14/07/2017

UNE DÉCISION QUI FERA DATE

Le Matin du dimanche 9 juillet en a même fait sa une (avec photo), c’est dire. Pendant que les gouvernements de la planète s’essayent tant bien que mal à conjurer l’immigration, le chômage, la perte du pouvoir d’achat, les attentats, le Vatican, lui, s’attaque aux vrais problèmes. Il vient de décider qu’il y avait interdiction de fabriquer des hosties sans gluten, ça serait péché grave. C’est vrai, ça, il y a eu récemment des irréfléchis qui prétendaient préparer des hosties avec des céréales non-canoniques, des sans-Dieu carrément. Cela, ni Arius, ni les Cathares, ni Luther n’auraient osé. Ces hérétiques l’ont fait.

Le Vatican leur a fait comprendre qu’on ne plaisantait pas avec ces choses-là. Et comme toutes les multinationales, il défend son pré carré. C’est normal. Le catholicisme a pour un de ses piliers le dogme de la présence réelle du Christ dans l’hostie. C’est évidemment absurde et un Martien fraîchement débarqué se mettrait à rire en entendant cette billevesée. On parle de la présence réelle d’un personnage dont l’existence réelle est loin d’être avérée. La foi devrait avoir des limites. Or, ça marche auprès d’ouailles pas très regardantes sur la réalité des légendes qu’on leur fait ingurgiter.

Je vais me mêler de ce qui ne me regarde pas. Je pense que le catholicisme, avec il est vrai un passé sombre, est devenu une religion acceptable si l’on s’en tient à une dimension morale et qu’on ne verse pas dans les excès. Aimer son prochain si le prochain tient un coutelas menaçant, c’est un excès. Honorer son père et sa mère (on trouve ça aussi dans les autres versions du christianisme), ça n’est possible que si les géniteurs sont dignes d’être honorés, un père qui bat ses enfants sera justement maudit par eux.

Surtout, il faudrait que les religions, toutes, se débarrassent de ces oripeaux théologiques, de ces buissons ardents ; de ces chevauchées de prophètes vers le ciel ; de ce Dieu qui vous parle (souvent pour vous engueuler) ; de ces palabres avec un Satan ou Sheitan cornu et au pied fourchu quand il n’est pas déguisé, ce faux derche, en serpent ; de ces résurrections auxquelles plus personne ne peut croire ; de ces apparitions de la Vierge (vous avez remarqué que ce sont toujours des enfants malléables qui la ‘visionnent’ ?).

Se dire qu’il y a un grand Horloger qui fait bouger les aiguilles, pourquoi pas, mais sans ce bric-à-brac qui insulte la raison.


Ainsi soit-il.

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08/07/2017

JE NE COMPRENDS RIEN AUX FEMMES

J’ai pourtant essayé mais rien n’y fait. Tenez, prenons cet exemple récent : le gouvernement israélien a confirmé cette règle disant que devant le Mur des Lamentations, les femmes seraient séparées des hommes et prieraient de leur côté comme ça s’était toujours fait dans cette religion misogyne. J’aurais pensé que les femmes réagiraient enfin sainement en déclarant que la bigoterie de ces messieurs, leurs contorsions ridicules lorsqu’ils lisent les textes sacrés, leurs tenues à faire peur aux enfants, elles en avaient plus qu’assez et que celles qui voulaient prier (pas forcément toutes) le feraient désormais loin de ce lieu de superstition. Ça, j’aurais compris.

Mais pas du tout. Elles ont protesté, au nom d’une égalité qui leur permettrait de communier ensemble dans la même niaiserie. Allez comprendre !

Même perplexité avec les chrétiennes, j’en voyais une en gros plan, le visage défiguré par l’hystérie, pensez, elle est en train de toucher le Pape, le polonais, ça vaut tous les orgasmes, passés et à venir. Mais on se doit de signaler, même si dans ce cas c’est un peu vain, que ce pape, lors d’un voyage au Chili, avait non seulement serré une paluche cordiale à Pinochet, un dictateur sanglant, mais l’avait en outre arrosé d’une bénédiction papale. C’était, comme au cirque, la rencontre du clown blanc et de l’auguste (Augusto Pinochet, nomen est omen !). Alors santo subito ! Que conclure, sinon que l’hystérie est mauvaise conseillère.

Naturellement, c’est chez les musulmanes que mon incompréhension est à son comble. Qu’une musulmane, née dans ce bourbier totalitaire, ne puisse s’en dépêtrer ou ne le veuille peut-être même pas, n’ayant rien connu d’autre et trouvant sa sujétion normale, cela peut se concevoir.

