• PAR YAHVÉ ELLE EST JUIVE !

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    On n'aurait pas cru ça possible, m’me Michu, vous vous rendez compte, une Juive qui a failli devenir Miss France. On lui a bien fait comprendre que ce n’était pas sa place, on avait déjà eu Dreyfus, certes innocenté mais ça ne trompait personne, Léon Blum qui offrit scandaleusement des congés payés aux Français, Mendès France qui mit fin à une guerre qui se portait bien ou presque. C’était déjà beaucoup, mais une Miss France Juive, là, c’est trop. Une Juive devrait avoir la décence de ne pas se porter candidate… et réséda et réséda !

    On a dû entendre ça dans des chaumières françaises et on y a pris la plume pour signifier à Miss Provence qu’elle avait le culot de sa race et on la menaçait. Je suis toujours surpris de l’attitude antisémite de certains Français. Elle y est exacerbée. L’affaire Dreyfus avait divisé les Français. En Allemagne, c’était les nazis qui étaient antisémites, pas les gens. Lesquels continuaient à se fournir chez des commerçants juifs et c’est la troupe qui voulait les en empêcher. Il y avait ce slogan : Kauf nicht bei Juden avec un gaillard en uniforme qui vous empêchait d’entrer dans le magasin. À Genève, ma mère allemande n’hésitait pas à se fournir chez Muhlstein frères, chez Joseph ou à la Pharmacie Principale, des commerces achalandés tenus par des Juifs. Au marché de Plainpalais, elle avait sa pratique chez le couple juif Tchoudnowsky, fruits et légumes, dont la dame était de la même petite ville qu’elle. C’était amical.

    Quant à moi, j’ai connu toute ma vie et dès mon adolescence une amitié solide avec un Juif qui n’a pris fin qu’à sa mort. On était inséparables. Il est vrai qu’il n’était pas pratiquant et venait manger la choucroute chez ma mère qui en faisait des monstrueuses, cela à l’insu de sa maman qui était bigote et chez qui on faisait milschlisch-fleischlisch et où ne mangeait pas de porc.

    Mon ami avait une sœur qui s’était mis dans la tête d’épouser un Allemand protestant qui en rigolait : vois-tu (on était juste après la guerre), je n’ai pas le bon passeport ni le bon livre sacré. Je n’ai même pas le bon prénom. Il s’appelait Fritz. La honte !

    Pour en revenir à notre Miss. Les dégénérés antisémites qui s’en prennent à elle n’y connaissent vraiment rien. Elle n’est pas Juive car sa mère ne l’est pas. Elle est de père israélien et ça ne vaut rien du tout pour la juivité. C’est la mère qui doit transmettre la tare. Faut tout que je leur explique.


    Pour ma coda, une blague juive tirée d’un livre écrit par une Juive, ce sont les meilleures :
    Un juif va postuler pour une place dans une radio. Il s’agirait de causer dans le poste comme on dit familièrement dans ce milieu que j’ai bien connu. En sortant, il rencontre un copain :
    – Alors, ça a marché ?
    –Tu ppparles, c’est tttous des antttisémites là ddedans.

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  • UNE LONGUE BAFOUILLE

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    Monsieur Hani Ramadan s’est fendu d’une longue lettre qu’il adresse aux musulmans de France. Voyons-en quelques passages saillants. D’abord celui-ci : la liberté d’expression ne peut pas être le privilège de ceux qui pensent comme vous. Là, je ne peux qu’approuver et je veux tout de suite mettre cette phrase en pratique car je ne pense pas comme lui sur plusieurs points. La liberté d’expression existe en Suisse et dans tous les pays musulmans. J’ai bon là ?

    Usant de cette liberté, H.R. commence par s’en prendre à Éric Zemmour, dont on sait qu’il n’a de cesse d’inciter à la haine raciale et il est même quelquefois puni pour ça. On sait ce que je pense de ce chef d’accusation : il ne vaut pas un fifrelin. D’abord il fait le mélange entre race et religion ; ensuite et surtout parce que la haine n’est pas mesurable et n’est pas détectable à l’œil nu d’un juge. Il faudrait donc commencer par laisser Zemmour tranquille.

    Puis il parle des drames de Conflans-Sainte-Honorine (moi je dis assassinats) en disant qu’ils ne peuvent être inspirés par les Frères Musulmans mais sont le fait d’individus incontrôlés. Ben voyons. Mais l’islam ne serait pas un tout petit peu responsable de cette absence de contrôle ?

    Passage suivant : l’Égypte et tous les pays arabes ont choisi la voie des urnes pour faire valoir ses valeurs. Cela ne peut être que vrai si on regarde ces grandes démocraties musulmanes, et pas seulement arabes.

