• LE LAIT. LAID ?

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    Vous l’aurez sans doute remarqué, mais nous sommes inondés sur le web de rubriques qui se soucient de notre bien-être. Il s’agit de créer des sportifs centenaires et des quadras peu adipeux. D’où des conseils péremptoires : des aliments qui vous rendront la forme et ceux qu’il faut éviter à tout prix.

    C’est sur la santé bien sûr que portent les efforts de ces nouveaux prédicateurs. Suivez nos conseils et vous ne mourrez plus, ou très peu. Ils vous éviteront de nombreuses maladies graves comme le cancer, l’hydropisie, le béribéri, le kamasoutra. Déjà la doctoresse Kousmine déclarait guérir le cancer en supprimant le beurre de l’alimentation. Elle a fait des petits.

    Un des conseils m’a surpris. Il s’agit du lait, qui est déclaré un poison de première. Une de ces spécialistes ès régimes s’est vue confirmée dans ses vues par un compère qui englobe de son opprobre tous les produits lactés, y compris le fromage blanc et le yoghourt. Moi qui croyait que la longévité légendaire des Bulgares était due à l’ingestion de yoghourt justement. Peut-être ne vivent-ils pas si longtemps et c’est moi qui ai faux.

    Sauf qu’un autre de ces bienfaiteurs prône au contraire un régime lacté. Allez vous y retrouver. Et bannit les œufs que d’autres considèrent comme un riche apport de protéines.

    Et tous sont à peu près d’accord pour la viande. Si pour des raisons gourmandes, on ne peut pas complètement s’en passer, il faut drastiquement en limiter la consommation. Quant au vin, ha, on n’en parle même pas.

    Une de leurs obsessions, c’est le sain (saint?) petit-déjeuner. Pas question de blasphème. Ce repas sera bio ou ne sera pas. Il pourra comprendre des baies d’açaï, du kéfir, des graines de lupin ou des pétales de je ne sais plus quelle fleur exotique. Mais quelle ménagère genevoise n’a pas tout ça dans ses armoires de cuisine ?

    Dans ces recettes du ptit-déj, j’ai cependant détecté un grand absent : la confiture. Je suis né moi-même d’une mère confiturière. Elle en faisait bien une centaine de verres par an, abricots, cerises, fraises, framboises/raisins de mars mélangés et en fin de saison, tout était rupé et elle recommençait. Je crois qu’elle était accro à leur odeur quand elle les cuisait. À ce sujet, on lira avec plaisir un petit texte de Georges Duhamel (vous cliquez sur Duhamel les confitures) qui remet le potager au milieu de la cuisine.

    Il s’ensuit que dès mon plus jeune âge, j’ai été plongé dans la confiture (essayez de vous représenter le tableau !) et que je n’ai cessé d’en manger, sauf mes années en Angleterre où je me gorgeais d’œufs au bacon puis de marmeléide. Aucun trouble morbide ne s’en est suivi. Et si je meurs après huit heures du matin, j’aurai encore une dernière fois l’occasion d’en manger. On verra.

    Il reste que cette offensive néo-diététique, avec ses ukases et ses contradictions, me paraît être l’œuvre de pseudo-scientifiques (Une étude a montré… Méfiez-vous d’un article qui commence ainsi) qu’on peut avoir des raisons d’envoyer se faire voir. Mon propre conseil dans ce domaine tient en quatre mots : ne vous gavez pas.

     


    Allez, pour ma coda, une histoire bulgare justement.

    Un vieillard de ce pays fête ses cent ans et est interviewé par le journal local sur sa remarquable longévité.
    — C’est yoghourt et kil de rouge à tous les repas.
    — Ben dis donc, et votre père buvait déjà autant ?
    — Pourquoi employez-vous l’imparfait ?

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  • LES EXHIBITIONNISTES

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    Un copain me montre un clip avec deux musulmanes masquées à mort en train de manger. Ces gourdes avaient choisi des spaghetti. Hilarité garantie. Vous je ne sais pas, mais moi, même à visage découvert, j’ai toujours eu de la peine avec les spaghetti, ils se présentent comme l’Hydre de Lerne et je ne suis pas Hercule. J’admire les Italiens qui savent les manger habilement, ça doit être dans leurs ADN.

    Mais à côté du comique de la chose, il y a l’aspect sérieux. Devons-nous accepter que des jeunes femmes dont on peut penser qu’elles ont encore du lait derrière les oreilles, car on n’imagine pas des quadragénaires et plus s’accoutrer de cette façon, s’exposent masquées à la vue du public, la scène que j’ai décrite se passant dans un restaurant.

    ‘C’est ainsi que je veux vivre ma foi’. Mais qu’est-ce que c’est que cet argument à la noix ? Dieu, sous son avatar musulman, Allah donc, a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de l’habillement de ces mijaurées. Il doit s’occuper de la maintenance de cette création qui va cahin-caha avec ses tornades, ses sécheresses, ses volcans en éruption et ses tsunamis qu’il n’arrive pas à maîtriser, alors les broutilles, il laisse tomber.

