Le blog d'André Thomann

  • DER HERR GEMPERLI

    Imprimer

    Ce qu’il importe d’abord de savoir sur Pascal Gemperli, c’est qu’il est un immigré. Né dans la partie orientale de notre pays et décidant de ne pas vouloir y vivre, il vient s’établir à Morges où il gagne désormais sa vie. Il y est accepté et n’y est soumis à aucune brimade comme quelquefois les immigrés. Mais il n’en est pas moins stricto sensu l’un d’entre eux.

    Mais c’est pas grave. Cela lui donne l’avantage d’être bilingue (comme moi, dialecte zurichois et carougeois) et c’est bien utile en Suisse. Jusque-là donc rien à lui reprocher. Il est né dans un monothéisme acceptable, le catholicisme mais, et c’est là qu’on peut, qu’on doit, le critiquer, il s’est converti au monothéisme le plus inacceptable, l’islam.

    Entendons-nous. On ne saurait s’en prendre à un musulman né dans cette religion, qui la tient de ses parents et qui n’en a entendu que du bien, surtout s’il n’a pas lu le Coran. Il n’est pas fautif. Mais qu’un quidam né dans un autre monothéisme se convertisse à l’islam, me paraît ahurissant.

    Car l’islam est totalitaire, conquérant et cruel. Totalitaire d’abord, autant ou même plus que l’était le national-socialisme : il supprime toute liberté à ses adeptes, liberté de penser, liberté de manger ce qu’on veut, de coïter à son aise, de pisser (voui !) dans n’importe quelle direction.

    Conquérant ensuite : Allah ne sera content que lorsque toute la planète sera à sa botte. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le Coran. Cela se voit d’ailleurs sous nos yeux. Le maire de Londres est musulman. En Belgique, des municipaux élus ne rêvent que d’instaurer la charia. En France, des quartiers entiers des villes sont occupés par la wehrmacht musulmane en uniforme : djellaba et voile pour les femmes.

    Cruelle enfin : la main des voleurs qu’on coupe, la lapidation, sans parler des animaux abattus sans étourdissement préalable. Sans parler des humains (Samuel Paty) exécutés sans ménagements par des musulmans qui ne font que suivre les instructions du Coran.

    Quand j’entends une Lausannoise convertie parler de cette belle religion, il me vient des envies de mordre. Si elle trouve quelque chose de beau dans ce qui précède, qu’elle le signale. J’en serais curieux. Gemperli peut s’accommoder des défauts de l’islam, c’est lui qui voit, mais on peut lui demander de la discrétion comme à tous ceux qui marchent dans des sentiers dérapants.

    Le problème, c’est qu’il se fait au contraire envahissant. Il voudrait obtenir pour l’islam le même statut ‘officiel’ que les autres églises vaudoises. Le vote sur les minarets faisait comprendre aux musulmans que si les mosquées étaient acceptables, liberté de culte l’exigeant, les signes flamboyants de cette religion invasive ne l’étaient pas. Et c’est très bien comme ça.

    Ma coda ne peut être qu’une citation du Coran (gopferdammi !) illustrant ce qui précède :
    Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des incrédules : frappez-les sur leurs cous, frappez-les aux jointures. (Coran, VIII, 12)

    Étant moi-même incrédule, je peux craindre pour ma peau des fois que…
    Non, arrêtez, monsieur Gemperli, pas le cou, non pas le cou !

    Lien permanent 6 commentaires
  • NOUVELLES DE FRANCE

    Imprimer

    La France étant notre voisine immédiate, on ne peut que s’intéresser à ce qui s’y passe en souhaitant que cela n’arrive pas chez nous. Et puis, je l’ai je crois déjà dit, quand on aime le fromage et la littérature, on ne peut qu’aimer la France. Dans sa production, elle a créé des chefs-d’œuvre, le roquefort et le camembert d’une part, Molière et Proust d’autre part, pour n’en citer que deux parmi des centaines.

    Mais la France sait aussi se montrer rigolote, incohérente, absurde ou inquiétante. N’est-il pas un peu drôle, voire inquiétant de voir la France entière, politiciens comme petit peuple rendre hommage à Bernard Tapie qui vient de mourir et dont on parle encore dix jours après, un personnage un peu tricheur, un peu escroc qui a fait du clou, mais qui avait pour lui d’être un peu acteur (il est même monté sur les planches), surtout il était grande gueule et les Français l’ont adoré. On a eu droit aux obsèques parisiennes et à l’inhumation marseillaise avec les flonflons qui vont avec.

    N’est-il pas absurde, lorsque vous pensez rentrer chez vous, de trouver votre logement occupé par des violeurs de domicile qui vous narguent et que vous n’avez pas le droit de déloger, ni vous ni la police. Le gouvernement, très actif oralement n’a pas mis fin à cette absurdité et n’a pas rétabli la notion de violation de domicile.

