• ON EST GOUVERNÉS

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    C’est vrai ça, il y a des élus qui décident de broutilles comme le climat, l’immigration, le déclin scolaire et réséda et réséda. Un vrai homme, ou femme, d’État voit où sont les grands problèmes et agit.

    La décision de madame Salerno de changer des panneaux de circulation et de les féminiser vient à son heure. Avant, j’étais seul, étant un homme, à pouvoir traverser ou à devoir m’arrêter. Les femmes, faute d’indication les concernant, restaient à quai ou alors, vous savez comme elles sont, traversaient sans tenir compte du danger. Tout cela va donc changer pour le mieux.

    On va donc voir des femmes sur les panneaux et ça sera tout de suite plus gai. Des femmes sveltes, on veut l’espérer, des femmes de gauche, des musulmanes, des femmes végétariennes, des femmes enceintes, des vieillardes aussi, il ne faut en aucun cas laisser une catégorie au bord du chemin, c’est le cas de dire.

    Mais pourquoi en rester là. Quid de nos ‘frères inférieurs’ ? Les loups, charmante Elvire, sont entrés dans Paris, rien n’empêche qu’ils entrent aussi dans Genève. Comment feront-ils pour traverser, si aucun signe ne les y invite ? Et on me dit qu’il y a des castors dans la Versoix. S’il leur venait l’idée de voir en ville s’il y avait quelque chose à ruper. Même problème.

    On voit donc que madame Salerno n’est pas allée au bout de son idée d’égalité. Tout reste à faire. Mais on est sur la bonne voie. Je reconnais honteusement que lorsque je voyais un homme sur un panneau de circulation, je n’imaginais pas que cette figurine représentait un problème majeur de notre société. Comme je me trompais ! Maintenant je sais.

    Pour ma coda, il sera justement question de castors. Ces bestioles, sympathiques au demeurant, ont cette sale habitude de ronger et faire tomber des arbres pour en faire des barrages. C’est un fléau. Pour que cela cesse, les amoureux des forêts ont trouvé un slogan dont l’efficacité saute aux yeux :
    Sauvez un arbre, tuez un castor.

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  • MÊME HITLER N’AURAIT PAS OSÉ

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    Les dictateurs se suivent mais ne se ressemblent pas. On n’imaginait pas le MTR (le moustachu du troisième Reich) se déplacer dans un pays étranger pour y faire l’éloge de sa doctrine nationale socialiste et demander à ses compatriotes dans le pays qui les accueillait de surtout ne pas s’assimiler et de rester allemands, cette ethnie si supérieure. Il n’y a même pas pensé. Si peut-être un peu mais il a su s’abstenir.

    Pas comme le calife d’Anatolie. Lui vient, droit dans ses babouches, avec cet air dogue en plus, faire de l’agit-prop dans ce pays qui n’est pas le sien et dont on se demande même s’il a demandé la permission de venir. Car il ne s’agit pas là d’une visite officielle avec flonflons, honneurs militaires, discours et absinthe de bienvenue. Le monsieur vient à titre privé mais c’est un personnage d’un certain poids et controversé dans son pays au point qu’il doit mettre au trou ses opposants : des journalistes, des professeurs, des magistrats, toute une racaille qui l’empêche d’exercer en paix son métier de dictateur et il pourrait peut-être se demander s’il est le bienvenu dans ce pays démocratique qui est le nôtre.

    Cela d’autant plus que son discours adressé aux Turcs du coin n’était pas exactement celui qui peut plaire au pays-hôte. En substance : mes chers compatriotes, restez ce que vous êtes, restez turcs, par Allah, n’essayez surtout pas à vouloir devenir semblables aux Suisses, ce sont des mécréants (sous-entendu : à qui il faudra plus tard faire un sort si Allah le veut).

    Car il faut bien accepter que le bonhomme est non seulement un dictateur mais aussi un conquérant, au nom de l’islam. Il y a non seulement ses discours discutables mais aussi parallèlement une infiltration propagandiste de la jeunesse turque en Suisse au moyen de camps de vacances d’apparence innocente mais où on fait la part belle à la lecture et à l’apprentissage du Coran, ce livre condamnable dans lequel on trouve maints versets qui demandent qu’on tue les non-musulmans.

    Cela dure depuis plusieurs années. Le dernier camp avait lieu à Melchtal, endroit idyllique du demi-canton d’Obwald. On en voit quelques photos inquiétantes : garçons et filles sévèrement séparés, les fillettes qui peuvent avoir bien dix ans déjà voilées, ce qui veut dire viol de l’intégrité mentale d’enfants incapables de contrer ces directives. Si c’était possible, le Coran devrait d’ailleurs être interdit au moins de dix-huit ans. Les adultes malheureusement, on ne peut plus rien pour eux. Ils pourront continuer à croire que la Terre est plate et que le soleil lui tourne autour.

