LA MARIÉE ÉTAIT EN NOIR (film) (22/07/2020)

Et elle le sera désormais toujours. C’est vrai ça, cette pucelle (on veut l’espérer) qui arrive au plus beau jour de sa vie toute vêtue de blanc, n’est ce pas un affront à nos frères africains, surtout à ceux qui ont choisi de vivre dans nos pays racistes ?

Il faut s’accommoder de cette réalité, le blanc est en perte de vitesse, que dis-je, il est au point mort, alors que le noir est atout. La firme l’Oréal supprime le mot blanc de certaines de ses étiquettes vantant la peau blanche de ceux qui utilisent certains de ses produits. On peut imaginer des facteurs de piano pris d’une même fièvre louable à la vue de toutes ces notes blanches et décident de les peindre en noir. Qui les en empêcherait ?

Même topo pour les instruments à vent. Les flûtes désagréablement blanches seront désormais fabriquées en bois d’ébène. Seules les clarinettes, noires de naissance, ne subiront pas de changement.

Vous ne me croyez pas, vous avez tort. L’exemple de l’Oréal est vrai. Et puis il y a le cas de Mercedes. La firme allemande de constructeurs de voitures est aussi engagée dans les circuits de la polluante Formule Un. Cela ne les gêne pas. Ce qui les incite à faire un geste, c’est cette saloperie de racisme. Ni une ni deux, on va repeindre nos bolides en noir, en hommage à tous les nègres de la planète. C’est pas beau ?

Mais attendez ! L’imbécillité n’a pas encore atteint son sommet. On nous signale que par un acte de contrition, le New York Times écrira désormais le mot Black avec une majuscule et le mot white avec une minuscule. Le racisme n’a plus qu’à bien se tenir.

J’ai d’abord crû à un bobard et j’attendais un démenti, mais rien n’est venu. On est donc victime d’une pandémie, celle de la connerie galopante, bien pire que celle du corona. Le corona, on en meurt, mais c’est pas grave. La connerie, elle, fait des dégâts irréversibles au cerveau si on est atteint par la maladie.

Un moyen de s’en prémunir ? Se méfier de toute nouvelle grotesque. Ne pas obéir aux slogans ineptes. Ne lire que les journaux dont vous êtes sûr de l’orientation, ceux qui se font traiter de fascistes par leurs adversaires. C’est les bons.


Un slogan sera toutefois admis et j’en ferai ma coda :
My brain matters.

19:21 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | |