AVIS AUX POPULATIONS

Imprimer

Dans un récent texte j’ai écrit la phrase suivante :
Peu m’importe la vie privée d’un commentateur, il peut être, c’est son problème pédéraste, repris de justice, rastafarien, musulman ou même vaudois ou juif.

Il tombe sous le sens que cela a été écrit comme étant de l’humour au second degré. Des amis auxquels je l’ai fait lire ne s’y sont pas trompés. Ils se sont spontanément esclaffés. Je n’ai pas eu besoin de leur signaler que c’était là qu’il fallait rire.

Mais voila que je reçois des messages de commentateurs qui n’ont rien compris, à qui je devrais expliquer ce qu’est le second degré. Seulement ça ne s’explique pas. On peut seulement donner un exemple. Je pense à ce célèbre préambule de Desproges, un maître du second degré : On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle. (Un temps) Ils peuvent rester. Et de continuer dans la même veine ironique. C’est une attaque en règle de l’antisémitisme.

Le problème, c’est que les religions ne captent pas l’ironie cette cousine du second degré. Elles n’aiment pas qu’on se moque. L’islam la condamne carrément à mort. Dans les religions on ne rit pas, on ne sourit même pas. Dans aucun des quatre évangiles canoniques il n’est mentionné que Jésus aurait ri ou simplement souri. Psychorigide, le bonhomme.
Je souhaite quant à moi pouvoir souvent susciter le sourire, même le rire de mes lecteurs. J’ai quelquefois des retours qui me le montrent.

Dans ces conditions, je ne peux que vous resservir pour ma coda la citation de Jules Renard qui tombe pile :
Nous sommes ici-bas pour rire. En enfer ça ne sera pas possible, et au paradis, ça ne serait pas convenable.


P.-S. Au moment où je termine ces lignes, je reçois un commentaire signé… André Thoman. Un débile mental a usurpé ma signature, en estropiant mon nom par-dessus le marché. Si ce sagouin savait dans quel mépris je le tiens, il n’oserait plus se regarder dans la glace le matin.

Lien permanent 10 commentaires

Commentaires

  • Légèreté ? Humour ? Ironie ? Qu’articulez-vous là, M’sieur Thomann, tous ces gros mots. Cela fait pourtant quelques années déjà que vous traînez vos guêtres sur ce portail et vous vous étonnez encore du manque de réceptivité, du sérieux crasse de certains de vos lecteurs, parmi lesquels quelques joyeux spécimens de blogueurs, vos confrères. Pour lesquels l’humour et le sourire sont des contrées interdites.

    Ne parlons même pas d’ironie, de dérision, de sarcasme, encore moins de calembour ou de contrepet, il ferait beau voir la levée de boucliers. Vous citez Desproges, il passerait mal le pauvre actuellement.

    Petite digression : lors d’une visite au Père-Lachaise, je suis tombé (le cas de le dire) un peu par hasard sur sa sépulture, assez herbue foutraque ; il n’est pas loin de Molière et La Fontaine. Les dialogues entre ces trois-là doivent valoir leur pesant de vers…

    Pour en revenir aux sectaires de tous poils, aux convaincus les mains pleines qui nous assènent et nous assomment avec leurs convictions, je pense à une pièce vue il y a quelques années, un monologue dans lequel le comédien tenait le rôle de Céline racontant sa vie cabossée au bout de sa nuit.
    Son titre : « Dieu, qu’ils étaient lourds… ».
    Rien à ajouter.

    J’aime bien vos codas (In cauda venenum)

  • PS: ........

    Vous avez l’IP M.Thomann! Envoyez-le à M.Mabut qui vous donnera ses coordonnées . N’oubliez surtout pas l’heure!

    Bonne soirée

  • Quelques considérations à l'occasion de la journée de l'Ascension, que les chrétiens célèbrent aujourd'hui.

    Les Évangiles selon Matthieu et selon Jean ne soufflent mot de l’Ascension au ciel de Jésus. L’Évangile selon Marc ne lui consacre qu’un tout petit verset, qui ne figure pas dans les plus anciens manuscrits (ajout manifeste). Luc est donc le seul à proposer cette fable (voir Luc 24:51 et Actes 1:9-11) et à situer géographiquement la scène (“près de Béthanie”; cf. Luc 24:50).
    Il est évident que si un événement aussi extraordinaire avait réellement eu lieu, il aurait également été rapporté par Matthieu et par Jean.

    Mais alors, pourquoi cette fable? Dans «L’aube du christianisme» (éd. Bayard/Labor et Fides, 2008, pp. 425- 427), l'exégète et bibliste vaudois Daniel Marguerat écrit ce qui suit :
    “Il est possible que l’auteur de Luc et des Actes s’inspire d’une tradition populaire faisant un parallèle avec les assomptions respectives de Moïse, d’Hénoch ou d’Ésaïe, ou encore avec d’autres récits édifiants mettant en scène l’élévation de personnages illustres de la mythologie gréco-romaine, comme Romulus, Hercule ou Médée, voire des apothéoses d’empereurs romains, dans une démarche et un récit qui tendent à historiciser le phénomène d’élévation de Jésus”.

  • @Mario Jelmini,
    Vos écrits sont intéressants à lire. Néanmoins j ai l impression que vous vous faites beaucoup d auto-goal, non? Sincèrement, c est dommage pour vos écrits !
    Bien à Vous.
    Charles 05

  • J'aurais marqué un autogoal? Expliquez-moi, Charles 05.

  • Malheureusement il n'existe aucun laxatif pour les constipés du cerveau. Les ignorer ou les virer des blogs. C'est du boulot car ils reviennent pour commenter les commentaires dans un esprit faux-cul, mensongé, ils'n'apportent rien et veulent briller. Oui, ils sont lourdingues !

  • "C'est çui qui dit qui est" semble la règle d'or des commentaires... On dit bien qu'on retourne en enfance avec l'extrême vieillesse. D'où l'aspect assez évidemment Kindergarten de ce blog...

  • Les donneurs de leçons donnent les pires exemples surtout à ne pas suivre .
    Charles 05

  • Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.

    René Char

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel