, dans certaines municipalités françaises de prendre la parole. Il y projetait une de ces interminables (il sait pas faire court) et soporifiques homélies. Et lui de s'indigner. Comment dans le pays par excellence des Droits de l'homme peut-on empêcher quelqu'un de s'exprimer, où est la liberté de religion, d'expression, de pensée ?

La réponse à ces questions est toute simple. Sous couvert de religion auquel ils sont nombreux à se faire prendre, l'islam est un système de conquête analogue au communisme (l'Internationale sera le genre humain) au nazisme (Deutschland über alles) qui ne sera repu que lorsque la planète entière sera conquise (II, 193 ... et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association et que la religion soit à Allah seul).

Dès lors l'islam ne saurait profiter d'une quelconque immunité que lui conférerait un statut de religion. Je trouve par parenthèse qu'on est trop bienveillant à l'égard de toutes les religions et qu'un coup de balai ne serait pas de trop, dans le domaine notamment du lavage des cerveaux des plus jeunes. Il y a des superstitions à bannir. Nous n'avons pas à protéger l'islam, nous avons à nous en protéger. Si des musulmans veulent continuer à faire ablutions, ramadan et pèlerinage, grand mal leur fasse, mais dans une discrétion totale. Comme c'est, on s'en félicite, le cas des deux autres monothéismes. Mais ils voudront bien ne rien nous imposer.

Surtout, ils voudront bien nous laisser nous exprimer, Achère le premier, et qu'ils ne viennent pas nous les hacher menu avec des histoires de blasphèmes. Le blasphème n'est possible que pour les croyants d'une religion, avec les punitions prévues, repentance, excommunication, voire bûcher. Pour le non-croyant, ça s'appelle critique et c'est parfaitement admis. Et pour l'islam, il y a justement beaucoup à critiquer. Quand Achère se plaint qu'on l'empêche de s'exprimer en public, il feint d'oublier que l'islam est justement cette religion qui n'admet aucune critique, aucune caricature, aucune mise en cause. Les 'savants'* y veillent. En islam, il n'y a qu'une pensée. Alors son indignation ne vaut pas grand chose.

Pour tout vous dire, votre religion avec sa liturgie grotesque, par exemple la prière en public dans une position disgracieuse, nous n'en voulons pas. Allah, dont on va admettre l'existence comme hypothèse de travail, ne la demande certainement pas. Elle est exigée par des imams pour s'assurer de la soumission du croyant. Lequel est bien bête de s'y soumettre. Et puis nous voulons voir le sourire des filles (avec réciproque !), il fait partie de notre bienheureux paysage. L'islam est sans beauté, il est fait de rictus et de hurlements, nous n'en voulons pas. Suis-je bien clair ?

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* Pour l'islam, un savant n'est pas quelqu'un comme Faraday, Humboldt ou Marie Curie, c'est celui qui décortique le Coran, en tire les enseignements et décide ce qui doit être la « ligne du parti ».

 

 


J'ai vu l'enfer surtout peuplé de femmes. (Un hadith du Prophète, de retour d'un reportage)

 

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