• ET MOZART DANS TOUT ÇA ?

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    Dame Belloubet, ministre des Sceaux (de la Justice) en France vient d’émettre une proposition discutable et qui pourrait faire polémique. Il s’agirait de s’abstenir de toute poursuite à l’égard d’enfants de moins de treize ans, pour cette raison qu’avant cet âge, ils ne disposeraient pas d’assez de discernement pour être poursuivis pénalement.

    C’te blague ! Ce que la ministre ne sait pas ou feint de ne pas savoir, ce qui serait assez dans la ligne de la république macronienne, est qu’il y a des enfants précoces, des petits gars qui dès l’école primaire, sont champions de l’extraction des racines carrées, qui sont capables de discussions théologiques avec des savants du Temple (Jésus, si on croit à cette histoire), qui sont déjà de plain-pied avec le monde des adultes. Et puis il y a Mozart qui composait déjà à six ans de petites choses en attendant les grandes. N’avait pas encore de discernement, le petit Wolfgang ?

    Mais s’il est vrai qu’il y a des gamins qui dans une discussion savent damer le pion à un adulte, qu’il y a des génies en mathématiques ou en musique, il arrive aussi qu’il y en a qui ont la gâchette facile ou les mains étrangleuses. On pense à cette fillette anglaise de pas encore onze ans qui étrangla un garçonnet de deux ans, comme ça pour voir, on pense à ces deux Américains encore loin de la puberté qui chipèrent une arme (avec munitions) dans l’armoire du grand-père et partirent tirer en rafales sur leurs camarades de classe et sur la maîtresse, comme ça pour voir, on pense à ce tout jeune Français qui poussa un peu trop loin l’activité enfantine au départ innocente qu’on appelle ‘jouer au docteur’ avec issue traumatisante pour sa petite camarade de jeu.

    Alors, pas de discernement chez ces ‘expérimentateurs’ ? Pas une petite idée qu’ils faisaient le mal ? Nos deux petits Américains ont tenté de fuir, c’est bien qu’ils craignaient une punition. Kant expliquait qu’on peut ne pas écouter sa conscience mais qu’on ne peut pas ne pas l’entendre. Tout est dit.

    Parce que si on accepte cette absence de discernement, on doit également l’appliquer aux adultes, ce que la justice fait d’ailleurs : un individu qui brandit un coutelas dont il vient de faire usage en vociférant la formule magique ‘Allah akbar’ est déclaré cas psychiatrique soit privé de discernement, sans qu’on s’occupe d’ailleurs de ce qui l’en a privé. Peut-être qu’il a mal lu un certain livre ou ne l’a pas lu du tout.

    En fait, les cas psychiatriques avérés sont extrêmement rares. Il y a le cas de ce Japonais qui défraya la chronique dans les années quatre-vingt pour avoir tué une jeune Néerlandaise dans le but de la manger. Il ne discernait pas qu’un régime anthropophage est incompatible avec une diététique bien menée. Le tribunal le renvoya au Japon chez les fous (il paraîtrait qu’ils en ont aussi là-bas).

    Il sied donc de distinguer trois sortes d’homicides : celui perpétré par un dément, japonais ou non, celui commis par un homme ordinaire qui a de bonnes raisons (toutes mauvaises) d’agir ainsi : captation d’héritage, conjoint insupportable, élimination d’un caïd pour prendre sa place, assassinat politique (Gavrilo Princip avait toute sa tête), jalousie (Othello) roi à détrôner (Macbeth), fusillade entre gangs, les motifs sont nombreux.

    Et puis, il y a les amateurs d’émotions fortes : ça fait quelle impression quand on tue quelqu’un ? Ce ne sont pas forcément des enfants, mais si c’est le cas, il n’y a pas de raisons de ne pas les punir comme des adultes, d’autant plus qu’ils sont capables de recommencer ayant pris goût à la chose. La juvénile Anglaise avait commis une deuxième strangulation avant que la police ne mette fin à ses agissements.

    Exonérer des enfants de toute sanction pénale, c’est leur rendre un mauvais service. L’enfance et l’adolescence sont des apprentissages qui ont besoin d’une férule, bienveillante si possible mais qui guide. Sinon, on crée l’enfant-roi à qui tout est permis. On se souvient du tollé qu’avait causé chez les bien-pensants l’ordre donné par la police à des lycéens de s’asseoir et mettre les mains derrière la nuque : on humiliait les chers petits ! Or, la police, sans brutalité aucune, signifiait à cette jeunesse un peu violente que justement tout n’était pas permis. La leçon a peut-être porté.

    Loin de moi l’idée de faire la leçon à Dame Belloubet, c’est une ministre et c’est sacré, surtout en France, mais on ne peut que regretter qu’elle s’engage dans cette voie-là.



    Cette semaine, pas de coda mais un conseil :
    Les experts de la constellation du Grand Chien demandent en temps de canicule de s’habiller légèrement. Conseil repris par toute la presse.
    Je suis sûr que tout seuls, vous n’y auriez pas pensé.


    P.-S. Les musulmanes emmitouflées dans leur costume traditionnel sont dispensées de suivre ce conseil. Leur accès au paradis est en jeu.
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  • DE LA MUSIQUE AVANT TOUTE CHOSE

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    J’emprunte ces quelques mots à Verlaine, les premiers de son Art poétique, mais c’est pour parler de tout autre chose. Il y a deux sites sur internet sur lesquels je clique souvent et qui me revigorent. Ils ont il est vrai les deux trait à la musique.

    Le premier c’est celui des Proms de Londres (lisez Henry Wood Promenade Concerts), une création de ce musicien en 1895, des concerts pendant huit semaines d’été destinés à faire connaître la musique classique au plus grand nombre. Leur programme comprend des œuvres accessibles, la Cinquième, l’Inachevée, le chœur de Nabucho, la Chevauchée des Walkyries, les concertos de Chopin, etc. Le public est conquis. On joue au Royal Albert Hall à guichets fermés : cinq mille places.

    Après des œuvres classiques, le dernier concert de la saison comporte quelques morceaux patriotiques, Pump and Circumstances d’Elgar, et naturellement Rule Britannia et God save the Queen. Le public est alors déchaîné, il chante avec vigueur et agite des Union Jack, des centaines. Faut les voir. Flegmatiques, les British? À d’autres.

    Le second site, à peu près à la même latitude du premier, c’est celui de la Waldbühne à Berlin. Même topo qu’à Londres, des concerts des Berliner Philharmoniker qui ont là leur résidence d’été. Capacité de ce vaste amphithéâtre en plein air : 20.000 personnes. Mais il y a une différence : la ferveur patriotique des Britanniques a fait place à une franche gaîté, cela grâce à un air tiré d’une opérette de Paul Lincke et qui est devenu une sorte d’hymne de Berlin : Berliner Luft. C’est très entraînant et met en joie petits et grands sans compter le chef d’orchestre lui-même qui se livre à toute sortes de fantaisies. Il faut voir Sir Simon Rattle quitter sa baguette et donner le rythme en jouant hilare de la batterie dans l’orchestre même. Public totalement joyeux. Berlin hi hi über alles !

    Si j’ai voulu décrire ces deux évènements artistiques de haut vol, c’est que j’y ai trouvé matière à réflexion. Lorsque les 20.000 spectateurs de la Waldbühne (20.000 selon la police) avant de quitter les lieux n’ont pas molesté les musiciens ni détruit leurs instruments, et quand ils sont rentrés chez eux, il n’y a pas eu d’incendie de voitures ou de poubelles, les lances à eau n’ont pas eu à intervenir et les gaz lacrymogènes sont restés dans leur étui. Y avait-il seulement des gendarmes ? Non, tout s’est passé dans le calme. Dans le cas contraire la presse en aurait fait des choux et des pâtés : ‘Bagarre monstre après un concert, dix mille arrestations’ vous voyez les titres. Même chose à Londres, les British étaient redevenus placides (mais pas flegmatiques, jamais).

    Cela signifie qu’il y a une vertu dans la musique. Je parle ici de la vraie musique, pas du rap ou d’un concert Johnny où on fracassait les sièges. Là, les spectateurs sont comme des bêtes enragées, ils sont assimilables aux supporters d’un match qui envahissent la pelouse et brutalisent l’arbitre. Cette violence est incompréhensible aux vrais amateurs. À propos d’un de mes derniers textes où je parlais de Beethoven, des commentateurs se sont opposés avec courtoisie sur les mérites respectifs d’un Karajan ou d’un Furtwängler. On était entre gentlemen (mais il y avait aussi des ladies).




    Pour ma coda, une des définitions du gentleman :
    Un gentleman sait jouer de la cornemuse mais s’abstient d’en jouer.
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  • DEUX ÉPISODES CURIEUX

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    Premier épisode : une musulmane fagotée fanatique pénètre dans un magasin de vêtements et demande s’il y a du travail pour elle en qualité de vendeuse. Le responsable, devant cette harnachée répond par la négative. Il faut ajouter qu’on vend là également des sous-vêtements coquins (en toute légalité) dont certains sont d’ailleurs exposés en vitrine, ce que la musulmane aurait déjà dû voir et se poser des questions, étant donné la position rigoriste de sa religion. Bref, refus.

    Second épisode (plus ancien 2017) : deux musulmanes accoutrées pieuses entrent dans un restaurant réputé de la région parisienne en vue, on le présume, d’un repas. Le restaurateur leur demande d’enlever le voile, pensant qu’il pourrait faire tiquer d’autres clients qui eux se présentent tête nue selon l’usage dans un tel lieu. Refus des péronnelles. Notre homme se répand alors en propos vifs qu’il regrettera plus tard mais surtout déclare qu’ils ne les servira pas. Sur quoi il ne leur reste plus qu’à partir.

    En considérant ces deux faits, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un mobile commun : la provocation. Il y aurait derrière les deux actions le Collectif contre l’islamophobie en France (si, ça existe) qui enverrait ces vaillantes soldates au front : ‘Allez-y ainsi emmitouflées, vous serez refusées et nous on suit derrière et on hurle à la discrimination.’ Si dans le premier cas, ça n’est qu’une hypothèse, dans le second, c’est une certitude, voici pourquoi.

    Si on peut admettre qu’on fasse trente kilomètres de son domicile jusqu’à un restaurant classé pour s’y taper une cloche de première, on peut douter que des musulmanes aient cette raisonnable gourmandise. Elles affichent leur piété par leur tenue, et cette piété exige qu’elles mangent rigoureusement halal. Or, rien ne prouve que la viande de ce restaurant provient d’animaux égorgés vivants selon le rituel de l’islam.

    Ensuite, deux musulmanes seules dans un restorbif, c’est du jamais vu. Elles doivent avoir un chaperon, un musulman mâle, un mari, un père, un frère qui les protégera des assauts libidineux des clients présents. Qui leur a fourni une dispense ?

    Enfin il y a ce téléphone qui leur permettra de filmer opportunément la scène qu’elles auront elles-mêmes provoquée. Pièce à conviction utile.

    Dès lors, le scénario suit le cours indiqué plus haut : elles vont fissa tout décrire à l’organisme que j’ai mentionné, lequel ramasse les billes : plainte contre le patron pour discrimination, son inculpation par un tribunal. Il risque, excusez du peu, cinq ans de prison et quelques dizaines de milliers d’euros d’amende. Sans compter des dommages-intérêts à une des dames, la pauvrette, se plaint du choc psychologique que lui a causé cette affaire. Ben voyons.

    Tout ça avait créé une immense polémique. Les pro et les anti-restaurateur. Ces derniers déclaraient qu’un restaurateur doit admettre tout le monde dans son établissement, ça serait la loi. Les pro, plus nombreux, donnaient cet exemple : Sarkozy, tout président qu’il était, ne se serait pas présenté au Fouquet’s en bermudas et sandalettes. On pourrait ajouter que dans un établissement huppé un clochard ne serait pas admis et qu’un individu ivre mort ne le serait nulle part. C’est aussi la loi.

    Si je vous ai exposé en détail ce deuxième épisode déjà ancien, c’est pour illustrer la façon sournoise qu’a l’islam de se répandre dans l’édifice de nos traditions, de notre mode de vivre et d’accélérer ainsi la conquête de la planète ardemment souhaitée par Allah lui-même (le Coran passim). La France est gangrenée par l’islam et en Suisse, ça nous pend au nez comme un sifflet à deux ronds. Voilà déjà que les musulmans vaudois font de l’agit-prop. On se demande pourquoi monsieur Gemperli, le grand mufti des musulmans vaudois, qui avait à sa disposition deux monothéismes parfaitement respectables qui pratiquent également l’amour, la tolérance et la paix est allé chercher son salut dans l’islam, cette religion qui traite la femme plus bas que terre (pauvre madame Gemperli !), qui jette les homosexuels du haut d’une tour, qui décrète la mort des apostats et la lapidation des adultères. Les musulmans vaudois, malgré ce palmarès, demandent leur reconnaissance en tant qu’institution d’intérêt public. Caveant Valdenses !




    Charbonnier est maître chez lui.
    (En anglais) An Englishman’s home is his castle.
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