• MIEUX VAUT EN RIRE

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    Certaines sorties que nous font des idiots… et idiotes (il faut respecter la parité) sont si saugrenues qu’elles provoquent l’hilarité plus que l’indignation. L’infini de la bêtise humaine se révèle de façon quelquefois sans gêne aucune. Évidemment un imbécile ne sait pas qu’il l’est et il ne voit pas pourquoi ses actions sont ridicules, pour le moins.

    Nous avons affaire cette fois-ci à une idiote britannique ou à peu près. La firme Marks and Spencer, une sorte de Coop ou de Migros anglaise vend de l’alimentation et des vêtements. Ainsi des soutiens-gorge. L’un d’eux étant d’une certaine nuance de brun ils l’ont appelé brun tabac, ce qui est accepté dans la nomenclature des couleurs. De même que sont acceptés rose bonbon ou bleu ciel.

    Horreur ! Dans quels beaux draps M. and S. ne s’est-elle pas mise. Une Anglaise un peu basanée, donc pas tout à fait une miss de souche, s’est plainte auprès de la firme, son argument étant que le mot tabac avait une connotation raciste (?) et qu’au surplus le tabac était mauvais pour la santé. Où avait-elle été chercher ça ?

    Ce qu’on peut soupçonner, c’est qu’il y a une certaine malice dans sa bêtise. Ne serait-elle pas à la recherche du fameux quart d’heure de gloire dû à chacun d’entre nous et tel que nous l’a expliqué Andy Warhol. C’est réussi, elle a son nom dans les journaux, elle existe !

    La réaction de la firme fut ce à quoi on pouvait s’attendre : pusillanime. Ils se sont aplatis, ont fait des excuses à la dame. Comment ne se sont-ils pas aperçus plus tôt de leur faux pas ? Ils ne le feront plus. Promis ! Il n’y aura plus de bon tabac dans leur tabatière.

    Si je vous parle de cet épisode somme toute insignifiant, c’est que des réactions semblables font désormais tache d’huile. Elles semblent le résultat d’une peur diffuse qui ne présage rien de bon. Voilà-t-il pas que la maison Knorr, section Allemagne prise d’un délire semblable décide de débaptiser sa sauce tzigane. À la grande satisfaction de la communauté rom, laquelle compte aussi des abrutis, pourquoi cette ethnie ferait-elle exception ? Car je vous le demande, en quoi l’appellation tzigane serait-elle raciste, hein ? Si on va par là, se taper une macédoine, ça serait jeter l’opprobre sur un vaillant petit peuple des Balkans. Commander un café turc, ça sera se mettre Erdogan à dos. Fini aussi la lamproie à la bordelaise, les asperges à la milanaise et les tripes à la mode de Caen. Sans parler des crêpes suzette, elles humilient quelques centaines de fillettes qui portent ce prénom de malheur. Si on écoute ces excités, on ne dira plus rien, tout sera raciste.

    Moi en tous cas, je ne comprends plus rien à leur attitude, c’est carrément du chinois pour moi (oups). Les tziganes auraient pu réagir ainsi : voyez comme nous sommes raffinés, il y a même une sauce qui porte notre nom. C’est un honneur. En tout cas, je pense qu’il y des ménages allemands qui ont cette sauce sur la table et qui n’y voient pas malice.


    Justement pour ma coda, je vous propose les premières lignes d’une joyeuse chanson allemande datant d’une époque où les tziganes (Zigeuner) semblaient avoir la cote :
    Lustig ist das Zigeunerleben faria fariaho
    Brauchen dem Kaiser kein Zins zu geben faria fariaho …

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  • ON NE S’ÉTONNERA JAMAIS ASSEZ

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    Que dis-je étonné ? On est abasourdi, halluciné, perplexifié, transmogrifié. Lisez plutôt : Dans une loi sur la bioéthique, un amendement stipule que si la future mère est atteinte d’une dépression psycho-sociale (?!?!?!), un avortement peut se faire jusqu’au neuvième mois.

    On sait maintenant que les députés français votent des lois et réfléchissent après et quelquefois ne réfléchissent pas du tout. J’en veux pour preuve cet amendement voté à la sauvette dans la léthargie d’une séance de nuit. En visualisant ce que peut être le petit de l’homme arrivé au neuvième mois, les députés, où il y avait aussi sans doute des dames, devaient se rendre compte qu’on n’avait plus affaire à un embryon, plus à un fœtus, mais à un bébé prêt à bondir. Il y a même des petits gars qui sont impatients de voir le monde et qui à huit mois déjà mettent le nez à la fenêtre.

    On n’est donc plus dans le cas d’un avortement mais bien d’un accouchement, ce qui signifie qu’un être humain va venir au monde, un être humain parfaitement conformé et qui, dès sa sortie va crier (je le sais car j’ai assisté à la naissance de mes propres enfants) et un peu bouger. Il est donc vivant et on voit mal comment une sage-femme pourrait se débarrasser de ce petit personnage sans recourir à ce bon vieil assassinat. Et justement les sages-femmes sont faites pour donner la vie, pas la mort.

    Pas plus d’ailleurs que le gynéco à ses côtés, qui est tenu par le serment d’Hippocrate. Au demeurant, un assassinat demande des moyens techniques qui ne sont pas à la portée de tous. Va-t-on étrangler le petit bonhomme, lui fracasser le crâne, le jeter de toutes forces contre la paroi ? Le ministre auteur de cet amendement a-t-il donné des directives ? Le président de la République a-t-il donné son aval avant de partir faire le faraud au Liban ? On reste dans le flou. Et c’est sans doute voulu.

