Le blog d'André Thomann - Page 4

  • TU VEUX UNE BAFFE ?

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    C’est la polémique française de la semaine.

    Les faits : un chauffeur de bus parisien est insulté en termes grossiers par un jeune homme de dix-sept ans. Il sort de sa cabine et va coller une mandale à ce petit con.

    La polémique : le père du petit jeune homme qui lui a raconté l’épisode décide qu’il ne peut pas en rester là et demande des excuses à la Régie Autonome des Transports Parisiens, la RATP.

    A-t-il tort, a-t-il raison ? Au Café du Commerce, les discussions vont bon train.

    Mon grain de sel : il faut d’abord poser qu’une gifle, à moins d’être assénée avec une violence telle que les dents de la victime se détachent, n’est pas un châtiment corporel, il est seulement la manifestation d’une irritation ou justement la réponse à une insulte. C’est la version soft du duel, désormais peu pratiqué.

    L’attitude du mouflet : au lieu d’en rester à sa courte honte et de fuir le public présent et qu’on veut croire goguenard, il ne trouve rien de mieux que de se plaindre à un père complice qui n’a pas su éduquer son fils.

    Celle du père, typique de la nouvelle génération des pères. Je ne crois pas me tromper en pensant que des pères de générations précédentes, en plus de la gifle du conducteur, auraient flanqué une rouste à leurs gamins pour leur apprendre à respecter les grandes personnes.

    Quant à la réaction de la RATP, elle était attendue certes, mais elle illustre la pusillanimité désormais des gens en place, soit au gouvernement, soit dans les grands emplois, officiels ou non. Soumis avec les forts, énergiques avec les faibles. Ici, le faible, c’est le chauffeur du bus à qui on va montrer de quel bois la Régie se chauffe. On hésite entre le suspendre quelques jours ou carrément le virer pour de bon. Alors qu’on aurait pu le féliciter pour sa réaction énergique, en disant qu’il y en avait marre des conducteurs caillassés, des bus aux vitres fracassées et qu’il était le bienvenu d’en faire autant si une prochaine occasion se présentait. La RATP qui est incapable de dire leur fait à des musulmans qui refusent de conduire un bus dont le siège a été occupé précédemment par une femme (je sais cela paraît extravagant mais c’est un fait avéré) fait les gros yeux, et plus, à un homme qui simplement ne s’est pas laissé faire. Vous allez voir que tout ça va finir au tribunal.

    Nous vivons une époque de grandes contradictions difficiles à concilier.

    Nous prônons la croissance à tout prix qui résoudra le problème du chômage. Mais la croissance se fait au détriment de notre planète précaire.

    Nous prônons l’égalité, la fin de la pauvreté mais les barons des multinationales et les gouvernements à leur solde nous empêchent d’y parvenir.

    Nous prônons le vivre ensemble (jolie formule) mais un simple conducteur de bus et un gamin mal élevé sont déjà en peine d’y parvenir.

    Nous prônons la liberté d’expression mais à la moindre vétille, nous courons à la justice (voir ma coda). L’insulte a pris la place du dialogue. L’insulte ou plus si tempérament adapté. Cela peut aller jusqu’à l’interdiction de parole, Éric Zemmour, brillant polémiste, émule de ses grands modèles du XIXe en sait quelque chose. Et même de menaces de mort. Un écrivain français ayant écrit des paroles peu gentilles sur l’islam en a été la victime et vit sous protection policière. D’ici que certains de mes textes tombent sous les yeux d’un musulman ayant la tête près du turban…





    1939
    — Maman, il a dit un gros mot.
    — Tais-toi et mange ton gâteau.

    2019
    — Monsieur le juge, il a dit un gros mot.
    — Accusé, reconnaissez-vous les faits ?
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  • RUBRIQUE SPORTIVE

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    Ce n’est pas que je m'intéresse passionnément au sport. J’applaudis à une victoire de Federer, parce que c’est le triomphe de la vieillesse, tennisement parlant, et je me réjouis d’une défaite du Paris-Saint-Germain lorsque ce Goliath se fait battre par un petit David.

    Je ne pense pas que les sportifs ne sont pas intelligents, je ne vais pas verser dans ce cliché, mais je les trouve inintéressants lorsqu’ils parlent. On devrait pouvoir se passer de leurs interviews : « Je suis heureux d’avoir gagné/triste d’avoir perdu / nous sommes partis pour gagner/nous n’avons pas le droit à l’erreur ». Comme c’est palpitant.

    Non, ce qu’on peut leur reprocher, c’est ne pas avoir de conscience. Je l’illustre par deux exemples. Par le Qatar d’abord. Le Qatar est un des pays les plus répugnants du globe. Ses dirigeants sont friands de gloriole (PSG akbar !), ils achètent en Occident tout ce qui leur tombe sous la main et d’autre part, ils financent l’implantation de mosquées dans ce même Occident qu’il s’agit de convertir à la religion d’Allah.

    Mais surtout, ils sont esclavagistes. Ils ont obtenu pour 2022 la Coupe du monde de foot, alors à partir de zéro stade ils doivent en bâtir bon nombre en quatre ans, ce qui ne va pas sans faire suer le burnous. D’où importation de main-d’œuvre massive qui est traitée avec rudesse, payée au lance-pierre et à qui on confisque le passeport : un esclave n’a pas le droit de quitter celui qui l’emploie.

