• DÉESSE LOI

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    Lorsque je regarde la France de ma petite fenêtre suisse et sur ce qui se passe chez nos voisins je constate qu'ils ont érigé la loi en déesse à laquelle ils adressent des prières éperdues.

    Divers épisodes récents me confirment dans cette idée. Il y a d’abord cette loi sur les squatters sortie d’un chapeau. Vous rentrez chez vous après une absence et vous vous apercevez que la clé n’entre pas dans la serrure. Elle a été changée par des squatters qui sont à l’intérieur et qui vous narguent du balcon. Ils ont cette loi pour eux. Vous vous précipitez à la police où on vous répond ‘désolés, on ne peut rien pour vous’.

    Il y a pourtant dans le code pénal de tous les pays du monde un article qui traite de la violation de domicile qui déloge les coupables et les punit. Plus en France. La victime de cette invasion n’a plus qu’a entamer une longue procédure pour recouvrer son bien. Et ça peut prendre des mois pendant lesquels il devra dormir dans sa voiture.

    Ensuite il y a cette loi sur les casseurs, une loi bien inutile. Il ne s’est pas trouvé un chuchotement à l’oreille de celui qui en est responsable ‘monsieur le ministre, cette loi existe déjà’. Et elle s’appelle dommage à la propriété. Il suffirait de l’appliquer. Il est vrai que lors des derniers grabuges, la police était plus occupée à maintenir les gilets jaunes à distance qu’à mettre les vandales hors d’état de nuire.

    Il existe cependant des cas où la loi est absente alors qu’elle serait justement nécessaire. Lors d’une séance d’une commission de l’Assemblée nationale, la vice-présidente de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) s’y est présentée avec le voile musulman et le costume strict de la femme qui entend ne pas se faire violer. Avec le masque du virus, on ne lui voyait plus que les yeux. Des participants ont quitté la séance en guise de protestation. Mais la présidente de la séance, bonne pomme, a déclaré qu’aucune loi ne s’opposait à cette présence déguisée. Vraiment ?

    Admettons. Mais alors intervient une autre instance que la vox populi formule en ces termes décisifs : ça ne se fait pas. Aucune loi ne vous empêche de pénétrer dans une église avec votre chapeau, mais ça ne se fait pas. Vous pouvez faire vos courses au supermarché pieds nus, mais ça ne se fait pas, peut-être même qu’un règlement intérieur s’y oppose.

    Dans le cas qui nous occupe, cela s’applique. Lorsque j’étais enseignant, dans toutes les classes, les élèves, filles et garçons allaient nu-tête. Un garçon qui aurait oublié d’enlever sa casquette se voyait remis à l’ordre. Les filles allaient cheveux au vent. Il est vrai que c’était avant Calamity Martine qui autorisa les élèves musulmanes à porter le voile à l’école.

    Si on réfléchit un peu (ma spécialité), on se rend compte que notre péronnelle s’est rendue coupable d’un manquement à la politesse. Sa tenue était ce qui ne se fait pas, c’était pas poli. Et qu’elle ne vienne pas avec l’argument religieux. Rien dans le Coran ne demande tel accoutrement. L’exhibitionnisme des musulmanes, ça commence à bien faire.


    Étant donné ce qui précède, ma coda ne peut être que Dura lex, sed lex.

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  • DANS MA RUE (bis)

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    Dans ma rue, quelques immeubles plus loin, habite une jeune musulmane. On la reconnaît au voile qu’elle porte. Je la crois un peu sotte. Imaginez-vous qu’en pleine canicule, elle se promène comme une Laponne frileuse. Outre le voile, elle arbore une tenue qui lui descend jusqu’aux chevilles, qu’on ne doit pas voir. Un musulman qui voit des chevilles et c’est l’érection assurée.

    Il faudrait expliquer à cette dame que dans notre pays judéo-athéo-nonpraticono-chrétien, sa chasteté n’est pas en péril, si c’est ça qu’elle craint. Les agressions ayant le viol pour but y sont rarissimes, mais s'il y en a, elles pourraient aussi concerner une femelle habillée de pied en cap, les violeurs ne sont pas très regardants.

    Si cependant ses motivations étaient de type religieux, elle commettrait d’abord le péché d’orgueil : Voyez comme je suis importante, Allah s’occupe personnellement de moi, il a l’œil sur ma petite personne, je dois être soumise à ce qu’il m’ordonne. Or, si on en croit le Coran qu’elle n’a certainement pas lu, Allah n’y demande pas une tenue spécifique, une musulmane doit simplement s’habiller de façon à ne pas éveiller les appétits sexuels des mâles qu’elle viendrait à croiser, mais de toutes façons elle sera protégée par le papa, le mari ou le grand frère. Mais j’y pense, je l’ai vue se promener seule, sans la tutelle d’un membre de sa famille qui la protégerait de la lubricité ambiante. Les ‘savants’ musulmans sont unanimes sur ce point, une musulmane ne doit pas sortir seule. Punkt schluss !

