• LA FOURMI, SALE BÊTE

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    On ne peut évidemment qu’admirer La Fontaine, ce génial castelthéodoricien qui par des petites fables ciselées nous donne un grand tableau de la société. Il est un tout grand de la culture française dont Macron dit qu’elle n’existe pas. On lit les fables quand on est tout petit déjà et on ne déchoit pas en les relisant adulte.

    On peut cependant trouver, comment dire, un peu trop classiques certaines moralités. Que le travail soit un trésor (le laboureur et ses enfants), soit. Qu’il ne faille pas écouter les flatteurs (le corbeau et le renard), on ne peut qu’être d’accord.

    C’est chez la fourmi que je suis réticent. Certes elle travaille, en suivant le conseil du laboureur, elle construit sa fourmilière, elle va chercher de la nourriture, elle amasse son petit magot, tout cela est bel et bon mais fleure la bonne vertu bourgeoise de l’économie à tout prix, à l’angoisse du lendemain dont on ne sait pas si on aura encore à manger. Jésus critiquait déjà cette attitude (Mathieu 6, 34), mais lui avait beau jeu, il se faisait entretenir par de riches Juives qui lui assuraient ce lendemain. Pardonnez-moi, mais la fourmi, je la trouve un peu conne.

    La fourmi n’est pas prêteuse, La Fontaine le constate lui-même. Mais je la trouve aussi arrogante. Entre insectes, on ne devrait pas se parler comme ça. Avec son ‘eh bien dansez maintenant !’, elle envoie carrément la cigale aux fraises. Sans vergogne !

    Tenez, elle me fait penser aux indépendantistes catalans. Sont des bosseurs. Leur Land est prospère. Assis sur leur petit magot, ils n’en ont rien à cirer du reste de l’Espagne : vous chantiez le flamenco, j’en suis fort aise. Maintenant mettez-vous au zapateado. On ne saurait être plus égoïste.

    Imaginez un instant que chez nous Zurich s’engage sur la même voie. Nous avons en Suisse ce système de la péréquation qui signifie en gros que les cantons prospères aident les cantons qui le sont moins sans qu’il y aille de leur faute. Mais Zurich l’opulente pourrait, dans une attitude myrmécéenne ou catalane déclarer renoncer à aider par exemple Uri, ce peuple d’arbalétriers moins favorisé, et quitter carrément notre Confédération. Il serait intéressant de lire les réactions des autres Confédérés.


    Pour ma coda, on va reprendre La Fontaine mais en dialecte zurichois : Sie händ gsunge de ganze Summer, miinet wäge, jetzt chönt si au tanze.

    P.-S. Je suis en pétard avec le correcteur de mon PC ! Dans ma phrase, j’avais besoin de l’adjectif qui corresponde au substantif fourmi. Cet adjectif est myrmécéen, qu'y puis-je. Quand il me souligne mes fautes de frappe, il m’est utile, mais quand il se mêle de mon vocabulaire, je le soupçonne d’être d’extrême droite et de supprimer des mots qui heurtent.

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  • AVIS AUX POPULATIONS

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    Dans un récent texte j’ai écrit la phrase suivante :
    Peu m’importe la vie privée d’un commentateur, il peut être, c’est son problème pédéraste, repris de justice, rastafarien, musulman ou même vaudois ou juif.

    Il tombe sous le sens que cela a été écrit comme étant de l’humour au second degré. Des amis auxquels je l’ai fait lire ne s’y sont pas trompés. Ils se sont spontanément esclaffés. Je n’ai pas eu besoin de leur signaler que c’était là qu’il fallait rire.

    Mais voila que je reçois des messages de commentateurs qui n’ont rien compris, à qui je devrais expliquer ce qu’est le second degré. Seulement ça ne s’explique pas. On peut seulement donner un exemple. Je pense à ce célèbre préambule de Desproges, un maître du second degré : On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle. (Un temps) Ils peuvent rester. Et de continuer dans la même veine ironique. C’est une attaque en règle de l’antisémitisme.

    Le problème, c’est que les religions ne captent pas l’ironie cette cousine du second degré. Elles n’aiment pas qu’on se moque. L’islam la condamne carrément à mort. Dans les religions on ne rit pas, on ne sourit même pas. Dans aucun des quatre évangiles canoniques il n’est mentionné que Jésus aurait ri ou simplement souri. Psychorigide, le bonhomme.
    Je souhaite quant à moi pouvoir souvent susciter le sourire, même le rire de mes lecteurs. J’ai quelquefois des retours qui me le montrent.

    Dans ces conditions, je ne peux que vous resservir pour ma coda la citation de Jules Renard qui tombe pile :
    Nous sommes ici-bas pour rire. En enfer ça ne sera pas possible, et au paradis, ça ne serait pas convenable.


    P.-S. Au moment où je termine ces lignes, je reçois un commentaire signé… André Thoman. Un débile mental a usurpé ma signature, en estropiant mon nom par-dessus le marché. Si ce sagouin savait dans quel mépris je le tiens, il n’oserait plus se regarder dans la glace le matin.

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  • SANS TITRE

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    Une dame m’envoie un texte qui est tout sauf un commentaire à ce que j’écris. Elle s’en prend à moi pour avoir osé publier le commentaire de quelqu’un dont elle dit pis que pendre, le traitant quasiment d’escroc et de je ne sais quoi encore, son français étant approximatif, écrit sous le coup de la colère. Car la dame est furax.

    Je pourrais l’être aussi d’avoir reçu ce message dangereux pour moi. Car si j’avais l’imprudence de le publier sans y prendre garde, je serais accusé fissa de diffamation par le quidam ainsi accusé.

    On va dire ceci : cette dame m’écrit sous la sécurité douillette d’un pseudo et son adresse électronique est une adresse bidon. Je ne peux donc m’adresser à elle directement et lui dire ce que je pense de sa démarche culottée. Je le fais donc ici.

    Si je publie un commentaire, c’est en raison de son intérêt et de son rapport à ce que j’ai moi-même écrit. Peu m’importe la vie privée de son auteur. Il peut être, c’est son problème, pédéraste, repris de justice, rastafarien, musulman, même vaudois ou juif.

    Il n’en reste pas moins que l’usage des pseudos est discutable. Il est souvent d’un humour douteux. Celui qui signe pétard ou pif ne fait rire que lui. Et puis l’anonymat que confère le pseudo ne me paraît guère nécessaire. On aurait quelque chose à cacher ???

    Je dois donc en passer par là : désormais les pseudos des commentateurs ne seront acceptés que s’ils sont accompagnés de la véritable identité et du lieu de domicile de l’envoyeur. Et sans tricherie s.v.p. Renseignements que je garderai pour moi of course. À bon entendeur...

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