    On a d’ailleurs l’impression que la France, pays procédurier s’il en fut, a des problèmes avec ses lois. Elles sont souvent inapplicables ou le sont à la tête du client, avec lenteur d’ailleurs, les tribunaux étant encombrés de plaintes. Pour un rien, les Français ont recours à la justice : dans son journal, il m’a traité de fasciste, je porte plainte et je veux réparation. Racine s’était déjà moqué de cette tendance dans les Plaideurs.

    Mais qu’à cela ne tienne. Le président Macron, toujours adepte de noms ronflants, va convoquer les États Généraux de la Justice. On va voir ce qu’on va voir. Surtout on va entendre des parlotes à n’en plus finir qui vont déboucher sur rien. Mais c’est qu’il y a maintenant la course à la présidence, il faut montrer qu’on agit.

    Ladite course s’accompagne de déclarations de haute démagogie des candidats. C’est d’une simplicité rustique. Mémère Hidalgo va déclarant que si elle est élue, elle doublera le traitement des enseignants et diminuera les taxes sur les carburants. Si après ça, les profs et les automobilistes ne votent pas pour elle, c’est à désespérer de la démocratie. Mais les promesses rendent les fous joyeux comme chacun sait.

    Ha, j’oubliais : en France, on assassine les profs de lycée.

    Il y a aussi, on désespère, cette injonction aux médecins de ne pas soigner les non-vaccinés. Attendez, il y a un truc qui s’appelle Serment d’Hippocrate et qui oblige un médecin à soigner tout patient, quelle que soit son identité. Ainsi, un médecin américain démocrate aurait pu être mis en demeure, le cas échéant, de soigner Trump jusqu’à guérison sans faire d’histoires. En faisant fi de ce Serment, le gouvernement Macron se place au-dessus des lois admises et cela s’appelle une dictature. On avait déjà un peu cette impression.

    D’où ma coda qui est le slogan nazi légèrement modifié :
    Ein Volk, ein Reich, ein Macron.

    Lien permanent 8 commentaires
  • UNE SAINE RÉACTION

    Imprimer

    Les faits : lors d’un match Servette-Lausanne-Sport, un gamin de onze ans se précipite sur le terrain et court vers un joueur pour être pris en photo avec lui, ce qui lui sera accordé, les gens éduqués parlent d’un selfie.

    Cette escapade fut mal vue d’un Securitas qui ramena cet envahisseur hors du terrain en lui flanquant deux baffes et en le traitant de petit con. Là-dessus, indignation des parents qui portent plainte et engagent un avocat pour punir cette attitude abominable.

    Sauf que cet avocat, s’il connaît son droit, doit savoir que la loi suisse ne punit pas la simple gifle et ne la classe pas parmi les violences. Sur le coup de pied au cul, le code reste muet. Reste à savoir si traiter un gamin de petit con est passible des tribunaux.

    Il va sans dire que j’approuve totalement le comportement du Securitas qui n’a fait que ce pourquoi on l’avait engagé. On rapporte que les gifles ont été violentes. Mais la qualification ne peut être que subjective. Enfin le garçonnet n’a tout de même pas été assommé et on peut penser que le prétendu brutal individu aura eu le geste mesuré. S’il avait vraiment voulu brutaliser le gamin, il aurait utilisé les pieds ou peut-être son opinel.

    Quant aux parents, on ne peut que déplorer cet appel aux tribunaux pour des simples broutilles. On en a vu qui prétendaient vouloir porter plainte pour un carnet de mauvaises notes. Il faut demander aux juges de classer sans suite. S’ils veulent commander plus tard, les enfants doivent obéir maintenant. Sinon on en fera des adultes insupportables.

    D’une façon générale, on accorde trop de licence à une jeunesse qui n’est encore qu’apprenante et dont on voudrait qu’elle sache déjà tout. Par exemple cette décision aberrante de certains directeurs d’école en Suisse allemande, d’accorder une voix aux élèves lors du choix des professeurs, une décision qui fleurait bon l’élévation à l’adolescent-roi. Un professeur doit être choisi par un directeur en possession de critères qu’un jeune de seize ans ne saurait avoir. Cela pourrait déboucher sur des injustices si un candidat présente une gueule qui ne conviendrait pas à nos éphèbes.

    En puisant dans mes propres souvenirs scolaires, je ne pense pas avoir eu à critiquer aucun des profs qu’on m’avait imposés. Même qu’un certain prof d’anglais, au demeurant peu sympathique, enseignait sa branche de façon si enthousiaste et si efficace que je suis moi-même devenu prof de cette même branche. Mais collégien, j’obéissais à ses injonctions sans qu’il en résultât un quelconque traumatisme.

    Pour ma coda, une citation du lexicographe Samuel Johnson :
    Much may be made of a Scotchman, if he be caught young.
    Faire les changements nécessaires.

    Lien permanent 3 commentaires