L’ARRACHEUR ARRACHÉ (20/01/2021)

C’est entendu, on ne devrait pas se réjouir du trépas de quelqu’un. Mais il y a des exceptions. La mort d’un Hitler, d’un Staline, d’un Polpot a pu au minimum provoquer quelques soupirs de contentement. Quant à ce jeune Alsacien qui a passé l’arme à gauche à l’insu de son plein gré, il aura provoqué chez moi irrésistiblement des ricanements de mauvais aloi.

Voyons les circonstances du décès. Nous avons affaire à un jeune bricoleur qui s’était mis dans la tête, allez savoir pourquoi, de confectionner un cocktail molotov. Rien contre les cocktails, vous pensez, j’en bois volontiers, mais pas dans la variante molotov. Indigeste ! Or, voici que notre petit gars, par un geste maladroit a vu le mélange obtenu lui péter à la gueule, la lui arrachant complètement. Pas de chance.

Mais si on réfléchit un peu (ma spécialité) on va se demander si notre jeune homme n’avait pas tout de même quelque motivation pour son bricolage, par exemple celle de se payer un flic ou un pompier. Ça se fait beaucoup en ce moment et c’est encouragé par l’inertie coupable du gouvernement et l’absence d’indignation de la presse. On va dire qu’une civilisation qui laisse caillasser ou plus ses policiers et ses pompiers ne mérite plus ce nom car elle a déclaré forfait. Dans le cas qui nous occupe ici, la peine de mort ayant été abolie, c’est quelqu’un d’autre qui doit s’en occuper, en l’occurrence la Grande Faucheuse elle-même.

Alors que faire ? Je vois deux solutions au problème. D’abord le pilori, un vieux truc mais qui peut encore servir. On place le condamné sur la grand place d’une localité (à Strasbourg la place Kleber) attaché à un pieu et avec une inscription : Je suis un voyou, pas très intelligent, j’ai incendié quelques voitures, comme ça pour rigoler et j’attendais les pompiers et les policiers pour les caillasser. Qu’est-ce qu’on se marre ! Et le public de défiler et lui infliger la punition de la honte. Ça me surprendrait qu’il récidive.

Il y a aussi, mais plus drastique, le talion, vous savez, œil pour œil, dent pour dent. On explique au coupable : Tu vois ce monsieur, une vraie armoire à glace, et c’est aussi un de nos collègues (policier ou pompier) qui en a marre d’être pris pour cible de tes explosifs bricolés. Il va te montrer quelques brutalités policières après lesquelles tu n’auras plus envie d’exercer les tiennes. Prêt ? Et les coups de pleuvoir, pas jusqu’à la fracture mais assez pour faire salement mal. Bon, maintenant tu vas rentrer chez toi te faire soigner et cocoler par ta maman à qui tu vas expliquer pourquoi tu es dans un tel état. Elle va peut-être réfléchir à l’éducation qu’elle t’a donnée jusqu’à maintenant. Dehors !

Certes cette méthode n’aurait pas que du bon mais elle serait certainement plus dissuasive qu’une légère peine de prison (qui ferait la fierté du coupable) surtout si elle est assortie du sursis. On pourrait peut-être caillasser un peu les juges pour leur faire comprendre qu’ils sont trop laxistes.

Je dédie ma coda aux incendiaires de poubelles et de voitures pour les mettre en garde. Je n’ai changé que deux lettres à une locution connue :
Qui trop embrase mal éteint.

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