    Ce qui fait souci dans tout ça, c’est le silence rêveur du Conseil fédéral. On aurait souhaité qu’au moins le ministre des affaires étrangères, Ignazio Cassis, convoque l’ambassadeur de Turquie pour lui remonter les bretelles, à défaut de rompre carrément les relations diplomatiques entre les deux pays. Car l’insulte est grave et demande en tout cas des excuses.

    Quant aux partis, c’est la somnolence. Il n’y a que l’UDC (ce parti qui enquiquine les autres) qui a demandé au C.F. de se déclarer sur ce problème. Jusqu’ici pas de réaction des sept nains. Ce qui voudrait dire que l’islam conquérant a encore de beaux jours devant lui.


    Parce que le slogan de notre va-t-en-guerre, et ce sera ma coda, c’est comme il l’a proclamé :
    Nos mosquées sont nos casernes, nos minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats.
    Ça, c’est ce qu’il dit. Mais il pense ceci comme tous les autocrates, et là on rejoint le moustachu du début.
    Ein Volk, ein Reich, ein Führer.


    J’ai quelque réticence à écrire le nom de ce calife contemporain mais vous le trouverez crypté phonétiquement quelque part dans mon texte.

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  • LES APPRENTIS SORCIERS

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    Il est permis d’avoir peur. Peur de ces vieux birbes qui dirigent l’Iran avec le fanatisme des musulmans les plus bornés et une intelligence limitée un max, comme on va le voir.

    D’abord, ils ont muselé les femmes, leur imposant cet horrible voile noir. Elles se battent, avec lourdes peines de prison à la clé, pour la permission de pouvoir se promener cheveux au vent. Ce qu’on ne peut qu’approuver, il semble qu’il y ait en Iran plus qu’ailleurs de femmes d’une très grande beauté que nous serions aise d’admirer. Sans intention de les violer.

    Ces vive-la-joie sont âgés dans les quatre-vingt et donc à l’âge où une retraite serait indiquée, le moment de la vie où on prend du bon temps, où si on peut, on s’affranchit des contraintes matérielles, et surtout on laisse la place à ceux qui piaffent derrière et qui voudraient bien accéder au pouvoir eux aussi. Mais non, ces messieurs s’incrustent, ils sont pathétiques dans leurs costumes sombres, leur barbe taillée en jardins à la française. Pouah !

    Si au moins ils manifestaient la sagesse qu’on attribue aux vieillards, mais non, ils ne font que des bêtises qui pourraient leur coûter cher. D’abord, on ne fait pas guili-guili aux U.S.A. dans l’espoir de réveiller ce géant et de jouer les costauds. Le géant s’est en fait réveillé et a envoyé une chiquenaude à ces messieurs : on trucide un général, vite fait sur le gaz. On disait le personnage très populaire en Iran, mais il reste de lui qu’il avait du sang sur les mains, comme tout chef de guerre qui ne se respecte plus. Si on va par là, Rommel, le renard du désert, était aussi très populaire, n’empêche qu’il aidait Hitler dans ses crimes monstrueux.

    Mais la mort d’un général me chaut peu. J’ai un autre sujet de préoccupation et qui va tous nous concerner. C’est la chute de l’avion ukrainien. Là, on reste perplexe. Les ayatollahs savent nous expliquer qu’il s’agit d’une erreur et non d’un acte délibéré. Va pour l’erreur mais alors notre inquiétude redouble. Voilà un guerrier chargé de scruter le ciel et qui confond un missile fonçant sur Téhéran avec un avion de ligne qui ne fonçait pas sur Téhéran mais qui s’en éloignait. On prend des débutants ?

    Ce qui inquiète dans tout ça, c’est que l’Iran veut sa bombe atomique, histoire de jouer dans la cour des grands et surtout d’être en mesure de rayer Israël de la carte. Les Américains ne l’entendent pas ainsi. On parle du lobby juif qui influencerait Trump. Or, s’il y a un lobby digne d’exister, c’est bien celui qui s’oppose à la destruction de son pays. Les Iraniens font un complexe sur cette destruction, à se demander si l’Islam est compatible avec cette rage, étant donné qu’il s’agit d’une religion d’amour, de tolérance et de paix. C’est eux qui voient.

    Seulement si on met des arpètes aux manettes, on risque d’avoir cet échange :
    — Allô Téhéran ?
    — Ici Téhéran, j’écoute.
    — Dis donc, vous venez de raser la Mecque avec votre nom d’Allah de bombe atomique. Je suis un des rares survivants.
    — Je sais, c’est une erreur, on visait Tel-Aviv, on s’est trompé de bouton.


    Ma coda est dédiée à tous ceux qui doivent scruter le ciel :
    — Mon capitaine, regardez, une hélicoptère.
    — Oui je vois, mais c’est un hélicoptère.
    — Oh mon capitaine, vous avez de bons yeux.

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