LES HÉROS (18/04/2019)

Il a été rendu un hommage appuyé et entièrement justifié aux pompiers parisiens pour leur courage et leur savoir-faire. En dehors de leurs interventions, les pompiers sont soumis à un entraînement intensif tant physique que technique qui donne les résultats qu’on a vus. Pour avoir fait en son temps un reportage sur les pompiers genevois, je crois pouvoir dire qu’il est de même dans notre ville. Je faisais alors pour une publication de la Ville des articles qui illustraient les différentes activités ‘officielles’ de notre cité : j’ai expliqué le fonctionnement du Jardin Botanique, je suis descendu dans les égouts, j’ai visité les lavandières municipales (on m’avait repris sur ce terme alors que lavandière n’a rien de péjoratif) et j’ai assisté à des exercices d’entraînement des pompiers.

L’un de ceux-ci consistait à secourir un grutier qui dans sa cabine avait été pris d’une crise cardiaque ; on le descendait avec mille précautions. À côté de moi, un pompier déjà chevronné assistait lui aussi à cette spectaculaire opération. Puis il se tourna vers moi et je l’entends encore me dire « nous faisons un beau métier ». Ce cri de fierté doit être celui de tous les pompiers du monde. Et nous ne saurions qu’y souscrire.

Je veux bien dès lors que m’sieu Macron et mame Hidalgo leur rendent hommage, mais n’aurait-il pas été possible, bien avant, que ces magistrats s’occupassent d’abord de la sécurité des pompiers engagés dans des opérations moins spectaculaires qui se font attaquer, caillasser, voler leur véhicule par des petits cons des quartiers hors-la-loi.

On veut voir dans Notre-Dame un des phares de la civilisation occidentale, toutes religions confondues. Pourquoi pas ? Sauf qu’une civilisation qui attaque les pompiers n’est plus une civilisation, c’est une barbarie. Les pompiers doivent être protégés, si ça se trouve par l’armée avec le droit d’être un peu brutal avec les petits cons. Quelques tuméfactions, quelques contusions ne pèseront guère contre des habitants sauvés des flammes par les pompiers libres de faire leur travail.

Le Macron, tout en belles paroles m(f)ielleuses ne sait pas maintenir l’ordre dans son pays, il préfère le dire au faire, ce qui est malheureusement dans une tradition de la civilisation française. Il préfère le déshonneur à la guerre, il aura l’un et l’autre s’il continue.

Petite note inquiète : lors d’un évènement pareil, la police ou le procureur s’empressent de déclarer qu’aucune piste ne sera privilégiée. Ce coup-ci, cette déclaration n’a pas retenti, seule la thèse de l’accident sera considérée. Circulez, y a pas de suspect. Ça ne vous paraît pas suspect ?



Au feu, les pompiers, v’là la maison qui brûle (chanson enfantine).

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