QUI EST RESPONSABLE ?

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Il doit bien avoir un responsable de l’invasion de cette épidémie trop souvent meurtrière. Il y en a un, et Hani Ramadan (H.R.) l’a identifié : les coupables, c’est nous. Nous sommes des vicieux, des violeurs, des adultères, nous nous vautrons dans le stupre. Étonnez-vous qu’Allah, justement irrité, ait décidé de punir les débauchés que nous sommes devenus.

Il était déjà intervenu lorsque le sida était apparu. Il nous avait fait comprendre que cette maladie était honteuse puisqu’elle frappait ceux qui avaient un comportement sexuel déviant, les homos donc. Nous avions donc appris ça par H.R. qui est le porte-parole d’Allah et son conseiller en communication. Certains se demanderont, en ricanant (les gens sont méchants), à qui Achère pensait précisément en mentionnant l’adultère parmi nos vices. Ce n’est pas moi qui aurait cette pensée sadique. Jamais.

La croyance en une punition divine existe dans toutes les religions. Les prêtres et les imams en font ample usage. C’est pas bête : vous ne faites pas les marioles, vous ne vous soulevez pas, sinon Dieu vous punira. On maintient ainsi la discipline et on peut rester dans sa confortable place avec les prébendes qu’elle comporte. À partir d’évêque, on vit une vie pépère.

Le vice principal de l’islam, c’est de faire croire aux croyants que la vraie vie commence après la mort. Et le Coran de faire miroiter un paradis de rêve, avec vin et nanas à gogo. Et Mahomet d’ajouter un lieu où coulent les ruisseaux. L’expression se trouve de nombreuses fois dans le livre sacré. Mentionner l’eau qui coule en abondance, pour des Arabes qui vivent souvent dans des pays où l’oued est d’un débit parcimonieux en été a de quoi séduire. Bravo, Momo !

Mais si l’au-delà est si attrayant, pourquoi pas y aller tout de suite ? D’où ces suicides en service commandé précédés d’un bon petit massacre d’infidèles, ce qui ne peut que plaire à Allah et vous garantit une place de choix à ce lieu désirable. Difficile de faire mieux.

Cela dit, je suis fermement opposé à la demande de certains de faire taire H.R., de l’empêcher de s’exprimer. La Tribune pense de même. Mais à une condition : que notre prédicateur accepte le débat. Il m’est arrivé quelquefois de lui envoyer un commentaire (et des amis aussi) et cela n’a pas paru. Il faut avoir un nom arabe et surtout faire partie de la tribu des béni-oui-oui.

La fameuse phrase de Voltaire, probablement apocryphe, Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer, avait certainement une suite : mais ensuite je vous rentrerai dans le cadre tant votre pensée est déraisonnable.

Cela étant admis, nous avons le devoir de nous opposer à ce galimatias théologique de H.R. qui ne peut que freiner la recherche d’un remède non-divin à cette maladie non-divine. De même d’ailleurs que nous avons le droit de huer le Pape qui fait appel à un personnage fictif (la Vierge Marie) pour nous sauver de la pandémie. Prions, mes frères.


Pour ma coda, un exemple de l’humour de Voltaire. Il s’était réfugié aux Charmilles pour fuir la France. Devant sa propriété, il y avait un rideau d’arbres qu’il appelait plaisamment ses cache-Pictet.



P.-S. Au moment de mettre sous presse, j’apprends avec plaisir que les Communautés religieuses de Genève (dont l’islam fait partie) condamnent les propos de Hani Ramadan sur le corona-virus. À la bonne heure ! Cela va dans le sens que j’indique dans mon dernier paragraphe.

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Commentaires

  • Mais où va le monde si nous commençons à condamner les bouffons?
    P.S. Le Tribunal fédéral a décidé que le terme n'est pas une insulte. De là à penser que je lui fais une fleur ...

  • Qui sont les vicieux? Ceux qui aiment mahomet.

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