Mais qu’une occidentale qu’on veut croire en pleine possession de ses facultés mentales et intellectuelles se convertisse à l’islam, donc à la soumission, cela me dépasse. Elle accepte donc par exemple que son corps soit un simple champ de labour (un verset ignominieux du Coran) pour son mari pressé et sans doute peu enclin aux gâteries précoïtales. Également d’être une créature légalement inférieure. Et encore d’approuver les versets de violence, nombreux dans le Coran, et qui demandent qu’on tue les mécréants (qui pourraient être des membres non-convertis de sa famille !).

Parce que l’islam est un tout. Il n’est pas un supermarché où on peut choisir à sa guise ce qui se trouve sur les rayons. On n’a pas le droit d’en prendre et d’en laisser. C’est cinq prières par jour, c’est le voile exhibitionniste, c’est la viande hallal (avec animaux abattus cruellement), c’est l’entrée dans la mosquée par une porte séparée pour les dames, c’est, c’est…

Notre convertie a-t-elle réfléchi à tout cela. Parce que si c’est pour pratiquer un islam édulcoré et n’en prendre que les aspects acceptables, ça n’était pas la peine de changer de véhicule. Le christianisme a aussi des passages édifiants qui encouragent la piété et l’amour du prochain.

 


Travadja la moukère, travadja bono… (Chanson paillarde des soldats français d’Algérie, les versets suivants sont impubliables).

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29/06/2017

UNE VÉRITABLE BOUCHERIE

Le clitoris, comme chacun sait, ou devrait savoir, est un organe du sexe féminin qui procure aux dames des sensations agréables. Si elles (mais aussi eux !) savent s'en servir. Les civilisations douces ne s'en occupent pas. Mais les civilisations brutales n'ont qu'une idée, en faire l'ablation partielle ou même totale. La raison est simple, il s'agit de faire disparaître ces sensations agréables pour éviter qu'elles n'incitent les femmes, déjà dévergondées par nature, à aller voir ailleurs si d'autres que leur mari auraient autant ou mieux à leur offrir. En un mot, éviter qu'elles ne deviennent des salopes.

C'est un raisonnement d'une parfaite logique, mais qui ne fait pas l'affaire des petites filles de six à huit ans soumises à ce cruel charcutage. Outre l'effroyable douleur pendant l'opération, outre les séquelles durables, difficultés de la miction et lors des règles, douleurs pendant le coït (dont le mâle se fout), il peut arriver que la fillette meure de septicémie à cause d'un rasoir (on opère à la gillette !) plein 'd'impuretés'.

Cette coutume peut avoir des raisons religieuses. Ainsi, Tarik Ramadan vient de s'exprimer sur le sujet. À l'en croire (et pourquoi ne croirait-on pas ce bon docteur ?) l'excision est une tradition de l'islam. Au moins là, il ne dit pas 'c'est pas l'islam'. Elle peut cependant se discuter, entre 'savants' musulmans. Je rappelle ici que savant ici ne veut pas dire scientifique, comme Darwin, Marie Curie ou Humboldt, non, il s'agit de barbus qui font l'exégèse du Coran et des hadiths. Tarik Ramadan, par exemple, est un savant. Il demande justement qu'on discute la chose, car il y a des savants qui seraient opposés à l'opération. Mais attention, précise-t-il, la discussion doit se faire entre musulmans, il ne saurait être question que des mécréants, malintentionnés par essence, s'immisçassent au débat. Des mécréants prétendant insidieusement agir pour défendre les fillettes.

Dans son intervention vidéo de quelque six minutes, on n'a pas entendu une fois T.R. clamer haut et fort (comme il sait le faire souvent) que la clitoridectomie est un acte abominable, bien plus abominable que l'homosexualité par exemple. Pas plus qu'il n'a dit qu'il faut soutenir ceux qui luttent pour son abolition. Avec son frère Hani, lui incapable de déclarer la lapidation barbare, on a affaire à deux personnages sans empathie aucune, et qui font peur.

L'islam qu'ils représentent, avec la mutilation des fillettes, la lapidation, les mécréants qu'on égorge, les homos qu'on jette du haut d'une tour, donne l'image d'une véritable boucherie. Comment les musulmans, ces êtres sensibles qui souffrent à la moindre caricature, supportent-ils tout ça ?

 


Faut qu'ça saigne... (Refrain des Joyeux Bouchers, Boris Vian)

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