• PRIVÉS DE CAMEMBERT

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    On ne peut être que pris d’une immense compassion à l’égard de ces populations musulmanes victimes d’un boycott des produits français (boycott justifié, des Français s’étant moqués du prophète Mahomet) que leur imposent leurs chefs dans leur indignation.

    On va donc voir des ménagères pieuses friandes non seulement de camembert mais aussi de roquefort, de morbier, de tomme de Savoie, de jambon de Bayonne (non supprimez cette dernière mention) sans parler du nougat de Montélimar, des calissons d’Aix et des bêtises de Cambrai, repartir bredouilles de chez l’épicier du coin dans leur pays bien-aimé.

    De même les riches Koweitiens qui pensaient orner leur petit chez-soi d’une tapisserie d’Aubusson et leur table de verres de Baccarat, il ne leur reste que les yeux pour pleurer mais il ne pourront pas se les essuyer avec un mouchoir de Cholet. Quant au petit jeune homme qui rêvait de sa première décapitation, ça ne sera pas au moyen d’un Opinel. Bref, tout fout le camp.

    Mais j’y pense, il y a en France même tous ces Mineurs Non Accompagnés qui s’en tiennent rigoureusement aux prescriptions du Coran (genre : tuez les mécréants) et qui devront bien sûr obéir aux diktats des ayatollahs de leur pays natal. Ils ne pourront plus rien manger. Seront obligés de quitter la France, ce beau pays accueillant. Ce qui fait qu’on pourrait ainsi s’en débarrasser sans brutalité. Ils pourraient donc retrouver au bled le papa et la maman qui se font un sang d’encre en pensant jour et nuit à ce qu’a pu devenir leur gamin, lequel, tout mineur qu’il se déclare, peut avoir jusqu’à 26 ans. Une idée à creuser.


    Ma coda, glanée dans les gazettes est destinée à vous faire rire :

    L’ambassadeur saoudien a pris cette semaine la tête du panel du conseil des Droits de l’homme à l’ONU.
    Elle est pas drôle, ma coda ?
    Et puis une deuxième pour le prix d’une :
    La ministre pakistanaise des Droits de l’homme a déclaré…
    Si si, ça existe, je vous laisse vous tordre.

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  • CE VICE IMPUNI, LA LECTURE

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    J’emprunte mon titre à celui d’un ouvrage de Valéry Larbaud, un auteur un peu oublié mais qui ne manquait pas d’un authentique talent d’écrivain. Voilà, je fais mon coming out, je suis vicieux au sens larbaud du terme.

    Ça m’a pris tout petit. Mes parents germanophones avait eu la géniale idée de se procurer un Petit Larousse. Illustré ! Si bien que dès que je sus lire je me plongeais avec détermination dans ces pages magiques, sans omettre les reproductions de tableaux célèbres ni les page roses. Bonheur intense.

    Plus tard, dès que cela fut possible, je fus un ‘client’ assidu des bibliothèques publiques. Enfin, à quatorze ans, avec mon argent de poche, j’achetai mon premier livre, Le Livre de Blaise, de Philippe Monnier (relié !). Étant élève au Collège Calvin, ces souvenirs de P.M. me parlaient beaucoup. Je le relis quelquefois.

    Or, j’apprends cette nouvelle calamiteuse, la France comme la Suisse n’ouvre que les commerces de première nécessité mais ferme les librairies. Mais enfin ! S’il y a un produit de première nécessité, c’est bien le livre, on ne me contredira pas. En cette période de confinement, le Livre est le sauveur (j’ai presque envie de mettre une majuscule à ce mot, quitte à blasphémer).

    Confiné et solitaire, un lecteur de romans va quand même faire de belles rencontres : Madame Bovary, Lucien de Rubempré, le Cid, Faust, Hamlet, et des gens huppés, la duchesse de Maufrigneuse, le camp des Guermantes ; il pourra se faire inviter dans le salon de madame Verdurin et y faire la connaissance du docteur Cottard, de Swann, bref il n’est plus seul, la lecture l’a sauvé.

