02/12/2017

L’IMBÉCILITÉ FAIT RAGE

Jadis ou même naguère, on disait une connerie ou on en entendait une au bar du Café du commerce, et une fois dans la rue, elle était oubliée. Il en va tout autrement de nos jours, Internet a passé par là. Tout se sait tout de suite sur toute la planète.

Ainsi, j’ai repéré une imbécillité qui a été prononcée dans l’espace auguste de l’Assemblée nationale française. Pas moins. Une députée, dont l’aspect ne laissait pas apparaître qu’elle était foldingue, a demandé très sérieusement qu’on parle désormais de Journée du Patrimoine et du Matrimoine, histoire de montrer que les femmes avaient aussi contribué à la culture. C’est le genre de déclaration qui fait croire que si on change le vocabulaire, on change les choses. La réalité n’est pas au bout de la plume, elle est dans les têtes. Nous sommes quelques-uns à savoir combien la culture est redevable aux femmes, qu’elles ont été créatrices quand on les laissait accéder, les religions nonobstant, à l’éducation. Nous avons entendu parler de Sapho, d’Hypathie, brutalement assassinée, des sœurs Brontë, de Catherine de Russie, qui protégea les philosophes, notamment français, et fut elle-même écrivaine, nous admirons Marguerite Yourcenar, Madame de Sévigné, Marie Curie, Élisabeth Badinter sans qu’on nous les montre du doigt.

La suite, mais attention, c’est du lourd, on est chez les fadas. Des décideurs, allant sous le nom pompeux de Haut conseil de l’égalité entre homme et femme, demandent qu’on modifie la langue française de la façon suivante : on ne dira plus lecteurs, lectrices mais lecteur·trice·s chaque fois, c’est un ordre. Il faut que toujours le féminin apparaisse, l’adjectif subira le même sort, on dira cher·ère·s. Il va sans dire que ce bouleversement rend un texte illisible et modifie l’aspect harmonieux d’une page imprimée, il rendra encore plus difficile aux gamins de maîtriser l’écriture de la langue française, et la lecture aussi. Une protestation vient déjà de l’Académie française qui demande avec quelque raison qu’on ne défigure pas la langue. Une autre opposition vient, nos excités n’ont pas pensé aux conséquences, des aveugles pour qui l’alphabet braille demande déjà assez de dextérité pour qu’on ne vienne pas y ajouter des difficultés supplémentaires.

L’affaire en est là, les ministres s’en mêlent, dans un sens ou dans l’autre, les éditeurs, la maire de Paris. Tout cela fait peur. Vous verrez que les imbéciles, sur leur lancée, vont demander aux chrétiens de réciter ‘Notre Mère qui êtes aux cieux...’ Je n’invente rien, il paraît qu’on en parle déjà en Suède. Mais la Suède, hein…

 


Aussi ma coda de ce jour sera vengeresse :

Je vous salue, Mario, plein de grâce...

 

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26/11/2017

MAIS ON S’EN FOUT

La localité de Ploermel, en Bretagne, est en proie à une polémique qui en fait atteint toute la France, pays qui ne saurait vivre sans sa polémique quasi quotidienne.

Voici les faits : sur la grand-place s’érige une statue de Jean-Paul II, don d’un sculpteur ...russe. Cette statue est surmontée d’une croix et entourée d’un cadre qui semble être en béton. Avant d’entrer dans le vif du sujet, un propos liminaire : d’abord, l’ensemble est d’une laideur sans nom, c’est mastoc et sinistre. Ensuite, honorer ce pape d’une statue me paraît discutable. J’aime à rappeler que lors d’un voyage au Chili, il en avait serré cinq à Augusto Pinochet et lui avait même accordé sa bénédiction papale, pour ce qu’elle vaut. C’était l’alliance du sabre et du goupillon. La reconnaissance de l’Église envers un criminel politique. Quitte à irriter les Polonais qui ne jurent que par leur Jan Pawel, on s’abstiendra d’admirer cet entiaré.

Mais l’essentiel n’est pas là. Il s’agit de la croix qui ‘orne’ la statue. Des libres penseurs, emportés par leur zèle laïc, demandent qu’elle soit enlevée.

À quoi des catholiques également zélés s’opposent. Au nom de la liberté religieuse. Et de fait, la Convention européenne des droits de l’homme semble leur donner raison puisqu’elle stipule qu’on a le droit de manifester sa religion en public. Ce qui par parenthèse s’applique sur le plan local différemment à Fribourg et à Genève. Et ce qui, autre parenthèse, est parfaitement abusif, on n’affiche pas sa religion aux yeux d’autrui, il peut le prendre très mal, comme ces banlieusards parisiens qui s’opposent véhémentement aux prières (obscènes et musulmanes) de rue.

Pour ma part, croix ou pas croix, je m’en fous totalement. Je suis né et ai toujours vécu en Suisse, ce pays dont la charte fondamentale commence par ‘au nom du Seigneur, amen’. Je suis aussi athée mais ce préambule ne me gêne aucunement. S’il y a des compatriotes qui croient qu’ils sont protégés par un Dieu dont ils pensent qu’Il siège à la verticale du Gothard et qu’Il ferait ainsi de nous le véritable peuple élu, tant mieux, tant mieux.

Et quand je chante le Cantique suisse, mes accents émus qui montent au ciel sont aussi joyeux que ceux de mon voisin confédéré.

Disons que les Libres Penseurs français commencent à nous courir. Encore récemment, l’un d’eux se plaignait que le portail du cimetière où était inhumé son père, de la même observance, s’ornait d’une croix qui devait bien faire trente centimètres. On était dans un espace public et la laïcité était bafouée. Faut arrêter ! Je collabore régulièrement par des articles au Libre Penseur*, une publication romande, et je peux vous assurer que nous ne versons pas dans ces gamineries de préau d’école.

Faut pas se tromper de combat.

À bas la calotte.

 


*redaction.librepenseur@gmail.com

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18/11/2017

IL NOUS FERA TOUJOURS RIRE

Il, c’est l’inépuisable Hani Ramadan, Achère donc. Je persiste à dire qu’il ne faut pas l’empêcher de s’exprimer (la France est d’un avis différent), mais qu’il faut se moquer de lui, le mettre en face de ses contradictions et de ses mensonges, de se gausser de son ton sépulcral, de la longueur de ses prêches. De tous ses défauts qui font la risée des non-musulmans. Pour les musulmans, c’est vrai, c’est l’approbation totale, les rares fois où il publie un commentaire, signé d’un nom arabe.

On va donc commencer par là. Achère se répand en jérémiades (mot dérivé de Jérémie, prophète non-musulman), bon disons en lamentations (non, c’est le nom du mur où les juifs vont faire leurs simagrées, c’est encore pas ça) prenons un mot neutre, il se répand en plaintes parce que la France l’interdit de parole, lui interdit même de pénétrer sur son territoire.

‘Où est la liberté d’expression’ couine-t-il. Venant d’un musulman pur jus de datte, la protestation fait rire ou exaspère, selon son humeur. Il devrait savoir, que dis-je, il sait que cette liberté est un principe des démocraties où il a le privilège de séjourner. Dans certains pays musulmans, il n’est guère possible de s’exprimer librement. Pas plus tard qu’il y a peu, des journalistes suisses ont été arrêtés à Abu-Dhabi pour avoir pris des photos d’un marché. Ils ne savaient pas que dans ce pays, les fruits et légumes, c’est secret-défense. Ils ont eu de la chance, ils n’ont pas été exécutés sur-le-champ et ils ont même eu droit à une protestation de la SSR, pour une fois capable d’indignation dans le bon sens.

Et puis, il y a cette insistance obsessionnelle sur le Coran. Achère devrait savoir deux choses. D’abord que son livre de chevet est mal foutu, mal construit, en fait pas construit du tout, plein de répétitions et de divagations, d’imprécations furieuses. Si c’est vraiment la parole divine, on attendait mieux. On s’étonne que celui qui fut prof de français puisse vanter un livre si médiocre.

Ensuite et surtout, le Coran est un livre criminel, quelle que soit la façon dont on l’aborde. Les imams ont beau dire que la violence qu’il prône n’a lieu qu’en cas de légitime défense, ça n’est pas vrai. J’ai lu les passages en question, on doit tuer les mécréants (dont je suis un triste exemplaire) si possible de dos en leur tranchant la gorge et en leur coupant auparavant les mains. Le texte est formel et il n’y a pas d’interprétation ou de sortie du contexte qui tienne. Une des explications d’excuse est qu’il faut tenir compte de l’époque et que les conditions de guerre étaient différentes au temps de Mahomet. Objection rejetée : le Coran est intemporel et ce qui était valable au septième ciel (pardon) siècle l’est encore aujourd’hui et pour toute l’éternité. Ou alors le Coran est un faux (assez probable) dont on peut ne pas tenir compte.

Dernier exploit de notre compère : il s’est fendu d’un bref (pour une fois) sermon sur la dénonciation. Là, l’hypocrisie le dispute au grotesque. D’abord, il parle des calomniateurs de façon générale alors qu’on sait qu’il s’agit d’une attaque contre ceux qui présument que son frère Tarik est coupable avant les preuves. Pourquoi ne pas le dire ?

Et puis, il y a le ton. On a l’idée que c’est ainsi que s’exprimaient les prophètes de l’Ancien Testament, ou peut-être Savonarole. C’est le ton de l’imprécation, de la menace, ‘celui qui aura accusé un autre de luxure, si les faits ne sont pas avérés, sera puni par les juges ici-bas et par les châtiments éternels dans l’au-delà’. Le Coran ne dit pas autre chose. Et comment les faits pourraient être avérés si on ne trouve pas les quatre témoins* requis par le même Coran, les auteurs de turpitudes sexuelles œuvrant généralement dans la plus stricte discrétion.

Bon, si vous avez eu la chance d’entendre cette belle rhétorique imamesque, vous serez soit terrifiés ou bien vous rigolerez un bon coup (c’est le propre de l’homme !). À vous de voir.

 


* Testis unus, testis nullus

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