    Ensuite le fameux débat, Je cite : On ne compare pas la loi de Dieu aux lois humaines. Achère trouve le débat sur la sharî’a ridicule, donc si on comprend bien ce passage ambigu, notre homme considère la loi de Dieu supérieure et qu’il va l’instaurer dès qu’il sera au pouvoir.

    Ne se refusant rien, Achère va jusqu’à citer la Bible, Éphésiens 5 22 : Femmes, soyez soumises à vos maris… Et de vouloir prouver ainsi que le christianisme aussi est capable de résister à l’égalité Hommes-femmes. Ce qu’il omet de considérer, c’est que le monde occidental, même s’il est encore un peu christianisé, a fait quelques progrès dans cette égalité et la citation du misogyne saint Paul a passé aux oubliettes.

    Achère s’inquiète des dernières déclarations de Macron qui veut durcir le ton contre l’islam politique, en permettant par exemple de pénétrer dans les mosquées et en prenant un imam en flagrant délit de blasphème contre la République. Il a tort de se faire du mouron, les paroles du Président sont rarement suivies d’actions. Macron, c’est grand diseux, petit faiseux.


    Ma coda, c’est du Coluche :
    Les femmes seront les égales des hommes quand elles accepteront d’être chauves et de trouver ça distingué.

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  • C’EST LUI, LE NÈGRE

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    Le football étant devenu une calamiteuse mascarade, on ne s’étonnera pas de l’épisode qui a eu lieu lors du non-match entre le PSG et une équipe turque. Voyons les faits pour autant qu’on puisse bien les connaître, d’où mon conditionnel.

    Un des arbitres aurait voulu attirer l’attention sur un joueur ayant commis une faute et aurait prononcé le mot nègre pour le désigner. En fait nigru dans sa langue qui est le roumain et il s’adressait à un compatriote. Là-dessus, l’homme ainsi désigné saute en l’air et crie au racisme, demande et obtient l’interruption puis la cessation du match. Les joueurs des deux équipes approuvent et regagnent les vestiaires.

    Sur quoi c’est le scandale planétaire, l’activité favorite de nos sociétés déglinguées. Tout le monde s’y met, les journalistes heureux de pouvoir se mettre quelque chose sous la dent, les politiciens toujours friands de s’exprimer. Que du bonheur !

    En réalité ce scandale n’en est pas un. Il s’agit d’un coup monté de toutes pièces à partir d’un mot anodin qui n’a pas la signification que ce joueur a voulu lui donner. Il se trouve que j’héberge des Roumains qui m’ont expliqué : dans leur langue, noir se dit nigru ; c’est même un patronyme, comme chez nous des citoyens s’appellent Schwarz. Il n’y a donc pas insulte raciste et il était simplement commode de désigner le joueur ainsi.

    Mais c’était sans compter ce besoin irrésistible de faire monter cette appétissante mayonnaise. Un propos raciste, une aubaine ! Le premier à s’y mettre c’était naturellement Erdoganus fulminator, puis un de ses ministres qui, pas gêné, a parlé de crime contre l’humanité. En France, c’est la ministre des sports qui a perdu une occasion de se taire. Elle est d’origine roumaine et aurait pu relativiser l’évènement au lieu de protester également. Mais on sait qu’il y a des ministres français qui n’ont pas la lumière à tous les étages.

    Ce qui frappe surtout, c’est l’attitude unanime des joueurs des deux camps devant l’horrible forfait de cet arbitre roumain. On ne plaisante pas avec le racisme. Ha non. Mais on aurait aimé que les footballeurs de tous les pays montrassent un peu plus de muscle lorsque la FIFA leur avait imposé le Qatar comme lieu de je ne sais quelle finale. En plein été, quand il fait cinquante à l’ombre. Le Qatar qui n’est pas vraiment un pays foobalistique et qui doit construire en toute hâte des stades en faisant comme on dit suer le bournous avec des travailleurs mal payés, mal logés et à qui on a retiré le passeport. Un esclave n’a pas besoin de passeport.

    Si protestation il y avait eu, avec refus de jouer dans une compétition truquée, là j’aurais admiré les footballeurs. Ils montraient qu’ils avaient une conscience que les salaires mirifiques qu’ils gagnent n’obscurcissait pas. Mais ils n’ont pas bougé un cil.


    Pour ma coda j’ai la première strophe d’une chanson des années trente :
    Un soir à la Havane
    Un tout petit négro
    Jouait dans sa cabane
    Du banjo.


    À l’époque, personne ne criait au racisme.

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