    D’autre part, on demandera à ceux qu’on déclare ou qui se déclarent experts en tout, de cesser de nous bombarder de formules ronflantes soit cette ‘dépression psycho-sociale’ qui comme on le voit peut mener à la catastrophe ‘sans intention de la causer’. Comme on dit à peu près dans les tribunaux.

    Et de nous asséner que cette pré-parturiente est en danger de mort carrément. Elle donc, pas le bébé. Faut arrêter. Notre bonne femme a le blues, le cafard et ça se soigne. Quand elle verra son bébé frétillant, son cœur de mère prendra le dessus, je parie.

    De toutes façons, les décisions médicales sont du ressort des médecins, pas du gouvernement qui ne peut que les entériner. Bien entendu, les ministres s’entourent des avis des spécialistes de la branche, mais on s’aperçoit vite que certains médecins sont inféodés au régime et à l’industrie pharmaceutique et que leurs conseils sont tout sauf désintéressés. On l’a vu avec leur attitude envers Raoult.


    Ma coda sera un conseil sans frais :
    Relisez le Malade Imaginaire.
    Les Diafoirus que décrivait Molière sont encore vivants, sauf que maintenant ils ont la télévision pour se pavaner.

    P.-S. Cet amendement exorbitant n’a pas fait la une des journaux aux ordres, c’est à peine s’ils en ont parlé. Faut pas les déranger pour si peu.

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  • AMOUR, QUAND TU NOUS TIENS

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    On s’est tous (en tout cas moi) demandé ce qui avait pu pousser monsieur Pascal Gemperli à devenir musulman. Domicilié désormais dans le canton de Vaud, il avait à sa disposition deux monothéismes parfaitement convenables. Il aurait pu devenir (ou rester) protestant ou catholique et prier son créateur en toute quiétude.

    Mais non, il a fallu qu’il s’entiche d’une religion exotique nouvellement apparue chez nous et qui peine à s’adapter à nos mœurs. On croit en savoir la raison, que je vous livre cependant au conditionnel car je n’ai pas pu vérifier mes sources : monsieur Gemperli aurait épousé une musulmane. Jusque là rien de grave, nous avons à Genève un conseiller d’État qui se trouve dans le même cas. Pour le conjungo, chacun doit pouvoir agir à sa guise.

    Mais si le Genevois reste discret sur sa conversion, notre vaudois d’adoption la clame haut et fort et va même jusqu’à faire de l’agitprop, demandant à glotte déchaînée la reconnaissance officielle de sa nouvelle religion par l’État de Vaud. À sa place, je me tiendrais tranquille ; après tout, avec son patronyme, il n’est qu’un migrant, venu d’une contrée nordique, Thurgovie, Saint-Gall ? Les Vaudois sont certes accueillants mais faut pas pousser.

    La teneur du discours gemperlien c’est : nous sommes des musulmans pacifiques, nous sommes de bons petits Suisses (double crème ?) auquel viennent s’ajouter des voix amies : les musulmans sont des Suisses comme les autres. Et c’est vrai.

    Mais il y a ce maudit Coran. Dont on peut penser que Herr Gemperli l’a lu et qui contient des passages d’une incroyable violence. Mais lorsqu’on y fait allusion, on a immanquablement droit à cette réponse : mais il y a aussi des passages violents dans la Bible. Indéniable. Avec cette différence que ce sont des récits introduits par le passé simple : Et Yahvé ordonna de les tuer tous, hommes, femmes, enfants et bétail. Oh, ça n’est pas glorieux mais c’est de l’histoire et on voit mal un juif contemporain s’y référer pour faire un mauvais coup. Tandis que le Coran emploie l’impératif et enjoint le musulman croyant à tuer l’infidèle : Combattez-les jusqu’à ce qu'il n’y ait plus d’associations et que la religion soit entièrement à Allah seul. C’est dans la sourate la Vache.

    Et cela prouve bien que l’islam est violent et conquérant. Ce qu’explique très bien Shafique Keshavjee, théologien et ancien pasteur dans son livre l’Islam conquérant. Livre qui a valu à son auteur une volée de bois vert de Gemperli justement, son ennemi juré. Gemperli ne veut pas entendre parler de violence en Islam ni d’un Islam conquérant. En lisant le Coran, il a dû sauter le verset cité plus haut.

    Je veux bien croire que monsieur Gemperli ne se lève pas le matin en se disant ‘qui vais-je assassiner au couteau aujourd’hui’, mais il se réclame d’un livre, le Coran, qui le lui prescrit, sa place au paradis est à ce prix. Et il est à la tête de l’UVAM, l’Union vaudoise des associations musulmanes et ainsi il est tenu de tenir ses paroissiens en laisse, des fois que l’un d’eux deviendrait frappadingue et imite ses coreligionnaires français qui ont eux le coutelas facile. On ne sait jamais.


    Pour ma coda, je propose un tableau comparé des cinq piliers de l’islam et des six piliers du catholicisme. La ressemblance est frappante.

    ISLAM

    1. Profession de foi ; je crois en un dieu unique et à son prophète Mohamed.
    2. Aumône.
    3. Quintuple prière.
    4. Jeûne du Ramadan.
    5. Pèlerinage à la Mecque.

    CATHOLICISME
    1. Credo in unum deum.
    2. Le tronc des pauvres.
    3. Notre père qui êtes aux cieux.
    4. Jeûne du Carême.
    5. Lourdes, Compostelle, etc.
    6. Confession auriculaire.

    Ça valait bien la peine de changer de religion !

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