UN GRAND OUF ! (14/07/2021)

Nous voilà de nouveau tranquilles pendant quelque temps après les excès et les guignoleries de cette Coupe d’Europe de foot. Les excès déjà dans le vocabulaire. Dans la presse : l’Italie crucifie l’Angleterre. Les Anglais abattus. On se calme ; il y a une chose que les sportifs et ceux qui commentent leur activité n’arrivent pas à comprendre, c’est que dans une compétition, il y en a un qui gagne et l’autre qui perd. Un humoriste demandait que tous le matches se terminent par un résultat nul, pour éviter les déprimes. C’était bien vu.

Vae victis. Malheur aux vaincus. Ce que les entraîneurs de l’équipe perdante doivent entendre. Celui des Français s’est vu reprocher sa tactique et c’est vrai que les Suisses dont ils ne devaient faire qu’une bouchée ont quand même envoyé le ballon dans les filets français par trois fois. Les Suisses, ouais, en fait des joueurs balkaniques qui ont fait la différence. Mais au moins ils étaient blancs de peau.

Pas comme ces tireurs anglais qui ont raté par trois fois leur objectif et qui étaient d’origine africaine. Là, les propos racistes n’ont pas manqué. Mais des joueurs leucodermes auraient-ils fait mieux ? Parce que les tirs au but, c’est un truc coton, il y a ce maudit gardien adverse, ce salaud s’obstine à vouloir arrêter le ballon. Et le fair-play, gardien !

À entendre ces critiques, je veux bien croire qu’il existe des tactiques de jeu, mais mon œil peu exercé me fait apparaître le foot comme un mystérieux jeu de hasard. Si dans telle phase du jeu vous demandez au joueur A de passer au joueur B, et tout devrait bien se passer, mais voilà-t-il pas qu’un joueur adverse ne l’entend pas de cette oreille et se place entre les deux, intercepte la passe et se précipite dans l’autre direction. Si cela devait se passer selon les directives de l’entraîneur, il n’y aurait évidemment pas de match, alors un peu d’imprévu ne nuit pas à l’intérêt, bien au contraire.

Ce qui est critiquable en revanche, c’est l’attitude hystérique du pays vainqueur et l’abattement du vaincu. C’est à peine si l’Angleterre n’allait pas décréter un deuil national de trois jours. Quant à l’Italie, un avenir radieux s’ouvre devant elle, une industrie qui redémarre, plus de chômage, plus d’attentats, plus de virus, que du bonheur. Par la grâce d’une victoire.

Tout cela est orchestré par des médias qui y trouvent leur profit. Un championnat, ça fait vendre l’Équipe et la Gazetta dello sport. C’est tout bénef. Et cela se fait avec la connivence des gouvernements, un peu de pain et beaucoup de circenses maintient le peuple dans l’obéissance. On oublie un peu cette donnée.

À part ça, on attend toujours la décision des footeux de boycotter ce championnat qui doit se dérouler dans l’État esclavagiste du Qatar.

Ce qui m’amène à ma coda et cette définition :
Le football est un jeu de gentlemen joué par des voyous,
Le rugby est un jeu de voyous joué par des gentlemen.

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