15/07/2018

UNE ROLLS INCENDIÉE

Non, je plaisante, on n’incendie pas les Rolls, elle sont trop rares, on n'en trouve pas partout. On doit en voir peu à la Seine-Saint-Denis ou dans les banlieues de Nantes. Faute de pêche au gros, les petits cons qui s’en prennent aux voitures pour les brûler jettent leur dévolu sur le fretin des voitures prolétaires qui leur tombent sous la main dans leurs quartiers.

C’est entendu, les jeunes des parties défavorisées de l’Hexagone ont toutes les excuses selon cette gauche qui les a justement mis dans le pétrin, ils n’ont eu qu’un minimum d’éducation, ils sont sans travail, au point que certains en sont réduits à vendre de la drogue pour survivre, là, ils se font un blé pas possible en vendant de l’herbe, difficilement explicable botaniquement parlant. Surtout ils s’ennuient. Profondément. L’ennui est d’ailleurs un vice français. Pour se désennuyer, les Français inventent toutes sortes de trucs, les célébrations d’abord, ils en ont une flopée, la fête nationale, comme tout le monde, mais aussi la fin des guerres mondiales, deux, les débarquements, deux, tout cela permettant des week-ends prolongés qui permettent de se désennuyer à la plage. Ensuite les polémiques, il y en a bien une par semaine, qui enflamme la France entière et vivifie les conversations du Café du commerce.

Nos petits jeunes gens, le patriotisme, ils n’en ont rien à cirer. Ni la politique. Ils se livrent à d’autres jeux, dont celui de l’incendie des voitures. Alors, quelles que soient les raisons qu’il y a de les comprendre, voire de leur pardonner des excès dont la cause est une société qui les délaisse, cette activité-là n'est pas acceptable. Il devrait entrer dans leur petite tête qu’en brûlant une voiture, ils privent un voisin d’un moyen de locomotion indispensable et coûteux pour un petit budget si l’on en juge par les quartiers où ces actions ont lieu. Mais justement, il semble que leur tête est trop petite pour comprendre çà.

Et ceci encore : nos débiles lascars s’en prennent en toute impunité* aux pompiers et aux ambulances, se mettant ainsi hors la loi qui impose certaines limites. Lors d’une guerre, même les plus farouches guerriers s’abstiennent de bombarder un véhicule portant une croix ou un croissant rouge. On voit des pompiers en mission, des ambulanciers se faire caillasser, si bien qu’ils ne vont sauver des vies que sous la protection de la police. Cette dernière a bien du mérite à s’abstenir de tirer dans le tas, tant la tentation doit être grande.

On demandait à Michel Onfray si on allait vers une guerre civile et lui de répondre : elle a déjà commencé. Les faits relatés ici lui donnent raison.

 


*Heureux les simples d’esprit car ils ne verront pas le commissaire. (Jésus, modifié Thomann)

12:00 | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook | | | |

04/07/2018

J’AI LE CŒUR SEC

Je regarde cette photo d’un petit enfant noir dont on me dit qu’elle est émouvante et qu’elle est celle d’un passager de l’Aquarius. Rien à faire, les larmes ne viennent pas. D’abord, parce qu’un enfant qui pleure, cela peut être pour plusieurs raisons qui ne sont pas celles qu’on veut nous faire croire. Il a peut-être normalement faim, il fait peut-être ses dents, il a un gros chagrin, on lui a pris sa poupée ou son nounours. Ensuite, il peut s’agir d’une photo d’archives, rien ne me prouve qu’elle été prise sur ce bateau.

Surtout, j’ai l’impression qu’on veut me la faire au chantage émotionnel : Pleurez, je le veux. Un maître chanteur a toujours une idée intéressée derrière la tête sinon il ne ferait pas ce métier à risques. D’abord, il veut du fric, pour la presse, ça signifie augmentation du tirage. ‘Vous avez vu ces photos que publie le Petit Phare de l’ouest, formidable !’ Et c’est dans la poche. Ensuite, il cherche à nous convaincre de la justesse de sa cause qu’il qualifie d’humanitaire : si vous ne sauvez pas ce bébé, vous êtes un sans-cœur. Il s’agit, vous l’aurez compris, de nous faire croire que ce bébé et les plusieurs centaines de passagers de ce navire sont affamés, déshydratés, et surtout pauvres et qu’il faut les accueillir avec enthousiasme. On est loin de connaître la réalité mais ce qu’on croit savoir, c’est que ces passagers étaient au départ des touristes (une croisière surprise !), vu qu’ils avaient payé bonbon pour monter sur ce bateau et qu’ils sont devenus migrants en cours de route par la grâce d’une propagande dont nous avons intérêt à nous méfier.