    D’ailleurs Dieu, quand il se fait appeler Yahvé, Gott, Bojé (je rappelle que c’est toujours le même puisqu’on est en plein monothéisme) ne demande pas non plus que les femmes se cachent le visage.

    C’est à se demander si ces petites demoiselles ont seulement lu le Coran. Car si c’était le cas, elles auraient aussi constaté que leur foi demandait aussi qu’on tue tout ce qui n’est pas musulman : chrétiens, juifs, athées. En attendant ce jour révélateur, elles vont se promenant en se cachant et vont sans doute réclamer le ‘vivre ensemble’ et s’étonner qu’une population islamophobe leur fasse grise mine alors qu’on ne peut pas voir la leur.

    Nous vivons dans une culture où on montre son visage, c’est la moindre des choses. Si elles s’y refusent, qu’elles nous quittent et fondent la leur, peut-être sur une autre planète, celle des petites femmes noires, mais pas Mars, c’est celle des petits hommes verts.

    Surtout qu’elles cessent d’encombrer la nôtre.

    L’argument majeur qu’on puisse leur asséner, c’est que sous cet attirail, elles ne peuvent pas sourire, ce qui est pourtant le lubrifiant du vrai vivre ensemble. Mais peut-être que leur foi s’y oppose.

     


    Si les spaghetti étaient très chauds, on peut dire…
    ...qu’elles étaient à voile et à vapeur.

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  • UNE ÉNORMITÉ

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    J’en connais un qui n’a pas, comme on dit, le gaz à tous les étages. Il s’agit du président de la CDU (Christlich-Demokratische-Union) allemande qui aurait déclaré qu’un chancelier musulman, pourquoi pas (warum nicht). Il faut en effet ne pas en avoir beaucoup sous la coupole pour proférer une énormité pareille.

    Si vous pensez que cette éructation n’est qu’une banalité telle que les politiciens en émettent plus souvent qu’à leur tour, il est temps qu’on éclaire votre lanterne. C’est très simple. Il suffit de se rappeler ce qu’est la démocratie. Comme l’étymologie nous le signale, c’est le peuple qui fait les lois et qui les met en œuvre. Le système n’est pas parfait mais c’est le meilleur qu’on ait en magasin. Toutes les nations occidentales (j’allais dire raisonnables) l’ont adopté à des degrés et des succès divers.

    Il en va autrement des pays musulmans (j’allais écrire déraisonnables) où se pratique un système dont l’origine est divine, ce qui implique premièrement qu’un Dieu existe, ce qui n’est qu’une croyance non prouvée. On me rétorquera que la Constitution suisse invoque aussi Dieu dans son préambule, mais cela me paraît désormais comme une simple formule de politesse, l’idée d’un Dieu dont le siège serait à la verticale du Gothard fait sourire la plupart de nos concitoyens. Non, ici, c’est bien le peuple qui décide et quelquefois le seul Conseil fédéral, composé d’êtres humains.

    Un Chancelier musulman, s’il est de stricte observance, sera tenu d’appliquer la loi divine telle qu’elle est énoncée vaguement dans le Coran et les hadiths. Il verra d’un mauvais œil cette manie des pays occidentaux, dont l’Allemagne, de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Des musulmans belges ont été élus au conseil municipal de leur commune et ont déclaré ouvertement que l’instauration de la charia était leur but. Notre chancelmus sera tenté de faire de même, tout en y allant doucement sur la chirurgie de la main des voleurs, difficile à accepter dans un premier temps par les Allemands. La lapidation des femmes adultères devra se faire d’abord dans la plus grande discrétion. On ne fouettera ni ne décapitera en public comme cela se fait en Arabie Saoudite. Il y aura une prudente pudeur.

    On peut aussi se dire que la censure des propos défavorables aux musulmans, déjà en vigueur, sera renforcée. Le nom des délinquants musulmans continuera à être tu. L’enquête sur les déprédations des cimetières et les monuments chrétiens sera poursuivie mollement, comme c’est déjà le cas aujourd’hui.

    Mais surtout, cette nomination marquera une victoire de l’islam dont la tactique est de grignoter le monde occidental qui s’obstine à refuser de se soumettre à cette religion qui est pourtant la meilleure de toutes. Le Coran est formel, Allah ne sera satisfait (heureux ?) que lorsque la planète entière lui rendra le culte auquel il déclare avoir droit. Ambitieux, le bougre ! Notez que si cela arrivait, je ne pourrais plus le traiter de bougre, voyez ce qui est arrivé à Charlie Hebdo.

     


    Schlafen Sie gut, Herr Präsident, träumen Sie süss.

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