11/01/2017

UN RITUEL

S'il y a un évènement que je ne rate jamais, c'est le concert du Nouvel An que nous offre la Philharmonie de Vienne ce jour-là. C'est mon rituel à moi, une sorte de pèlerinage dans un fauteuil grâce à ce monsieur Hertz qui a perçu que les ondes sonores se propageaient dans l'éther. Un pèlerinage qui en vaut bien d'autres, ceux de Lourdes, de Compostelle et de la Kaaba. C'est ma façon de m'associer à cette civilisation occidentale que certains disent perverse, suivez mon regard, et qui est en vérité riche de ses savants raisonnables et de ses artistes foisonnants et/ou gais. Dans la formation d'un orchestre symphonique, on voit régulièrement un violoncelliste japonais, une flûtiste chinoise, une violoniste coréenne, il n'y font pas tache, ils ont fait leur cette nom de Dieu de musique allemande, française, italienne, russe, et d'autres.

Certes, notre progression de la science ne va pas sans dérapages ; nous avons inventé le vaccin Salk mais aussi la bombe à fragmentation et les gaz toxiques. Mais le bilan est néanmoins positif, car si on ne meurt pas sous les bombes, on vit plus longtemps. Alléluia !

Pour la culture, il n'y a guère que les querelles de chapelles qui animent le débat : la Querelle des anciens et des modernes, la Bataille d'Hernani, le Salon des indépendants, le scandale du Sacre du printemps (ce mégalithe sonore !) pour ne prendre que le domaine français. Mais il se greffe là une curieuse hiérarchie, je veux parler de ce qui est bourgeoisement acceptable et de ce qui ne l'est pas. On entend cette expression 'musique légère', ce qui fait penser qu'il y aurait une musique lourde. Il n'en est rien, on parle de musique sérieuse ou classique. Et on est prié de ne pas mélanger, c'est symphonie ou bastringue mais pas les deux. Or, les valses de Strauss et des compositeurs viennois de la même veine sont de la musique légère dans ce sens positif qu'elles ont la même légèreté impalpable des danseurs et danseuses qu'on voit dans la version audio-visuelle du concert. Un régal de tous les instants.

Cette année, la baguette était celle de Gustavo Dudamel, qui est bien le chef de la génération montante (il n'a pas quarante ans) qui sait le mieux prendre du plaisir à la musique et en donner, il est compétent et souriant, on le sent pleinement heureux d'être au pupitre et nous le sommes pleinement aussi qu'il soit là.

Et puis, il y a le rituel du concert. On termine avec le Bleu Danube, forcément, mais avant, il y a les vœux de l'orchestre et du chef, le Prosit Neujahr, déclaré urbi et orbi, sauf que la Ville est Vienne et le Monde les dizaines de radios, les millions d'auditeurs qui participent à la fête. Le point final est la marche de Radetzky scandée par les applaudissement du public encouragés par le chef complice avec des mimiques impayables. Tout cela est joyeux et cela m'étonnerait si les Viennois, rentrés chez eux, ne souhaitassent pas prolonger ces moments de bonheur, qu'un prophète bédouin dogmatique, arrogant et totalitaire voudrait nous interdire, en faisant sauter quelques bouchons.

Alors moi aussi, Bonne année, Happy new year, Szczęśliwego nowego roku, e guets Neues, et surtout la santé.

 


Nous qui mourrons peut-être un jour déclarons l'homme immortel au foyer de l'instant. (Saint-John Perse)

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29/12/2016

SCHWARZ VOIT TOUT EN ROSE

Charly Schwarz est député et aussi blogueur. Je m'adresse aux deux casquettes.

Ce que c'est que de ne pas avoir lu le Coran ! Notre élu du peuple publie un blog qu'il intitule Identité suisse, l'islam y participe. C'est une énormité qui a d'ailleurs été relevée par certains commentateurs. D'abord, l'islam n'est pas une identité, ou si c'est le cas, cette identité est tellement différente de la nôtre qu'elle ne saurait y participer. C.S. part naturellement de l'idée que l'islam n'est qu'une religion et que plus on aura de religions en Suisse, mieux une diversification selon lui souhaitable pourra se faire. Alléluia.

Or, l'islam n'est qu'accessoirement une religion, elle est surtout un mouvement hégémonique qui doit en fin de parcours couvrir toute la planète. Allah, si c'est bien lui, déclare qu'il n'aura achevé son œuvre que lorsque l'univers entier sera devenu musulman.

C.S. pense que si les musulmans agissent dans le cadre de la loi, tout ira bien. Seulement, et là, je ne parle pas du musulman tiède qui s'en fout un peu, qui ne fait pas cinq prières par jour, qui est capable de boire un coup de rouge, d'écouter de la musique pop sur son transistor et qui ne fréquente la mosquée que chaque fois qu'il lui tombe un œil, mais de celui de stricte observance, qui suit le Coran à la lettre et qui considère que la loi suprême est d'origine divine et qu'il n'a que faire de la loi suisse pondue par des humains de faible envergure juridique. Oh, ce ne sont encore que des petits faits, c'est la demande (non accordée) de ne pas assister à des voyages d'études obligatoires, c'est la mise en question de certains cours, un prof de philo me raconte qu'une musulmane, une mijaurée vient le voir et lui dit que dans son cours, il a tout faux, car l'imam de la mosquée dit tout autre chose et lui détient la vérité.

C'est surtout dans la vie de tous les jours que l'assimilation a peine à se faire. Quand le vendredi on voit des croyants se rendre à la mosquée en djellaba, on se dit qu'il y a là quelqu'un qui se sent plus maghrébin que suisse. Bon, on ne lui demande pas d'apprendre le yodel, mais un peu plus de ressemblance avec les usages vestimentaires du pays où on vit ne serait pas de refus. Il y a aussi cette demande de carrés musulmans dans les cimetières. Vivre ensemble, mouais, à la rigueur, mais mourir ensemble, ah, ça non !

Certes, ces empêcheurs sont une petite minorité parmi la population musulmane en Suisse. Mais sur les soixante millions d'Allemands de l'époque, les SS et la Gestapo (j'ai ta peau, comme on disait en France) n'étaient aussi qu'une frange modeste, avec les dégâts que l'on sait. Dans les pays qui nous entourent, la France et l'Allemagne en particulier, cette minorité a passé à l'offensive. En Grande-Bretagne, cette offensive porte (et gagne) sur l'introduction de la charia. L'habeas est un corpus qui est en train de perdre du poids.

Que cela plaise ou non, l'islam est un corps étranger. Trop d'usages nous séparent. Nous aimons la musique, déclarée impure par les imams, nous avons quelquefois des toutous, déclarés eux aussi impurs, nos piscines sont mixtes sans que des viols y soient signalés, nous ne faisons pas de prières dans la rue, nous on bosse, on ne participe pas non plus à cette aberration diététique qu'est le ramadan, et queue de rat et queue de rat. Cependant, si à titre individuel un(e) musulman(e) renonce à ces exigences incongrues, il/elle est bienvenu(e). Même que ça existe, ainsi Saïda Keller-Messahli, tunisienne devenue zurichoise et qui parle le dialecte comme une 'de souche'. Elle ne porte pas le voile et a une liberté de parole qui stupéfait les musulmans pur sucre qui ne parlent qu'avec l'autorisation d'Allah mais qui nous fait bien plaisir. Je lui fais la bise, que je sais qu'elle acceptera, même si elle vient d'un mécréant.

Enfin, dans sa quête d'une identité islamique compatible avec la nôtre, C.S. se gardera d'oublier le trio de musulmans de choc, je veux parler de Nadia Karmous, qui va déambulant vêtue comme une Laponne frileuse ; du rouxbarbu Nicolas Blancho, qui veille à la pureté de ses mains en ne serrant pas celles de femelles maudites qu'il viendrait à croiser ; et enfin Hani Ramadan, qui se trouve incapable de trouver rien à redire à la lapidation, étant donné qu'elle est demandée par Allah lui-même, Allah le législateur. Et alors là, pas d'initiative, pas de referendum, pas de démocratie directe !

 


Heureux ceux qui ont le cœur pur car ils verront Dieu. (Mathieu V, 3-12)

 

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21/12/2016

SALAUDS DE BERLINOIS

Franchement, n'y a-t-il pas de la provocation de la part des habitants de la capitale teutonne, et de centaines d'autres villes allemandes, de célébrer la naissance d'un homme que le Coran, qu'on leur avait distribué gratuitement ! ne considère que comme un prophète parmi d'autres et non comme un fondateur d'une religion qui n'est d'ailleurs pas la bonne. Et encore, prophète seulement à l'âge adulte, le bébé dans sa crèche, c'était areu, areu comme tous les bébés du monde, bon, c'était areu en araméen, mais qu'est-ce que ça change ?

Il y avait dans cette encore bonne ville un musulman ou plusieurs qui sirotaient pépère leur thé à la menthe et dont le sang, il faut les comprendre, n'a fait qu'un tour en entendant le mot Noël (en fait Weihnachten). Sacrifiant leur dolce vita unter den Linden, ils louent un camion, prennent la bonne direction (Allah les guidait) et vont faire acte pieux qui leur garantit le paradis (Coran, passim) en trucidant quelques mécréants qui infectaient la surface des bords de la Spree. En regrettant sans doute de ne pas être partout à la fois.

Les autorités berlinoises, qui nous prennent pour des billes, se sont d'abord demandé s'il s'agissait d'un acte terroriste ou d'un accident de la circulation. C'est vrai ça, si on chausse des babouches, on glisse facilement de la pédale du frein à celle de l'accélérateur. Il faut tout envisager.

Reste donc que Noël est une bombe à désamorcer. Des municipalités prudentes ont supprimé l'appellation, le marché s'appelle désormais 'd'hiver'. Comme ça, pas de provoc. Faut dire que les musulmans sont sur le sujet d'une susceptibilité de violette dans un sous-bois. Un imam dont j'ai écouté le prêche sur internet déclare péremptoirement que souhaiter à un chrétien un joyeux Noël était un péché pire que l'homicide et la consommation d'alcool ou encore la fornication, c'est admettre que sa religion vaut l'islam, ce qui est naturellement faux.

Nous savons donc ce qui nous reste à éviter si nous voulons rester en vie le plus longtemps possible, car, je ne sais pas si vous en êtes conscients, après, pour nous, c'est évidemment l'enfer puisque par entêtement nous avons refusé d'être enduits (ou oints) du baume islamique. L'essentiel, voyez-vous, c'est de vivreensemble avec les chauffards, c'est ce qu'on nous recommande.

 


Cependant :
Melly Chlitschmas (plononciation japonaise).

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