Tout cela fait que l’attitude de l’Italie qui ferme ses ports, de la Hongrie qui ne veut rien savoir de ces migrants, de tous ces pays qui ferment leur frontière a quelque justification. Tandis qu’en Suisse, nous avons ce qu’un quidam bien inspiré appelle les ‘socialo-romantiques’, avec à leur tête notre nuisible dame Simonette : ‘Venez nombreux, vous serez bien accueillis.’ Et de parader avec des Africains joyeux de cet accueil inespéré.

Mais c’est la France qui tient la corde. Voilà un Malien, réfugié illégal qui joue les acrobates pour sauver un bébé (la séquence est suspecte, il y avait justement une caméra et des journalistes) qui de déserteur de l'armée malienne devient un héros reçu illico par le président Macron qui lui offre fissa la nationalité. Notre homme, qui avait fui son pays y retourne sans gêne et y est reçu chaudement. Il rejoint la cohorte de ceux qui sont persécutés dans leur pays et qui y retournent pour les vacances, avec l‘approbation tacite de Simonette.

On est donc en plein mensonge. Dernier motif d’irritation. Le maître chanteur voudrait encore nous imposer l’anglicisme ‘fake news’. On voudra bien désormais utiliser un mot robuste et bien français : on dira un bobard.

 


Laissez venir à moi les petits migrants mineurs (Jésus, modifié Thomann)

22:59 | Lien permanent | Commentaires (31) | |  Facebook | | | |

28/06/2018

SANTO SUBITO

Lorsqu’on me dit qu’il faut respecter les religions, je réponds oui, mais à condition qu’elles soient respectables. Or, sous certains aspects, elles sont loin de l’être. L’islam et ses descriptions terrifiantes de l’enfer avec lesquelles on jugule le croyant en lui faisant croire qu’il peut y être condamné pour un oui ou un non. Le judaïsme et ses prescriptions alimentaires contraignantes et ridicules.

Et que dire du catholicisme tel qu’il est pratiqué par certains. Quand j’entends une pécore dire qu’elle a pleuré en apprenant qu’elle ne pourrait pas voir le pape, je me dis là qu’on est plus proche du showbizz que de la piété. Une messe (payante !) devant 40.000 fidèles, c’est Elvis, c’est Johnny. C’est en plus un culte de la personnalité (Heil, mein Papst) pour un personnage qui ne le mérite aucunement. L’autre non plus d’ailleurs.

Cet engouement suspect fait penser à cette scène de naguère où sur la place Saint-Pierre une foule hystérique criait ‘santo subito’ à la mort de Jean-Paul deux. Faut-il rappeler que ce saint père s’était illustré entre autres en accordant sa bénédiction papale à ce bon catholique Augusto Pinochet. Entre dictateurs, il faut s’entr’admirer. Jean Polski avait du charisme, ce qui l’absolvait de tout. C’est fou ce que le charisme peut nuire à un jugement raisonnable. Un ami me demandait un jour que je reconnaisse qu’il était un grand pape. J’aurais été d’accord s’il reconnaissait qu’Hitler avait été un grand dictateur. La conversation s’arrêta là.

La religion ne doit être que deux choses : croire en un dieu et le prier, chez soi ou dans un édifice approprié, au besoin, lui demander un miracle en infraction aux lois de la nature. Tout le reste, ablutions, interdits sexuels, alimentaires, dévotion à un clergé, culte de la madone, tenues provocatrices, adhérer à des superstitions malsaines, tout ça n’est que fatras inutile. Le rabbin Jésus, sur qui il y aurait beaucoup à dire d’autre part en admettant qu’un tel personnage ait existé, ne disait pas autre chose : en matière de piété, il prônait la discrétion. En matière de discrétion, François a encore du chemin à faire. Et ses ouailles aussi.

 


Une blague :
Depuis plus de quarante ans, un vieux juif priait avec ferveur devant le Mur des Lamentations. On lui demanda quel était l’objet de sa dévotion.
— Je prie pour la réconciliation entre les peuples et surtout celle entre Israël et les Arabes.
— Et ça marche ?
— J’ai l’impression de parler à un mur.

16:42 | Lien permanent | Commentaires (71) | |  Facebook | | | |