    L’attribution de cette Coupe à un pays si peu fait pour l’obtenir fait jaser. Il y a des soupçonneux qui vont jusqu’à parler de dessous-de-table. La FIFA aurait même pu l’accorder à l’Antarctique si les Manchots avaient eu le bakchich généreux.

    Ensuite l’Arabie Saoudite. Un pays qui a à sa tête un assassin, qui pratique le décollement de la tête et du corps en public, qui mène au Yémen une guerre impitoyable au moyen d’armes fournies par la France (et la Suisse ?), soit un pays également peu recommandable. Un pays qui sera le point d’arrivée du Dakar l’an prochain. Champagne !

    Sportifs de tous les pays, saviez-vous tout cela ? Le sachant, seriez-vous capables d’avoir un petit sursaut de votre honneur ? Kant affirmait ceci : « On peut ne pas écouter sa conscience, on ne peut pas ne pas l’entendre ». Seriez-vous capables de faire une déclaration du type NOT IN MY NAME ? De proclamer haut et fort ‘le Qatar, sans moi’ ‘l’Arabie sans moi’ ? Il n’y a pas que les jambes et le carburateur dans le sport. Et ça serait un tableau amusant que cet arrogant émir du Qatar debout devant ses stades vides de joueurs et vides de public. Il aurait l’air fin.




    Pour ma coda, une petit blague pour les anglophones :
    Gengis Kahn emoji20_up.jpg but Emmanuel Kant emoji20_down.jpg.
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  • 2 + 2 = ?

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    Vous ne trouvez pas ? Alors je vais vous aider. On va se servir de nos doigts. On laisse de côté le pouce, on a donc encore l’index qui sert à désigner, le médius qui est celui du milieu, vous en avez combien déjà ? Deux ? Maintenant vous ajoutez l’annulaire qui peut servir à mettre une bague et l’auriculaire, appelé aussi le glinglin, qui sert à se gratter l’oreille. Ce qui fait encore deux. Vous avez maintenant combien de doigts devant vous ? Ben oui, quatre. Vous voyez, c’était pas si difficile. On appelle ça une addition.

    Maintenant un exercice plus avancé. On va voir. Soit une femme d’Afrique, Maghreb ou sud du Sahara, peu importe. Elle vit en France et met au monde six lardons musulmans, qui grâce à l’aberrant droit du sol sont français. D’autre part une Française de souche gauloise ou d’origine italienne, espagnole, polonaise, que sais-je ? offre au pays deux niards qui seront eux chrétiens, juifs ou rien du tout.

    Le problème à résoudre : combien y a-t-il de mouflets musulmans en plus par rapport aux non-musulmans. Vous devez faire une soustraction cette fois: six moins deux, oui quatre, bravo !

    Cette opération n’est pas qu’arithmétique, elle a une visée démographique et aussi sociologique. Si l’épisode six-deux se répète sur la durée, et il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas le cas, il va arriver que la France devienne peuplée en proportion de six musulmans africains pour deux occidentaux leucodermes et non-musulmans.

    Et ces musulmans, bien plus fanatisés que leurs aînés, étant donc français, vont voter, ils le font déjà et bien des politiciens actuels doivent leur élection à ce vote en promettant des mosquées et autres bienfaits. Allah étant résolument akbar, ces petits jeunes gens vont voter pour lui, je veux dire pour un système qu’ils disent émaner de lui et s’appelle la charia, si supérieure à cette notion vieillotte de démocratie. Le peuple qui déciderait des lois ? Laissez-les rire.

    Je me trompe, je fantasme, j’affabule ? Pas le moins du monde. Il y a déjà en Belgique des élus municipaux qui déclarent que leur but est l’instauration justement de cette charia. Quand ils auront la majorité. Suffit d’attendre.

    En Angleterre, et dans d’autres pays aussi, une loi scélérate autorise la vente et la consommation d’alcool. Mais là aussi, l’islam veille : des commandos musulmans parcourent les rues et attaquent ceux qui sont pris en flagrant délit de se régaler d’une pinte. Allah, dans son akbar sagesse, interdit les produits éthyliques. Remarquez qu’il y a là une sorte d’imprécision qui surprend venant du Parfait : le Coran dit quelque part qu’il ne faut pas arriver bourré à la prière, mais comment pourrait-on l’être si la vente d’alcool est interdite en pays musulman. C’est à n’y rien comprendre.

    Cette charia, nous n’en voulons pas. Il faut une levée en masse des voleurs menacés de chirotomie (amputation des mains), des adultères de lapidation, des homos de défenestration et des soiffeurs de mise au régime sec, que tous ceux ainsi concernés manifestent avec vigueur contre ce qu’on est bien obligé d’appeler des juges étrangers, notre vieille hantise. Sans parler des vignerons qu’on prive de leur gagne-pain. Vous voyez ces vignobles valaisans haut perchés transformés en champs de céréales ? Ou devenus de verdoyantes prairies ?


    Nom d’un autre, maison close, excrément (juron violent édulcoré Thomann)


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