    S’il choisit la non-fiction, il connaîtra les théories de Darwin, les expéditions de Humboldt, les écrits de Denis de Rougemont, de Jean Piaget. Un apport inappréciable à sa culture. Il sortira de là comme un homme amélioré. Seulement il faut rouvrir les librairies.


    P.-S. J’apprends avec satisfaction que Genève a rouvert ses librairies. On attend les protestations d’Amazon.

    P.-P.-S. Avec le temps, mes parents sont devenus bilingues, ma mère maîtrisait le dialecte carougeois comme pas une et mon père avait perdu son accent zurichois.


    Je tire ma coda du baron de la Brède (plus connu sous le nom de Montesquieu) :
    Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie.

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  • M ÉGALE PAS F

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    Il y a comme une sorte d’épidémie certes pas mortelle mais qui atteint certains couples et par contrecoup des enfants, c’est cette idée qu’une mère n’accouche pas d’un garçon ou d’une fille mais d’un être au sexe indécis qu’il s'agira de déterminer plus tard selon des critères qui ne devront rien à l’anatomie mais tout au psychisme du bébé puis de l’être devenu adolescent.

    J’explique. Un bébé naît, avec une bistouquette mais il se sentirait plutôt fille. Et une fille donc sans cet organe adventice se sentirait à l’inverse garçon. Moi je veux bien, il est possible que ces choses arrivent, mais ça n’est pas la règle. Je ne me souviens pas d’avoir de mon temps connu des cas. Il y avait bien des garçons un peu efféminés, surtout si les parents, qui auraient voulu une fille, l’habillaient en rose, ou une fille qui était, comme on disait, un garçon manqué. Mais dès les premières masturbations tout rentrait dans l’ordre. Les filles se laissaient pousser les cheveux et les garçons, conscients de leur virilité se les faisaient couper court.

    Il semble que tout a désormais changé. J’en veux pour preuve la déclaration d’une actrice américaine enceinte et gravement atteinte du virus de l’idiotie : ‘Nous ne connaîtrons pas le sexe de l’enfant à venir ; il le découvira lui-même quand il aura dix-nuit ans et nous en fera part.’ Vous voyez le topo, voilà une créature du bon dieu qui va vivre son enfance et son adolescence sans qu’on lui dise s’il est garçon ou fille et qu’on va habiller ‘neutre’, disons un pantalon et une jupe par-dessus avec une alternance du rose et du bleu. De bleu ! Et pour les jouets à la fois poupée et sabre de bois. Quelle chance il/elle aura, ce gamin/gamine !

    Je sais certes qu’il y a des êtres humains qui naissent sans équipement sexuel ou tout au moins atrophié. C’est une anomalie rare mais qui permet à la personne (l’allemand utiliserait le mot Mensch) de se déclarer ni homme ni femme : certains pays acceptent cela sur le passeport.

    Non je veux parler ici d’êtres parfaitement constitués qui pour des raisons psychologiques hésitent entre les deux sexes, quelquefois, souvent, encouragés par des parents peu soucieux de la liberté de leur petit/petite.

    Et puis, disons-le, il y a un effet de mode. Jamais en effet n’a-t-on autant parlé de sexe, sous toutes ses formes et toutes ses excentricités. On est homo, bi, trans et que sais-je encore. Sur internet, une jeune femme ‘leur’ explique comment atteindre l’orgasme ou bien un monsieur (costume cravate) nous déclare qu’il n’est ni homme ni femme. Il n’est pas un fou dangereux (bien que l’intervieweur se méfie) simplement un homme (?) qui a mal lu le mode d’emploi.

    Il fut un temps je crois où si ces divagations existaient, elles étaient discrètes. Désormais on peut grâce à internet voir des parents exhiber leur progéniture (vive l’épicénéité!) soi-disant hésitants quant à leur destinéee sexuelle et se payer en plus le quart d’heure de célébrité décrit par Andy Warhol. Tout cela est nauséabond.


    Pour ma coda que diriez-vous d’une citation du trop tôt disparu Desproges :
    L’amour, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font. À partir de quoi il me paraît urgent de me taire.

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