03/02/2017

OUI, MAIS FAUT PAS LE DIRE

Un curieux chef d'accusation est apparu il y a quelque temps dans les tribunaux français (en Suisse, je ne sais pas). On peut désormais accuser quelqu'un d'incitation à la haine raciale. Autant dire que c'est n'importe quoi, pour cette simple raison que ça n'est pas mesurable. On peut fixer le montant d'une escroquerie, on peut chiffrer la quantité d'un butin, on peut décrire précisément les blessures d'une victime qui ont, ou pas, entraîné la mort. Mais évaluer ce qu'est une incitation ? Et dire qu'un verdict de culpabilité se fonde sur une augmentation de cette haine ? On est forcément dans le non-mesurable.

Cette lubie juridique a pour origine des organismes, grassement subventionnés par un gouvernement soucieux de se donner bonne conscience, qui se donnent pour but de combattre le racisme, ce qui pourrait être louable en soi s'il était possible selon une loi bien définie qui dise ce qu'est le racisme et d'appliquer cette loi partout. Or, il se trouve qu'un racisme bien réel, c'est celui dont sont victimes les blancs, pardon, je veux dire les Français à pigmentation pâle, et qu'on traite dans certaines banlieues de 'face de craie'. On voit par là que le racisme, loin d'être unidirectionnel (lisez : contre les 'nègres' et les 'bicots') part au contraire dans tous les sens. C'est si vrai que dans les pays arabes du Maghreb, les Africains subsahariens, à la pigmentation foncée, sont aussi victimes de racisme. Mieux encore, si l'on peut dire, les Tutsis ont été les victimes d'un racisme génocidaire des Hutus.

Revenons à 'nos' tribunaux français. Cette 'incitation' me paraît être un instrument de destruction d'une personne ou d'un groupe qui pourrait 'nuire'. Il y a par exemple la persécution répétée de Riposte Laïque, qu'on veut faire taire à tout prix, c'est le mot, puisqu'on essaye par ce moyen juridique de le priver de moyens d'existence en l'assommant d'amendes exorbitantes.

Un autre cas illustratif, c'est celui de Robert Ménard, maire de Béziers, un gêneur. Il a été pris en flagrant délit de IHR, il a en effet déclaré ceci : il y a des classes d'école à Béziers avec jusqu'à 90 % d'élèves musulmans. Il énonce donc un fait. Il ajoute que c'est trop. Il donne alors son opinion. Il dit qu'il y a un problème. C'est tout. Il n'a pas dit par exemple qu'il fallait tuer neuf élèves sur dix. Il a simplement dit quelque chose qu'il ne faut plus dire. Et pour cela, il est traîné devant les tribunaux. Dire qu'il y a un problème concernant les musulmans est désormais tabou et punissable. Sauf que pour les élèves minorisés, ceux qui sont d'une petite religion de rien du tout, surtout du petit garçon ou de la petite fille juive qui sont l'objet d'opprobre dans le livre sacré des musulmans*, il y a peut-être tout de même un problème. Et je ne parle même pas de l'enseignant(e), qui aura sans doute de la peine à leur mettre, par exemple, (Charles) martel en tête. Bref, si on ne peut pas parler d'un problème, c'est le nier et donc empêcher d'y remédier. Avec ce dispositif, on ne va pas loin.

 

* Le Coran, lui, pratique l'IMR, l'incitation au massacre raciste. Ouvrez votre exemplaire, vous trouverez tout ça. Par exemple sourate XLVII, verset 4.

 

 

Laissez venir à moi les petits musulmans, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. (Jésus, dans Mathieu, XIX, 14, modifié Thomann).

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26/01/2017

UNE POLÉMIQUE, UNE !

Chez nos voisins français, la polémique fait partie du paysage, même qu'elle déborde quelquefois chez nous. La polémique a remplacé le débat, pour lequel ils ne sont pas doués. Lors d'un débat, au bout de trois minutes, ils parlent tous en même temps, sous la houlette impuissante du maître de jeu. Il me semble que nous sommes ici un peu plus raisonnables, ainsi, à Infrarouge, si on excepte les insupportables interruptions de Memerbachi, chacun a droit à la parole sans être immédiatement attaqué par un opposant.

Le débat, c'est l'échange civilisé, la polémique, c'est tout de suite la bagarre. L'étymologie de polémique, c'est 'polemos', la guerre en grec. On y va donc, au mieux, de son invective, au pire, de la castagne. Une des fréquentes victimes de polémique, c'est Éric Zemmour, dont on ne contre pas les arguments mais on les déclare sulfureux. Même qu'on voudrait carrément l'interdire de parole, ainsi la socialiste (quoi d'autre ?) Marie-Noëlle Lienemann qui déclare tout de go que Zemmour est une honte pour la France. C'est vrai, ma foi. Zemmour a tous les culots, il s'en prend à l'autorité, qu'elle soit de gauche ou de droite, il s'en prend à un imam qui se dit modéré et lui met le nez dans son caca, il dit le danger que représente l'islam mais le problème, c'est que ce qu'il dit est juste et qu'il s'appuie sur des faits et ça, c'est pas bien. Sous son tapis à lui, il n'y a pas de poussière. On comprend l'indignation de Lienemann et de tant d'autres.

Un des sujets de polémique m'a particulièrement intéressé, c'est celui où Zemmour demandait que les parents étrangers (il pensait évidemment aux musulmans arabes) baptisassent (bon, c'est peut-être pas le bon mot, il faudrait circonconcisassent) leur enfant avec un prénom de consonance française. Il se félicitait que ses propres parents ne lui eussent pas donné un prénom qui corresponde à sa religion (Zemmour est juif) tel que Aaron ou Ézéchiel. Son argument, c'est que si vous donnez un prénom français à votre enfant, vous entrez de plain-pied dans la culture de ce pays qui vous accueille et où vous avez l'intention de vous établir, et vous en adoptez les usages familiers.

Cela me paraît juste et me rappelle des souvenirs de mon enfance à Carouge. L'immigration d'alors n'était pas arabo-musulmane mais surtout italienne. L'épicier s'appelait Luccharini et le quincaillier Tagini. Pour les prénoms : mon camarade Camporini, c'était Jean-Pierre, Fasola, c'était Charles. La maman de Marti ne maîtrisait pas vraiment le français, on l'avait entendue dire 'je poudrais pas vous dire'. Mais elle n'avait pas pour autant appelé son fils Ruggiero, mon copain Marti, c'était Roger, bien sûr. Quant à mes propres parents, germanophones au départ, il ne leur serait pas venu à l'idée de me prénommer Hans ou Helmut. Nous étions tous, mes camarades et moi, 'carougeo-compatibles', rien ne nous distinguait de Gilbert Monnier, d'Albert Bocquet ou de Jacques Faroux. Nous vivions sans heurts. Y avait pas polémique.

 


Garçon, donnez-moi une carougeoise. (À l'époque, si je ne me trompe, trois décis de bière.)

 

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19/01/2017

QUELQUES BRÈVES PICORÉES ICI ET LÀ

Hani Ramadan, Achère (H.R. pour ceux qui m'ont suivi) propose des cours d'arabe dans sa mosquée à lui. On peut se demander de quel arabe il s'agit. Je pense à un commerçant marocain de mon quartier qui, voyageant au Caire, s'entendit dire par un chauffeur de taxi « Écoutez, on va parler anglais, parce que je ne comprends rien à votre dialecte ». Najat Belcassine est confrontée au même problème. Il s'agit peut-être de l'arabe littéraire qui n'est parlé par personne. Je ne vois pas l'intérêt, si ce n'est de pouvoir lire le Coran dans l'original, mais là non plus je ne vois pas l'intérêt.

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Tarik Ramadan, le cadet, soit il m'irrite, soit il me fait rire. Quand il fustige les pays occidentaux et surtout la France de faire ami-ami avec les monstrueux pays du Golfe qui la fournissent en pétrole, bien sûr bien sûr, mais si on songe qu'il donne des cours à Oxford, stipendiés par la République Démocratique du Qatar (c'est pas comme ça qu'on dit ?), on se dit qu'il n'y va pas à pied en louant un pédalo à Calais pour traverser le Channel. Encore plus quand il va au Qatar chercher ses sous. L'avion consomme bien du pétrole pour qu'il arrive à bon port. Solar impulse n'ayant pas encore de ligne directe avec ce pays.

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Du local : il y a devant Uni-Mail une installation qui fait penser à des cordes à lessive qu'un ouvrier malveillant aurait disposées verticalement. Il peut évidemment s'agir d'un phénomène artistique, mais là, il faudrait le mode d'emploi.

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Dans le TPG, une voix féminine nous annonce les arrêts mais aussi les correspondances. Décliné aussi vite et dans le brouhaha des conversations, le renseignement est sans effet. On me dit que c'est pour les aveugles*, qui vont alors descendre comme indiqué et trouver le numéro du bus qu'ils cherchent, mais comment feront-ils puisqu'ils ne le voient pas ?

 


*Je me refuse absolument à employer les mots non-voyant et mal-entendant, ces euphémismes me paraissent de la dernière cucuterie.

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En islam, le chien est haram, impur. Ainsi, en Arabie séoudite, il n'y a pas de chiens d'aveugles ni de chiens d'avalanche. Comment font-ils ?

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Et puis une petite larme pour la minorité végane. Pas de produits animaux, comme on sait. Mais par ces jours froids où la température fricote avec le zéro, ne s'autorisent-ils pas, en plus de la chemise en coton, une petite laine et peut-être un bonnet de fourrure pour tenir les neurones au chaud ? Mais qu'ils le fassent, moi, je cafterai pas.

 

 

Adieu veau, vache, cochon, couvée... (La Fontaine + proverbe végan)

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