• ELLE REFAIT SURFACE

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    On la croyait enterrée pour de bon dans nos contrées occidentales arrivées à maturité. Pourtant j’ai entendu récemment un débat sur la peine de mort. La peine de mort existe sous différentes formes, pas toujours considérée comme telle. Ainsi le coronavirus a bel et bien condamné à mort un certain nombre d’entre nous. Les guerres, celle par exemple entre l’Arabie et le Yemen condamne à mort des soldats et aussi des civils dans l’un et l’autre camp.

    Elle a déjà ce vice rédhibitoire d’envoyer au couperet des accusés dont la culpabilité n’est pas formellement établie. S’il y a le moindre doute, il faudrait s’abstenir. On se souvient peut-être de ce jeune homme dans le midi de la France dont l’innocence était avérée et qui dut y passer, le président Valéry-ce sang sur les mains-Giscard ayant refusé sa grâce.

    Mais nous voulons donc parler ici de la peine de mort prononcée par un tribunal. Laquelle fait justement à nouveau débat. Entendons-nous bien, les propos qui vont suivre ne sauraient être une quelconque approbation de ce mode de condamnation. Comme le disait un sage humoriste, il n’y a que Dieu qui ait le droit de faire exécuter son semblable.

    La peine de mort a deux buts : punir et empêcher la récidive. Et c’est là qu’un débat peut naître. La France qui est en état de guerre civile connaît en ces temps un nombre incalculable d’assassinats au couteau, du jamais vu. Ou de brutalités ayant entraîné la mort. Ces homicides sont souvent le fait de personnes qui sont selon la phrase consacrée ‘bien connues des services de police’. Elles ont déjà commis des actes de violence, ont été incarcérées puis relâchées après avoir purgé une peine qui ne saurait être éternelle. Et alors elles vont remettre ça. De nombreux cas ont été signalés. Alors on fait quoi ? La vraie perpète, au gnouf jusqu’à leur dernier souffle ? Est-ce souhaitable et possible ? Il y a là évidemment un problème.

    Quant à la punition, il faut nuancer. La plupart, quasi la totalité des homicides à l’arme blanche sont le fait des tenants de cette religion d’amour, de tolérance et de paix (nom connu de la rédaction) à qui on a fait croire que la vie ici-bas ne valait pas un clou et qu’il fallait tout faire pour accéder à celle de l’au-delà. La peine de mort ne serait dès lors pas une punition mais une récompense pour ces messieurs.

    Il faut donc un autre genre de punition. J’en vois une, efficace : une petite chirurgie dans leurs bijoux de famille. Une roubignolectomie (ne cherchez pas, ce mot n’est pas dans le dico). Ainsi nos condamnés se trouveraient tout cons quand ils seront en présence des vierges qu’Allah le proxénète* leur proposera. Ainsi ira la vie… après.

    Pour ma coda, une citation d’Alphonse Karr, un écrivain bien oublié du dix-neuvième. Sur la suppression de la peine de mort, il eut ce mot :
    Que messieurs les assassins commencent.


    * Est proxénète celui qui oblige une ou plusieurs femmes (70 dans le cas présent et des vierges en plus) à se prostituer. En français familier, maquereau.

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  • LA MARIÉE ÉTAIT EN NOIR (film)

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    Et elle le sera désormais toujours. C’est vrai ça, cette pucelle (on veut l’espérer) qui arrive au plus beau jour de sa vie toute vêtue de blanc, n’est ce pas un affront à nos frères africains, surtout à ceux qui ont choisi de vivre dans nos pays racistes ?

    Il faut s’accommoder de cette réalité, le blanc est en perte de vitesse, que dis-je, il est au point mort, alors que le noir est atout. La firme l’Oréal supprime le mot blanc de certaines de ses étiquettes vantant la peau blanche de ceux qui utilisent certains de ses produits. On peut imaginer des facteurs de piano pris d’une même fièvre louable à la vue de toutes ces notes blanches et décident de les peindre en noir. Qui les en empêcherait ?

    Même topo pour les instruments à vent. Les flûtes désagréablement blanches seront désormais fabriquées en bois d’ébène. Seules les clarinettes, noires de naissance, ne subiront pas de changement.

    Vous ne me croyez pas, vous avez tort. L’exemple de l’Oréal est vrai. Et puis il y a le cas de Mercedes. La firme allemande de constructeurs de voitures est aussi engagée dans les circuits de la polluante Formule Un. Cela ne les gêne pas. Ce qui les incite à faire un geste, c’est cette saloperie de racisme. Ni une ni deux, on va repeindre nos bolides en noir, en hommage à tous les nègres de la planète. C’est pas beau ?

    Mais attendez ! L’imbécillité n’a pas encore atteint son sommet. On nous signale que par un acte de contrition, le New York Times écrira désormais le mot Black avec une majuscule et le mot white avec une minuscule. Le racisme n’a plus qu’à bien se tenir.

    J’ai d’abord crû à un bobard et j’attendais un démenti, mais rien n’est venu. On est donc victime d’une pandémie, celle de la connerie galopante, bien pire que celle du corona. Le corona, on en meurt, mais c’est pas grave. La connerie, elle, fait des dégâts irréversibles au cerveau si on est atteint par la maladie.

    Un moyen de s’en prémunir ? Se méfier de toute nouvelle grotesque. Ne pas obéir aux slogans ineptes. Ne lire que les journaux dont vous êtes sûr de l’orientation, ceux qui se font traiter de fascistes par leurs adversaires. C’est les bons.


    Un slogan sera toutefois admis et j’en ferai ma coda :
    My brain matters.

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  • ILS ONT ENCORE FRAPPÉ

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    Il y avait déjà cet hurluberlu qui voulait supprimer le nom de René-Louis Piachaud donné à une de nos rues. Il ne précisait pas si le nom devait être remplacé par celui, c’est très mode, d’une héroïne féminine, disons rue Sylvie Vartan ou rue Marlène Dietrich. On reste dans l’expectative.

    Il y a cet autre qui veut débaptiser la rue Jean-Violette, un écrivain genevois d’origine zuricoise. Peut-être pas un génie de première grandeur, mais enfin on a jugé bon de lui attribuer une rue et on devrait en rester là. Vous aurez remarqué que les débaptiseurs s’en prennent toujours aux noms propres. Pas aux noms communs. Pourtant ce n’est pas ça qui manque. Tenez par exemple les Cropettes. J’ai essayé de savoir ce qu’étaient des cropettes mais j’ai fait chou blanc, pardon chou noir dans la novlangue. Je me permets dès lors quelques hypothèses. Cropette, une fleur : dimanche avec les enfants nous irons du côté de Russin cueillir des cropettes. Un mets : pour midi, je vais faire des cropettes, mon mari les adore. Un traitement médical : pour le sauver, il a fallu lui faire une cropette. Une insulte : Machin ? Mais c’est une cropette finie.

    Il n’en reste pas moins qu’il y a à Genève un parc des Cropettes qui ne nous dit pas grand-chose. Notre moine débroussailleur propose donc de flinguer Jean Violette et de le remplacer par Grisélidis Réal. Une femme donc, notre homme est dans le vent de l’histoire. Cela dit, je suis entièrement d’accord pour qu’on attribue un nom de lieu à cette femme remarquable, écrivaine également, et peintre et prostituée et qui tenait à ce que cette dernière activité figurât sur son curriculum. Une grande bonne femme qui méritait déjà largement d’être inhumée au Cimetière des Rois, la Patrie lui étant reconnaissante.

    Alors oui, j’approuverais que le parc des Cropettes devînt Parc Grisélidis Réal et ça aurait de la gueule. Genève qui se veut à l’avant-garde selon les discours des politiciens ne devrait pas rater ça.


    Ma coda est tirée du Nouveau Testament, donc irréprochable :
    Que celui qui n’est jamais allé aux putes lui jette la première pierre.
    (Jésus modifié Thomann)

    Note : le français étant une langue peu précise, on ne sait pas si ‘lui’ est un m’sieu ou une dame. Dans le contexte, sans doute un m’sieu. Quoique...

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