17/08/2017

COMMÉMO-RATION CONGRUE

Les Français sont un peuple commémorateur. On fête et on célèbre tout et n'importe quoi, la naissance de Jeanne d'Arc, l'assassinat du duc de Guise, la prise de la Bastille, les Débarquements (il y en a eu deux), tout cela avec si possible des week-ends prolongés qui font la joie des aubergistes.

Et puis, il y a les petites occasions. Récemment, on s’est souvenu qu’il y a une année, un prêtre catholique (même que c’était un gradé) fut sauvagement assassiné par des musulmans. Gorge tranchée, mais oui ! C’était le cas de faire une petite cérémonie, avec discours et fleurs. Déjà une année, dis donc !

Mais était-ce bien nécessaire ? Bien sûr, si l’on considère que c’était l’opportunité rêvée pour un Président de se montrer au peuple et lui signifier quel était son degré d’empathie. Il y eut donc discours sur les lieux maudits, mais qui déçurent. On resta dans les généralités, jamais les mots musulmans et islam ne furent prononcés. Jamais il ne fut dit aux musulmans ‘modérés’ que ce crime abominable était inspiré par un livre qu’ils révèrent et qui contient le mode d’emploi pour l’acte qui fut perpétré. Jamais il ne fut proféré la menace de faire supprimer de ce livre les passages ‘pousse-au-crime’, voire de l’interdire carrément. Jamais il ne fut enjoint aux musulmans de faire un mea-culpa sincère ni de vérifier si dans leurs rangs, il n’y avait pas un fou-de-dieu prêt à accomplir une action blâmable qui lui permettrait d’accéder à son paradis de gonzesses.

On m’explique qu’il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu. C’est une expression qu’on entend souvent. Mais il est moins souvent question de celui qui a allumé le feu. Pourtant ce sont bien des musulmans qui ont fait prospérer la flamme. On se doit de le leur dire.

Et puis, j’aurais mon conseil, pour ce qu’il vaut, à la police française : il ne faut pas tuer le musulman meurtrier, il n’attend que ça, il faut viser son service trois pièces, ce qui fait qu’il se retrouvera tout con en arrivant là-haut.

Il n’en reste pas moins que…

Président Macron ahkbar.

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10/08/2017

À L’HEURE DE L’APÉRO

L’idée de ce blog m’est venue en prenant mon apéritif quotidien dans le calme de ma cuisine, avant le repas, c’est un moment paisible et de plaisir. Je buvais un verre d’aligoté de première créé à moins de dix kilomètres de chez moi. Oui, Genève est un beau canton viticole qui produit tout ce dont notre soif et notre désir ont besoin. Ou presque. Car l’amateur veut connaître tous les cépages, il veut ressentir le frisson du grenache, du tempranillo, du nebbiolo. Ce qu’un seul canton ne saurait lui fournir.

J’ai bien dit ‘créé’. Un vigneron est un artiste créateur. Un peintre a devant lui la toile blanche et tout à coup il y a La Ronde de Nuit, Guernica ou Vénus sortant de l’onde. Le compositeur a sa portée nue d’où vont éclore la Cinquième, la Petite musique de nuit ou le Tombeau de Couperin. Pour le vigneron, la page blanche, c’est le raisin. D’où il va créer, avec la même imagination et le même souci du détail.

J’ai la chance (provoquée) de connaître quelques vignerons. Je les écoute. Ils parlent (modestement, un vigneron n’est pas vantard) de ce qu’ils produisent, ils mentionnent les plants, le sol, le climat, ils sont passionnants. Mais l’accueil du vin dans nos gosiers demande une certaine culture, on ne boit pas du vin ‘comme ça’, c’est bon pour les milliardaires. On éduque d’abord ses papilles, on essaye de distinguer un merlot d’un pinot, un riesling d’un cabernet. Ce qui n’est pas simple, l’homme, par sa station debout, a laissé s’atrophier son sens de l’odorat, il est trop loin du sol. Un chien serait un bien meilleur dégustateur. Mais on peut s’entraîner.

Ensuite un peu de culture géographique : savoir placer la Moselle, le Douro, le Minervois sur une carte. Connaître les paysages qui ont enfanté le vin (la Moselle est une des plus belles vallées que je connaisse). Savoir quels sont leurs plants de prédilection. Tout cela fera que vous ne serez plus un buveur indifférent mais un buveur heureux. Enfin, la culture pratique : choisir le bon verre, décider de la température du vin, savoir quand il faut décanter, comment tenir la bouteille quand on verse, tout cela s’apprend mais ça n’est pas sorcier.

Il y a des personnes qui ne boivent pas de vin (ou d’alcool en général). On connaît pour ça deux raisons, l’une justifiée, l’autre délirante. Il y a d’abord celui qui veut se défaire d’une maladie, l’alcoolisme par exemple, et pour qui l’alcool serait désormais nocif. Là, pas d’objection, ça ne se discute pas.

Mais il y ceux qui, pour des raisons dites religieuses, s’abstiennent de tout produit excitant, les Mormons, par exemple, pas d’alcool, de tabac, ni même de thé ou de café. Se priver de plaisirs terrestres et d’un aspect de notre culture, pour un hypothétique paradis, me paraît folie pure. C’est eux qui voient.

Curieusement, l’islam n’interdit pas le vin. Tout dépend d’où on le boit. Ici-bas, c’est évidemment tintin, mais là-haut, on y aura droit, même qu’il ne saoulera plus malgré les copieuses rasades autorisées. Ce qui me fait soupçonner qu’il ne s’agira en fait que de jus de raisin, le musulman ignorant de ces choses ne verra pas la différence. Car si on admet la résurrection des corps (bistouquette comprise, vous savez pourquoi), l’alcool doit créer dans le cerveau ce léger délire (oh, très mince) qui permettra de supporter l’ennui d’une éternité qui ne veut pas finir.

Bon paradis à tous !

 


Vinum bonum laetificat cor hominis (Ecclésiaste, XL 20, les Mormons, bibliolâtres, sautent ce passage.)

 

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01/08/2017

MON DISCOURS DU PREMIER AOÛT

C’est chouette d’être suisse.

 

Sur nos monts quand le soleil
Annonce un brillant réveil
(Tous ensemble et avec entrain, nom de Lui, Il nous regarde et nous écoute et Son siège est à la verticale du Gothard.)

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