01/02/2018

DES SOLUTIONS MIRACLES

On est toujours surpris des remèdes que les spécialistes dûment homologués et bardés de titres grandioses nous offrent pour surmonter les difficultés que notre civilisation crée tout au long de son chemin.

J’en ai repéré deux récemment qui valent leur pesant de diplômes. D’abord cette limitation, en France, de la vitesse qui passe de 90 à 80 kilomètres sur certaines routes. Mais c’est bien sûr, la vitesse, c’est l’ennemi, plus on la limitera moins on aura d’accidents graves. À 30, on n’aura que des tôles froissées.

Sauf que c’est tout faux. Les accidents ont trois causes ; l’alcool (Un arbre ? Où c’que t’as vu un ar…?) la témérité (la ligne blanche, j’en ai rien à foutre) et la distraction (merde, je l’ai pas vu, çui-là !). Bien maîtrisée, la vitesse est une cause secondaire. Entre 80 et 90, la différence est minime et justement, si on a l’œil rivé au compteur par crainte de la contrebuche, on ne regarde pas la route, ce qui est pourtant l’essentiel.

Ensuite, il y a la lutte contre le chômage. Là aussi, la solution est simple, il suffit d’assurer la croissance. Plus on construira, plus on fabriquera, plus on aura besoin de main-d’œuvre. Mais c’est bien sûr, on aurait pu y penser avant.

Sauf que c’est tout faux. N’étant pas expert, je peux me prononcer sur ce que je vois et apprends, sans me soucier des dogmes. J’ai donc ma petite idée sur les causes du chomdu et ses remèdes. D’abord une constatation vérifiée sur la bête : il n’y a plus assez de travail. Sauf dans certains métiers, toutes les places sont occupées et certains doivent rester à la porte.

La faute en est d’abord au progrès technique. Lorsqu’il fallait dix hommes pour labourer ou faucher un champ, un tracteur conduit par un seul homme vous fait le même travail. Lorsque vous devez vous colleter aux quatre opérations arithmétiques, calculer les intérêts d’une somme épargnée, cela prend du temps et vous devez vous y mettre à plusieurs pour régler tous les dossiers. Avec les calculatrices, la banque va pouvoir supprimer des postes. Les entreprises sont d’ailleurs gourmandes, de fric, pas d’emplois. Par exemple, la banque dont je suis client a supprimé ses guichets et ne paye donc plus de salaire aux parasites qui officiaient derrière ces guichets. Remplacés par des machines, qui ne revendiquent jamais de hausse de leur rétribution, à qui on ne doit pas payer de vacances ni de retraite. Tout bénéfice.

Et puis, il y a la natalité. L’homme, ce baiseur et reproducteur opiniâtre n’arrête pas de peupler la Terre avec ce qui deviendra plus tard de jeunes chômeurs. Lorsqu’une maman d’une certaine ethnie marquée par une religion enthousiaste de la fécondité (enfants mâles de préférence) met au monde six gamins, il y en aura bien quatre qui ne trouveront pas de boulot, on aura beau construire d’immenses usines, de pharaoniques supermarchés, des banques mahousses (sans guichets !), construire des autoroutes qui relieront les villages entre eux, rien n’y fera, les pouces tourneront.

Et puis il faudrait voir à ne pas trop la ramener avec la croissance. Elle n’est pas illimitée. Lorsque l’universitaire Jean Ziegler (un expert, donc) déclare que la Terre peut nourrir douze milliards d’individus, soit il rêve, soit il ment. Les ressources de la Terre ne sont pas infinies, la Terre est un espace fini. J’aimerais rappeler ici mon théorème de la Romanée-Conti. Cette appellation prestigieuse produit sur 1.8 hectare un nombre limité de bouteilles. On ne peut pas en augmenter le rendement, il n’est pas question de faire pisser la vigne. On ne pourra donc augmenter le nombre des bouteilles car l’appellation est contraignante. Les autorités y veillent.

De même, l’appellation Terre ne saurait produire plus de riz, de blé et de maïs et de portables à l’infini, ses surfaces arables étant ce qu’elles sont, sans extension possible. On ne peut pas non plus faire pisser la Terre. Il devient donc évident que cette croissance tant souhaitée ne saurait être un remède au chômage. On voudra bien tenir compte de cette navrante constatation.

 


Tous les Français qui marnent s’en vont dans la Beauce,
Tous les Français qui bossent s’en vont dans la Marne.

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25/01/2018

RÉFLEXIONS ET QUELQUES FAITS DIVERS

D’abord, j’aimerais préciser qu’on ne peut pas parler d’un fait divers, s’il y a divers faits, le pluriel s’impose. Je peux être pointilleux parfois.

Un jeune garçon est mort en France de la rougeole. Mais c’était à Lourdes. Y a plus de Bon Dieu, ma brav’ dame.

Dans un stade de foot, un arbitre se sentant bousculé flanque une tourlousine au coupable et le renvoie du stade avec un carton rouge. Voir mon blog récent sur les méfaits du sport.

Un musulman de stricte observance ne doit pas faire pipi en direction de la Mecque ni dans le sens opposé. Il doit prendre une position à 45 degrés. On aime à croire que les toilettes des hôtels de luxe occidentaux que fréquentent les émirs et leurs épouses sont bien orientés halal.

À cent mètres de chez moi, le tabac-presse est tenu par un musulman, un Turc, je crois. Mais cet inconscient vend d’une part Charlie Hebdo, le moqueur entre autres de l’islam, et surtout de l’alcool, ce qui m’arrange, je lui prends quelquefois une bouteille de vodka. Ce qu’il prétend ne pas savoir, c’est qu’en vendant de l’alcool, (je ne sais pas s’il en boit), il risque l’enfer. Qu’est-ce que je fais, je lui en parle ?

Il y a de plus en plus d’attaques au couteau. Ne serait-ce pas l’occasion pour ce monsieur Victor Inox (un pseudo, je présume) de se faire un peu de pub, avec ce slogan « égorgez proprement grâce au couteau suisse ». Les intéressés non-abstinents choisiront le modèle avec tire-bouchon, une carotide bien tranchée, ça s’arrose.

À Melbourne, lors d’un tournoi de tennis, une joueuse s’est écroulée, vaincue par la chaleur de quarante degrés. Voir mon blog récent sur les méfaits du sport.

Quelque part en France, un commerçant a été tué, abattu par un cambrioleur. À peu près dans le même temps, un autre commerçant a été condamné à douze ans de prison pour avoir abattu un cambrioleur. Moi, je dis toujours ‘faut pas se laisser abattre’.

Un farceur avait proposé ce slogan semi-écologique : sauvez un arbre, tuez un castor. Or, il n’y a pas que les arbres à sauver, les rhinocéros sont en voie d’extinction ; ils sont tués par des braconniers car leur corne aurait des propriétés aphrodisiaques (on ne rit pas !) et de riches Chinois en peine d’érection en feraient grande consommation. Alors mon slogan : sauvez un rhinocéros, tuez un impuissant.

Si mon papa n’avait pas dragué, avec succès, ma maman, dans le huis clos, circonstance aggravante, d’un compartiment de chemin de fer, il n’y aurait pas de blogs Thomann, ni même de Thomann tout court. En ce qui me concerne, une catastrophe.

Les femmes d’Arabie Séoudite ont désormais le droit de visiter le Salon de l’auto. Certes dans une tenue chaste, en noir du haut en bas. Il ne faudrait pas que des voyeurs vinssent à reluquer leur propre carrosserie. Décidément, Allah est grand. Même qu’il doit rouler en Rolls.

 


Porsche, Bentley, Mercedes, Maserati Akbar

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19/01/2018

L’ARC-EN-CIEL

Les couleurs de l’arc-en-ciel sont au nombre de sept comme vous avez pu le voir : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet. Or, celles du spectre politique, le français en tout cas, qui est comme on sait tout en nuances, comporte également sept chromatophores qui donnent l’identité politique d’un élu ou d’un candidat.

Ce sont, dans l’ordre, l’extrême gauche, la gauche, le centre gauche, le centre, le centre droit, la droite et l’extrême droite. Les experts (?) pèsent ces nuances sur des balances très précises. Il ne s’agit pas de se tromper. Ainsi, le député Félix Pioche est classé centre gauche ainsi que son camarade Sébastien Pelle, ils sont très liés, venant de circonscriptions voisines, on les dits cul-et-chemise selon l’expression triviale mais imagée. Sauf qu’un journaliste spécialisé dans ce jeu de l’aquarelle politique a cru voir une dérive de Sébastien vers le centre, si ce n’est pas carrément vers le centre droit.

Alors évidemment rien ne vas plus entre les deux compères et des mots cinglants ne vont pas tarder à pleuvoir. En politique, il s’agit d’avoir la bonne étiquette sinon... En gros, il est honni d’être classé à droite, même un tout petit peu. À la moindre imprudence on est taxé de fasciste.

C’est ce qui est arrivé à ces mécréants d’Autrichiens qui ont voté hérétiquement pour la droite, provoquant l’ire de personnalités françaises de premier plan (Kouchner, les Klarsfeld) qui demandent carrément la mise à ban des ministres autrichiens fraîchement nommés dans un processus démocratique. Il s’agirait d’anciens nazis ou de nostalgiques du nazisme. Il faut donc noyer ce chien. Si j’ai bien compris (mais il y a un risque) ceux qui arborent fièrement un insigne socialiste sur leur revers, car c’est bien d’eux qu’il s’agit, la démocratie n’existe que si on vote pour eux, faisant leur la phrase d’un humoriste, à moins qu’elle n’émane de Brecht, ‘le peuple vote mal, il faut changer le peuple’. Il y a en Suisse des politiciens qui raisonnent de même.

On assiste dès lors à un matraquage malsain, à coups d’invectives, dans le cas de l’Autriche avant même que le nouveau gouvernement n’ait pris encore aucune décision. Ces discussions sur la nuance des couleurs politiques que j’ai mentionnées plus haut n’ont aucun intérêt. En ce moment, les Français se tourneboulent les neurones pour savoir s’ils ont un président de droite ou de gauche. Les paris sont ouverts. Mais on s’en fout, ces débats sont d’un autre temps. Il n’y a que deux sortes de bonnes décisions que peut promulguer un gouvernement, celles qui assurent la liberté d’expression (y compris celle de Hani Ramadan à condition qu’on puisse lui river son clou) et celles qui visent à assurer le bien-être social de toutes les classes et s’efforcent de faire échec à la pauvreté. Le reste, c’est du bla-bla politicard.


Le jour de gloire est arrivé.

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