    D’autre part, si ses motifs sont donc religieux elle enfreint la loi genevoise qui proscrit les signes religieux en public. Dans nos rues, on ne voit ni curé en soutane, ni sœur en cornette et c’est très bien ainsi, tout exhibitionnisme est à proscrire, qu’il soit politique (croix gammée en brassard) sexuel (tantousisme) ou religieux. On tolère cependant les amoureux sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics, parce qu’ils ont des petites gueules bien sympathiques.

    On sait trop bien la réponse de ces marie-pissent-trois-gouttes si on commente leur tenue : ‘C’est mon choix et je m’habille selon ma liberté’. Sauf que ça n’est pas tout à fait vrai. Il y a d’abord l’imam de la mosquée qui lui enjoint de s’habiller correctement et pas comme une pute. Il est tout heureux de voir se multiplier les tenues musulmanes qui montrent l’occupation du territoire par le totalitarisme de l’islam.

    Ensuite il y a le grand frère qui lui donne des ordres : ‘Tu vas mettre le voile et on ne discute pas. Si on te demande, tu dois dire que c’est ta décision, que personne ne t’y oblige. Si j’apprends que tu as dit autre chose, tu verras la raclée quand tu rentreras.’ Sont comme ça, les grands frères, on ne plaisante pas avec la religion, elle est supérieure à la loi française et aux usages français. Ceux qui comme Charlie Hebdo ont voulu se moquer du Prophète ont reçu leur juste punition.

    Mais enfin Thomann, en quoi le voile musulman vous gêne-t-il ?

    Eh bien parce qu’il me gâte mon paysage urbain, comme me l’aurait fait la pléthore de minarets. Il y a en France des quartiers des grandes villes où on ne voit que des filles voilées et des Français de souche qui disent ne plus savoir s’ils sont à Paris ou à Marrakech.


    Ce qui m’amène à ma coda, avec un adage qui est encore d’actualité :
    À Rome, tu fais comme les Romains.

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  • POLITIQUE ET MENSONGES

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    Si vous permettez, une petite incursion dans la politique de mon pays. Il se trouve que je ne reconnais plus notre bonne vieille démocratie. Faut-il le rappeler, le système démocratique, c’est un ou plusieurs partis au pouvoir et un ou plusieurs partis dans l’opposition, laquelle a le droit d’être respectée.

    Or ça n’est plus tout à fait le cas. L’initiative sur la limitation de l’immigration a un seul défaut, elle émane de l’UDC, le parti à abattre. On la combat avec la plus mauvaise foi. On a vu une affiche qui disait ceci : une aide-soignante s’occupe de votre vieille mère. Bientôt elle ne le pourra plus car elle est polonaise. Sous-entendu, elle devra quitter la Suisse. Ce qui est faux, mensonger. La vraie affiche, mais qu’on n’a encore pas vue serait : XXX est dealer à Plainpalais. Bientôt il devra cesser son petit commerce car il est étranger.

    L’initiative ne demande pas la fermeture des frontières (autre mensonge propagé) mais leur surveillance pour ne pas accueillir n’importe qui. Ce que vous faites vous-même pour votre logement. Vous ne laissez pas la clé sur la porte avec le slogan ‘Bienvenue à quiconque se donne la peine d’entrer’. Les pays qui font ça, qui laissent la porte ouverte à tout venant sont en train de le payer cher. La France, et ça se voit à l’œil nu, est en plein chaos. Même si ses dirigeants disent que tout va bien ou comme le répétait Pangloss, tout va au mieux.

    Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’avec le oui, la Suisse se recroqueville, se calfeutre. Nous sommes un pays d’accueil. Déjà au 16e siècle, Erasme déménageait de Rotterdam à Bâle. Motif : la qualité suisse du papier de son imprimeur Froeben. D’autres bonshommes ont suivi, fuyant des persécutions ou des dictatures : James Joyce, Thomas Mann, Hermann Hesse, parfois de futurs dictateurs eux-mêmes, Lénine, Mussolini. Mon prof d’italien au collège avait fui le fascisme. Dès qu’on sut le sort que les nazis réservaient aux juifs, ils purent se réfugier en Helvétie. Ce n’est donc pas Oscar Freysinger, né de père autrichien, qui va mettre fin à cette louable tradition.

    Bon, l’initiative nous imposera des négociations avec Bruxelles. Mais comme l’UE est un bateau qui prend l’eau de toutes parts, la petite Suisse pourra parler d’égal à égal.

    Quant à l’argument du non qui prédit une catastrophe économique parce que la Suisse ne pourra plus exporter, je dédie ma coda hurlée dans toutes les villes du monde par des citoyens frustrés en colère descendus par milliers dans les rues :
    Swiss chocolate matters.

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